Le Toyota Highlander hybride, l’un des crossover japonais, est un voyageur venu tout droit des Etats-Unis. Proposé depuis 2000, il déboule enfin en France avec sa 4ème génération. Spécialiste de l’hybride, Toyota complète sa gamme de SUV par le haut avec ce véhicule familial de 7 places doté d’un moteur thermique complété par deux unités électriques, alimentées par des batteries non rechargeables.

Pourquoi Choisir un Toyota Highlander d'Occasion?

« It’s hard to go wrong with a Toyota Highlander » (« Il est difficile de se tromper avec un Toyota Highlander »), titre régulièrement la presse étrangère nord-américaine. Il est vrai qu’en utilisant le bloc thermique 2.5 déjà connu et éprouvé sur le Rav-4, la fiabilité de l’engin est déjà démontrée.

Un SUV 7 Places Spacieux et Accueillant

Pour les familles en quête d’un SUV 7 places hybride, le Toyota Highlander hybride non rechargeable leur tend ses quatre roues motrices et ses larges sièges accueillants. Un modèle alléchant pour grande tribu et longs trajets.

Sièges larges et accueillants à l’avant. Même combat aux places arrière. Et deux sièges supplémentaires logés sous le plancher portent à 7 le nombre de passagers. De plus, il peut tracter jusqu’à 2 tonnes, mais attention, ce n’est pas un tout-terrain.

La banquette coulissant, les places centrales se révèlent fort agréables. Elles bénéficient même de dossiers inclinables et d’une buse de climatisation dont on peut modifier à loisir la température. Dans le coffre de 398 à 1909 litres, on peut facilement engouffrer toutes les valises de la tribu.

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Consommation de Carburant et Performances Hybrides

Ce gros pépère de la gamme SUV Toyota utilise la même recette que celle du RAV 4 : un gros 4 cylindres 2,5 atmosphérique (à cycle Atkinson) de 190 ch et deux moteurs électriques : l’un de 182 ch à l’avant et l’autre de 54 ch à l’arrière. Pour configurer un quatre roues motrices possédant au total 248 ch. Le Toyota Highlander hybride s’affuble d’une boite auto CVT et d’une petite batterie de 1,59 kWh. La consommation WLTP annonce tout de même 7,0 à 7,1 l/100 km. Mais il s’agit d’un engin de 2,2 tonnes.

Avec un soupçon d’éco conduite, il y a moyen de faire mieux. Et les 20 ans d’expérience de Toyota dans l’univers de la technologie hybride, c’est rassurant.

Équipement et Finitions

Pour le grand public, le Toyota Highlander hybride est disponible seulement en finition Lounge. Mais cette dernière offre un équipement très complet, de la sellerie cuir chauffante et réfrigérée à réglages électriques, à la clim auto trizone en passant la sono JBL, le GPS… Outre une caméra de recul, et d’une fonction « birdview », le Highlander se dote d’un rétroviseur intérieur digital. Il affiche une image très nette et supprime les angles morts. Le prix de l’engin en finition Lounge : 62 500 euros.

Design Intérieur et Extérieur

Le SUV 7 places adopte un habitacle simple mais efficace. Niveau look, il n’est pas époustouflant. Le Toyota Highlander hybride se veut plutôt consensuel en compilant des détails stylistiques vus et revus, histoire de ratisser large. Même dans l’habitacle, aucun cachet singulier. En revanche, le mastodonte se révèle plutôt bien fabriqué et offre un gros contenu technologique. De plus, son instrumentation est partiellement numérique.

Comparaison avec la Concurrence

L’Highlander n’est pas vraiment seul sur le segment des véhicules hybrides à 7 places. On croise également le Hyundai Santa Fé, moins onéreux mais également beaucoup moins spacieux. À volume équivalent, voire un tantinet supérieur, le Ford Explorer est un féroce adversaire. De type plug-in, ce grand SUV peut rouler une trentaine de km en 100% électrique et offre 430 ch. Des performances un cran au-dessus donc. Evidemment, il coûte bien plus cher : 77 000 euros au minium, contre 62 500 euros au Toyota.

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Expérience de Conduite et Maniabilité

Découverte du nouveau Toyota Highlander Hybride, le SUV premium 7 places de la firme japonaise. Celui-ci célèbre son arrivée sur le marché français avec une quatrième génération qui repose sur la plateforme TNGA-K qu'il partage d'ailleurs avec la Camry et le RAV4. Évidemment, elle a été étirée au maximum pour ce Highlander aux dimensions bien américaines : 4,96 mètres de long, 1,93 m de large (rétroviseurs rabattus) et 1,75 m de haut. C'est gros !

Les Hyundai Santa Fé, le futur Kia Sorento et le Volkswagen Touareg n'en font pas autant, seul le Ford Explorer est plus long, plus large et plus haut que le Highlander. Esthétiquement, il n'y a aucun doute, ce Highlander est bel et bien un SUV Toyota. Les codes stylistiques typiques de la marque rappellent du premier coup d'œil son petit frère le RAV4... mais en plus imposant et plus luxueux. Et il faut bien puisque c'est tout de même l'offre premium de la marque !

Ainsi, en plus de sa riche dotation de série avec de multiples éléments de confort et de sécurité, le Highlander a aussi le sens de l'accueil. Il y a de l'espace à bord pour tout le monde, on s'y sent comme dans un SUV américain. Sans compter qu'avec ses dimensions de camion, il offre un volume de coffre allant de 332 litres (configuration 7 places) à 1909 litres en configuration 2 places, avec tous les sièges rabattus. Si vous voyagez à cinq, il faudra compter sur 865 litres.

Essai Routier et Consommation Réelle

En passant derrière le cerceau, on se rappelle avant tout que Toyota est pionnier en matière d'hybridation pure (c'est à dire auto-rechargeable), alors on en attend beaucoup de ce Highlander Hybride, tant en matière de confort de marche qu'en termes de consommations. Surtout parce que Toyota affirme que le Highlander est l'option la plus judicieuse pour les gros rouleurs alors qu'ils sont nombreux à opter pour l'hybride rechargeable.

Alors que nos premiers tours de roues s'effectuent en ville et sur voie rapide (un peu) congestionnée, on s'aperçoit que le Highlander roule fréquemment en électrique. Toyota annonce jusqu'à 80% du temps en mode « zéro émission », on attend la fin de notre journée d'essai pour valider ou invalider cette donnée. Mais pour le moment, le SUV nippon semble tenir ses promesses. Reste à voir s'il en fera autant quand nous aurons abandonné les grands axes pour les tracés sinueux et vallonnés des Yvelines.

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Mais avant de quitter les voies rapides, on se rend compte après quelques relances que non seulement la sonorité du 4 cylindres est très rugueuse, mais qu'en plus la boîte CVT mouline avant chaque accélération.

11h, l'heure pour nous d'aborder la partie que doit redouter le Highlander lui-même : les routes vallonnées de la vallée de Chevreuse. Montée, descente, montée, descente, faux-plat, virage… Mais le SUV Toyota ne se laisse pas impressionner et s'est même montré plutôt agile, même dans la côte des « 17 tournants », près de Dampierre-en-Yvelines. Une agilité relative bien sûr, on parle tout de même d'une armoire normande roulante de près de 2,2 tonnes. Disons plutôt que son châssis bien équilibré nous aide à oublier son imposant gabarit. Ce n'est pas déplaisant.

Attention tout de même, pas question de revendiquer une quelconque sportivité. Le Higlander n'a vraiment pas vocation à enchainer les petits virages de façon dynamique. La hauteur de caisse et la souplesse de ses suspensions impliquent une prise de roulis assez conséquente et des ballotements qui peuvent vite nuire au confort global. En gros, on est loin de l'idéal du plaisir de conduite, mais ce n'est vraiment pas ce que l'on recherche en grimpant à bord d'un tel SUV. On attend plutôt de lui un accueil des plus agréables.

Heureusement qu'il y a de la place dans le coffre pour s'asseoir au soleil et manger un morceau. Mais il y a aussi de l'espace pour loger deux sièges supplémentaires qui pourront facilement accueillir des enfants, ou même des adultes lors de trajets courts. Toutefois, l'accès à cette troisième rangée de sièges est relativement facile, grâce notamment à la rangée du milieu qui peut coulisser sur 18,5 cm. Sur la banquette arrière, trois adultes peuvent aisément cohabiter et avec tout le confort nécessaire.

Mais c'est évidemment à l'avant que le Toyota Highlander s'apprécie le plus, là où les sièges sont les plus confortables, mais aussi chauffants et ventilés sur la version Lounge de notre modèle d'essai. Le seul bémol est que l'on a tendance à avoir l'impression d'avoir le moteur sur les genoux : malgré une insonorisation plutôt réussie en ce qui concerne la filtration des bruits d'air et de roulement, le 4 cylindres 2,5 litres est un peu trop présent, même lorsque l'on essaye d'être doux sur la pédale d'accélérateur.

Technologies Embarquées et Gadgets Utiles

14h, après s'être concentré sur la conduite, on prend le temps de découvrir les technologies embarquées et les petits gadgets qui améliorent la qualité de vie à bord de ce Highlander Hybride. En premier, on pose les yeux sur la console centrale, et quel plaisir de trouver des boutons physiques pour gérer la climatisation automatique tri-zone. Pas d'énormes surprises pour le reste de la console centrale, si ce n'est un écran tactile de 12,3 pouces et un système d'info-divertissement réactif, digne d'un SUV premium commercialisé en 2021.

Autre petit gadget digne d'un tel véhicule mais perturbant au premier abord : le rétroviseur intérieur caméra. Pratique pour ne pas être perturbé par les passagers arrière ou la longueur du véhicule qui nuirait à la visibilité, mais cela arrive avec son lot d'inconvénient aussi. Par exemple, comme il s'agit d'un vrai miroir, l'espèce de "double reflet" vient nuire à l'intérêt de cet équipement. Autre petit détail qui semble très bling-bling, mais qui se révèle finalement très utile : le jet qui vient laver l'objectif de la caméra de recul.

Prix et Positionnement

Mais tout cela a un prix. Pour le Toyota Highlander Hybride, il faudra débourser la bagatelle de 56.500 euros pour les professionnels (Design Business), voire 62.500 euros pour les particuliers. Si ces derniers tiennent au toit ouvrant panoramique, il faudra allonger le chèque de 1.500 euros. C'est cher, mais correct compte tenu de son positionnement. Un Explorer, qui est clairement identifié comme « l'homme à abattre » par le Highlander, demandera un effort de 77.000 euros au minimum.

Consommation Réelle vs. Annonces Constructeur

Du côté des consommations, le Highlander fait mieux que son adversaire américain. Toyota annonce 7,0 l/100 km et une conduite à 80% du temps en mode 100% électrique. En réalité, on n'est pas si loin : sans prêter une attention particulière à la manière dont on sollicitait l'accélérateur, l'ordinateur de bord affiche 7,8 l/100 km de moyenne ! Pas mal, mais on a réussi à faire mieux en jouant l'éco-conduite au maximum : 6,7 litres, soit moins que ce que la marque annonce ! Seule une conduite plus dynamique a pu avoir raison des consommations moyennes, mais là encore, de façon mesurée : 8,6 litres.

Conclusion

Ce Toyota Highlander Hybride est un peu seul au monde. Il n'a aucun concurrent dans le segment des SUV 7 places hybride auto-rechargeable à transmission intégrale. Mais en misant à fond sur le confort et l'accueil, ce Highlander ne laisse pas grand chose à ses adversaires qui sont soit moins performants, soit plus cher, soit… pas de vrais concurrents.

Tableau Récapitulatif des Caractéristiques Principales

Caractéristique Détail
Type de véhicule SUV 7 places hybride
Motorisation Hybride (2.5L essence + 2 moteurs électriques)
Puissance cumulée 248 ch
Transmission Boîte auto CVT, 4 roues motrices
Consommation WLTP 7.0 - 7.1 l/100 km
Volume de coffre 398 à 1909 litres
Équipement Finitions Lounge complètes

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