Yossi G., le patron du Cercle automobile, comparaît devant le tribunal judiciaire de Paris pour « escroquerie en bande organisée », « blanchiment aggravé » et « abus de bien social ». Dix personnes comparaîtront devant le tribunal de Paris, notamment pour « escroquerie en bande organisée. » Ces vendeurs de voitures de très grand luxe sont poursuivis pour avoir détourné plusieurs millions d’euros de TVA.

Le Cercle Automobile : Un Paradis Perdu ?

Des années durant, Le Cercle automobile (LCA) fut pour les amateurs aux poches pleines « le paradis sur Terre pour les passionnés de belles mécaniques ! » selon les mots de l’un d’eux. Ils les avaient toutes : Porsche 991, 992 ou GT3, Aston Martin Vantage, Mercedes G 63 ou Ferrari d’exception. « Yossi, le proprio, est très abordable, poursuivait le même. Il prend même le temps d’échanger avec vous en vous offrant un petit café. »

Le lieu en question, « endroit magnifique et d’exception » d’après l’un de ses visiteurs, était un showroom rutilant de 700 m2 situé avenue de Friedland, au cœur du « triangle d’or » parisien et à deux pas de l’Arc de Triomphe (VIIIe). Seuls les réseaux sociaux en gardent aujourd’hui la mémoire.

L.C.A (LE CERCLE AUTOMOBILE) Société par actions simplifiée au capital de 50.000 € sise 11-13 avenue de Friedland 75008 PARIS 804796795 RCS de PARIS, Par décision du président du 18/10/2022, il a été décidé de transférer le siège social au 32 Rue Etienne Marcel 75002 PARIS.

L.C.A (LE CERCLE AUTOMOBILE) Société par actions simplifiée au capital de 1.000 € sise 8 rue Corvetto 75008 PARIS 804796795 RCS de PARIS, Par décision de l'AGE du 17/07/2017, il a été décidé de transférer le siège social au 13 Avenue FRIEDLAND 75008 PARIS.

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L.C.A (LE CERCLE AUTOMOBILE) Société par actions simplifiée au capital de 1.000 € sise 8 rue Corvetto 75008 PARIS 804796795 RCS de PARIS, Par décision de l'AGE du 17/07/2017, il a été décidé de augmenter le capital social de 49.000 € par apport de compte courant d'associés, le portant ainsi à 50.000 €.

804 796 795 R.C.S. Jugement prononçant la liquidation judiciaire, date de cessation des paiements le 25 mars 2024, désignant liquidateur Selarl Actis mandataires judiciaires en la personne Me Julie Perrot 4 rue Antoine Dubois 75006 Paris. Les déclarations des créances sont à adresser au mandataire judiciaire ou sur le portail électronique prévu par les articles L. 814-2 et L.

Présence Juive Historique et Actuelle à Chypre, Malte, Gibraltar et au Luxembourg

Chypre

Il semble y avoir eu à l’époque au moins trois synagogues à Chypre dans les localités de Lapethos, Golgoi et Constantia-Galamine. Les juifs s’y réinstallèrent avec le temps, comme l’attesta le grand voyageur Benjamin de Tudèle au 12e siècle. À partir de la fin du 19e siècle, suite à la conquête britannique et à la renaissance du sionisme, des dizaines de familles juives s’installèrent sur l’île. Certaines ayant l’espoir de pouvoir rejoindre la Palestine alors sous mandat britannique, mais limitant l’accès.

Suite à la montée du nazisme en Allemagne, des centaines de juifs trouvèrent refuge à Chypre. Des conditions de vie très difficiles, un peu allégées par l’aide d’organisations internationales comme le JDC et l’aide de milliers de Chypriotes courageux. Hanoukah à Chypre ouvrit ses portes à Larnaca, le premier lieu de culte juif officiel depuis des siècles. Quelques centaines de juifs habitèrent alors à Chypre. En dehors de la Maison Chabad de Larnaca, il y a également quatre autres lieux similaires sur l’île. En 2020, ce chiffre avoisine les 3500. Sans compter le tourisme d’Israéliens en constante augmentation depuis une vingtaine d’années, les deux pays entretenant des liens économiques, culturels et sécuritaires forts.

Un musée juif est actuellement en construction à Larnaca afin de présenter les apports de la culture juive sur l’île, mais aussi les actes courageux des Chypriotes pendant la guerre pour aider les réfugiés.

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Malte

Il semblerait que la présence juive sur l’île de Malte date de plus de 3 000 ans ! Des marins descendants des tribus de Zevouloun et Asher accompagnaient des marins phéniciens. Des traces de lien se trouvent notamment sur l’île de Gozo, au nord-ouest de Malte, où débarquèrent les marins à l’époque. Des traces similaires sont également présentes dans les catacombes juives des époques grecques et romaines. Certaines des catacombes présentes encore aujourd’hui permettent de voir des symboles juifs, notamment des menoroth.

Suite aux conquêtes arabes et normandes, les juifs de l’île restèrent intégrés à Malte et participaient à la société civile. Il y avait durant le Moyen Âge des communautés juives à Mdina, Birgu, La Valette et Zejtun. Et à Zejtun une place de la Judéité. Parmi les personnages de l’époque, il y avait l’auteur mystique Avraham Abulafia qui résida à Comino entre 1285 et sa mort quelques années plus tard.

Les juifs venaient principalement de Sardaigne, Sicile, Espagne et d’Afrique du Nord. Et leurs conditions de vie étaient relativement moins difficiles que dans la plupart des régions méditerranéennes de l’époque, occupant parfois des postes de prestige comme celui de médecin en chef. La population juive augmenta sous le règne espagnol. Au début du 15e siècle, l’évêque de Malte ainsi que des autorités civiles ôtèrent des discriminations dont les juifs étaient victimes. Xilorun, un juif de Gozo fut même nommé ambassadeur de Malte en Sicile. Néanmoins, l’Inquisition de 1492 mena à la confiscation de leurs biens et à leur expulsion. Certains fuirent et d’autres se convertirent.

Pendant le règne des Chevaliers de l’Ordre de St. Jean qui dura jusqu’à la défaite face à la France en 1798, la population fut assujettie à la politique martiale. Sans distinction, toutes sortes de populations se retrouvaient victimes de raids militaires sur mer et terre, susceptibles d’être capturées et réduites à l’esclavage. Ce fut donc notamment le cas des juifs, obligés également de porter des signes distinctifs.

Sur la route de l’Égypte, Napoléon conquit Malte en 1798 et y appliqua donc le droit français, à savoir entre autres l’abolition de l’esclavage et l’égalité entre tous les citoyens. Cette liberté acquise fut maintenue par les conquérants britanniques peu de temps après. Durant la Seconde Guerre mondiale, les juifs fuyant le nazisme ne devaient pas avoir de visa pour arriver à Malte, ce qui permit à des milliers d’entre eux de s’y réfugier. Le pays obtint son indépendance en 1964. Suite à des projets de rénovation de quartier, l’ancienne synagogue de Malte fut détruite en 1979. La petite et très ancienne communauté juive maltaise est composée de 200 personnes en 2025. Il y a trois cimetières juifs à Malte, le plus ancien, date du 18e siècle. se trouve le deuxième, qui date de la moitié du 20e siècle.

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Gibraltar

La présence juive à Gibraltar semble remonter au 14e siècle. Lors de l’Inquisition de 1492, de nombreux juifs fuient vers l’Afrique du Nord en traversant Gibraltar. Lorsque, suite au traité d’Utrecht de 1713, l’île passa sous domination britannique, les juifs furent autorisés à s’y réinstaller. En 1805, ils constituent la moitié des habitants de Gibraltar, créant même un journal en ladino, « Cronica Israelitica ». Une augmentation de la population juive a été constatée au début du 21e.

David Nieto, Grand rabbin sépharade en Angleterre, eut pour fils Isaac Nieto. Celui-ci fut nommé, suite à sa formation, rabbin à la synagogue anglaise de Bevis Marks. Shaar Hachamayim Synagogue, construite au milieu du 18e siècle, laquelle s’inspira d’ailleurs de l’architecture de Bevis Marks. Etz Chayim Synagogue a été inaugurée en 1759 dans les locaux de l’ancienne yeshiva fondée par Isaac Nieto. Nefutsot Synagogue a été fondée par des marchands néerlandais en 1800. Construite dans un jardin, elle s’inspire architecturalement de la synagogue sépharade d’Amsterdam. Suite à la mort du rabbin Solomon Abudarham en 1804, son école talmudique fut convertie en synagogue quinze ans plus tard. Abudarham Synagogue, l’ancien cimetière juif, se situe sur Windmill Hill. Il fut utilisé entre 1746 et 1848. C’est là que furent d’ailleurs enterrés les anciens Grands rabbins de l’île. se trouve sur la Devil’s Tower Road.

Luxembourg

Les premiers documents qui attestent de la présence des juifs au Luxembourg datent de 1276, lorsqu’un acte mentionne la religion juive d’Henri de Luxembourg. Des persécutions entraînant dans certains cas la mort se déroulèrent suite à des accusations d’empoisonnement des puits pendant l’épidémie de la peste de 1348. Les juifs qui survivent à ces persécutions fuient le pays, dont ils sont officiellement expulsés en 1391.

Dans l’esprit émancipateur de la Révolution française, le Luxembourg, conquis par la France, applique les directives impériales. Un recensement du début du 19e siècle permet d’affirmer que 75 juifs habitent au Luxembourg. Une moyenne d’âge assez jeune. Ils sont principalement issus de villages de la Moselle et de la Sarre.

Deux personnages symbolisent l’enracinement des juifs sur le territoire luxembourgeois. Tout d’abord, Jean Baptiste Lacoste (1753 - 1821), avocat et ancien député du Cantal à la Convention. L’autre figure marquante est Pinhas Godchaux. Né en 1771, et issu d’une famille messine et ayant parmi ses ancêtres le Maharal de Prague, Pinhas Godchaux s’installe au Luxembourg en 1798. L’inauguration de la première synagogue du Luxembourg se déroule en 1823, dans la rue du Petit Séminaire. Suite à la venue d’autres familles juives d’Alsace et de Lorraine lors de la guerre de 1870, la communauté obtient le droit de construire une deuxième synagogue, inaugurée le 28 septembre 1894 par le rabbin Isaac Blumenstein et le président du Consistoire Louis Godchaux y accueillant ce jour-là les hautes autorités luxembourgeoises.

Le cimetière de Luxembourg, créé en 1817, est le premier cimetière juif luxembourgeois. Le Rabbin Samuel Hirsch est la grande figure juive intellectuelle de cette époque. Formé dans l’éminente communauté traditionnelle de Dessau, sa vision libérale du judaïsme, favorisant le tutoiement de l’approche philosophique juive et la pensée sociétale contemporaine, l’oblige à quitter l’institution. Bien qu’étant nommé Grand rabbin du Luxembourg de 1843 à 1866, il ne réussit pas à convaincre la communauté traditionaliste de son approche réformatrice.

A cette époque, Samson et Guetschlick Godchaux, les neveux de Pinhas, révolutionnent le métier du tissage et la condition des travailleurs au 19e siècle. Une aventure économique qui démarre en 1823 par deux métiers à tisser dans une remise rue Philippe II. Déménageant à Schleifmuhl, l’entreprise développe son activité. Associée à la fin du siècle au fabricant Conrot, la famille emploie plus de 2 000 ouvriers, dont la majorité à Schleifmuhl. L’évolution de la condition sociale se caractérise par la construction d’un village ouvrier avec des petites maisons à Hamm. Loin d’être une cité dortoir, ce village a sa propre chorale, une crèche et une école maternelle, un club de Kayak. Il organise des manifestations culturelles et surtout une société entraide et de secours mutuel, sorte de sécurité sociale avant l’heure. Le déclin s’amorcera après la Première Guerre mondiale. Les usines fermeront en 1939.

Dans l’entre-deux-guerres, de nombreux juifs d’Europe de l’Est fuyant la pauvreté et l’antisémitisme s’installent dans le grand-duché, encouragés par les appels d’offre dans les bassins miniers de la sidérurgie. Le 10 mai 1940, le Luxembourg est envahi pas l’armée allemande. Ses 4 000 juifs subissent les persécutions du chef nazi de l’administration civile envoyé par Berlin.

Une période marquée aussi par le courage d’une poignée d’hommes qui réussissent à organiser l’évasion des juifs du Luxembourg. Le Grand Rabbin Serebrenik est aidé par un officier de la Wehrmacht responsable du bureau des passeports, Franz von Hoiningen Huene (François Heisbourg raconte cette période dans le livre « Cet étrange nazi qui sauva mon père »), le chargé d’affaires américain George Platt Waller et par l’ex-président du Consistoire, Albert Nussbaum. Ce dernier organise un réseau complexe à partir de Lisbonne, financé par l’organisation américaine JDC.

Victor Bodson, ancien ministre de la Justice, sauve des juifs en les aidant à fuir le pays. Notamment par la rivière Sauer à côté de laquelle il habite et qui marque la frontière entre l’Allemagne et le Luxembourg. Suite à la Libération le 9 septembre 1944, les 1 500 juifs luxembourgeois qui survécurent reconstruisent la communauté, grâce notamment à l’aide du gouvernement.

L’inauguration se déroule le 28 juin 1953, en présence de SAR le grand-duc héritier Jean, des hautes autorités de la Ville et de l’Etat et de nombreux rabbins parmi lesquels le Grand Rabbin de France Jacob Kaplan. De courant libéral depuis 2008, elle se trouve sur la rue du Canal. Un immeuble construit dans le même style que la synagogue de la ville construite en 1899 et détruite pendant la guerre. On y remarque tout particulièrement ses grands vitraux.

Le Docteur Emmanuel Bulz marque fortement la période contemporaine du judaïsme luxembourgeois. Grand rabbin de 1958 à 1990, il oeuvre sans cesse pour un rapprochement avec le monde non juif et plus particulièrement la société civile luxembourgeoise. Cela, en partageant une connaissance du judaïsme et une démythification de certaines idées reçues.

Le travail d’historiens tels Serge Hoffmann, Paul Dostert et Denis Scuto, ainsi que l’action politique du député Ben Fayot permirent une étude précise de l’histoire des juifs luxembourgeois pendant la Shoah. Le 11 mai 2015, la décision est prise d’ériger un monument destiné à commémorer les victimes de la Shoah qui se trouve en un lieu central de la ville, à l’ombre de la cathédrale et de la première synagogue, tout près de la Gölle Fraa. Il est inauguré la 17 juin 2018 en présence du Grand-Duc Henri, de la Grande Duchesse Maria Teresa et des autorités politiques nationales et municipales.

La Fondation Luxembourgeoise pour la Mémoire de la Shoah (FLMS) est créée en 2018. Une structure qui se donne pour mission de perpétuer la mémoire de la Shoah mais aussi de tous les autres crimes contre l’Humanité. Elle lutte aussi de manière préventive par l’organisation de programmes contre le racisme, le révisionnisme et le négationnisme. situé à Esch. Il retrace cette histoire au Luxembourg pendant la guerre. Des photos, objets et œuvres d’art sont présentés au public. Des rénovations s’y déroulèrent de 2018 à 2023.

Comment s’organisa ce sauvetage de manière logistique ? Le 10 mai 1940, lors de l’invasion du Grand-Duché de Luxembourg par l’armée allemande, la Communauté juive était composée de 1 000 Luxembourgeois et d’environ 3 000 juifs étrangers, essentiellement des réfugiés allemands et autrichiens. 45 000 personnes fuient le pays dont 1 500 environ appartiennent à la communauté juive.

Un projet d’évacuation fut imaginé en juillet par l’association de plusieurs personnes : le Grand-rabbin Robert Serebrenik, Albert Nussbaum, un commerçant juif et Président du Consistoire et le baron Franz von Hoiningen Huene, un officier allemand, antinazi notoire et responsable du bureau des passeports, put être concrétisé le 8 août 1940. Entre août et octobre, de vrais et de faux visas achetés très chers par le Consistoire permettent, grâce à des laisser-passer délivrés par von Hoiningen, à plusieurs centaines de réfugiés de traverser la France, puis l’Espagne, et d’aboutir enfin au Portugal d’où ils auront la possibilité d’embarquer vers l’Amérique du sud, la république dominicaine ou les Etats-Unis.

Le 20 mai 1941, le Grand-rabbin Serebrenik fut informé par von Hoiningen qu’il était désigné « for liquidation » ainsi qu’il le formule sobrement dans son mémorandum. Il accompagna le 26 mai 1941 un convoi à destination de Lisbonne et put embarquer pour New-York.

Ce n’est qu’à partir de la conquête et de l’annexion par la France en 1795 du Duché, qui devient alors le département des forêts, que la nouvelle législation accordant la citoyenneté aux juifs permet à quelques familles de s’installer au Luxembourg. Un personnage venu de Lorraine, Pinhas Godchaux, intelligent et cultivé, a la confiance, l’estime et la considération...

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