Version rebadgée de la Citroën AMI, l’Opel Rocks-e débarque en Allemagne où elle est annoncée à partir de 7 990 €. Sans forcément égaler les volumes de ventes enregistrés sur le segment des voitures particulières, la petite Citroën AMI a su trouver son public sur le segment du sans permis. Un joli succès qui encourage Stellantis à aller plus loin en déclinant sa petite puce électrique sur d’autres marques du groupe. Opel est la première à officiellement se lancer.
Ainsi, le constructeur allemand, membre du groupe Stellantis dont fait partie Citroën, vient d’annoncer la Rocks-e. Elle est présentée comme le tout premier SUM (Sustainable Urban Mobility), alors même qu’il s’agit d’une copie conforme de l’Ami.
Opel Rocks-e : Similitudes et différences avec la Citroën AMI
Hormis le logo et quelques détails esthétiques mineurs, cette Opel Rocks-e ne diffère en rien de la version proposée par Citroën. Affichant 2,41 m de long pour 1,39 m de large, la microcitadine à l’éclair reste cantonnée à la catégorie des voitures électriques sans permis.
Si vous êtes déjà familier avec l’Ami, l’Opel Rocks-e ne devrait pas vous surprendre. Le quadricycle léger 100 % électrique, pouvant accueillir deux passagers, est accessible dès 14 ans en France. En Allemagne, il sera possible de prendre le volant de l’Opel Rocks-e dès 15 ans.
Les caractéristiques techniques de la Rocks-e, calquées sur celles de l’Ami, n’y laissent d’ailleurs aucun doute. Elle ne mesure que 2,41 m de long pour une masse de 471 kg batterie incluse. Elle est capable d’atteindre une vitesse de pointe de 45 km/h grâce à son moteur électrique de seulement 6 kW (8 ch) de puissance nominale. Celui-ci est alimenté par une batterie de 5,5 kWh pour une autonomie annoncée à 75 km.
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La Rocks-e conserve des faces avant et arrière identiques pour limiter les coûts, ainsi que des portières à ouverture asymétrique, là encore pour utiliser une même pièce de chaque côté. La Rocks-e se différencie de l’Ami par sa personnalisation. Les enjoliveurs sont différents, tout comme la couleur contrastante qui passe de l’orange au jaune. Comme l’Ami, la Rocks-e ne propose ni chauffage ni climatisation.
Commercialisation et prix de l'Opel Rocks-e
En Allemagne, l’Opel Rocks-e est annoncée à un prix de 7 990 € dans sa configuration de base. S’y ajoutent deux séries spéciales, baptisées « Rocks-e Klub » et « Rocks-e TeKno », celles-ci sont facturées 8 790 €. La disponibilité des véhicules dépend de la version choisie. Première à être livrée, la déclinaison « TeKno » est annoncée pour la fin d’année.
La Citroën Ami n’est pas encore disponible en Allemagne, que l’Opel Rocks-e visera en priorité dès l’automne 2021. D’autres marchés suivront en 2022. En Allemagne, Opel annonce une commercialisation en ligne pour sa Rocks-e, en plus d’une disponibilité dans certaines concessions de la marque.
En France, Citroën a choisi un mode de commercialisation original pour son Ami. Elle est disponible dans certaines concessions, mais également sur le site de la marque et dans des magasins Fnac et Darty. Elle est vendue à partir de 6090 €, mais il est possible de souscrire une offre de location longue durée ou d’utiliser une Ami en autopartage via Free2Move.
Opel Rocks e-Xtreme : Un concept audacieux
Officiellement, le projet est né d’un concours lancé en octobre 2022, invitant de jeunes talents du design, en formation ou non, âgés de 18 à 27 ans, à « hacker » le concept de l’Opel Rocks-e, la petite voiturette sans permis biplace jumelle de la Citroën Ami. Le concours « Rocks-e Design Hack » a élu son gagnant moins de deux mois plus tard, en la personne de Lukas Wenzhöfer, étudiant en design industriel de 26 ans.
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Il présentait alors la Rocks e-Xtreme avec ses roues écartées de la carrosserie aux pneus tout-terrain et dotée d’un arceau extérieur avec un immense aileron arrière sur le toit. Au milieu, la forme du quadricycle électrique restait intacte.
Six mois ont passé et en juin 2023, le dessin est devenu réalité. Un exemplaire unique produit comme promis à l’échelle 1. Fidèle au papier, la réalisation impressionne. Cette version non plus n’a pas besoin de permis pour être conduite, cette fois pour l’unique raison qu’elle n’est pas autorisée à mettre ses roues sur la voie publique.
Les essieux sont donc visibles pour rattacher ces roues et laissent apercevoir quatre suspensions indépendantes à grand débattement. Un look de buggy renforcé par l’arceau-cage qui n’avait pas de place à l’intérieur de l’habitacle exigu. Il s’équipe justement de deux projecteurs frontaux additionnels à LED fixés sur l’arceau, au-dessus du pare-brise. Autre ajout dans le même esprit, le spoiler arrière. Ici, il dépasse tout sens de la mesure, tout simplement énorme. En carbone, il provient ni plus ni moins de l’Opel Vectra GTS V8 ayant couru dans le championnat allemand de voitures de tourisme (DTM) en 2004 et 2005.
Entièrement jaune vif, allusion à un tempérament sous haute tension et aux couleurs de la firme allemande, contrasté par les boucliers noirs, les garde-boues imprimés en 3D dans la même teinte et le bandeau sous le pare-brise, accueillant un logo Opel turquoise ainsi que des feux de position spécifiques à ce prototype.
L’habitacle ne reçoit en effet quasiment aucune modification. Le volant à jante en cuir perforé et méplat inférieur, adapté de la gamme classique du constructeur, est toujours là mais il ajoute un point milieu jaune en son sommet et des surpiqûres assorties. Les ceintures de sécurité passent au jaune également, contrairement à la boîte de rangements encastrée sur la planche de bord, devenue bleu turquoise.
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Dès les premiers mètres, on oublie l’ambiance sans-permis de son intérieur avec un amortissement éminemment plus confortable jusqu’à osciller légèrement sur les imperfections de la chaussée. Des six kilowatts (8 chevaux) en vigueur à l’origine, le moteur synchrone à aimants permanents passe à 12 kW avec un pic à 25 kW en cas de sollicitation, soit 34 ch maxi pour un poids de 694 kg, lui aussi en hausse (+ 211 kg), notamment dû à une batterie deux fois plus conséquente de 10 kWh contre 5,4 kWh. L’autonomie annoncée passe de cette manière de 75 km à 140 km pour une vitesse toujours limitée à 45 km/h.
Le gagnant de ce concours était Lukas Wenzhöfer, qui a conçu une version assez audacieuse de la petite voiture électrique. Il s'agit d'un modèle destiné aux terrains tout-terrain, avec de petits changements qui offrent plus de fonctionnalités hors asphalte. Ce modèle a été fabriqué avec toutes les modifications apportées par le jeune designer.
Celui-ci a voulu proposer «un véhicule tout-terrain amusant avec un facteur wow", il a donc réfléchi à la manière d'améliorer le design pour le rendre plus audacieux. Les passages de roues sont plus grands dans cette version, un passage anti-roulis jaune a été ajouté et il a été chaussée de pneus hors route.
| Caractéristique | Opel Rocks-e | Opel Rocks e-Xtreme |
|---|---|---|
| Puissance nominale | 6 kW (8 ch) | 12 kW (jusqu'à 25 kW) |
| Batterie | 5,5 kWh | 10 kWh |
| Autonomie | 75 km | 140 km |
| Vitesse maximale | 45 km/h | 45 km/h (testée jusqu'à 113 km/h) |
| Poids | 471 kg | 694 kg |