La Nissan Skyline est devenue l’un des fleurons dans le monde des sportives japonaises.
Si le cinéma et les jeux vidéos l’ont rendue populaire, c’est surtout le sport auto qui a fait sa réputation avec une carrière sportive qui débute en 1963 alors qu’elle s’appelle encore Prince Skyline.
Alors que Prince Motor Company va fusionner avec Nissan en 66 (déjà propriétaire de Datsun), apportant avec la Skyline son 6 en ligne, c’est dans les 70’s que Nissan va réellement entrer en sport auto.
La Skyline va faire un come back remarqué au début des 80’s avec la R30 qui va se transformer en monstre du Gr.5 pour s’aligner (aux côtés de ses frangines Bluebird et Silvia) dans le spectaculaire championnat du Super Silhouette Japonais.
Mais l’histoire va s’arrêter en 84.
Lire aussi: Skyline R32 : Performances et spécifications
Alors que la FIA vient de revoir la classification des différents groupes en remplaçant les chiffres par des lettres et en les simplifiant, le championnat japonais en profite pour se scinder en deux.
Pour la 1ère saison de 1985, les européennes sont déjà affutées… et c’est une BMW 635 CSi qui va dicter la loi.
La saison suivante, Nissan va aligner une vieillissante Skyline R30 Gr.A. Vieille mais fiable… et efficace.
En 87, les choses vont s’intensifier.
Les deux saisons précédentes, les constructeurs avaient bricolés des engins à partir des anciennes homologations le temps de laisser le soin à leurs départements compétitions de développer des engins spécifiquement homologués pour le Gr.A.
Lire aussi: Détails techniques de la Nissan Skyline 350GT
Toyota dévoile sa Supra MA70 et Nissan sa Skyline R31 GTS R.
Pendant ce temps là, Ford et BMW débarquent avec les Sierra RS500 et M3.
C’est la Ford qui va rafler la mise en dominant la saison et celle qui va suivre.
Si ce n’est qu’en 88, le championnat va être séparé en 3 classes en fonction des cylindrées, moins de 2.0 l, 2.0 l à 2.5 l et plus de 2.5 l sachant que le fameux coefficient d’1,7 sera appliqué aux moteurs turbocompressés.
Il n’empêche que la résistance japonaise se fait de plus en plus sentir.
Lire aussi: Essai détaillé de la GT-R
Cette année, la Nissan Skyline R31prendra sa revanche et s’imposera au terme de la saison.
Il n’empêche que la bête va marquer les esprits… car en dehors de couleurs de guerre, la base est identique.
La R31 GTS R c’est en quelque sorte la version Evo.
A partir de là, les voitures nues partent chez Nismo où les caisses vont être ressoudées, les trains roulants renforcés avant de recevoir les combinés filetés et le freinage AP Racing qui se cache derrière des jantes en 17″.
Sous le capot, le 6 en ligne 2.0 l turbo (RB20DET-R) est revu de fond en comble pour sortir 400 ch à 7200 trs pour 412 Nm perchés à 6000… autant vous dire que pour réveiller le gazier, faut aller chercher la zone rouge.
Les watts filent aux roues arrière via une boite 5 manuelle, aidée d’un DGL.
Pour la saison 90, Nissan allait miser sur le nouvelle venue, la Skyline R32 GTR.
Et là autant dire qu’il n’y aura plus de doute.
Ce sera une fessée collégiale quasiment partout où elle posera les roues !
Nissan profite de cette 8e génération de la Skyline, la première remontant à 1957 sous la marque Prince, pour orienter le modèle vers plus de sportivité et ainsi mieux le distinguer par rapport à la Laurel, sa voisine de gamme au sein du segment intermédiaire.
La plate-forme semble être inédite même si l’empattement est le même que celui de la génération précédente R31.
En effet, les voies sont sensiblement élargies tandis que la suspension arrière abandonne enfin l’essieu rigide pour un système multi-bras.
L’électronique arrive en force pour gérer la transmission et la direction.
Certaines versions disposent ainsi de quatre roues motrices permanentes et de quatre roues directrices.
Les mécaniques 4 cylindres 1.8 et 6 cylindres 2.0 proviennent de la R31 avec toutefois des améliorations.
Les boîtes manuelles sont reprises de la génération précédente mais la boîte automatique est nouvelle avec 4 rapports désormais au lieu de seulement trois auparavant.
Autre changement consécutif à cette nouvelle génération : la Skyline est désormais un modèle réservé au marché japonais alors que la voiture était précédemment produite et vendue en Australie et en Afrique du Sud.
Le bilan de cette Skyline R32 est largement positif, du point de vue commercial avec de meilleures ventes que la R31 malgré le déclenchement d’une sévère crise économique au Japon à partir de 1992, mais aussi en matière d’image et de désirabilité.
Plusieurs versions de la Skyline R32 combinent quatre roues motrices (4WD) et quatre roues directrices (4WS).
L'Héritage du R31 NISMO
La Nissan HR31 Skyline GT-S NISMO a été introduite comme le premier véhicule à porter la désignation NISMO, symbolisant un niveau de performance et d'ingénierie à la pointe de la technologie.
La HR31 GT-S NISMO n'est pas seulement une voiture ? c'est une légende qui a marqué le début de l'engagement de NISMO dans l'amélioration des performances des modèles de série Nissan.
Avec une production limitée à seulement 606 unités, cette voiture représente une rare opportunité de posséder un morceau de l'héritage NISMO.
tags: #Nissan #Skyline #R31 #coupé #fiche #technique