Un incident impliquant un train touristique à Colmar a suscité de vives réactions et soulevé des questions sur la sécurité et la réglementation de ces véhicules.
Accident du 31 août 2025 : Un bébé blessé
Le dimanche 31 août 2025, un bébé de 19 mois a été blessé à la jambe par un train touristique à Colmar (Haut-Rhin). Le conducteur du petit train touristique a été placé en garde à vue à Colmar, soupçonné d'avoir blessé un bébé de 19 mois en lui roulant sur une jambe avec son véhicule, alors qu'il était en état d'ébriété, a appris l'AFP, lundi 1er septembre, auprès du parquet et d'une source policière. L'accident a eu lieu place de la Cathédrale, dans le centre-ville de Colmar.
L'enfant, qui était conscient lorsqu'il a été transporté à l'hôpital en urgence relative, n'est pas en danger. Mais une ITT évaluée provisoirement à quatre semaines lui a été délivrée. Le pronostic vital de l'enfant n'est pas engagé.
État d'ébriété du conducteur
Après l'accident, survenu dimanche après-midi, le conducteur du train présentait un taux d'alcool délictuel, supérieur à 0,8 gramme par litre de sang. Le conducteur du petit train vert accusait un taux de 1,38 gramme d'alcool par litre de sang dimanche après-midi lorsqu'il a accidentellement roulé sur la jambe d'un bébé de 19 mois. Il a été placé en garde à vue pour blessures involontaires et conduite en état alcoolique.
Le conducteur, un homme de 44 ans qui travaillait depuis quelques mois pour la société du petit train touristique vert de Colmar, a été renvoyé devant le tribunal correctionnel où il sera jugé pour «blessures routières». La conduite en état alcoolique a été retenue comme circonstance aggravante.
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Réaction de la société Train's
Dans un communiqué, la gérante de Train’s, Anne Ludmann, exprime ses pensées « à la famille de l’enfant dont nous espérons le prompt et total rétablissement. Dans un communiqué, son employeur a indiqué que le conducteur avait été mis à pied et qu'une procédure de licenciement serait enclenchée.
Procédure judiciaire et sanctions
Ce mardi, le procureur de la République indique que le conducteur est placé sous contrôle judiciaire et sera jugé le 17 octobre. Le conducteur d'un petit train touristique qui a percuté un bébé fin août à Colmar a été jugé ce vendredi 17 octobre. Il a roulé sur la jambe d'un enfant de 19 mois, alors qu'il était en train de se promener avec ses parents début septembre dans cette zone particulièrement fréquentée.
Le conducteur écope de six mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans. Le tribunal retient aussi l'état d'ébriété du conducteur. Son taux d'alcoolémie était bien supérieur à la moyenne, plus de trois fois la norme autorisée pour un conducteur de transport en commun. Face à cette situation, le tribunal ordonne l'interdiction de conduire un véhicule collectif pour les cinq prochaines années.
Le conducteur de 44 ans devra aussi équiper son propre véhicule d'un dispositif d'éthylotest anti-démarrage (EAD), pour une durée de six mois, précise le procureur de la République de Colmar Jean Richert à ICI Alsace. Le tribunal a aussi ordonné une obligation de soins. L'enfant a été sérieusement blessé, il est sorti de l'hôpital avec un plâtre et une ITT provisoire de 28 jours. L'enfant est sorti de l'hôpital avec une suspicion de fracture.
Réaction de la mairie de Colmar
Éric Straumann, le maire de Colmar, souhaite une révocation définitive par l’État de l’autorisation de circulation dont bénéficie le petit train touristique vert, dont l’un des conducteurs, en état d’ivresse, a blessé un enfant de 19 mois, dimanche 31 août. Dès la connaissance des faits, les services de la préfecture ont suspendu tous les permis du conducteur mis en cause pour la durée maximale de douze mois.
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Deux sociétés concurrentes exploitent des petits trains touristiques à Colmar : l’une (Train’s) fait circuler les trains verts ; l’autre les trains blancs. « Je n’ai jamais eu de souci avec les trains blancs. En revanche nous avons des relations très tendues avec la société Train’s » souligne le maire, qui évoque plusieurs procédures judiciaires en cours. On aurait pu avoir des morts. Le maire de Colmar, Éric Straumann.
Il leur reproche une vitesse parfois excessive, en particulier dans les zones piétonnes (comme le parvis de la cathédrale) « où le train est censé rouler au pas, soit 6 km/heure. Or ce n’est pas respecté. On aurait pu avoir des morts. » Selon lui, la police municipale est aussi intervenue fin juillet pour des dégradations causées par un petit train sur des voitures garées dans la Grand-Rue.
Il ne souhaite cependant pas prendre d’arrêté municipal pour interdire totalement la circulation des petits trains dans les rues piétonnes pour ne pas pénaliser l’autre société. De nombreuses plaintesIl recense aussi de nombreuses plaintes, de riverains et d’usagers du train vert, concernant le comportement déplacé de certains salariés : utilisation intempestive des avertisseurs, impolitesse, agressivité. De nombreux commentaires sur les réseaux sociaux vont dans le même sens. « Ils dégradent l’image de la commune. » Les relations difficiles entre la Ville et la société Train’s ne datent pas d’hier.
Autres incidents impliquant des trains et des voitures à Colmar
Un impressionnant accident a eu lieu lundi 10 mars 2025 entre un TER et une voiture, à Colmar (Haut-Rhin). Un train TER a percuté une voiture lundi 10 mars 2025 à Colmar (Haut-Rhin). L'automobiliste a fait une sortie de route et a fini sur les voies SNCF. La voiture était déjà accrochée à la dépanneuse au moment du choc. Le conducteur de train a klaxonné pour prévenir du danger. La voiture a été traînée sur 500 mètres. Elle est complètement broyée.
La voiture s’est immobilisée sur la voie ferrée. L’automobiliste est parvenu à sortir à temps. Les dépanneurs d'une société de dépannage, installée dans la rue, ont tenté d'extraire le véhicule après avoir prévenu la police mais ont été pris par le temps. Le véhicule a été percuté latéralement par un train TER reparti de Colmar quelques minutes plus tôt, à destination de Strasbourg. Le train s’est arrêté quelques centaines de mètres plus loin, avec la voiture encastrée sous l’avant de la locomotive, après l’entreprise Wolfberger, à hauteur du parc des expositions.
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Le jeune conducteur, âgé de 17 ans, est titulaire du permis de conduire. Il a été conduit au commissariat, afin d’être auditionné par la police nationale. Un autre train a été affrété pour récupérer les quelque 500 voyageurs bloqués à l’intérieur.
Opérations de dégagement et conséquences sur le trafic
Les opérations pour dégager le véhicule des voies ont débuté vers 12 h 30. Le TER a reculé pour libérer la voiture. Les agents SNCF ont relié la voiture à un poids distant de plusieurs mètres. Peu après 13 h, la carcasse du véhicule s'est détaché sans difficulté de la motrice qui reculait. La dépanneuse a dégagé la voiture des rails à l'aide d'un treuil.
Des annulations et de nombreux retards ont été enregistrés au départ et à l'arrivée des gares de l'axe Strasbourg - Mulhouse - Bâle. Annoncée ensuite pour 13 h 30, la reprise du trafic est survenue vers 14 h.
Témoignage d'un dépanneur
Dépanneur à l’entreprise Josseron, qui se trouve juste en face du lieu de l’accident, Alan Lichter était en train de fumer une cigarette avec un collègue lorsqu’il a vu une voiture arriver et a entendu « un gros bruit » de freinage. « Lorsqu’on s’est approchés du véhicule bloqué sur la voie ferrée, le conducteur se trouvait à proximité, choqué, on lui a dit de s’enlever de la voie au plus vite.
J’ai téléphoné aux secours, tandis que mon collègue est allé chercher une dépanneuse pour tenter de tirer la voiture avant l’arrivée d’un train. Lorsqu’on en a vu un arriver, peut-être cinq à dix minutes après l’accident, un double crochet muni d’une sangle était fixé au train arrière de la voiture et au treuil, qui n’était heureusement pas encore tendu. Sinon, cela aurait pu faire bouger la dépanneuse, voire l’emporter. Le double crochet est parti avec la voiture, mais s’est immédiatement décroché du treuil, qui n’a pas endommagé ».
S’il ne peut évaluer la vitesse de la voiture, aperçue au moment où le conducteur freinait fortement, Alan Lichter, domicilié dans cette même rue des Papeteries, dit « avoir déjà envoyé un courrier à la mairie pour signaler que sur cette route, avant et après le virage à angle droit, de nombreux automobilistes se permettent de grosses accélérations. Il faudrait faire quelque chose, pourquoi pas installer des ralentisseurs, des chicanes voire un radar, avant qu’un drame survienne ».
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