L'histoire de l'automobile est intimement liée à la compétition, un terrain d'expression naturel pour les constructeurs désireux de prouver la qualité de leurs modèles et de mettre à l'épreuve leurs innovations techniques.

C'est dans les deux dernières décennies du XIXe siècle que débuta l’essor de l’automobile. En février 1884, Édouard Delamare-Deboutteville (1856-1901) construisait en effet le premier moteur à explosion.

À l’époque, l’automobile est surtout un sport, non un moyen de locomotion, et la compétition devient l’un de ses modes naturels d’expression, synonyme de modernité. Constructeurs désireux de prouver la qualité de leurs modèles et de mettre à l’épreuve leurs innovations techniques, sportsmen adorant relever des challenges, tous participèrent avec enthousiasme à ces courses qui n’étaient pas dénuées de danger puisqu’il y eut des victimes, tant parmi les concurrents que dans les rangs des spectateurs.

La première grande course automobile fut organisée le 22 juillet 1894. Elle reliait Paris à Rouen. Vingt et un concurrents étaient au départ. Elle éveilla l’enthousiasme du public pour ce genre de manifestation.

Les années suivantes virent ainsi se multiplier les courses de « ville à ville » : Paris-Bordeaux les 11 et 12 juin 1895, Paris-Marseille-Paris du 24 novembre au 2 décembre 1896. La course Paris-Dieppe se déroula le 24 juillet 1897. Elle rassemblait des motocycles, des voiturettes à vapeur et des automobiles à pétrole. Les concurrents devaient couvrir une distance de 171 kilomètres.

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Deux ans plus tard, l’Automobile-Club de France organisa, en collaboration avec le journal Le Matin, un Tour de France en sept étapes du 16 au 24 juillet. Partis de Champigny, les concurrents étaient successivement attendus à Nancy, Aix-les-Bains, Vichy, Périgueux, Nantes, Cabourg et, pour finir, à Saint-Germain-en-Laye, soit une distance de 2 218 kilomètres.

À l’arrivée ne se présentèrent que neuf voitures sur dix-neuf au départ, la première étant une Panhard-Levassor 16 chevaux pilotée par René de Knyff qui avait fait le parcours à 48,620 kilomètres par heure, en moins de 45 heures.

En 1906, l’A.C.F. organisa la première course portant la dénomination de Grand Prix. Il s’agissait d’une compétition exceptionnelle, qui n’était pas censée devenir régulière. Elle se déroula sur deux jours au mois de juin, sur le circuit du Mans.

Le sport automobile est né presque immédiatement après la conception des premières automobiles à essence. En ces premières années de l’aventure motorisée, la France domine la construction et la compétition automobiles, et l’Automobile-Club de France est l’organisateur d’un bon nombre de courses nationales et internationales.

À partir de 1922, les courses automobiles s’internationalisent et, en 1924, de nombreux clubs automobiles nationaux se fédèrent pour former l’Association internationale des automobiles-clubs reconnus (A.I.A.C.R.).

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Alors que le Tour Auto 2021 s’apprête à y poser ses bagages, beaucoup de concurrents et beaucoup de spectateurs passeront par les rues qui accueillirent de très grands pilotes dans les années 50… et un drame dans les années 60. Une fois la guerre terminée, les courses reprennent. C’est le cas à Aix-Les-Bains au bord du lac du Bourget.

Le Circuit du Lac d'Aix-les-Bains

Station thermale réputée, elle compte sur la course automobile pour accroître son prestige. C’est ainsi que le 21 Juin a lieu la première course du Circuit du Lac. Seules les F2 sont donc au départ sur un circuit urbain tracé autour du carrefour du Lac. Pour cette première course, les pilotes vont avoir le temps de le découvrir !

Pourtant c’est Eugène Martin qui va gagner la finale sur sa Jicey 2 à moteur BMW. Il devance d’un rien le tandem formé par Eymart et Maurice Trintignant (qui a abandonné sur bris de boîte de vitesse). Après cette première édition à succès, on retrouve les F2 le 28 Mai 1950, sur le même tracé.

La course a attiré de beaux noms et se déroule toujours avec deux manches qualificatives et une finale. Les deux manches sont remportées par Raymond Sommer sur Ferrari 166 et Harry Schell sur Cooper T12. Le jeune Stirling Moss est bien présent sur une HWM Alta mais ne prend pas le départ.

Harry Schell ne pourra pas défendre ses chances bien longtemps et abandonne peu après la mi-course. On suit toujours le même schéma de course. Rudi Fischer sur Ferrari 212/166 s’impose dans la première manche ou seules 3 sont classées. Stirling Moss l’emporte dans la seconde sur sa HWM.

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Pour la finale, ce sont eux qui vont se battre pour la victoire mais le Suisse va triompher du Britannique. Tous les autres concurrents sont à un tour, Simon sur Gordini prend la 3e place, ou figurent sur la liste des abandons.

En 1952 le circuit est profondément modifié. Avec seulement 12 pilotes au départ, on a pas besoin des deux manches qualificatives. Jean Behra va se montrer intraitable sur sa Gordini 16. Il signe la pôle, s’impose dans la première course, puis la seconde. Il devance Macklin, troisième de la première course (derrière Manzon qui abandonne dans la seconde) et deuxième de la seconde course.

Le Baron de Graffenried est 3e (4e et 3e) et devance Harry Schell, tous deux sur Maserati 4CLT/48. Les règles seront les mêmes le 26 Juin 1953 mais on a de nouveau modifié le circuit ! Il descend désormais le long du Boulevard Charcot et ne fait plus sa petite boucle face à la plage.

Les deux courses rassemblent toujours des F2 et du beau monde. Behra gagne la première course mais abandonne dans la seconde. Trintignant a une nouvelle fois abandonné, tout comme Schell ou de Graffenried.

Ensuite il va s’écouler plusieurs années sans courses sur le Circuit du lac d’Aix-les-Bains. Mais en Mai 1960 il reprend du service à l’occasion d’une course de Formule Junior. La course bat son plein quand arrive le drame. Une passerelle située au dessus de la piste, accueillant officiels et journalistes, s’effondre lors du 5e tour.

Chris Threnfall, un anglais de 30 ans arrive lancé et percute cet amas de corps et de bois. 7 morts (dont le pilote) et 37 blessés sont comptabilisés.

Après avoir changé de nom pour son édition 2013, Aix Auto Légende revient cette années les 30 et 31 Août, à Aix les Bains donc. Si vous voulez voir les voitures, il faudra les voir partir le Dimanche matin à 8h30 de l’Esplanade du Lac.

Les voitures partiront pour une boucle d’une centaine de kilomètres en Savoie. Le midi, les participants feront étape au château de Montrottier à Lovagny. Ensuite retour à Aix pour le clou du spectacle du point de vue des spectateurs : Le Concours d’élégance.

Renault Sport : Une Marque Emblématique

Aix Auto Sport a permis à de nombreux amateurs d’admirer, et de faire admirer, les fleurons de Renault Sport et Alpine sur l’esplanade du lac à Aix-les-Bains.

RS. Deux lettres lourdes de sens pour les passionnés d’automobiles. RS pour Renault Sport, la division exclusive du constructeur au losange, qui a produit ces vingt dernières années, nombre de modèles emblématiques de la Clio à la Mégane en passant par la Twingo.

Depuis mai 2010, date de création du magazine, les occasions n’ont pas manqué : reportage sanglé à l’arrière de la Mégane RS de la Brigade Rapide d’Intervention (BRI) en pleine intervention, un autre sur le circuit de Chenevières au volant du même modèle en définition RS Trophy sans oublier un road trip sur route ouverte en Clio IV RS. Nous n’avons jamais été déçus.

Car monter à bord d’une Renault Sport a toujours été un plaisir. « Certainement parce que le rapport moteur/châssis est exceptionnel », indique Francis Reichrath qui a fondé le club avec son fils Patrick fin 2019.

Pour Francis, le rassemblement de passionnés autour de Renault Sport est aussi un hommage à un frère pilote, trop tôt disparu, lors d’une course de côte à Abreschviller au volant d’une Alpine A110 1600 S. Le club RS57 s’est avant tout construit autour de la notion de famille. Un esprit que les Reichrath ont cœur à entretenir et pérenniser.

Tout au long de l’année, le club organise des présentations de ses véhicules ainsi que des rallyes navigation et de régularité.

En 2023, le programme du club RS57 est déjà bien garni. « Lors du premier semestre, nous allons nous rapprocher des écoles. Nous préparons des diaporamas sur la sécurité routière et organiserons des séances de coloriage sur le thème de Renault Sport. »

Un rallye navigation se tiendra entre Alsace et Vosges, une sortie devrait être organisée au musée de l’automobile. Les 11 et 12 juin prochain, les membres auront le choix entre trois évènements : une sortie à La Madine, une deuxième à Aix-lès-Bains et une dernière au Mans, pour la 100e édition de la course mythique.

Renault Sport : 40 ans d'histoire

Renault Sport souffle ses 40 ans bougies. Pour marquer le coup, le 14e Avignon Motor Festival, dont les portes se referment ce soir à 18 heures, consacre une exposition à la branche sportive de la marque au losange.

Dans le hall C du Parc des expositions, six véhicules retracent l'épopée en rallye et sur circuit de l'ex-régie nationale. "Ce sont des voitures emblématiques", appuie Stéphanie Schmelzing, attachée de communication chez Renault Classic, le service chargé de "prendre soin et exploiter" les quelque 750 véhicules de la collection que la marque rassemble à Flins, près de Paris, "de la Type A à la dernière Mégane RS".

Quatre exemplaires de chez Renault Classic sont présents à Avignon (les deux autres, une Clio V6 phase 2 et un Spider Trophy, ont été prêtés par des particuliers adhérents de la Fédération française des clubs Renault et Alpine). L'un d'eux permet de rendre hommage à l'enfant du pays, le Pernois Jean Ragnotti : sur le stand, on trouve en effet la Clio 16S avec laquelle le Vauclisien a terminé 3e du championnat de France des rallyes en 1991.

Pas loin, une autre voiture que "Jeannot" a pilotée : la R5 Turbo 2. Et puis, il y a deux voitures qui sortent un peu plus de l'ordinaire. Deux monstres de puissance spécialement taillés pour la compétition sur circuit.

C'est un autre champion qui a piloté l'A442B qui trône de l'autre côté de l'espace d'exposition, Didier Pironi. Dans cette barquette biplace, associé à Jean-Pierre Jaussaud, celui qui a disparu tragiquement dans un accident de off-shore en 1987, a remporté les 24 Heures du Mans en 1978, un triomphe pourtant suivi du désengagement de Renault en endurance.

"C'est la pépite de notre collection", souligne Stéphanie Schmelzing face à cette Alpine mythique. Une voiture d'exception, comme tant d'autres à Avignon Motor Festival.

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