L'affaire Carlos Ghosn, qui a débuté en 2018, continue de susciter des remous et d'impliquer plusieurs personnalités, dont Rachida Dati. L'affaire en question ne cesse de provoquer des émules dans les médias et ternit l'image de Rachida Dati depuis l'ouverture d'une enquête du Parquet national financier en 2019.

Les Accusations contre Rachida Dati

Rachida Dati voit la menace d'un procès dans l'affaire Ghosn se rapprocher de plus en plus. Des juges d'instruction parisiens se penchent depuis 2019 sur un contrat signé le 28 octobre 2009 entre Rachida Dati et RNBV, filiale de l'alliance Renault-Nissan. La cour d'appel de Paris a rejeté son recours contre le réquisitoire du parquet national financier (PNF), le 26 juin 2025. "La chambre de l'instruction vient de rejeter notre recours. Nous allons proposer à Mme Rachida Dati de faire un pourvoi (en cassation) de cette décision", a indiqué à la presse l'un de ses avocats, Me Olivier Pardo, à l'issue du délibéré.

Selon l'AFP, dans ce réquisitoire, le parquet financier considère que ce contrat "était l'habillage juridique d'un pacte corruptif patent". Pour les magistrats du PNF, l'ancienne garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy a "conseillé le groupe Renault dans la promotion de ses droits et intérêts auprès du Parlement européen". Elle aurait "pris des positions favorables" au constructeur et "usé de son influence réelle ou supposée pour mener des actions de lobbying".

Par ailleurs, Rachida Dati, potentielle candidate de la droite à la mairie de Paris en 2026, a été accusée début juin 2025 par le magazine Complément d'enquête, sur France 2, d'avoir perçu 299.000 euros de GDF Suez quand elle était eurodéputée, sans en déclarer la provenance au Parlement européen.

La Réponse de Rachida Dati

"Moi en tout cas, je sais ce que j'ai fait", avait affirmé lors d'un interrogatoire Rachida Dati qui soutient avoir travaillé. Elle a multiplié les recours, en vain, pour obtenir l'abandon des poursuites. Rachida Dati a contesté à de multiples reprises les faits qui lui sont reprochés.

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Les Accusations contre Carlos Ghosn

Le PNF réclame également un procès contre l'ex-patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn faisant l'objet d'un mandat d'arrêt international depuis 2023 dans cette affaire, pour corruption et trafic d'influence actifs notamment. Réfugié au Liban depuis 2019, après une fuite rocambolesque du Japon, Carlos Ghosn fait valoir son droit à se défendre.

Il est suspecté d'avoir exigé à ses services de faire signer un contrat à Rachida Dati. L'homme d'affaires ayant aussi été visé par un mandat d'arrêt français, demande à la justice de pouvoir tout de même faire des demandes d'actes. Ce dernier avait également formulé des demandes visant à annuler son mandat d'arrêt, sans succès, afin de pouvoir se défendre depuis le Liban sans prendre le risque de venir en France.

Le 19 novembre 2018 au matin, Carlos Ghosn est arrêté à Tokyo à la sortie de son jet privé. Le PDG de Renault et président non exécutif de Nissan et de Mitsubishi est soupçonné d'avoir dissimulé de l'argent au fisc japonais.

Chronologie des Événements

Voici une chronologie des principaux événements liés à l'affaire Carlos Ghosn :

  • 19 novembre 2018: Arrestation de Carlos Ghosn à Tokyo.
  • 20 novembre 2018: Thierry Bolloré remplace Carlos Ghosn à la direction exécutive de Renault.
  • 22 novembre 2018: Carlos Ghosn est révoqué de la présidence du conseil d'administration de Nissan.
  • 26 novembre 2018: Mitsubishi Motors limoge Carlos Ghosn.
  • Décembre 2018: Carlos Ghosn est accusé d'avoir tenté de faire couvrir par Nissan "des pertes sur des investissements personnels".
  • 9 janvier 2019: Carlos Ghosn demande sa libération sous caution, mais elle est refusée.
  • 24 janvier 2019: Carlos Ghosn démissionne de ses fonctions de PDG de Renault.
  • Février 2019: Renault signale à la justice française que son ancien patron a reçu pour son "bénéfice personnel" un avantage en nature de 50.000 euros.
  • 5 mars 2019: Carlos Ghosn est libéré sous caution avec interdiction de quitter le Japon.
  • Avril 2019: Carlos Ghosn est de nouveau arrêté puis inculpé pour abus de confiance aggravé chez Nissan.
  • 25 avril 2019: Carlos Ghosn est libéré moyennant le paiement d'une caution de 500 millions de yens.
  • 30 décembre 2019: Fuite rocambolesque de Carlos Ghosn au Liban.

Les chefs d'accusation retenus contre Carlos Ghosn

Selon le parquet de Tokyo, M. Ghosn risque jusqu’à quinze ans de prison pour ces trois chefs d’inculpation.

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  • Plus de 60 millions d’euros de rémunération sous-évalués
  • Le parquet lui reproche d’avoir transféré à Nissan « des pertes sur des investissements personnels » à l’automne 2008.
  • Soupçons d’emploi fictif

Conséquences de l'Affaire

Cette arrestation surprise a ébranlé l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, dont M. Ghosn constituait l’un des principaux ciments. Les marchés ont d’ailleurs fortement accusé le coup, l’action de Renault perdant jusqu’à 8 % le jour de l’arrestation de son patron.

L’arrestation de Carlos Ghosn est intervenue alors qu’il devait présenter, dans les mois qui viennent, un projet de rapprochement plus étroit entre Renault et Nissan. Le scandale marque un coup d’arrêt à ce processus. Et redessine, de fait, l’avenir du groupe automobile.

Tableau récapitulatif des accusations et des acteurs clés

Acteur Accusations
Carlos Ghosn Dissimulation de revenus, abus de confiance, corruption
Rachida Dati Corruption passive, trafic d'influence, recel d'abus de pouvoir
Renault-Nissan Déficiences en matière de transparence financière

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