Cet article vous invite à découvrir un coin de Billancourt qui a connu de nombreux bouleversements au XXe siècle : l’îlot Q, et plus particulièrement l'histoire de la Place Nationale, rebaptisée plus tard place Jules Guesde. L'aventure Renault débute en 1899, à 200 mètres de la place, au fond d’une rue qui n’existe plus. Rapidement les commandes d’automobiles affluent et l’usine s’étend de part et d’autre de l’avenue Émile Zola. En 1905 et 1906, Renault acquiert les terrains de l’ancienne ferme de Billancourt, et agrandit l’usine. Il devient alors riverain de la place.
L'expansion de Renault et son impact sur la Place Nationale
En quelle année est construite la porte monumentale Renault ? La première guerre mondiale éclate et Renault devient propriétaire de quasiment tout le trapèze, sous la rue de Meudon et la rue Yves Kermen. Tout le sud de la place lui appartient, y compris la maison Bican. Les nouveaux ateliers de l’ilot C dominent maintenant la place.
Fabricant d’armement intouchable car essentiel pour la défense, il décide, pour des raisons de sécurité, d’interdire l’accès à la rue Gustave Sandoz. Une barrière et une guérite sont mises en place. Début 1930, le square de la place a disparu. A la même époque, Renault fait bâtir, à la place de la maison Bican, le portail monumental qu’on connait aujourd’hui. Sur cette photo aérienne de 1932, la place prend la physionomie qu’elle conservera durant un demi-siècle, jusqu’au départ de Renault.
La Place Jules Guesde : Un lieu de vie ouvrière et de luttes sociales
Le 1er août 1925, le conseil municipal dirigé par le maire socialiste André Morizet rebaptise la place. Jules Guesde, de son vrai nom Jules Bazile, est né en 1845 à Paris. Il commence sa carrière comme journaliste militant républicain. Guesde soutient la Commune de Paris contre l’Assemblée nationale conservatrice de Versailles. Ses articles virulents lui valent plusieurs séjours en prison. Il fonde en 1882 le Parti Ouvrier dans une vision internationaliste. Il rencontre Karl Marx à Londres. Il est élu député de la circonscription de Roubaix en 1893 et est ministre d’état de 1914 à 1916. Ses divergences de vues avec Jean Jaurès et sa maladie lui font perdre de l’influence. Mais le nom de « place jules Guesde » ne prend pas vraiment.
Année après année, les effectifs de Renault gonflent pour atteindre 30 000 ouvriers vers 1930. Le tramway est littéralement pris d’assaut à chaque sortie d’usine. L’extension de la ligne 9 du métro jusqu’au pont de Sèvres, en février 1934, soulage grandement la situation des transports. Les ouvriers arrivent maintenant par la station Billancourt, empruntent la rue de la ferme et l’avenue Émile Zola.
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Le travail manuel, ça donne soif. Les bistrots ne désemplissent pas, à la sortie de l’usine : l’épicerie Courtois devient la Civette Nationale, puis le Central. Le Cabaret du Curé ouvre dans les années 30 au numéro 7. Il deviendra la Brasserie du Parc. On peut s’abreuver aussi au Paname ou aux Coteaux de la Loire. En 1936, à l’extrémité de ce qui est aujourd’hui le parc des Glacières s’installent trois boutiques tenues par trois frères russes blancs, les Volkoff. Ils vendent boucherie, fruits et légumes et épicerie. Chaque communauté étrangère semble avoir son café de prédilection.
La seconde guerre mondiale passe au-dessus de la place sans dommage. Au n°3 de la place Jules Guesde, le Central est le seul tabac du quartier. Avec le va-et-vient permanent des milliers d’employés Renault, il devient le deuxième plus gros débit de tabac de France. Certains affirment même qu’il était le plus gros, comment vérifier ? C’était une vraie institution. Le Central a fermé en août 2002 pour être remplacé par une agence bancaire BRED. À la même époque, des places de stationnement pour camions sont aménagées sur le terre-plein.
Luttes Sociales et Manifestations
La place Nationale est très tôt le lieu des luttes sociales et des contestations. Renault, qualifiée de « forteresse ouvrière », connait régulièrement des grèves majeures, depuis 1913. Le 28 mai 1936 la grève éclate dans toute la France, puis chez Renault. On réclame la semaine de 40 heures et deux semaines de congés payés. Les ouvriers occupent l’usine. On les voit déambulant sur les toitures et hissant des paniers de victuailles préparés par leurs épouses, à l’aide de cordes, sous le regard médusé des badauds. Un piquet de grève, sur la place, bloque l’accès aux « jaunes » et aux éventuels saboteurs. Après la signature des accords de Matignon, la grève se termine. En 1952, ces manifestants descellent les pavés de la place pour faire un rempart contre les CRS - G. La place Nationale est également attachée aux événements de mai 68 et le portail Renault devient familier à tous ceux qui suivent les événements à la télévision. Les responsables politiques nationaux (de gauche, surtout) arpentent également la place Nationale. C’est un lieu pour faire campagne et montrer sa solidarité à l’égard de la classe ouvrière. Sartre s’y déplace également.
La Transformation de la Place après le Départ de Renault
Le 31 mars 1992, les lourdes portes Renault se ferment définitivement, scellant un long chapitre de l’histoire de la place Jules Guesde. La place devient moins fréquentée, plus calme, plus apaisée. Les cafés se raréfient. La population change progressivement au profit d’employés de bureau et de cadres. La place est modifiée tardivement, entre 2017 (gauche) et 2020 (droite). Le terre-plein est devenu esplanade et l’espace piéton est considérablement agrandi.
L'Héritage de Renault Aujourd'hui
Que reste-t-il aujourd’hui de cet héritage ? Il fallait préserver la mémoire. Le portail est donc conservé, mais sans le logo et la mention « Renault ». Il fait face à la sirène de l’usine, sauvée de la ferraille et installée en février 2020. Elle ne hurle plus mais se rappelle au bon souvenir des quelques anciens de l’usine, aux cheveux blancs, qu’on voit régulièrement discuter, sur les bancs de la place. Comme sur les photos de 1900, les enfants aussi sont de retour sur la place avec leurs mamans.
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La Coopérative de Consommation des Usines Renault (1916-1917)
La grande guerre de 1914-1918, s’éternise et apporte son lot de misères. En mars 1916, une délégation composée d’employés de l’usine Renault (pointeur, ajusteur, chef d’équipe…) se propose de « viser avant tout l’économie domestique par la vente aux meilleures conditions possibles de tous les produits nécessaires à un ménage ». Il s’agit en fait de 2 albums, le premier consacré à la visite d’Albert Thomas, organisateur de l’armement pendant la Grande Guerre et le second à ces restaurants, cantines, entrepôts et magasins coopératifs de l’usine.
Sur le premier terrain de 9 750 m² sont indiqués les bâtiments de la ferme dite Delaguepierre au 119 de la rue du Point du Jour, et au 117 la maison où la veuve Heinrich aura vécu près de quarante ans. En arrière-plan de cette vue : Issy les Moulineaux puis Paris. Le beau bâtiment du centre est « l’immeuble décoiffé », alors tout récent, sur le côté duquel on aperçoit la rue Heinrich. Comme à son habitude, Louis Renault a des projets concernant ces nouveaux terrains, et va rapidement transformer la physionomie des lieux. Le 2ème terrain (en bleu) est consacré aux activités industrielles. C’est l’îlot M. Un grand hangar consacré aux essais sur route, l’atelier « M6 », l’occupe presque entièrement. Il était encore debout vers 1990. Mais le 1er terrain (en rouge), outre le dispensaire et les baraquements chinois que nous avons déjà présentés, va abriter une grande partie des activités coopératives.
Les Installations de la Coopérative
- Jardin des hommes (Restaurant ouvrier)
- Restaurant ouvrier (Salle des hommes)
- Restaurant ouvrier (Salle des femmes)
- Restaurant ouvrier (Jardin des femmes)
- Magasins de la coopérative
- Entrée des livraisons sur la rue Heinrich
- Boucherie coopérative, rue Heinrich, au bas de « l’immeuble décoiffé »
- Pharmacie mutuelle, toujours dans « l’immeuble décoiffé », mais côté rue de Saint-Cloud (Yves Kermen)
- Cantine du réfectoire ouvrier
- Réfectoire ouvrier
- Restaurant des employés (Salle des femmes)
- Cuisine du restaurant des employés
- Restaurant des employés (Salle des hommes)
- Chantier de charbon de la coopérative
Le Camion Boucherie : Une Boucherie Ambulante
Le camion boucherie est un magasin ambulant qui vend des viandes qualitatives comme dans une boucherie traditionnelle, avec l’avantage de passer de marché en marché tous les jours. Il permet à ces artisans bouchers / charcutiers d’aller au plus proche de leur cible. En effet, c’est un concept qui a fortement été développé depuis des dizaines d’années. Parfois, l’impossibilité d’avoir des locaux a freiné les bouchers, qui voulaient s’établir. Ce moyen est donc pour eux l’opportunité de s’installer au cœur des villes et des villages où il y a de la demande. Cela est fortement apprécié par les habitants de ces petites localités.
Types de Camions Boucherie
- Les “camions boucherie légers” : ces derniers sont pratiques en termes de stationnement. L’accessibilité au cœur des villes et des petites rues ne sera pas un problème. Ils conviennent comme extension de commerce.
- Les “camions boucherie poids lourd” : ces derniers ont des dimensions plus grandes que les précédents. Ils servent de réel point de vente au même titre qu’un local. Il a plus d’espace, et vous permettra de mettre en valeur vos viandes avec une grande vitrine visuelle.
- Les “camions boucheries panoramiques” : on s’avance encore à un cran au-dessus avec ceux-ci. Ils permettent d’avoir une visibilité 360 pour les clients et vous-mêmes. Ce sont de gros véhicules qui peuvent aller jusqu’à 12 mètres de long. Un espace, donc, qui vous permettra d’avoir de nombreux équipements et plans de travail ainsi qu’un très large choix de produits et d’expositions de ces derniers. Votre activité sera réalisée ici de manière très confortable.
Plusieurs marques vous proposent différents modèles de véhicules commerciaux ambulants. Vous avez également la possibilité, s’il s’agit de l’émergence d’un nouveau commerce, d’acheter des véhicules ambulants d’occasion. Le camion traiteur est majoritairement équipé de moyens de réfrigération. Chez Hedimag, nous élaborons les plans et nous construisons avec vous le projet de VOTRE camion spécifique selon votre activité (boucherie, fromager ou poissonnier) . Il peut y avoir un comptoir coulissant qui met en avant les viandes. Les aménagements fermés eux sont faits pour la plupart de panneaux isolants pour maintenir au maximum au froid. Ils permettent une durée de vie longue, un entretien et un nettoyage simple. Il y a une grande réserve de stockage de viandes ou autres. Des caisses adaptées aussi sont fournies. Des plans de travail adaptés pour les outils d’un boucher. Le tout est bien sûr alimenté d’électricité autonome ou non cela dépend des utilisations et de l’endroit où vous êtes. Étant donné que vous présentez des produits, il y a plusieurs types d’éclairage pour les mettre en valeur. Il va de soi que le camion pour marché ou tournée a des installations frigorifiques.
Au préalable, il est important de savoir où est que l’on va s’implanter. Si l’on fait, par exemple, une tournée des marchés ou si l’on s’implante à un ou des endroits précis d’une ville. Ces emplacements requièrent une autorisation de la mairie ou de la préfecture. Dans le cas où ce serait un emplacement privé du propriétaire. Veillez à faire la distinction entre le véhicule commerçant ambulant, qui dispose d’une résidence de plus de six mois et ceux de moins de six mois. Ces derniers sont catégorisés comme étant des véhicules soumis au régime des forains. La législation n’est donc pas la même, puisqu’il s’agit d’une courte période dans l’année. Nos conseillers de vente sauront vous guider et vous donner les dernières informations pour la réussite de votre projet de camion ambulant boucherie / charcuterie.
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Château-Renault : Tanneries et Boucheries
En 1970, le cinéaste amateur Paul Menant profite d'un séjour dans la ville natale de son épouse pour en dresser un portrait tout en images. Château-Renault situé au carrefour de deux rivières, la Brenne et le Gault, non loin de forêts de chênes possède une situation idéale pour la fabrication du cuir. C'est ainsi que dès 1543 des tanneries y verront le jour fournissant à la ville sa première richesse industrielle et une aura mondiale pour la qualité de ses peaux. Lorsqu'en 1985 les tanneries fermeront un plan de sauvegarde et de restauration du patrimoine permettra la création du musée du cuir et de la tannerie au 105 rue de la République.
Paul Menant est cadre chez Kodak à Sevran en Seine-Saint-Denis. Sa première épouse est originaire de Château-Renault où elle a été élevée par le boucher chevalin René Moreau installé rue Martin Gardien et qui apparait plusieurs fois dans ce film, soit devant sa boucherie, soit sur son stand au marché. En face se situe l'épicerie Comptoirs Modernes à la devanture rouge vif. La vie dans les rues de la commune semble en pleine effervescence et les passants affairés. L'époque des supermarchés n'est pas encore d'actualité et le jour de marché reste un rendez-vous incontournable pour s'approvisionner mais surtout pour échanger, rire et partager autour d'un verre les derniers commérages. De nos jours la plupart des petits commerces ont disparu notamment rue Pierre Moreau qui est devenue piétonne.
La Maison Renault : Une boucherie d'exception
Consommer n’a jamais été aussi important qu’aujourd’hui. Chaque achat est un acte responsable, et à la Maison Renault, nous vous garantissons que votre choix sera respectueux de vous-même, de votre environnement, et de l’animal. Depuis 2010, la Maison Renault vous propose une expérience gastronomique authentique et moderne. Fondée sur une passion inébranlable pour la qualité et la fraîcheur, notre boutique est l’endroit idéal pour découvrir des produits d’exception. De la viande maturée aux plats traiteurs faits maison, tout est mis en œuvre pour vous offrir le meilleur. Laurent Renault, co-fondateur et expert reconnu de la filière viande avec plus de 20 ans d’expérience, veille à transmettre son savoir-faire à l’ensemble de son équipe.
L’histoire de la Maison Renault est celle d’une passion partagée. Après avoir repris la boucherie de Clapiers en 2010, Laurent Renault a su allier son expertise dans l’agroalimentaire à son désir de créer un lieu unique. Ce même enthousiasme les a poussés à relever un nouveau défi : ouvrir une seconde boutique plus spacieuse dans l’Espace Bocaud de Jacou. Avec une surface quatre fois plus grande que la première, cette nouvelle adresse incarne leur ambition de voir plus grand tout en conservant la proximité et la qualité qui font la renommée de la Maison Renault. Si vous êtes à la recherche de produits locaux, faits maison et d’une qualité irréprochable, la Maison Renault est l’adresse qu’il vous faut.
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