L'éclat d'Adèle Exarchopoulos, 31 ans, illumine nos écrans depuis une dizaine d'années maintenant, sans s'essouffler. Elle est, à bien des égards, la relève du cinéma français en ce qu'il a de plus réjouissant, de plus convaincant. Révélée en 2013 dans La Vie d'Adèle, film de toutes les controverses pour lequel elle reçoit le César du meilleur espoir féminin, elle s'émancipe depuis à travers des rôles éclectiques, qui se rejoignent tout de même dans leur puissance. Et comme elle va bien à Adèle Exarchopoulos, cette puissance. Troublante, exaltante. Une force de jeu qui nous donne confiance dans le cinéma d'aujourd'hui.
Les Films Marquants de sa Carrière
À suivre, une sélection non exhaustive des films qui ont, selon nous, marqué la belle carrière de l'actrice française.
La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche (2013)
Récompensé par la prestigieuse Palme d’or à Cannes en 2013, La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche suit une adolescente, Adèle, qui tente de comprendre les désirs qu'elle éprouve envers Emma, une jeune femme aux cheveux bleus dont elle a croisé le regard. Accompagnée de sa partenaire de jeu Léa Seydoux, Adèle Exarchopoulos s'affirme comme une révélation sur la scène du Palais des festivals.
Sibyl de Justine Triet
Réalisé par la cinéaste française Justine Triet, à qui l'on doit désormais la magistrale Palme d'or Anatomie d'une chute, Sibyl met en scène Adèle Exarchopoulos dans un drame romanesque aux accents de thrillers psychologiques aux côtés de Laure Calamy, Gaspard Ulliel, Niels Schneider ou encore Virginie Efira. Dans le rôle-titre de Sibyl, cette dernière joue une romancière reconvertie en psychanalyste. Rattrapée par le désir d'écrire, elle décide de quitter la plupart de ses patients afin de se laisser le temps de retrouver l'inspiration. Mais c'était sans compter la venue de Margot, une jeune actrice en détresse, qui la supplie de la recevoir. En plein tournage, celle-ci lui confie être enceinte de l'acteur principal… lui-même en couple avec la réalisatrice du film.
Rien à foutre d'Emmanuel Marre et de Julie Lecoustre
Dans le film belge Rien à foutre d'Emmanuel Marre et de Julie Lecoustre, l'actrice incarne une hôtesse de l'air de 26 ans, engagée dans une compagnie low cost, qui fuit sa famille et passe à côté de sa vie en enchaînant les vols épuisants à travers l'Europe. Son mantra ? Carpe Diem, qu'elle affiche sur son pseudo Tinder. Une fuite en avant que l'on pourrait prendre pour de l'insouciance mais qui cache en réalité une grande sensibilité, et une certaine solitude.
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Les Cinq Diables de Léa Mysius
Parmi celles-ci se trouve le parfum de sa mère, une professeure d'aquagym au complexe sportif Les Cinq Diables campée par une Adèle Exarchopoulos mystérieuse. Ensemble, les deux femmes nous transportent dans une quête identitaire, faite de sens et de souvenirs mouvementés, tournée en pellicule 35 millimètres.
Passages d'Ira Sachs
Pour cet hommage au collectif et, surtout, aux invisibles, la cinéaste dirige un casting 5 étoiles, dont Adèle Exarchopoulos dans le rôle de Chloé, une jeune femme victime de viols incestueux qui s'engage dans ce dispositif. Son but ? Un phénomène qui, comme une épidémie, touche peu à peu une majeure partie de la population française, et qu’il tente de fuir en compagnie de son fils Émile (joué par le très prometteur Paul Kircher). Un univers très mystérieux, qui bouleverse les personnages comme le public qui les regarde.
Adèle Exarchopoulos : Une Personnalité Chaleureuse et Pressée
Elle déboule tout essoufflée en doudoune et baskets. S'excuse plusieurs fois de son retard, s'assoit et se met à parler avec sa gouaille parisienne. Adèle Exarchopoulos est une jeune femme chaleureuse, vive et pressée. Celle qui incarne une pilote de course dans «le Fidèle», magnifique polar de Michaël R. Roskam («Bullhead»), semble mener sa vie et sa carrière sur les chapeaux de roue. Depuis sa performance éblouissante dans «la Vie d'Adèle», Palme d'or en 2013, la comédienne est devenue maman en mai dernier, à seulement 23 ans. Et elle a joué dans dix longs-métrages.
«J'ai fait quelques erreurs», s'empresse-t-elle de commenter à propos de sa filmographie. Aucun des films qu'elle a tournés avec Marianne Tardieu («Qui vive»), Pierre Godeau («Eperdument») ou Sean Penn («The Last Face») n'a en tout cas été un succès commercial. «J'ai une amie qui m'a dit : Tu devrais lire deux fois les scénarios, lâche-t-elle. C'est vrai que je me décide à l'instinct.» Cette fois-ci, l'instinct d'Adèle l'a bien guidée : l'actrice, qui avait «adoré Bullhead », a choisi un scénario brillant et un rôle fiévreux à sa mesure.
La belle jure ne pas être boulimique de tournages, mais avoue s'ennuyer «tellement vite» après un film : «Au bout de cinq minutes, t'as envie d'être comme tout le monde, d'aller faire des photocopies dans un bureau.» Pendant sa grossesse, Adèle Exarchopoulos s'était d'ailleurs fait embaucher pour vendre des sandwichs à Bercy les soirs de concert ! «J'avais besoin de gagner ma petite croûte», explique celle qui se faisait alors appeler Clara.
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Maternité et Choix de Rôles
Pendant cette période, Adèle a dû refuser des rôles «qui (lui) plaisaient vachement», mais retarder son désir de maternité ne lui a «même pas traversé l'esprit». «Je préfère la vie aux films, assure la compagne du rappeur Doums. Avoir un enfant, c'est la chose la plus importante au monde.» Aujourd'hui, la jeune maman n'entend pas lever le pied : elle vient de tourner pour Ralph Fiennes dans un biopic du danseur Noureev et jouera dans le prochain film de Justine Triet. Une seule chose a changé avec son statut de mère : son rapport aux scènes de sexe.
«Après la Vie d'Adèle, on m'a proposé beaucoup de rôles où je devais être nue. Quand tu as une famille, tu assumes ces choses différemment. Je ne dis pas que je ne me déshabillerai plus, mais j'aimerais le faire moins ou différemment.» Lorsqu'on lui rappelle qu'à la sortie du film d'Abdellatif Kechiche, elle et Léa Seydoux avaient expliqué combien les scènes d'amour avaient été pénibles à tourner, l'actrice rectifie pourtant : «Avec le recul, je ne garde que de bons souvenirs de ce film. Sur les plateaux, Abdel me manque. J'aimerais qu'il soit le génie qui sort de sa lampe et me conseille.»
Si Léa Seydoux a récemment dénoncé le harcèlement sexuel dans le cinéma, Adèle assure ne pas en avoir été victime.
Le Fidèle : Drame et Course Automobile
VIDEO. L'année 2017 aura été riche en films mettant à l'honneur les voitures de sport et le sport automobile. Après "Fast And Furious 8", "Overdrive" ou encore "Baby Driver", c'est "Le Fidèle" qui se dévoile avec une bande-annonce. Cette production franco-belge nous plongera au cœur d'un drame sur fond de course automobile. Découvrez la vidéo. Réalisé par Michael R. Roskam ("Bullhead", "Quand vient la Nuit"...), le long-métrage met notamment en scène Adèle Exarchopoulos ("La Vie d'Adèle"...) et Matthias Schoenaerts ("De Rouille et d'Os"...). La première campe Bénédicte, éprise de Gino, interprété par le second. Tous deux passent leur vie à conduire vite, pour des raisons bien différentes.
La bande-annonce nous laisse entrevoir ladite Bénédicte au volant d'une Porsche 911 GT3 Cup durant une course mêlant GT et prototypes. Le personnage semble apprécier les sportives de Zuffenhausen, une 911 de route (type G) se laissant entrevoir plus tard. Gino, de son côté, semble plus familier des courses-poursuites liées au grand banditisme. La vidéo dévoile quelques extraits d'une séquence mettant en scène une Subaru Impreza GT et le container d'un camion jeté d'un pont sur l'autoroute. "Le Fidèle" doit sortir en salles le 1er novembre prochain.
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