Fauville-en-Caux, une commune riche en histoire, présente des monuments notables et a été témoin de l'évolution des modes de vie, y compris l'essor de l'automobile.

Principaux Monuments et Lieux de Fauville-en-Caux

L'Église Notre-Dame de l'Assomption est un des principaux monuments de Fauville-en-Caux. Elle remplace l'ancienne église qui datait du XIe siècle et est inscrite à l'inventaire supplémentaire des bâtiments classés.

La nouvelle Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Fauville-en-Caux fut bénie et ouverte au culte, le 24 septembre 1916.

L'église a été congue par un jeune architecte de talent Pierre Chirol et réalisée par l'entreprise Georges Lanfry. De style romano-byzantine, elle a retenu l'attention des Monuments historiques qui l'ont inscrite a l'inventaire en 2001, avec sa coupole octogonale.

Le Monument aux Morts est aussi un lieu important de la commune.

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Administration Municipale

Les maires qui ont marqué l'histoire de Fauville-en-Caux sont :

  • 1936 - : Gaston SANSON
  • 1965 - 1995 : Bernard THÉLU
  • 1995 - 2017 : Jean-Marc VASSE
  • 2017 - ... Incheville

L'Influence de Renault à Fauville-en-Caux

L'histoire de Fauville-en-Caux croise également celle de Renault, notamment à travers la passion des habitants pour l'automobile.

Le Fauvillais Jean-Luc Guignery nourrit depuis son plus jeune âge une passion pour l'automobile. « Je suis né à côté d'un garage ».

Il a d'abord apprécié les sportives. Puis, il s'est intéressé aux voitures de collection. « Mais j'ai toujours rêvé d'avoir un véhicule d'avant 1920 », souligne-t-il.

Avant de pouvoir réaliser ce rêve, le retraité de la pétrochimie a jeté son dévolu sur une Donnet CI 7 de 1930, une torpédo plutôt rare. Enfin, il y a deux ans, son rêve est devenu réalité. Il a acquis une Renault AX 8 HP de 1911.

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« J'ai répondu à une annonce. Je me suis déplacé dans la région de Toulouse pour une autre voiture que la Renault. Celle-ci, je l'ai découverte en arrivant sur place », raconte le Cauchois.

Le plus dur commençait alors. Jean-Luc Guignery s'est mis en tête de réaliser une restauration fidèle de l'auto.

L'habitant de Fauville est parti à la recherche de conseils sur Internet. Vaste chantier qui a conduit notre collectionneur jusqu'aux archives départementales.

C'est en fouillant les registres, les récépissés de carte grise et les documents des Mines qu'il a retrouvé sa voiture. « Une voiturette du 5 juillet 1911 dont les numéros de boîte et de pont correspondent à la mienne. Elle a été achetée chez M. Manchon, concessionnaire à Rouen. C'est le 28.357e véhicule fabriqué par Renault depuis 1900 », décrit-il.

Si on en croit les demandes de carte grise, l'AX 8HP a appartenu à un dénommé M. Lampson à Rouen. Puis elle a été acquise en 1917 par l'Yvetotais Albert Souplis avant de devenir propriété de Charles Demonchy, habitant le manoir d'Ismesnil à Allouville-Bellefosse. Jean-Luc Guignery a perdu la trace de la voiture dans les archives après 1929. Elle était alors chez Julien Beuvin à Martainville.

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« Je suis le premier surpris de ce retour inattendu en pays de Caux un siècle plus tard », confie notre interlocuteur.

Il faut savoir que ce modèle n'a même pas été vendu à cent exemplaires en Seine-Maritime et dans l'Eure.

Cela fait deux ans que le Fauvillais bichonne son petit bijou. « J'ai refait les plans à partir d'un modèle similaire qui était quasiment dans son jus, il n'avait pas subi de transformations majeures ».

L'ancien dessinateur industriel a recherché ou refabriqué les pièces avec un sens poussé du détail et de la véracité historique. « J'ai démonté le moteur, la boîte de vitesse, le pont, etc. Il est incapable de dire avec précision combien d'heures il a passé sur ce chantier.

La passion est tellement forte que pour Caux Rétro, son épouse et lui envisagent de venir costumés, façon début du XXe siècle.

L'évolution des boîtes automatiques chez Renault

Sur les traces de la Renault 8 de série, et reprenant le flambeau de la Dauphine, la Renault 8 se pare elle aussi d'une boite automatique en option.

Modèle à part entière à l'époque, l'automatique est très peu vendue et très peu pratique en dépit des efforts des constructeurs pour trouver des solutions innovantes.

Ainsi la boite de la Dauphine n'en était pas réellement une. Il s'agissait plutôt d'une boite à embayage assisté.

Dépourvue de levier, la commande de boite se situait sous le tableau de bord à gauche du conducteur en remplacement d'une boite à gants.

Sur la Renault 8, une boite plus classique d'origine Jeager vient remplacer le système précédent qui ne trouva pas grand succès. La disposition du boitier de commande à gauche du conducteur a toutefois été conservée.

Une boite automatique classique à trois rapports et convertisseur de couple (magnétique tout de même) vient assurer un confort de conduite en ville inégalable.

Cependant, une boite automatique reliée à un moteur peu coupleux est bien souvent décevante à conduire, en raison de la boite trois rapports qui sont alors nécessairement longs, ce qui induit à manque de reprise flagrant.

Par ailleurs, ces boites qui ne savent pas rétrograder empêchent toute idée de conduite optimisée sur route, sauf à manipuler le boitier sur le côté gauche.

La Renault 8 automatique est restée au catalogue jusqu'en 1971 en dépit de ventes peu importantes. Mais l'époque n'était pas tant à la rentabilité qu'aujourd'hui, en particulier pour une Régie d'Etat.

De plus, Renault a toujours gardé l'espoir d'imposer la boite automatique comme un standart et depuis la Dauphine et à l'exception des Renault 4 et Renault 6, tous les modèles ont eu leur version automatique.

Encore une fois, la Régie a eu raison trop tôt, les boites robotisées s'imposant comme une norme sur le haut de gamme à l'heure actuelle.

La Renault 12 TA n'aura pourtant pas plus de succès.

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