La Nissan 350Z, alias Z33, a été exposée au public en 2001 au Salon de Genève. Le concept-car baptisé sobrement "Concept Z", dessiné sous la direction de Shiro Nakamura, préfigurait alors le modèle de série à 99%, un record !

Véritable véhicule d'image pour la marque, le coupé 350Z abandonne le turbo et quelques kilos pour mieux renouer avec l'esprit sportif inauguré par la 240Z. Ce fameux "esprit Z" consiste principalement à offrir un maximum de performances au meilleur prix !

350Z, la référence à la Nissan-Datsun 240Z commercialisée en 1969 est évidente. Fort d'un million d'exemplaires produits, il posa les bases de la réussite pour Nissan : des performances, un moteur et surtout un prix serré !

Genèse et Design

En 1999, Nissan présentait au salon de New York un concept car baptisé "240Z Concept". Il s'agissait du point de départ de la renaissance du coupé sportif chez Nissan. Mais le projet n'ira pas plus loin en l'état, son design jugé beaucoup trop néo-rétro ne convainquant pas les dirigeants de la marque. La Skyline V35, dans une version raccourcie, a servi de base à cette nouvelle version.

Le design final, signé par Ajay Panchal pour le centre Nissan Design America à San Diego, réussit son opération séduction. Ses dimensions sont pourtant généreuses. Moteur avant et propulsion, héritée de la Datsun 240Z de 1969, font honneur au design US, Européen et Japonais. Avec ses feux étirés sur les ailes, elle est également très réussie. Son Cx est de 0,29.

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L'intérieur offre immédiatement une impression de cockpit centré sur le pilote. Il offre un assez vaste espace de chargement arrière qui s'ouvre avec un grand hayon. On regrette toutefois que Nissan n'ait pas prévu de store couvre-bagage. On notera également la barre anti-rapprochement qui charpente l'essieu arrière. Ceci est dû au fait que Nissan prévoyait dès le départ une 350Z Roadster, laquelle arrivera en 2004.

Habitacle et Ergonomie

Une trappe accessible depuis l'habitacle, juste derrière les sièges, permet d'accéder au coffre. Inconvénient, vous ne pourrez donc pas emmener plus d'un passager. Les enfants, s'il y en a, resteront donc à la maison... Les sièges baquets à bord sont heureusement accueillants, grâce aux multiples réglages offerts. Ils ne sont recouverts de cuir que sur la finition Pack présentée dans cet essai. Le cuir est là mais sans plus.

Le volant à trois branches possède une jante fine et des branches épaisses assez peu ergonomiques. Le cuir qui l'habille semble lui aussi de qualité moyenne. Les trois manos supplémentaires sont orientés vers le pilote et indiquent la pression d'huile, un voltmètre de batterie, et la température d'eau. Belle astuce.

Moteur et Performances

Le V6 à 60° de 3498 cm3 à 24 soupapes dénommé VQ35DE, est conçu pour cela. Il est doté d'un système de distribution variable en continu (CVTCS) spécifique. Le moteur a été modifié en conséquence. Le couple est de 363 Nm à 4800 tr/mn (soit 103,8 Nm/L). Le rapport volumétrique est de 10,3:1.

Ce moteur permet de propulser sans trop peiner les 1500 kg de la belle. Les performances sont aussi flatteuses que sa sonorité. Le guidage précis et court de la boîte manuelle à 6 rapports la rend très agréable à manier. Elle filtre bien les vibrations dans le levier.

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Les consommations sont raisonnables, avec des extrêmes de 9 à 16L en ville ou en conduite sportive. Le châssis a été prévu dès le début pour en dériver la version cabriolet. Les suspensions sont indépendantes aux quatre roues, complétés de barres anti-roulis avant et arrière.

La direction est précise et communicative. Son feeling est vraiment excellent et elle permet de bien sentir et tenir l'auto, quelle que soit l'allure. La prise de risque n'est jamais surprenante au mauvais sens du terme. Même en cas de transfert de charge appuyé, tout reste parfaitement contrôlable. L'ESP, dont l'entrée en action est peu naturelle et surprenante, veille à toute tentative de survirage excessif.

Le freinage est assuré par des freins (Brembo) à 4 pistons. Ils permettent honorablement de stopper les 1500 kg de la bête. Les jantes de 18" contribuent à cette performance. Les jantes optionnelles en alliage léger permettent de gagner 4 kg, ce qui facilite directement le travail des amortisseurs. L'amortissement est souple, mais pas trop ferme, voire même trop souple pour les amateurs de circuit, ce qui confère un statut de petite GT au coupé Nissan.

Évolutions et Séries Spéciales

Ecartées de notre marché, les nombreuses variantes Nismo ne seront pas abordées ici. En 2004, on voit l'apparition du cabriolet 350Z Roadster. Fin 2004, Nissan présente la première série limitée basée sur le coupé 350Z, baptisée Gran Turismo 4 Limited Edition.

Elle traduit dans la réalité un partenariat entre le constructeur et le fameux jeu vidéo de Sony. Introduisant une version modifiée du V6 poussé à 300 ch, 83 exemplaires seulement étaient réservés au marché français pour l'année 2005 dont l'un d'entre eux était à gagner à l'occasion d'un concours "Gran Turismo 4 Challenge". Côté esthétique, la 350Z "Gran Turismo 4 Edition" se distingue par ses jantes exclusives en alliage de 18", et deux teintes de carrosserie, noir ébène ou jaune. Les acquéreurs recevaient également la console Sony Playstation 2 accompagnée du jeu Gran Turismo 4.

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Autre série limitée notable, la 350Z 35th Anniversary Edition arrive début 2005 pour célébrer les 35 ans du coupé 240Z aux Etats-Unis. Yellow", noire "Super Black" ou grise "Silverstone".

L'évolution 300 ch du V6 est finalement adoptée en série fin 2005 sur le coupé 350Z millésime 2006 accompagnant un subtil restylage de mi-carrière. Les évolutions comprennent des projecteurs bi-xénons, une face avant remaniée, de nouveaux feux arrière à LED, quelques amélioration de la finition intérieure et une direction variable selon la vitesse. Sur toutes les versions et marchés le système de freinage reçoit un servomoteur d'assistance plus grand, des étriers à double piston avant et des disques de frein de plus grand diamètre.

En 2007, une nouvelle évolution du V6 est développée pour la 350Z Nismo (non importée). Le V6 VQ35HR développant 313 ch couronne l'ultime évolution du coupé 350Z (aussi appelée Phase 3) qui termine sa carrière en France en 2009. Le capot moteur a été redessinée avec un renflement rappelant la 240Z mais qui permet surtout d'accueillir le nouveau VQ35HR un peu plus haut.

Fiabilité et Entretien

Concernant les 350Z Phase 1 (280 ch) produits de 2003 et 2004, il s'agit des moteurs de lève-vitres qui rendent l'âme trop vite (nombreux sont les possesseurs de 350Z qui ont rencontré ce souci avant 50.000 km). Le problème est d'ailleurs toujours présent sur les modèles plus récents (300 et 313 ch) bien que moins fréquent. Coût de l'opération chez Nissan, environ 500€.

Autre ennui mécanique connu, un genre de "clic-clac" émis par les demi cardans arrière ; Aucune dégradation constatée mais un bruit assez agacant lors des marche arrière surtout et au démarrage en première. Un bulletin de service existe chez Nissan concernant la maintenance à effectuer : Démontage, rotation des demi-arbres de roues arrières à 180° et bourrage de graisse dans l'ensemble. Le tout est facturé environ 200€.

Il reste un problème plus grave qui concerne l'usure des poussoirs moteurs dont certains sont à changer entre 50.000 et 70.000 km maxi. Les cas sont isolés et passé ce kilométrage, les 350Z qui n'ont pas connu ce problème ne l'auront donc a priori jamais. Le coût de l'opération chez Nissan est nénamoins élevé (1500€) donc méfiance à bien vérifier avant l'achat.

Enfin, réputé globalement peu endurant, l'embrayage est comme sur toute auto sportive directement dépendant de la conduite qui en est faite. Certains sont bon à changer dès 30.000 km et d'autres vont sans soucis jusqu'à 140.000.

Chronologie des modèles

  • 2001 : Au Salon de Genève, un nouveau concept Z, dessiné sous la direction de Shiro Nakamura, est dévoilé.
  • 2002 : En août, présentation au Salon de Detroit du nouveau coupé Nissan 350 (Z33). Commercialisation du coupé 350Z au Japon en juillet puis aux USA en août.
  • 2003 : En février, Nissan annonce la présentation au Salon de Genève (en mars) de la 350Z européenne dont le V6 est homologué pour 280 ch. Le package "Track" est livré en série en Europe sur la version de base. La commercialisation officielle débute en septembre.
  • 2004 : En novembre présentation de la série limitée "Gran Turismo Edition" dont le V6 gagne 20 ch (300 ch).
  • 2005 : En janvier, série limitée 35th Anniversary avec le V6 300 ch avant son adoption en série à la fin de l'année, l'occasion d'un subtil restylage de mi-carrière.
  • 2009 : Fin de production en décembre et remplacement par le coupé 370Z.

La 350Z sur le marché de l'occasion

Déjà remarquée pour son rapport prix/performances sur le marché neuf, le coupé Nissan 350Z enfonce le clou sur le marché de l'occasion en offrant un niveau de prestations rare pour des voitures de cet âge et à ce prix.

Comptez à partir de 15.000 € pour vous offrir ce coupé propulsion animé par un généreux V6. A ce prix, vous aurez une version 280 ch, souvent kilométrée. Si vous visez mieux qu'un premier prix un peu fatigué, il faudra sans doute pousser le budget jusqu'à 20.000 € afin de dénicher une version 300 ch ayant autour de 100.000 km.

Plus rare encore dans les petites annonces, les versions 313 ch du 350Z semblent commencer à faire l'objet d'une certaine attention auprès des collectionneurs. La barre est ici désormais à partir de 30.000 €.

Conclusion

Les coupés et cabriolets 350Z sont arrêtés en fin d'année et remplacés par le 370Z. Proposée à un prix canon à sa sortie, la Nissan 350Z reste la bonne affaire des coupés 6 cylindres des années 2000 ! Son retour se fait avec la manière. Et pour les plus exigeants, la dernière évolution du V6 à 313 ch clôt de belle manière une carrière au succès mérité.

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