Très abordable en occasion, la Renault Mégane 2 n’a pas perdu les nombreuses qualités qu’elle possédait à sa sortie en 2002. Encore dans le coup côté prestations, son électronique n’est toutefois pas irréprochable.
Présentation de la Renault Mégane
L’air de rien, le patronyme Mégane approche les 30 ans d’existence dans la grande histoire Renault puisqu’il fut inauguré en 1995. C’est d’ailleurs pour cette raison que Luca De Meo, peu après sa prise de fonction aux commandes du Losange, décida de le conserver alors que l’on prédisait déjà sa fin avec l’actuelle génération, autour de 2023 ou 2024. Et voilà que deux Mégane aux antipodes - l’une thermique ou hybride et l’autre 100% électrique - cohabitent désormais au catalogue.
Mais à elles deux, pas sûr qu’elles n’atteignent les impressionnants résultats des précédentes générations, notamment de la seconde, vendue entre octobre 2002 et novembre 2008 à plus de 3 millions d’exemplaires. Un nombre impressionnant qui a notamment contribué à la rendre extrêmement accessible en occasion. Au point que certains modèles se dénichent à présent à moins de 2 000 €. Mais cette somme dérisoire pour une voiture “récente” ne doit pas vous faire acheter les yeux fermés, cette Mégane ayant connu pas mal de pépins électroniques. Autant d’éléments qui ne s’améliorent pas forcément avec le temps… Ce n’est pas une raison pour la fuir, mais sachez simplement que ses cotes extrêmement basses occasionneront peut-être quelques réparation.
Derrière sa ligne originale, qui peut déjà constituer un frein à l’achat pour certains, la Mégane conserve encore de nombreuses qualités. A commencer par son comportement routier surtout marqué par un vrai confort de suspensions. Lequel n’entache jamais la tenue de route. Il faudra juste accepter une direction peu communicative.
La palette des moteurs est extrêmement variée en occasion car le diesel avait encore la cote à l’époque de cette deuxième génération. Evitez toutefois les essence atmosphérique 1.4 et 1.6, leur puissance faible - entre 80 et 115 ch - et l’absence de suralimentation n’aidant pas à se sentir à l’aise sur les voies rapides. En essence, le 2.0 16V de 136 ch convient bien, sans parler de la variante “turbo” de 165 ch, dont les performances se rapprochent d’une petite GTI. En diesel, foncez les yeux fermés sur le 1.9 dCi et le 2.0 dCi, qui consomment peu et offrent de solides relances. Gardez en tête qu'aucun de ses moteurs n'est éligible à la pastille Crit'Air 1.
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Côté vie à bord, la française assure encore. Dès le milieu de gamme, l’équipement est très complet en dépit de quelques lacunes d’assemblage. Il manque à cette Mégane un peu d’espace intérieur, car malgré de nombreux rangements pratiques, le coffre et la place aux jambes à l’arrière sont limités.
Fiabilité et problèmes courants
Plusieurs problèmes de fiabilité ont été signalés sur la Renault Mégane 2 :
- 1.9 dCi : Casses de turbo et du moteur avant juillet 2003. Fragilité de la courroie d’alternateur.
- 1.4 16v/1.6 16v : Bobines d’allumage.
- Fermeture centralisée : Cas de dysfonctionnements : fragilité d’une pièce interne de poignée de porte ou anomalie du capteur de la poignée (système mains-libres).
- Vitres électriques : Dysfonctionnements sur les premiers modèles.
- Capteur pluie et lumière : Fonctionnement parfois imprécis.
- Frein : Grincement possible en marche arrière. Deux rappels organisés pour remplacer le câble de frein de parking et reprogrammer le module d’assistance au freinage d’urgence.
- Pneus : Usure rapide des pneus arrière. Dans quelques cas, nécessité de remplacer le train arrière hors tolérances.
- Becquet : Sur les breaks, le becquet de hayon peut se détacher avec l’âge. Rappel début 2013.
- Boîte 6 vitesses : Difficultés à passer les vitesses, un réglage résout partiellement le problème.
Avis des internautes
Les internautes ont signalé plusieurs qualités et défauts concernant la Mégane 2 :
- Qualités : Comportement routier, confort global, insonorisation, équipement.
- Défauts : Finition, qualité des plastiques, vieillissement des plastiques, volume de coffre.
Renault Mégane 2 (2002-2009) : Les modèles à éviter
La deuxième génération de Mégane marquait une véritable révolution stylistique pour Renault. Son design distinctif, notamment son fameux « cul proéminent », divisait l’opinion. Mais au-delà des considérations esthétiques, ce sont les choix mécaniques qui méritent notre attention. Plusieurs motorisations se sont révélées particulièrement problématiques au fil des années.
Le 1.9 dCi avant 2005 : Le cauchemar des mécaniciens
Cette motorisation, pourtant plébiscitée à son lancement pour ses performances et sa sobriété, s’est rapidement révélée être un véritable casse-tête mécanique. Le volant moteur bi-masse représente le principal point noir de ce moteur. Les symptômes ne trompent pas : vibrations importantes au ralenti et bruits métalliques caractéristiques à l’embrayage. Le remplacement de cette pièce peut facilement dépasser les 1000 euros en concession, sans compter la main d’œuvre.
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Points critiques du système d’injection :
- Injecteurs défaillants dès 120 000 km (2500€ pour une réfection complète)
- Pompe à injection fragile (1800€ pour le remplacement)
- Sensibilité accrue à la qualité du carburant
- Risque de casse moteur en cas de maintenance négligée
Le 2.0 dCi 150ch : Puissance trompeuse
Commercialisé comme le haut de gamme de la Mégane 2, ce moteur cache de sérieux défauts sous ses 150 chevaux alléchants. La consommation d’huile constitue son talon d’Achille, avec des exemplaires engloutissant plus d’un litre tous les 1000 kilomètres. Cette anomalie, au-delà du coût direct, peut entraîner une usure prématurée du turbo.
Problèmes majeurs constatés :
- Turbo fragile avec des défaillances dès 100 000 km
- Coût de remplacement du turbo : environ 2000€ avec pose
- Fumée bleue à l’échappement caractéristique
- Pertes de puissance progressives
Le 1.6 16v essence : La fausse valeur sûre
Le moteur essence, souvent présenté comme le choix de la raison, n’est pas exempt de défauts. La courroie de distribution constitue son point faible majeur, avec des cas de rupture signalés avant même l’échéance préconisée par le constructeur. Une défaillance particulièrement redoutée car elle peut s’avérer fatale pour le moteur, entraînant des réparations pouvant atteindre 4000 euros.
Le joint de culasse représente un autre sujet de préoccupation, particulièrement sur les premiers millésimes. Les symptômes sont sans appel : surchauffe moteur et consommation anormale de liquide de refroidissement. L’intervention, nécessairement confiée à un professionnel, est chiffrée autour de 1500 euros.
Points de vigilance essentiels avant l’achat :
- Exiger un historique d’entretien complet et détaillé
- Privilégier les phases 2 (après 2006)
- Vérifier la réalisation des rappels constructeur
- Prévoir un budget d’entretien préventif d’environ 1000€/an
Cette génération de Mégane, malgré ses qualités indéniables en matière de confort et de tenue de route, nécessite une attention particulière lors de l’achat. Le choix d’un exemplaire bien entretenu et la connaissance de ces points faibles permettront d’éviter les mauvaises surprises.
Tableau récapitulatif des motorisations problématiques de la Renault Mégane
| Génération | Motorisation | Période | Problèmes majeurs | Coûts potentiels |
|---|---|---|---|---|
| Mégane 2 | 1.9 dCi | Avant 2005 | Volant moteur bi-masse, injecteurs défaillants | 1000-2500€ |
| Mégane 2 | 2.0 dCi 150ch | 2005-2009 | Turbo fragile, consommation d’huile excessive | 2000-3000€ |
| Mégane 2 | 1.6 16v | Avant 2006 | Courroie de distribution, joint de culasse | 1500-4000€ |
| Mégane 3 | 1.5 dCi | Avant 2011 | Injecteurs, vanne EGR | 500-1800€ |
| Mégane 3 | 1.4 TCe 130ch | 2009-2012 | Consommation d’huile importante | 1500-3000€ |
| Mégane 3 | 2.0 dCi | 2008-2016 | Turbo et FAP fragiles | 2000-2500€ |
| Mégane 4 | 1.2 TCe | 2016-2018 | Consommation d’huile, chaîne distribution | 2500-4000€ |
| Mégane 4 | 1.3 TCe | Première gen. | Boîte EDC capricieuse | 1500-2500€ |
| Mégane 4 | 1.5 Blue dCi | 2018-2022 | FAP sensible aux courts trajets | 1000-1500€ |
Tous les moteurs de la Renault Mégane 2
La gamme de motorisations de la Renault Mégane 2 est vaste. Voici un aperçu des moteurs disponibles :
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| Motorisation | Puissance | Nos remarques |
|---|---|---|
| 1.4 16v | 80 ch | Modèle d’entrée de gamme, cette Mégane n’a cependant rien d’une compacte au rabais. |
| 1.4 16v | 98/100 ch | Elle se montre plus alerte et toujours sobre, mais émet de désagréables bourdonnements. |
| 1.6 16v | 115/110 ch | C’est la meilleure proposition essence. Ce 1.6 16v est à l’aise sous le capot de la Mégane. |
| 2.0 16v | 136 ch | Les performances sont là, mais la conso et le manque de tempérament gâchent le tableau. |
| 2.0 Turbo | 165 ch | Du couple, de la puissance, des bonnes manières et une belle sobriété. Une réussite. |
| 1.5 dCi 80/85 | 80/85 ch | Les reprises sont un peu justes, mais l’agrément est réel et la consommation mesurée. |
| 1.5 dCi 100/105 | 100/105 ch | Ce petit 1.5 ne démérite pas. Le 100 ch manque de punch, le 105 ch n’a pas ce défaut. |
| 1.9 dCi | 120/130 ch | Cette excellente motorisation offre agrément, performances et sobriété. FAP pour le 130 ch. |
| 2.0 dCi | 150 ch | Très disponible à bas régime, il sait aussi grimper dans les tours sans être bruyant. |
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