La BMW Série 4 Gran Coupé est-elle simplement une Série 3 élégamment redessinée avec un hayon ? Bien que partageant de nombreux composants avec la berline, cette seconde génération s'en distingue considérablement. Le style et l'esprit incarnent désormais un véritable coupé 5 portes, affichant une stature de GT authentique, tant en termes de dimensions que de prix.
Dans son renouvellement, la gamme Série 4 a pris ses distances avec la familiale Série 3 (G20). L'immense calandre controversée, les dimensions en forte hausse... Il s'agissait de ne plus se fondre dans la masse des classiques berlines de la marque. Même chose pour la Série 4 Gran Coupé, version "coupé -berline", dont le faciès est hérité du "vrai" coupé. Idem pour sa silhouette fuyante, typée fastback, qui rappelle d'avantage la musculature de celui-ci que d'une simple Série 3... Elle est surtout devenue considérablement plus imposante ! Longue (4,78 m, 14 cm de plus que la précédente génération), haute (1,44 m, + 5 cm) et large (1,85 m, + 3 cm).
Châssis et liaisons au sol
Ce que l'on trouve en dessous de cette imposante carrure, en revanche, est bel et bien issu de la berline : la plate-forme, baptisée CLAR en interne, est quasi identique. Les liaisons au sol ont toutefois été adaptées à la philosophie un peu plus dynamique de l'auto. Comme sur le « vrai » coupé Série 4 2 portes, les vitres sont dépourvues d’encadrement.
Intérieur et confort
En s'installant au volant, c'est à s'y méprendre. La position de conduite (quasi parfaite, implantée relativement bas) et l'environnement intérieur sont rigoureusement calqués sur la Série 3. Même planche de bord, même finition soignée et affichage digital, sous les yeux. L'agencement est classique et plutôt simple à appréhender. Pas de commandes digitales à outrance, des boutons physiques restent présents et les fonctions de base sont faciles d'accès. En revanche, les passagers arrière sont moins bien lotis... surtout les grands, qui auront la désagréable impression de voyager la tête dans le pavillon. De même, la découpe des montants ne facilite pas la visibilité arrière en manœuvre.
En revanche, c'est l'un des principaux atouts de l'auto, l'ouverture du hayon bien large facilite l'accès au coffre. Malgré ses dimensions en hausse, le coffre du grand coupé ne progresse pas mais reste toutefois convenable (470l).
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Motorisations
Le capot de la Série 4 Gran Coupé ne cache aucune surprise. Les mécaniques sont connues, reprises à l'identique de la berline, mais limitées à trois motorisations qui font un grand écart : les deux 4 cylindres de 2 litres des 420i et 420d (184 ch essence, et 190 ch en Diesel avec micro-hybridation) devraient assurer la majeure partie des ventes, tandis que le 6 cylindres 3 litres de la M440i chapeaute la gamme du haut de ses 374 ch. Rien entre chaque, du moins au lancement, pas même d'hybride plug-in qui fait pourtant du bon travail sur les 320e et 330e. Plus tard, peut-être ? Rien ne s'oppose techniquement à la greffe de ces moteurs sur la Gran Coupé. Ni du tonitruant bloc de 510 ch de la M4... hormis les services marketing du côté de Munich.
Pour les adeptes d'électrification, rappelons que la Série 4 Gran Coupé a d'abord été dévoilée en i4 100 % électrique, quelques mois avant les classiques versions thermiques !
Performances et agrément de conduite
Calibrage de direction, toucher de route et précision des commandes : du BMW pur jus. Ce que réserve la M440i est évidemment d'un autre tonneau. Bonne nouvelle, d'ailleurs : le gros 3 litres biturbo l'est devenu un peu plus, lui aussi. Sur la précédente Série 4, on avait pu lui reprocher son caractère un rien trop lissé et bourgeois. Dans cette nouvelle mouture, il l'est toujours : policé, rond et plein à tous les étages (500 Nm dès 1.900 trs/mn). En revanche, sa capacité à grimper dans les tours en grondant comme un beau diable, c'est nouveau. Passés les 4.000 tours, mode sport activé et levier basculé sur S, il tonne dans un beau timbre rageur et pousse toujours aussi fort jusqu'au bout... Envoutant !
Le 6 cylindres de la M440i est la meilleure manière de profiter de l'auto. Equilibre, comportement... Avec les 4 cylindres d'entrée de gamme, on se sentirait presque frustré. La Série 4 est lourde, massive, et étrangement efficace : présent d'office avec ce moteur, le xDrive associé à un différentiel piloté typé (jusqu'à 100 % sur l'arrière, voire la majorité sur la roue extérieure) ménage une belle agilité pour une auto frisant les 2 tonnes, qui se comporte ainsi en vraie propulsion ! Elle profite surtout d'un équilibre naturel, bien campée sur ses appuis (les voies avant sont plus larges de 5 cm par rapport à une Série 3) et tenue par des liaisons au sol typiquement BMW.
Le tableau est enviable pour le conducteur, clairement à la meilleure place, bien servi avec une direction au feeling consistant et précis. C'est moins rose pour les passagers qui auront la désagréable impression de sautiller au moindre début de taupinière. Convenablement filtré malgré d'immenses jantes de 19 pouces... mais ferme. Un peu trop raide en suspension, en mode Sport.
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Prix et concurrence
En look comme en dimensions, la Série 4 Gran Coupé a pris ses distances avec la Série 3. L'imposant double haricot de calandre est partagé avec le coupé. Là où une 320i démarre à 43.700 €, la 420i Gran Coupé pareillement motorisée demande 50.800 €. L'écart est conséquent, et la facture atteint logiquement des sommets en M440i : 69.900 € minimum, et cela n'inclut pas certains équipements comme les jantes de 19 pouces avec pneus Performance (2.100 €), la caméra 360 (550 €) ou le cuir intégral (1.600 €) de notre version d'essai.
Le créneau étant assez peu fourni, sa seule rivale directe se trouve chez Audi avec l'A5 Sportback, en fin de carrière. Techniquement plus datée et moins dynamique, elle profite d'une gamme de motorisations plus large et de tarifs à peine moins élevés. Mercedes ne proposant pas de Classe C ainsi carrossée, les seules représentantes du genre côté Etoile sont les CLA (bien plus compact) et CLS (une grosse pointure au-dessus). En revanche, deux généralistes devenus quasi premium peuvent tenir la comparaison avec la BMW, en entrée de gamme du moins : Peugeot 508 et Volkswagen Arteon se posent en sérieuses alternatives.
Comme pour la précédente génération, la Série 4 Gran Coupé s'apprécie de préférence avec sa plus grosse motorisation. L'unique 6 en ligne, sur la M440i, colle à merveille à l'ADN de l'auto. Une élégante GT pour quatre, généreuse en sensations et rageuse à la demande.
Informations complémentaires
Depuis le 1er septembre 2018, les véhicules légers neufs sont réceptionnés en Europe sur la base de la procédure d'essai harmonisée pour les véhicules légers (WLTP), procédure d'essai permettant de mesurer la consommation de carburant et les émissions de CO₂, plus réaliste que la procédure NEDC précédemment utilisée.
Les performances de recharge dépendent de l'état de charge, de la température ambiante, du profil de conduite et de l'utilisation des consommateurs auxiliaires. Les plages indiquées sont basées sur le meilleur cas des mesures WLTP.
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Le poids à vide se réfère à un véhicule doté de l'équipement de série et n'inclut pas les options. Le poids à vide tient compte d'un réservoir rempli à 90 % et d'un conducteur pesant 75 kg.
Les données relatives aux performances des moteurs à essence s'appliquent aux véhicules utilisant du carburant RON 98. Les données relatives à la consommation de carburant s'appliquent aux véhicules utilisant des carburants de référence conformément au règlement (CE) n° 715/2007. BMW recommande le carburant RON 95.
Consommation mixte combinée de la BMW M4 Gran Coupé selon motorisations : 8,2 à 8,8 l/100 km.
Les valeurs officielles de consommation de carburant, d’émissions de CO₂, de consommation électrique et d’autonomie électrique ont été déterminées selon la méthode de mesure prescrite et correspondent au VO (UE) 715/2007.
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