Affichant un bilan commercial français plutôt satisfaisant avec 63 500 immatriculations depuis 2019, le T-Cross commençait néanmoins à sérieusement marquer le pas face à une concurrence externe mais aussi interne de plus en plus féroce. Volkswagen a donc décidé de « re-pimper » le T-Cross, en passant avant tout par la case couleur flashy.

Un Coup de Fraîcheur Esthétique : Couleurs et Détails Subtils

Autant le dire d’entrée, ce n’est probablement pas par ses changements esthétiques, très peu nombreux et discrets que vous repèrerez un T-Cross restylé au premier coup d’œil. Le jaune est à la mode, on ne cesse de vous le répéter à l’envi depuis quelques temps. Pour la discrétion désormais on repassera.

Mais ce n’est pas une critique, bien au contraire puisque nombre de personnes que nous avons croisées durant notre essai nous ont avoué trouver cette petite VW séduisante et très pimpante dans cette livrée. D’où notre titre.

Réjouissons-nous, mais pas trop vite tout de même. Car la firme de Wolfsburg avait déjà entamé cette politique des couleurs vives avec ce T-Cross dans sa première version (notamment avec les Orange Flash et Turquoise Maui). Or, il faut bien reconnaitre que ce sont des couleurs que l’on croise finalement peu.

L’idée de voir des véhicules de toutes les couleurs parcourir nos routes et nos rues est enthousiasmante et il faut souligner que les constructeurs font des efforts (en offrant ces couleurs gratuitement… non sans arrière-pensée toutefois), mais dans la réalité, le marché de l’occasion dicte souvent sa loi et les clients achètent du… gris.

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Passé l’éblouissement visuel de cette livrée on peut rapidement faire le tour du propriétaire et constater que les modifications apportées au véhicule et destinées à le moderniser et à mieux l’intégrer dans la gamme ne sont pas bien nombreuses.

Ce bandeau arrière noir, devenu un élément de style récurrent chez Volkswagen, avait fait l’objet de plusieurs remarques de ma part sur la première version du véhicule. Son intégration un peu grossière ne m’apparaissait pas comme un modèle du genre. Sur ces points Volkswagen a répondu, aux critiques, du moins sur les finitions Style et R-Line.

Le bandeau conserve son aspect noir mais, il est à présent translucide et il accueille une véritable ligne rouge en LED reliant les feux. Ces derniers se sont considérablement agrandi puisqu’une partie déborde sur le hayon. Ils adoptent une forme de croix, façon feux stop de l’ID.3, et un traitement tout en volume et superposition.

Commençons par cette face avant en découvrant une nouvelle signature lumineuse. Un bandeau lumineux fait la liaison entre les deux phares avant qui sont désormais des projecteurs IQ. Light. Nom de code Volkswagen donné pour cette technologie Matrix LED initié sur l’Audi R8. Nouveau design aussi pour les feux de jours.

Ces deux feux en bas à droite et à gauche sont des bandeaux façon LED. Ils modernisent avec le nouveau bouclier avant le visage de ce T-Cross. Un quart de cercle plus loin, je me trouve devant un profil quasi identique à la première version. Les barres de toit sont anodisées alors qu’elles étaient auparavant noires. Je trouve que c’est beaucoup plus joli ainsi.

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À l’arrière de ce nouveau T-Cross, on y découvre un nouveau bouclier arrière et un bandeau lumineux retravaillé. D’ailleurs j’ai envie de m’arrêter quelques lignes sur ce dernier. Le travail effectué sur ces feux est remarquable.

Evidemment lorsque ce dernier s’allume, le gain de modernité apporté au véhicule est immédiat. Néanmoins, même à l’arrêt et feux éteints, on découvre un véritable travail des formes et des volumes des différents composants donnant un effet 3D du plus bel effet.

Un Intérieur Amélioré : Qualité et Technologie au Rendez-vous

On ne mesure peut-être pas suffisamment le phénomène mais, en modifiant les matériaux de l’habitacle de son T-Cross, Volkswagen a, à coup sûr, pratiquement conduit à l’extase collective toute la profession des essayeurs automobiles ! Il faut nous comprendre aussi, nous avions été si chamboulés à l’époque de la présentation du T-Cross, une VW avec uniquement des plastiques durs !

Car la marque a décidé de reprendre les choses en main et de ramollir fermement sa planche de bord. Résultat : on a enfin droit à un beau, mou (très mou) et très valorisant slush. Et effectivement l’habitacle bénéficie désormais de plastiques autrement plus valorisants.

Pas partout naturellement, la fermeté a ses limites (elles sont financières en général…), mais au moins en partie haute, jusqu’au pare-brise qui plus est. L’habitacle conserve les plastiques durs là où ça ne se voit pas ou moins.

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L’impression globale de qualité, qui n’avait déjà rien de vraiment indigente, s’en trouve nécessairement renforcée d’autant que le petit insert bleu en simili cuir avec sa surpiqûre et les sièges de notre finition Style, façon jean, apportent une note plaisante à l’ensemble.

À la première assise, le ressenti est bon. Je m’installe derrière le volant, je trouve rapidement les boutons que je cherche, le position de conduite est bonne et j’ai rapidement mes repères. La qualité de fabrication de ce petit SUV est bonne et la qualité perçue en hausse. En effet le constructeur a écouté ses clients et s’est efforcé de faire des efforts.

Ainsi l’intérieur des portes et le tableau de bord se voient accueillir des matériaux moussés agréable au touché lorsque mon doigt est au contact de ces deux parties. Pour le reste les matériaux sont aussi de bonne facture et les assemblages à la hauteur du constructeur. Je décèle aucune fausse note.

L’autre différence notable avec le T-Cross pré-facelift concerne l’écran tactile. Son intégration affleurante était pourtant bien exécutée et visuellement qualitative mais il semblerait que cela ne fasse pas assez high-tech. Vous comprenez, quand on a une dalle qui s’est agrandie (on passe de 8 à 9,2 pouces, en option sur Style et R-line à 740 €), point sur lequel on insiste, il faut qu’elle se voie.

Au chapitre des technologies, le nouveau Volkswagen T-Cross se met à jour et reçoit un nouvel écran d’infodivertissement indépendant en plus du digital cockpit. À l’intérieur toutes les assistances Volkswagen sont présentes de série. Aide au stationnement, conduite semi-autonome Travel Assist, régulateur de vitesse ainsi que le Lane et Front Assist.

Dernier point que je souhaite aborder, c’est le volant de ce Volkswagen T-Cross qui est très agréable à l’utilisation. La qualité du cuir et la prise en main est excellente, ainsi que les boutons physiques permettant de piloter le digital cockpit.

Habitabilité et Aspects Pratiques : Une Modularité Toujours Exemplaire

S’il y a bien un aspect sur lequel le T-Cross n’avait besoin d’aucun changement c’était son habitabilité et ses aspects pratiques. Et ça tombe bien puisque rien n’a été changé. C’est particulièrement le cas à l’arrière où l’on bénéficie d’un bel espace aux jambes et à la tête.

À l’arrière, vous disposerez de 3 places convenables pour voyager en famille. Je découvre une banquette arrière coulissante sur 14 cm permettant de donner du volume au coffre ou au passagers en fonction des priorités à donner. La banquette peut d’ailleurs totalement disparaitre afin de donner un volume de coffre maximum de 1280 litres.

La modularité demeure elle aussi inchangée, mais toujours exemplaire, avec une banquette coulissante sur 14 cm permettant au coffre d’osciller entre 385 et 455 litres. Enfin, l’astucieux siège avant passager rabattable est désormais de série sur toute la gamme.

Et si jamais vous souhaitez encore plus de place, le dossier du siège passager peut se rabattre. Comme le disait mon coéquipier Niels : « Fonctionnalité tellement simple et peu coûteuse à mettre en place, mais tellement pratique ». Il est ainsi possible de ramener à la maison les plus hauts meubles de chez Ikea.

Motorisations : Essence Toujours, Hybride Jamais ?

Vous vous en doutez, le Volkswagen T-Cross a perdu son offre Diesel avec ce restylage. C’est dans l’air du temps. Pour autant n’allez pas croire que le SUV bouleverse profondément son offre moteur. Ne cherchez ainsi pas la trace d’une quelconque hybridation qui aurait pu faire son apparition sous le capot.

Volkswagen fait le choix du 100% thermique pour cette seconde génération du Volkswagen T-Cross. Pas de système d’hybridation pour l’instant. Le moteur 3 cylindres 1.0 litre TSI 95 chevaux couplé à une boîte manuelle pour l’entrée de gamme. Il est disponible pour les versions Life, VW Edition et Life Plus.

Pour son T-Cross Volkswagen est resté on ne peut plus convenu, reconduisant ses deux motorisations 3 cylindres essence de 95 ch (BVM5) et 115 ch (DSG7). Mais un petit nouveau, pas si petit et pas si nouveau d’ailleurs, vient prendre place sur le train avant du véhicule : le 4 cylindres 1,5 l TSI mis à jour en 2022 et qu’on retrouve sur pratiquement toute la gamme VW (ici par exemple) ou chez les autres marques du groupe comme Seat ou Skoda.

Le moteur 3 cylindres 1.0 litre TSI 115 chevaux couplé à une boîte automatique DSG pour le milieu de gamme. Le moteur 4 cylindres 1,5 litres TSI 150 chevaux couplé à une boîte automatique DSG pour le moteur le plus puissant. Ce dernier est mis au catalogue des versions Style ou R-Line.

Ce bloc affiche 150 ch et 200 Nm et est associé à la très connue boite automatique DSG7. Plutôt souple, doux et discret à bas régime c’est un moteur qui donne immédiatement un sentiment d’aisance et d’allant à ce petit T-Cross.

Affichant un 0 à 100 km/h abattu en un très honorable 8,4 secondes (soit trois de moins que le 1.0 l TSI 115 ch), il n’en devient absolument pas sportif pour autant et le bousculer n’est pas véritablement plaisant. Néanmoins, ce bloc offre au T-Cross la capacité de s’aventurer très largement au-delà de la périphérie des grandes villes, et même en (moyenne) montagne, sans qu’il en soit effrayé le moins du monde.

Durant les deux jours d’essai au volant de ce nouveau Volkswagen T-Cross, le moteur 1.5 TSI de 150 chevaux s’est montré homogène. Il offre du répondant lorsqu’on le sollicite sur les petites routes. Le châssis est sain même si on le sollicite un peu trop. En ville, il se montre souple et la position de conduite offre une bonne visibilité. Avec son gabarit contenu, c’est ça sera son terrain de jeu préféré.

Sur autoroute, il enchaine les distances longues sans broncher, sans bruit d’air même à 130 km/h et dans un confort certain. Avec les réglages de suspension de ce T-Cross, Volkswagen arrive à gagner en confort. Il y a quelques années, on reprochait à la marque un manque de souplesse dans ses réglages. Désormais, la fermeté spécifique Volkswagen n’existe plus.

En plus des suspensions, les sièges eux aussi sont typés confort et enveloppent bien le conducteur et ses passagers. Un réel effort appréciable.

Ce bloc trois cylindres de 115 chevaux et 200 Nm de couple est une bonne surprise. Un peu plus bruyante que le bloc à quatre cylindres 1,5 TSI, il offre des performances convenables pour une voiture de tous les jours et une consommation contenue en dessous de 6,0 l/100 km malgré un essai sans éco-conduite. En effet, nous avons profité des qualités dynamiques remarquables du Volkswagen T-Cross.

Comportement Routier : Confort et Agilité

Côté comportement routier rien n’a changé par rapport à la précédente mouture. J’ai à nouveau bien apprécié les indéniables capacités routières de l’engin, dont le châssis et les trains roulants ne prêtent guère le flanc à la critique. Le tout offre en contrepartie un bon confort global, toujours pris régulièrement à défaut sur les saignées transversales du bitume néanmoins.

Reste la position de conduite, très typée SUV, ce qui n’a rien d’illogique puisque c’en est un, et impactée par ce volant dont l’implantation manque de verticalité. En contrepartie, en ville, elle permet à son conducteur de profiter de ce côté surélevé qui plait tant à la clientèle et de se faufiler aisément un peu partout. Le véhicule est compact, la direction douce et la boite auto dans son élément privilégié.

Nous avons pris du plaisir à son volant sur les routes sinueuses des gorges de l’Hérault.

Oh ! On signalera enfin, chose qu’il ne m’avait pas été possible de constater lors du précédent essai en Corse, que le T-Cross est un peu moins à l’aise sur autoroute. Il y avait certes un vent conséquent au moment de notre essai mais le comportement du véhicule devient un peu plus flou à 130 km/h. Et surtout, les bruits d’air au niveau du pare-brise, des montants et des rétroviseurs s’avèrent vraiment trop importants.

Consommation et Prix : Un Compromis à Évaluer

Car le bloc de 150 ch s’avère un peu gourmand et sur notre parcours mixte, à allure tout à fait raisonnable et réglementaire, il nous a gratifié d’un 6,9 l/100 km qui, s’il n’a rien de désastreux, n’a rien non plus de bien exceptionnel.

Parlons aussi de la consommation de cette version 1.5 TSI de 150 chevaux. Sur le papier Volkswagen annonce une consommation WLTP de 6,1 litres au 100 km sur un cycle mixte. Durant mon essai sur ce parcours très varié alternant ville, routes départementales, doubles voix et autoroute, j’ai réalisé une moyenne de 6,9 litres au 100 km. Consommation très raisonnable, constatée à l’arrivée sans éco-conduite de ma part, je l’avoue.

Et chaque euros compte dans cette balance car le T-Cross n’est pas particulièrement bon marché. Certes, il présente un compromis global sans défaut ou presque, sa présentation est soignée et désormais vraiment pimpante, son comportement routier est de qualité, et son habitabilité est remarquable.

Certes encore la dotation de série s’est largement enrichie par rapport à la précédente mouture, notamment pour les aides à la conduite (mais devenues en grande partie obligatoires en raison de la norme GSR2), ou l’adoption de Matrix LED sur les versions hautes. Mais en 2019, en version 1.0 TSI 115 ch Carat DSG7, le T-Cross s’affichait à 27 220 €.

Notre modèle d’essai, un 1.5 TSI Style équipé de l’option infotainment Discover Pro et des vitres arrière surteintées s’affiche ainsi à 34 880 €, auxquels il faut donc rajouter 540 euros de malus (135 g. CO2/km). Par ailleurs la concurrence, dont les prix ont aussi enflé il faut bien le reconnaitre, reste acérée et, en grande partie renouvelée depuis le lancement du T-Cross.

Il n’offre pas de nouveauté majeure côté motorisation, et on peut regretter l’absence d’une version hybride sur un véhicule à vocation citadine, mais son habitabilité et sa modularité, rapportés à sa taille, sont des arguments de poids.

En effet, il faudra débourser presque 34 000 euros pour cette belle version du T-Cross en finition Style avec le moteur 1.5 TSI 150. Je reste persuadé qu’il trouvera sa clientèle car c’est un très bon véhicule. Je vous le conseille.

Prix du Volkswagen T-Cross (2024)

Finition Motorisation Prix (à partir de)
Life TSI 95 (boîte manuelle) 25 790 €
Style TSI 150 (boîte DSG) 33 900 €

En définitive, le Volkswagen T-Cross n’a pas de véritable défaut si ce n’est son prix relativement élevé.

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