Cet article explore l'histoire d'Audi, de ses origines à son statut actuel de filiale du groupe Volkswagen AG, et présente également des faits marquants de la commune de Saint-Laurent-de-Condel à travers les siècles.
Les Origines d'Audi
Avec le rétablissement, beaucoup le savent déjà, les 4 anneaux représentent d’anciennes marques allemandes, qui en se regroupant, ont donné vie à ce géant de l’automobile. Voulant toujours produire des voitures sous son nom, il utilise la traduction latine de son nom de famille… soit Audi ! Le nom est déposé dès 1910. pousse plusieurs constructeurs à s’allier dès 1932 pour survivre.
DKW (pour Dampf-Kraft-Wagen, ou véhicules mus par la vapeur), a été fondée en 1917 par Jörgen Skafte Rasmussen. Hörch peut être considéré comme un véritable pionnier de l’automobile. Il créa dès le début du XXème siècle des voitures technologiquement avancées, plus encore que Mercedes et Benz ! Cependant, les paris technologiques pris à l’époque par Hörch le poussent à se restructurer assez souvent. Peu importe pour Auguste Hörch, c’est ainsi qu’Audi est né ! Mais cette nouvelle marque ne restera pas indépendante très longtemps.
L’état économique catastrophique de l’Allemagne d’après guerre ne permet au groupe que de produire des véhicules 2 temps. En 1969, une autre marque fait son apparition dans le groupe : NSU (pour NeckarSUlm, ville allemande où sont produites les NSU). Auto Union fusionne donc avec NSU, pour former le groupe Audi NSU.
Audi est un constructeur automobile allemand, filiale du groupe Volkswagen AG. Groupement de l'industrie automobile allemande). entendre). horchen: entendre). Audi est un constructeur automobile allemand, filiale du groupe Volkswagen AG. Groupement de l'industrie automobile allemande). entendre). horchen: entendre).
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Alors que la firme A.Horch & Co. direction de la société qui porte son nom. En désaccord avec le directeur commercial et en minorité au conseil d'administration, Horch doit quitter l'entreprise. nombreux ouvriers, il fonde la même année une autre société, dénommée « August Horch Automobil Werke » dont les usines et le siège social sont également à Zwickau en Saxe, tout près de la firme A.Horch & Co. Motorwagen Werke. Le modèle phare d'Audi à l'époque est la « 14/35 HP », produite de 1912 à 1921.
Développement et Succès
sportifs[2]. D'ailleurs, Audi et Mercedes sont les deux grands équipes dans le sport automobile. de connaitre une période de grands succès. propres ingénieurs[1]. Il unit à ces qualités celles de constructeur sérieux et d'excellent ingénieur, profitant largement à la réputation d'Audi. 1914. dans la voie de l'automobile utilitaire en introduisant dans sa gamme le modèle « G 8/22 HP », dont le projet fut étudié en 1914.
un ancien constructeur automobile allemand. Lors de la répartition des tâches, la production de modèles de prestige est dévolu d'emblée à la société Audi, dépositaire de cette tradition. étrange, la société Audi conserve son nom et n'appose par la marque DKW sur les modèles produits. Auto Union renaît en 1949 mais ne produit que des DKW à moteur deux-temps jusqu'en 1965, date de la reprise du groupe par Volkswagen.
modernes à moteur quatre-temps, baptisées Audi, dont les calandres sont ornées des anneaux. conserve les quatre anneaux entrecroisés. entreprise. 1910 : une décision judiciaire l'oblige à rebaptiser sa société. C (35 ch). 1923/28 : lancement de modèles Audi haut de gamme à moteurs 6 et 8 cylindres. 1929 : J.-S. par les bombardements et quelques unités de production, à l'Est, passent sous contrôle soviétique. société Auto Union GmBh est fondée le 3 septembre. 1958 : Daimler Benz acquiert 88 % des actions de Auto Union.
1990 : présentation du Coupé S2 Quattro (5 cyl., 2 225 cm3, Turbo, 220 ch). Déclinaison Quattro pour 2.0/2.3 et 2.8. Moteurs V6, 2.8 pour Coupé et Cabrio en fin d'année. et 2 771 cm3, 150/174 ch ; 1.9 et 2.5 TDI (90/140 ch) ; V8, 4 172 cm3, 230 ch. 1995 : la gamme A4 succède à la série 80 ; 4 cyl., 1 595/1 781 cm3, 101 ch/125 ch et turbo 150 ch ; V6, 2 771 cm3, 174 ch. 1996 : lancement des versions A4 break Avant et 1.9 TDI (110 ch) ; de la berline S6 (5 cyl., 2 226 cm3, turbo 230 ch et V8, 4 172 cm3, 290/326 ch). cm3, biturbo, 265 ch.
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Audi et le Sport Automobile
été écrites entre 1934 et 1939 par les monoplaces Auto Union. Röhrl. Après les rallyes, Audi se tourne d'abord vers la course de côte de Pike's Peak, aux États-Unis (3 victoires de 1985 à 1987), puis les circuits. Transam avec une 200 Quattro, puis finit vice-championne du championnat IMSA en 1988. France "Super-Tourisme" en 1992-1993 et le championnat italien en 1994. 7 titres nationaux dans 7 pays.
En 1999, Audi se lance dans les courses d'endurance avec le prototype R8 à moteur V8 turbo de 600 ch.
Histoire de Saint-Laurent-de-Condel
J’ai voulu que cette « Histoire de Saint Laurent de Condel » soit bâtie sur des documents et fasse le moins de place possible aux supputations. Ma recherche s’est étalée sur de nombreuses années.
- 1343 : Les revenus de la foire de Saint Laurent de Condel, qui appartenaient à Olivier de Clisson, sont donnés à Thibaut de Mathefelon le 22 août. Alain de Clinchamps conteste le droit de patronage de l’abbé de Fontenay sur l’église. La paroisse s’étend jusqu’à l’Orne (terrains vagues).
- En 1519, Guillaume Du Quesney est curé de la paroisse. Depuis 1610 (au moins), le curé de la paroisse est Paoul Bellenger. Nicolas Bellenger, neveu de Paoul, devient curé de Saint Laurent. Il meurt en 1666.
- Décès de Guillaume Artur, sieur de Feuguerolles et de Préval, le 21 avril 1625. Madeleine de Robineau, son épouse, décède le 18 février 1652.
- En 1636, une épidémie mal identifiée et qualifiée de « peste » ravage Falaise et toute la campagne, faisant des milliers de morts. La forêt est une source d’activité pour les habitants.
- 1776 : Un tremblement de terre secoue la région. Le clocher de Barbery est ébranlé et doit être abattu.
- Le 22 juin 1786, très tôt, Louis XVI passe à Saint Laurent, venant d’Harcourt et se dirigeant vers Cherbourg. Le « train » du Roi se compose de 35 voitures.
- 1er septembre 1793 : Une assemblée, réunie à l’église, « à l’issue des vespres » vote le partage de la « Commune », c’est à dire les terrains communs. Le 14 octobre, le citoyen Legras, arpenteur domicilié à Boulon, commence à mesurer et déterminer les parcelles.
- Le dimanche 23 juin 1793, on dépend les deuxième et troisième cloches du clocher pour être « converties en canons ».
- Le 26 floréal An IV (15 mai 1796) : On organise la garde nationale. On dénombre 110 hommes à Saint Laurent et 17 au Vieil Grimbosq. Un tirage au sort parmi les célibataires désignera 8 d’entre eux le 30 mars 1793.
- Le 2 prairial An II (21 mai 1794) : Pierre Dubosq est élu instituteur public.
- Le 16 floréal An III (5 mai 1795), l’arbre de la Fraternité est retrouvé scié. Le maire va constater les faits avec « toutes les diligences que dicte en pareil cas l’amour de la République ».
- Le 22 frimaire An IV (13 décembre 1795), les habitants de la commune décident de réparer l’église et déclarent vouloir continuer à y pratiquer leur culte. Ils somment ceux qui ont emporté « les débris et autres ornements et effets » de les « rapporter dans une décade ». Une vente du mobilier (chaire, confessionnal, autels) avait eu lieu le 17 messidor An II.
- Le 23 fructidor An XI (10 septembre 1803) : Un incendie se déclare dans la maison nouvellement construite (1802) de Jean Jardin.
- 1812 : La commune compte 28 nécessiteux à qui on donne la soupe et 10 qui reçoivent du pain. En mars, agitation à Caen à cause de la disette.
- 1816 : L’instituteur est François Joucher. On parle d’édifier une école.
- De janvier 1830 à juillet de la même année, éclatent dans toute la région du Bocage normand des incendies, qui, dans la plupart des cas ont une origine criminelle. On en enregistre 178, dans le seul ressort de la Cour de Caen.
- 1835 : Achat d’une pompe à incendie. L’année suivante, on achète une voiture pour la transporter et on organise un corps de sapeurs-pompiers. Ils étaient 22 en 1879. La pompe est logée chez des particuliers.
- Au cours du siècle, la population diminue constamment. Elle tombe de 555 habitants en 1846 à 390 en 1896. La mise en service de la voie ferrée Caen-Flers a enlevé une part importante du trafic routier qui faisait prospérer les petits commerces de la commune.
- 1865 : Célestin Audes devient maire de Saint Laurent (Il a été nommé par le préfet).
- 1882 : Saint Laurent est le lieu de résidence du percepteur pour les communes du secteur (Mutrécy, Grimbosq, Les Moutiers, Boulon, Fresney-le-Puceux) soit 2846 habitants. La perception ouvre le samedi, jour de marché à Saint Laurent. (En 1830, le secteur ne comprenait pas Fresney qui était rattaché à Bretteville-sur-Laize. Le percepteur était Mr Tiger, dit Duclos).
- 1897 : Grand émoi dans nos contrées : madame la comtesse d’Hunolstein, née de Crussol d’Uzès, descendante du duc d’Harcourt, ainsi que mademoiselle Antoinette de Mandat-Grancey, comptent parmi les 121 victimes de l’incendie du Bazar de la Charité à Paris. La population continue de diminuer.
- 1903 : L’administration ne veut pas renouveler le bail de l’école religieuse des filles. On va construire une école de garçons sur l’emplacement de la maison Gouget, « achetée dans ce but en 1897 », et restaurer l’ancien presbytère pour le logement de l’instituteur. L’école de garçons de la venelle de la Roquette deviendrait école de filles. Cette même année, une loi enlève toute liberté aux communes sur la question scolaire.
- 1903 : 34 femmes connaissent la dentelle au bloquet ; 14, âgées de 40 à 60 ans, en fabriquent à cette date.
- 1905 : Il y a 54 enfants d’âge scolaire (31 garçons et 23 filles), ce qui justifie une demande d’ouverture d’un second poste. C’est mademoiselle Léontine Brard, fille de Xavier-Justin Brard, instituteur, qui enseignera les filles. Très vives tensions entre les autorités religieuses et l’État. La promulgation de la loi du 9 décembre met le feu aux poudres. Le 18 décembre au soir, le corps sans vie du garde-chasse Alphonse Roberge est retrouvé en lisière de forêt. Il a été assassiné à coups de couteau.
- 1907 : Le curé, hostile à la politique gouvernementale, quitte le presbytère le 14 février pour s’installer dans l’ancienne école de filles.
- 1910 : Le téléphone arrive à Saint Laurent. Le 1er mars, une ordonnance de l’évêque de Bayeux prive de sépulture religieuse les membres des conseils municipaux et bureaux de bienfaisance qui demandent l’attribution des biens ecclésiastiques aux établissements qu’ils représentent.
- 1914 : L’abbé Letellier est curé du village. Il réoccupe le presbytère.
- 1918 : Charles Dérénémesnil démissionne. Une nouvelle élection replace Auguste Charpentier dans le fauteuil de maire. La guerre est terminée.
- 1921 : Amédée Thézard devient curé de Saint Laurent. Le 26 mars, le conseil décide d’ériger un monument aux morts de la Grande Guerre. Une souscription est lancée dans la commune, mais son montant est loin de couvrir les 9400 francs du devis.
- 1929 : L’électrification du village démarre. Son coût est de 35500 francs.
- 1935 : Pose d’une cloison mobile entre les deux classes de l’école.
- 1946 : L’abbé Thézard décède.
- 1947 : Création d’un syndicat d’eau. La présence de nombreuses grenades et torpilles dans la forêt, amène le maire à prendre un arrêté interdisant la cueillette du muguet le 1er mai. L’abbé Bautier devient curé de la paroisse. Le 31 octobre, le conseil municipal se réunit pour élire le maire.
- 1948 : Le 4 novembre, la rue de Mutrécy devient rue de Verdun. La commune reçoit une citation à l’ordre du régiment : « Village plus qu’à moitié détruit pendant les combats de la Libération en 1944.
- 1951 : Le conseil municipal manifeste son désir d’acheter une parcelle de forêt pour en faire un terrain de sports.
- 1954 : Acquisition de la parcelle de la forêt. On envisage d’y implanter un terrain de sports, une salle des fêtes et un jardin. Le corps de sapeurs-pompiers est dissous.
Particularités Géographiques
Carte du Cinglais extraite de la carte d’Outhier 1736. Je me suis souvent interrogé, et sans doute d’autres avec moi, sur les fantaisies du découpage du territoire de Saint Laurent de Condel. Telle maison se trouve à Grimbosq, telle autre à Mutrécy, alors que de toute évidence elles semblent faire partie intégrante du village. Le hameau de l’Acre 1C’est le hameau au sud du village où s’élevait le château d’eau est à Grimbosq, bien qu’il s’en situe à deux kilomètres, au-delà de la forêt. Le château Saint Hubert, la « maison du garde » sont à Saint Laurent alors qu’ils en sont distants de plus de 3 kilomètres.
Je n’aurais pas écrit ce chapitre il y a un siècle, de peur de rallumer les querelles partisanes qui dressèrent des villages les uns contre les autres. Ainsi qu’il est dit ailleurs 2Voir chapitre sur l’église et la Charte de Fondation de l’abbaye de Fontenay, la première mention du nom « Condel » remonte au XIe siècle. D’après la Charte, des « eleemosynarii » habitent l’espace déboisé où va être construite l’église peu de temps après. Ce qualificatif a laissé perplexes tous les latinistes distingués qui se sont livrés à l’étude du texte. « Qu’est-ce que ces Eleemosynarii qu’on donne à une abbaye ? Sont-ce des gens faisant ou recevant l’aumône ? Ou bien autre chose encore ? Ducange, qui s’y trouve fort embarrassé, finit par cette conjoncture : « an iidem qui Vassali ?
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Origine du Nom "Condel"
L’étude étymologique du nom « condel » ne nous apporte guère d’éclaircissements. Sous son ancienne forme « condeel », il représente un diminutif de « condé » qui est lui-même la forme vulgaire la plus répandue de l’antique « condate » 4Longnon A. US VI 5 Condate est le nom originel de Rennes. Albert Dauzat 5Dauzat A. Ceux qui se sont penchés sur l’étude des noms de lieux (toponymie) arrivent à cette conclusion : on parle de confluent même s’il s’agit de ruisseaux et il ne faut pas être trop exigeant pour la précision géographique. Condel pourrait donc désigner le confluent des ruisseaux 6Leur débit était notablement plus important et nos archives font état de plusieurs débordements au cours du XIXe siècle de la Fontaine Saint Martin et de la Fontaine de la Patte, encore visible à la fin du XVIIIe siècle et situé au sud de l’église.
L’origine pré-celtique du nom atteste que cet endroit est connu, sinon habité depuis des temps très reculés. Au cours du XIe siècle, la paroisse de Condel fut donc très probablement limitée à quelques habitations regroupées autour de l’église, et peut-être quelques huttes en forêt. Série C 3642, située à l’ouest de l’église et qui en constitue en quelque sorte le parvis. Plus tard, on entreprit le déboisement de la forêt de Cinglais afin de conquérir de nouvelles terres labourables. Son nom évoque la proximité de la forêt. Il constituait la partie sud de l’actuelle agglomération. Le hameau s’adossait à la forêt de Cinglais qui, rappelons-le, n’était pas encore séparée du Bois de Grimbosq. À l’origine, il était probablement centré sur le « Jardin Villard ».
Curés et Familles Notables
- En 1486, le curé de Saint Laurent était « maistre Guillaume Huet » 12Archives départementales du Calvados H 6202. En 1642, Nicolas Huet était sieur de Roquebart.
- Ce nom est cité pour la première et seule fois dans nos archives dans un acte du 27 février 1667. Dans ce même acte, il est précisé que la rue gouion y mène, via le Hamel aux Huets. Tire-t-il son nom d’une famille Goujon ?
- Le nom du lieu est assez explicite. Il est cité dans une délibération du 29 mai 1661. Il ne fut habité qu’à la fin du XVIIIe siècle. Il était occupé en majorité sinon en totalité par la famille Gigon, ce qui lui valait son appellation de « hameau Gigon ». Là non plus, je ne peux dire quelle était son importance.
- Ce fut au XVIIe siècle le domaine d’une branche de la famille Baratte. Jehan Baratte était en effet sieur de la Hupperie.
Le Vieil Grimbosq
Il constitue un cas particulier et, à certains égards, une énigme. Son nom semble indiquer qu’il fut l’origine de Grimbosq. Le curé de Saint Laurent s’y rendait sans doute à travers la forêt, par le chemin de Saint Laurent à Grimbosq, passant par le Carrefour des Granges, franchissant le ruisseau de la Grande Vallée, puis celui de la Petite Vallée, pour parvenir au sommet du coteau qui domine le village. On peut parcourir la distance à pied en 45 minutes. Le curé avait « un cheval et un domestique seulement pendant le mois d’août » 16Délibérations du Commun 1633 et 1638.
L’appartenance de ce hameau à la paroisse faisait que la partie de forêt située entre Saint Laurent et Grimbosq, ainsi que les terres jusqu’à l’Orne, dépendaient de l’administration du curé de Saint Laurent de Condel. Le curé de Grimbosq, trop timoré, aurait négligé ses mourants et été suppléé dans son ministère par celui de Saint Laurent. L’histoire est belle et peut avoir un fond de vérité. Ce qui est certain, c’est que l’appartenance du Vieil Grimbosq à la paroisse est bien antérieure.
La Dîme et la Forêt de Cinglais
La dîme était un impôt, levé au profit de l’Eglise et qui permettait d’assurer le culte et les œuvres d’assistance qui s’y rattachaient. Elle touchait les possesseurs de terres de la paroisse qui se voyaient prélever une portion de leurs récoltes ou de leurs élevages (en principe 10%). Le « trait de dîme » est une ponction sur le territoire d’une paroisse. L’abbaye de Fontenay était propriétaire de la dîme des paroisses environnantes au titre de la Charte de donation des Tesson.
En 1348, à la mort de Jourdain Saym, curé de Saint Laurent, Alain de Clinchamps contesta son droit de patronage de l’église à l’abbé de Fontenay. En 1740, un différend opposa le curé de Grimbosq et les religieux à propos de la propriété de la dîme. Peut-on en conclure que ce trait était un complément de revenu octroyé par l’abbé de Fontenay au prêtre de Saint Laurent, attaché à une paroisse particulièrement pauvre ? Les terres qui payaient la dîme à Saint Laurent étaient évidemment peu nombreuses. La forêt d’Harcourt en était directement redevable à l’abbaye de Fontenay et elle avait d’ailleurs été convertie en une rente annuelle (voir chapitre sur la forêt de Cinglais).
Il va en être ainsi jusqu’à la Révolution Française de 1789. En effet, les bouleversements de cette période vont complètement changer le statut de la forêt de Cinglais. Jusqu’à lors, elle n’était pas taxée puisqu’elle appartenait à des membres de la noblesse. Elle devint assujettie aux impositions et obligations communales comme tous les autres biens. Les six paroisses alentour, devenues communes, espéraient bien se voir attribuer une partie de forêt dans leur territoire.
Par arrêtés des 28 juin et 11 juillet 1792, le directoire du district de Falaise et celui du département, ordonnèrent que la forêt d’Harcourt serait partagée selon les convenances locales entre les communes de Boulon, Saint Laurent, Fresney-le-Puceux, Bretteville, Barbery, Fresney-le-Vieux, Grimbosq et Les Moutiers. Leurs représentants 23Guillaume Paisant Duclos, maire, et Nicolas Guilbert sont les délégués de St Laurent.se réunirent le 10 avril 1793 à Saint Hubert pour effectuer le partage qui deviendra effectif le 3 octobre de la même année. Saint Laurent reçut la partie est de l’actuelle forêt de Grimbosq, délimitée par le ruisseau de la Grande Vallée, soit environ 182 hectares, Grimbosq 284 hectares, Les Moutiers 10 et Boulon 1052.
Las ! Les services chargés de son élaboration entament leurs travaux et entérinent le partage de 1793. Après des siècles d’appartenance à la paroisse de Saint Laurent, voilà 117 hectares de terre et une centaine d’habitants qui passent à la commune de Grimbosq et font perdre un tiers du revenu communal. Les Laurentais n’étaient pourtant pas au bout de leurs épreuves. Les rigueurs, conséquences des guerres révolutionnaires puis napoléoniennes, ont marqué les plus faibles et le nombre d’indigents est élevé. Avec le rétablissement...
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