Avec les beaux jours, l’envie de profiter de week-ends prolongés en famille à l’air libre revient. Un plaisir bien réel à bord de cette BMW Série 4, malgré son coût.
Avec l’avènement des électriques et les investissements que cela impose, les constructeurs font des choix et réduisent leurs gammes thermiques. Les modèles à petits volumes, dont font partie les cabriolets, sont les premières victimes. Sur le marché, il ne reste que de rares spécimens, surtout si l’on cherche un modèle à quatre places. Outre cette BMW Série 4, le choix est maigre avec les seuls Mercedes C et Audi A5 pour rouler sans toit en famille.
Grâce à ses 4,77 m, on est bien accueilli dans cette bavaroise dotée d’un intérieur soigné, habillé de plastiques souples, de cuir et d’aluminium. Les places arrière ne sont pas immenses, et les dossiers un peu droits, mais s’il n’y a pas un géant devant, des adultes pourront loger leurs jambes sans soucis au deuxième rang.
Confort et Insonorisation
Une pression sur le bouton de la console centrale initie, en 18 s et jusqu’à 50 km/h, la disparition sous un cache rigide de la capote souple. BMW ayant abandonné le toit en dur repliable de la génération précédente, sans pour autant que cela ne dégrade l’insonorisation, habituellement moins maîtrisée sur les toits en toile.
Ainsi, nous avons relevé seulement 68 dBA à 130 km/h, soit une très bonne valeur, que beaucoup de berlines n’atteignent pas. Une fois décapoté, avec un coffre alors réduit de 250 à seulement 160 dm3, il faudra tout de même prendre quelques précautions car, dès 70 km/h, les remous d’air apparaissent.
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Pas de problème pour ceux portant les cheveux très courts, les autres prévoiront casquette, chouchous ou carré de tissu sous peine d’être astreints à une grosse séance de démêlage. En revanche, rien de tout cela pour une balade à deux, en prenant la précaution d’installer le filet anti-remous (400 € ou 2 300 € avec le Pack Confort incluant le très confortable chauffage de nuque).
On profite également de l’ergonomie de la génération précédente, avec certes un écran tactile, mais aussi encore beaucoup de boutons physiques à accès direct, contrairement aux dernières réalisations de la marque où tout passe par de trop nombreux sous-menus. Il y a même encore la fameuse molette sur la console centrale, bien plus pratique à utiliser en roulant sans quitter la route des yeux que les seuls écrans tout tactiles.
Belle qualité de construction et rigidité soignée n’ont toutefois pas que des avantages puisque cette 420i Cabriolet affiche 1 712 kg sur notre balance de Montlhéry. Une masse qui ne semble pas être un gros problème pour le 4-cylindres 2.0 de 184 ch.
Car, avec ses 300 Nm de couple disponibles dès 1 350 tr/mn et l’aide de la boîte auto. ZF 8 sélectionnant en douceur mais avec à-propos le bon rapport en fonction du style de conduite et du relief, les performances sont suffisantes à défaut d’être ébouriffantes (5,8 s pour passer de 80 à 120 km/h).
En revanche, cet embonpoint se ressent sur itinéraire sinueux avec un avant disposant d’une adhérence correcte sans plus et capable d’élargir franchement la trajectoire en cas de conduite un peu enlevée ou de bitume humide. Mieux vaut donc adopter un rythme coulé, d’autant que la direction manque de ressenti.
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Vu la vocation tranquille de ce cabriolet, on regrette aussi que les bruits de suspension et de roulement soient importants sur les revêtements granuleux. Et, surtout, que le confort ne soit pas plus soigné, à cause d’un amortissement - non piloté - trépidant sur les petits défauts de la chaussée, tandis que les ressorts légèrement souples laissent la caisse un peu trop s’agiter sur les grosses déformations.
Et puis, malgré l’absence de micro-hybridation sur ce 420i, la pédale de frein reste difficile à doser sur les fins de freinage, comme s’il y avait une électrification.
Design Extérieur et Intérieur
La nouvelle Série 4 Cabriolet abandonne le toit rigide escamotable de la précédente génération pour revenir à une bonne vieille capote souple. Enfin presque, car cette capote cache quelques secrets. Pour certains, la nouveauté la plus visible sur la nouvelle génération de Série 4 cabriolet concerne les haricots. Oui ils sont plus gros… Alors on aime ou bien on déteste, cela reste subjectif.
En effet, le plus intéressant concerne surtout le retour de la toile chez BMW. Il faut reconnaitre que les Coupés-Cabriolets ont des atouts, notamment en termes d'isolation ou de protection contre le vandalisme. Belle ligne de toit et lunette arrière en verre.
Esthétiquement, la deuxième génération de Série 4 a beau s'être allongée de 14 cm (4,77 m), elle profite d'une silhouette bien mieux équilibrée qu'auparavant. On retrouve enfin un beau cabriolet dans ce segment chez BMW. D'autant que notre modèle d'essai est doté de sublimes jantes de 19 pouces et d'un pack M. Quelle gueule !
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A bord d'ailleurs, pas de surprise. L'ensemble du mobilier est repris du Coupé. Mais on ne s'en plaindra pas, tant la qualité est au rendez-vous. Les matériaux, l'ergonomie, les technologies, tout fait office de référence. Et BMW a même eu le bon goût de ne pas trop en faire.
Dès les premiers kilomètres, on se rend immédiatement compte de l'excellente insonorisation. La manœuvre pour décapoter demande 18 secondes, ce qui reste correct pour un cabriolet 4 places, d'autant qu'elle peut s'effectuer jusqu'à 50 km/h.
On remarque d'ailleurs que BMW n'a pas fait évoluer la longueur du parebrise depuis plusieurs générations. Nous ne sommes pas à bord d'un roadster. La Série 4 a une image un peu bourgeoise à respecter. Mais il conviendra quand même d'installer le filet anti-remous pour faire un peu de route en hiver. Celui-ci se met en place en un tournemain et protège parfaitement des turbulences jusqu'à 110 km/h environ.
Les places arrière sont alors condamnées, mais on dispose en contrepartie d'un vaste espace pour les bagages.
Motorisations et Performances
Côté moteurs, la nouvelle génération de Série 4 accueille une nouveauté avec le 6 cylindres en ligne 3.0 litres turbo de la M440i xDrive. Quatre roues motrices et 374 ch au programme donc. C'est surtout la première fois que la Série 4 cabriolet profite d'une motorisation signée M performance. Le Cabriolet est également proposé en Diesel 420d de 190 ch.
Mais pour cet essai nous avons opté pour la motorisation qui se vend le plus. A savoir le quatre cylindres 2.0 litres essence 420i fort de 184 ch et 300 Nm de couple maxi. Pas de micro-hybridation 48 Volts, BMW indique ne pas en avoir encore besoin sur ce moteur. Et en effet, avec le pied léger nous avons obtenu une consommation moyenne de 8 l/100 km. De quoi réaliser 600 km avec un seul plein.
En effet, uniquement proposée en boite automatique à 8 rapports (avec palettes au volant pour la BVA Sport) cette mécanique se montre très bien sur papier, mais un peu décevante en pratique. Son plus gros défaut est sa sonorité quelconque. Ce quatre cylindres se montre aussi un peu juste en puissance pour secouer le gabarit de la Série 4. Rien de dramatique au quotidien avec un 0 à 100 km/h effectué en 8,2s. Mais plus dérangeant en reprises sur voie rapide… En fait, il manque tout simplement de caractère.
Et l'on en viendrait presque à se dire qu'un bloc Diesel ferait tout aussi bien (mal ?) le job. Bref, c'est limite. Toujours est-il qu'un petit moteur profite au comportement. En effet, peu de poids sous le capot assure un train avant incisif. Et notre Série 4 est une propulsion.
Avec toutes ces qualités elle devrait donc afficher une agilité digne de son nom. Mais encore une fois, BMW a clairement privilégié le confort au dynamisme. On ne pourra pas leur reprocher cette recherche d'harmonie. Tout comme ce positionnement, totalement cohérent pour un cabriolet de cette trempe. Reste qu'avec 1.765 kg sur la balance, pour 184 ch… le choix ne se posait peut-être pas vraiment non plus. Et oui, le gain de poids apporté par le nouveau toit profite au centre de gravité.
Mode Confort activé, notre Série 4 révèle une souplesse magistrale malgré ses grosses jantes de 19 pouces, normalement désastreuses pour l'amortissement. Cela se paye cash au premier virage avec beaucoup de prise de roulis. Mais il suffit alors d'engager le mode Sport pour retrouver un comportement digne de ce nom. Étonnant ! Ça vire à plat, et on peut même placer le train arrière en courbe en jouant avec les transferts de charge.
Eh bien si. Car la botte secrète de BMW se nomme : mode « Adaptative ». Le moelleux de suspension devient moins caricatural, et les mouvements de caisse sont bien contenus. Plus qu'un compromis, ce mode offre une gestion de l'amortissement idéale pour rouler au quotidien.
Mais rassurez-vous si vous êtes un inconditionnel du mode « Individual » permettant de régler la mécanique à la carte. Celui-ci n'est plus proposé depuis une touche spécifique mais désormais disponible via les réglages du mode Sport. On peut adapter à son goût la suspension, la direction, la réponse moteur et la sonorité de l'échappement individuellement.
Tarifs
Les tarifs de la Série 4 Cabriolet débutent à partir de 57.300 euros pour notre version 420i, soit 6.500 euros de plus que la version Coupé. Et ce, avant d'ajouter les options et le malus de 1.276 euros menant à une note finale de près de 70.000 euros. Pourtant, face à elle personne n'osera vous dire que c'est cher payé, avant peut-être d'entendre le moteur… Mais qu'importe. Vous aurez le fait le choix de rouler avec un cabriolet rationnel et homogène, démarrant d'ailleurs entre 2.000 et 4000 euros moins cher que ses rivales l'Audi A5 et la Mercedes Classe C (en fin de carrière).
Sinon, il reste possible d'opter pour la version M440i à 74.900 euros.
Avis des Propriétaires
Les propriétaires de la BMW Série 4 Cabriolet mettent en avant plusieurs qualités :
- Comportement routier qui reste parmi les meilleurs.
- Qualité de finition très bonne.
- Confort en progrès.
- Moteurs performants et sobres.
- Esthétique et ligne très appréciable.
- Tenue de route.
- Robustesse.
- Couple de malade (sur certaines motorisations).
- Freinage parfait (avec les freins sport en option).
- Silencieuse.
- Habitacle pratique avec son hayon.
- Facilité de dépassement.
- Puissante et réactive (sur certaines motorisations).
- Très agréable en cabriolet.
- Ligne sublime.
- Grand coffre exploitable.
- Design fidèle à la marque.
- Performances et agrément du 6 cylindres (sur certaines motorisations).
- Modes de conduite bien gérés.
- Confortable et sportive à la fois.
- Boîte ultra réactive et fluide.
- Consommation raisonnable pour ce type de véhicule.
- Options BMW Individual qui transforment la voiture.
- Intérieur sobre, joli volant M et iDrive intuitif.
- Réglage du maintien latéral des sièges pratique.
- Places arrières utilisables par des adultes.
- Vrai compteur avec des aiguilles oranges, vrais pots d'échappement, vrai cuir, vrai moteur, vraie propulsion.
- Ligne, dynamique, silence, confort, puissance à tous les régimes, couple, sonorité, gestion de la boite auto, coffre avec hayon.
- Excellentes qualités routières.
- Moteur qui ne s’essouffle pas.
- Très rassurant.
- Accélérations très suffisantes.
- Consommation très faible.
- Look, tenue de route, confort, ergonomie, moteur, consommation très faible si on respecte les limitations.
En revanche, certains points faibles sont également mentionnés :
- Sonorité quelconque du moteur 4 cylindres.
- Manque de caractère de certaines motorisations.
- Confort perfectible sur revêtements granuleux.
- Pédale de frein difficile à doser sur les fins de freinage (sur certains modèles).
Tableau Récapitulatif des Avis
| Point Fort | Point Faible |
|---|---|
| Comportement routier | Sonorité moteur (4 cylindres) |
| Qualité de finition | Manque de caractère (certaines motorisations) |
| Confort | Confort perfectible sur revêtements granuleux |
| Moteurs performants et sobres | Pédale de frein difficile à doser (certains modèles) |
| Esthétique et ligne |
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