Les Zones à Faibles Émissions (ZFE) ont été mises en place dans plusieurs villes de France dans le but de réduire la pollution de l’air en limitant l’accès aux véhicules les plus polluants. Toutefois, une question se pose pour certains : les voitures de collection, malgré leur ancienneté, sont-elles autorisées à circuler dans ces zones ? Nous répondons à vos questions.

Qu’est-ce qu’une ZFE ?

Une ZFE est une Zone à Faibles Émissions délimitée pour lutter contre la pollution et améliorer la qualité de l’air. Des restrictions de circulation sont appliquées sur ces zones. Une Zone à Faibles Émissions (ZFE) est une zone géographique dans laquelle l’accès est restreint pour les véhicules jugés trop polluants. Ces restrictions se basent principalement sur le système de vignettes Crit’Air, qui classe les véhicules selon leur niveau de pollution. Plus la vignette est basse (de 0 à 5), plus le véhicule est considéré comme respectueux de l’environnement.

Les ZFE sont progressivement mises en place dans plusieurs grandes agglomérations françaises, notamment Paris, Lyon, et Marseille. L’objectif est d’améliorer la qualité de l’air dans les zones urbaines et de protéger la santé des citoyens en réduisant les émissions de particules fines.

Afin de lutter contre la pollution, le gouvernement a mis en place de multiples restrictions de circulation dans les ZFE. La vignette automobile crit’air est un certificat qualité de l’air. Ce macaron est à apposer sur le pare-brise du véhicule. Cette vignette doit être posée sur votre pare-brise au même titre que votre vignette d’assurance et de contrôle technique. Elle est obligatoire dans les ZFE-m (zones à faibles émissions mobilité) prévues par les collectivités, et elle est prise en compte lors des journées de circulation différenciée.

Depuis plusieurs années, la lutte contre la pollution de l’air en milieu urbain s’est traduite en France par la mise en place progressive des Zones à Faibles Émissions (ZFE). Les ZFE et la vignette Crit’Air sont des dispositifs mis en place pour répondre à un enjeu sanitaire majeur : la pollution de l’air. En France, la pollution atmosphérique est responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts prématurées chaque année, principalement en raison des particules fines et du dioxyde d’azote émis par le trafic routier. Dans les grandes agglomérations, les transports représentent l’un des principaux postes d’émissions polluantes.

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La vignette Crit’Air, officiellement appelée « certificat qualité de l’air », est instaurée par un arrêté du 29 juin 2016. Elle a pour objectif de classifier les véhicules en fonction de leur niveau de pollution. Le classement s’appuie sur la norme Euro (déterminée à la date de mise en circulation) et le type de motorisation (essence, diesel, électrique, etc.). Il existe six vignettes Crit’Air, de 0 (véhicules électriques ou à hydrogène) à 5 (véhicules diesel très anciens), ainsi qu’une catégorie « non classé » pour les véhicules immatriculés avant 1997 qui ne peuvent pas recevoir de vignette.

En parallèle, la France commence à expérimenter les premières Zones à Faibles Émissions. Une ZFE est un périmètre défini dans lequel la circulation des véhicules est restreinte selon leur classe Crit’Air. Paris est pionnière, avec une politique de restriction progressive depuis 2017. D’autres agglomérations comme Lyon, Grenoble ou Strasbourg suivent. La loi d’orientation des mobilités (LOM), promulguée en décembre 2019, change la donne en inscrivant les ZFE dans un cadre juridique plus large. Elle prévoit que les collectivités puissent créer des ZFE-m (Zones à Faibles Émissions - mobilité) pour lutter contre la pollution de l’air. La loi Climat et Résilience d’août 2021 impose une obligation : toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants doivent instaurer une ZFE d’ici à fin 2024. Cela concerne 43 métropoles françaises.

Dans les faits, l’application des ZFE se heurte à des difficultés pratiques et sociales. Plusieurs collectivités, comme Strasbourg, Toulouse ou Rouen, ralentissent ou revoient leur calendrier de restriction face à la pression populaire et à la crainte d’exclusion des ménages modestes. Le coût de renouvellement des véhicules, l’absence d’alternatives en transports publics, et la complexité des dérogations alimentent les critiques.

Début 2025, face à la contestation croissante et aux difficultés de mise en œuvre, le gouvernement a engagé un réajustement politique majeur des ZFE. Plusieurs agglomérations prévoyaient d’interdire les véhicules Crit’Air 3 dès le 1er janvier 2025, mais ce calendrier a été partiellement suspendu ou assoupli. Le 28 mai 2025, l’assemblée nationale adopte en première lecture l’ amendement au projet de loi « Simplification de la vie économique », qui vise à supprimer l’obligation pour les grandes agglomérations d’instaurer une Zone à Faibles Émissions (ZFE). Le 17 juin 2025, le texte est à nouveau adopté par les députés, malgré une opposition serrée (275 voix pour, 252 contre).

Mais attention, cela ne signifie pas encore la suppression des ZFE ! Tant que la loi n’est pas promulguée, les ZFE restent obligatoires dans les métropoles concernées (dont Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, etc.). En juillet 2025, une dizaine de grandes métropoles ont effectivement instauré des ZFE actives. Les véhicules Crit’Air 5 et 4 y sont majoritairement interdits, bien que les restrictions sur les Crit’Air 3 soient parfois reportées. La situation reste contrastée d’une ville à l’autre. Certaines agglomérations ont reporté leurs échéances en raison d’une pollution modérée ou d’un rejet social trop fort. Initialement, la loi Climat et Résilience de 2021 imposait un calendrier rigide pour interdire progressivement les Crit’Air 5, 4 puis 3 dans les ZFE.

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Les voitures de collection : une catégorie à part

Les voitures de collection sont des véhicules ayant un certain âge (généralement plus de 30 ans) et répondant à des critères spécifiques pour obtenir le statut de « véhicule de collection ». Ces voitures bénéficient d’un traitement particulier dans plusieurs domaines, notamment en ce qui concerne l’assurance, la carte grise, et même certaines exonérations fiscales. Mais qu’en est-il des ZFE ?

Les voitures de collection, bien qu’anciennes, ne sont pas soumises aux mêmes règles que les véhicules standards. En effet, selon l’arrêté du 28 juin 2021 relatif aux ZFE, les véhicules immatriculés en carte grise « collection » sont exemptés des restrictions de circulation dans ces zones. Cela signifie qu’une voiture de collection peut circuler librement dans une ZFE, sans avoir besoin d’une vignette Crit’Air ou d’une dérogation.

En juillet 2025, la législation française sur les ZFE (Zones à Faibles Émissions) et les voitures de collection repose sur un équilibre entre les objectifs environnementaux et la préservation du patrimoine roulant. Les véhicules de collection bénéficient d’un traitement spécifique dans le cadre des ZFE.

Ce statut repose sur une base juridique nationale mais avec une application locale :

  • Reconnaissance légale du statut « collection »
  • Le statut de véhicule de collection est défini à l’article R.311-1 du Code de la route. Pour l’obtenir, le véhicule doit :
  • Avoir plus de 30 ans
  • Ne plus être produit
  • Être conservé dans son état d’origine (ou proche)
  • Être immatriculé avec la mention « véhicule de collection »

Ce statut permet certains assouplissements réglementaires (contrôle technique allégé, plaques spécifiques, usage non intensif), mais il ne donne pas automatiquement le droit de circuler en ZFE.

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Contrairement à certaines idées reçues, aucun texte national ne prévoit de manière automatique l’exemption des véhicules de collection dans toutes les ZFE.

En revanche, chaque ville ou métropole peut accorder une dérogation locale aux véhicules immatriculés en « collection ». C’est souvent le cas, notamment à :

  • Paris
  • Bordeaux
  • Lyon
  • Strasbourg
  • Rouen
  • Grenoble

Les dérogations sont généralement limitées, à un usage non quotidien, aux véhicules strictement de collection (pas les véhicules anciens en usage régulier) et parfois sur présentation d’une carte grise collection, parfois via une demande spécifique.

Le rôle des arrêtés municipaux ou intercommunaux

La dérogation éventuelle est prévue dans les arrêtés locaux qui définissent les modalités de chaque ZFE.

Pourquoi cette exemption ?

L’exemption des voitures de collection repose sur plusieurs facteurs. D’abord, leur usage est souvent limité. Contrairement aux véhicules du quotidien, les voitures de collection ne roulent généralement que de manière occasionnelle, lors de manifestations, de rallyes ou pour des balades. Leur contribution à la pollution de l’air reste donc marginale.

De plus, les voitures de collection font partie du patrimoine culturel et historique. Elles représentent un lien avec l’histoire automobile et attirent de nombreux passionnés. Pour cette raison, les pouvoirs publics ont choisi de les préserver en leur accordant un statut particulier.

Quelles conditions pour rouler en ZFE avec une voiture de collection ?

Bien que les voitures de collection soient exemptées des restrictions liées aux ZFE, certaines conditions doivent être respectées pour bénéficier de cette exemption. Le véhicule doit être immatriculé avec une carte grise portant la mention « collection ». Sans cette mention, il sera considéré comme un véhicule classique, et devra se conformer aux règles standard des ZFE, notamment en ce qui concerne les vignettes Crit’Air.

De plus, il est important de rappeler que l’usage de ces véhicules doit rester occasionnel. Les autorités locales peuvent effectuer des contrôles pour vérifier que les propriétaires respectent cette limitation. En cas de non-respect, des amendes peuvent être appliquées.

Cas particulier de Paris

Paris, l’une des premières villes à avoir instauré une ZFE, applique des règles strictes concernant la circulation des véhicules dans certaines zones, notamment à l’intérieur du périphérique. Toutefois, les voitures de collection peuvent circuler sans contrainte dans la capitale, à condition qu’elles soient immatriculées en tant que telles.

Cela dit, certaines manifestations, comme la « Journée sans voiture », peuvent imposer des restrictions supplémentaires, même aux véhicules de collection. Il est donc conseillé de se renseigner régulièrement sur les réglementations locales avant de se déplacer dans une ZFE avec une voiture de collection.

FAQ

  1. Ma voiture de collection est-elle automatiquement exemptée des restrictions en ZFE ?
    Non, le statut de véhicule de collection ne garantit pas automatiquement une exemption nationale. Chaque ZFE décide localement d’accorder ou non des dérogations aux véhicules de collection.
  2. Une carte grise « véhicule de collection » suffit-elle pour circuler librement en ZFE ?
    Pas toujours. Cette carte est souvent une condition nécessaire pour obtenir une dérogation, mais il faut vérifier les règles propres à chaque zone. Certaines collectivités demandent une démarche spécifique.
  3. Dois-je faire une démarche spécifique ou une demande de dérogation pour circuler dans une ZFE ?
    Oui. Dans la plupart des cas, il faut s’enregistrer ou demander une autorisation auprès de la mairie ou de la métropole concernée. Certaines ZFE exigent une preuve du statut collection et une déclaration d’usage.
  4. Les dérogations pour véhicules de collection sont-elles décidées au niveau national ou local ?
    Elles sont décidées au niveau local. Les règles varient d’une ville à l’autre selon les arrêtés municipaux ou préfectoraux en vigueur.
  5. Comment connaître les règles et dérogations applicables aux voitures de collection dans chaque ZFE ?
    Le plus sûr est de consulter les sites officiels des métropoles concernées, ou la plateforme nationale certificat-air.gouv.fr qui centralise ces informations.
  6. Existe-t-il une liste officielle des villes qui accordent des dérogations aux voitures de collection ?
    Il n’existe pas de liste nationale exhaustive. En général, les grandes métropoles comme Paris, Lyon, Strasbourg ou Grenoble accordent des dérogations, mais cela peut évoluer.
  7. Ma voiture de collection doit-elle obligatoirement porter une vignette Crit’Air pour circuler ?
    En principe, oui. La vignette Crit’Air est obligatoire dans toutes les ZFE, y compris pour les véhicules de collection, sauf exception prévue par la collectivité.
  8. Que se passe-t-il si ma voiture de collection n’est pas classée ou n’a pas de vignette Crit’Air ?
    Dans ce cas, elle est généralement considérée comme non conforme et peut être interdite de circulation dans la ZFE, sauf si une dérogation locale la couvre.
  9. Les dérogations pour véhicules de collection sont-elles limitées dans le temps ou pour un usage particulier ?
    Souvent oui. Elles peuvent être temporaires, et/ou limitées à un usage non professionnel et occasionnel (balades, événements, expositions).
  10. Puis-je utiliser ma voiture de collection au quotidien dans une ZFE ou seulement pour des usages occasionnels ?
    La plupart des dérogations imposent un usage occasionnel, pas un usage quotidien. L’objectif est de limiter les émissions tout en préservant le patrimoine.
  11. Les associations ou fédérations de véhicules anciens peuvent-elles m’aider à obtenir une dérogation ?
    Oui. La FFVE (Fédération Française des Véhicules d’Époque) et d’autres clubs proposent souvent des guides, des démarches types et un accompagnement pour les propriétaires.
  12. Quelles démarches administratives faut-il réaliser pour être en règle dans une ZFE avec un véhicule de collection ?
    Posséder la carte grise collection, commander et apposer la vignette Crit’Air, faire une demande de dérogation locale (formulaire, justificatifs), respecter les conditions d’usage définies.
  13. En cas de contrôle, quels documents dois-je présenter ?
    La carte grise collection, la vignette Crit’Air, et l’attestation ou l’autorisation de dérogation délivrée par la collectivité.
  14. Les règles sont-elles les mêmes dans toutes les ZFE françaises pour les voitures de collection ?
    Non, elles varient fortement selon les villes, leurs politiques locales, leur niveau de pollution et la pression sociale.
  15. Si je circule dans plusieurs agglomérations, dois-je demander une dérogation pour chaque ZFE ?
    Oui, chaque ZFE gère ses propres règles. Il faut donc vérifier les conditions et, si nécessaire, faire les démarches dans chaque zone où vous comptez circuler.
  16. Est-ce que les ZFE risquent d’interdire à terme les voitures de collection, malgré les dérogations actuelles ?
    Pour l’instant, la tendance est à la préservation du patrimoine roulant via des dérogations, mais rien n’est figé. Il faut rester informé des évolutions locales et nationales.
  17. Quels sont les risques (amendes, sanctions) si je circule sans dérogation dans une ZFE ?
    Les contrevenants s’exposent à des amendes (de l’ordre de 68 à 135 € selon la catégorie du véhicule et la zone), ainsi qu’à la saisie éventuelle du véhicule en cas de récidive.
  18. Existe-t-il des aides ou dispositifs pour préserver l’accès des véhicules de collection en ville ?
    Pas spécifiquement, mais des aides à la conversion existent pour les véhicules modernes. Pour les collections, la préservation passe surtout par les dérogations locales.
  19. Comment anticiper les évolutions législatives futures concernant les voitures de collection et les ZFE ?
    En suivant les communiqués officiels, en restant membre d’associations spécialisées et en consultant régulièrement les sites gouvernementaux et des collectivités.
  20. Est-ce que ces restrictions vont faire baisser la valeur de ma voiture ?
    Pour les voitures anciennes classées en véhicule de collection, la valeur reste généralement stable voire augmente, car elles sont perçues comme des objets patrimoniaux et de passion. En revanche, les véhicules anciens non classés collection peuvent voir leur valeur baisser, surtout s’ils sont interdits dans les centres-villes où la demande est forte.
  21. Les voitures anciennes vont-elles devenir invendables en ville ?
    Non, les voitures de collection restent prisées, notamment pour des usages spécifiques (loisirs, exposition, événements). Les restrictions peuvent compliquer la circulation quotidienne, mais elles ne rendent pas les voitures anciennes invendables. La clé est souvent la conservation du statut collection et le respect des règles locales.
  22. Est-ce que les événements, rassemblements ou locations seront impactés ?
    Les événements et rassemblements dédiés aux véhicules anciens sont généralement exempts de restrictions ou bénéficient de dérogations. Cependant, pour les locations (mariages, tournages), il faut vérifier les règles locales. Dans certaines grandes villes, la location de voitures anciennes est toujours possible grâce aux dérogations spécifiques, mais cela nécessite souvent des démarches administratives.
  23. Pourrai-je encore louer ma voiture pour des mariages ou tournages dans les grandes villes ?
    Oui, dans la plupart des cas. Les véhicules de collection bénéficient souvent de dérogations pour ces usages occasionnels. Il est important d’informer les autorités locales et d’obtenir, si nécessaire, les autorisations ou macaron ZFE correspondants.
  24. Est-ce que les assurances tiennent compte des restrictions ZFE ?
    En général, les assurances ne modifient pas les garanties en fonction des restrictions ZFE, mais il est recommandé de les informer des usages de la voiture, notamment si elle circule en ZFE sous dérogation.

Une vignette collection bientôt disponible ?

Bien qu'une dérogation existe dans les ZFE pour les véhicules de collection, en l'absence de vignette, il peut ne pas être évident pour les forces de police des villes concernées par des restrictions de circulation de déterminer si une voiture d'un certain âge peut rouler librement. Dans un objectif de simplification des contrôles à l’échelle nationale, la Fédération Française des Véhicules d'Époque (FFVE) a poussé l'idée d'une vignette dédiée aux véhicules de collection.

À l'image d'une vignette Crit'Air, ce nouveau macaron pourra être apposé sur le pare-brise du véhicule titulaire d'une carte grise voiture de collection, lui permettant d'être identifiable d'un simple coup d'œil. Le dispositif, qui n'a pas encore été officialisé, devrait être lancé prochainement.

« On a l'accord du Ministère des Transports et on travaille aussi avec l'imprimerie nationale pour mettre au point cette vignette, nous confiait début 2024 Jean-Louis Blanc, président de la FFVE. Il n'y a pas encore de décret à ce sujet mais on s'occupe de rendre cette vignette opérationnelle. » Un an plus tard, qu'en est-il ?

Présent sur le stand de la FFVE au salon Rétromobile 2025, Daniel Paleni, vice-président et trésorier de la Fédération, nous a confié l'information suivante : la vignette pourrait voir le jour courant du mois de mars. « On commence à en parler, le format, les éléments, le contenu, la couleur : tout est validé ! On travaille encore sur son impression puisqu’il faut prévoir ce qu’il faut d’un point de vue informatique. »

Couleur, QR Code… : les premiers détails dévoilés

À quoi ressemblera cette fameuse vignette ? Pour le moment, peu d'informations circulent, seuls quelques indices sont donnés par la FFVE. « Elle sera originale et se distinguera bien d'une vignette Crit'Air », nous confirmait dans un premier temps Jean-Louis Blanc. « Elle est octogonale, à dominante verte. Il y aura un QR code dessus et l’année de première immatriculation du véhicule », a ajouté son homologue à Rétromobile.

Quant aux modalités d'achat, le flou demeure. Faudra-t-il faire sa demande sur le site officiel dédié ou sur le site de la Fédération Française des Véhicules d’Époque ? Si Jean-Louis Blanc assurait que l’achat se ferait sur le site gouvernemental, d’autres sources évoquent désormais une commande de la vignette via le site de la FFVE. Cette information reste encore à confirmer !

Les conditions d'éligibilité à la vignette « véhicule de collection »

Pour être éligible à la vignette véhicule de collection, la voiture doit avoir un certificat d'immatriculation spécifique. Ce certificat est accordé aux véhicules d'époque qui répondent aux conditions suivantes :

  • Avoir été construit ou immatriculé pour la première fois il y a plus de 30 ans ;
  • Ne plus être en production chez le constructeur ;
  • Être conservé dans son état d'origine et n'avoir subi aucune modification.

D'après ses statistiques, les voitures de collection représentent moins de 1% du parc automobile. « Il y a 1 voiture de collection pour 1500 voitures en circulation. Sa contribution à la pollution est dérisoire, elle n'est pas mesurable », notait aussi Jean-Louis Blanc. La FFVE entend aussi et surtout à défendre la position des collectionneurs de véhicules de collection et préserver le patrimoine français. « Les véhicules en carte grise collection sont des objets patrimoniaux qui représentent une aventure industrielle formidable, ils doivent être préservés. Ce patrimoine est roulant. Arrêté, il n'a aucun sens. Avec des interdictions de circulation, il va disparaître.

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