Thury-Harcourt, une commune du Calvados, est le théâtre d'une passion automobile débordante. Une bande de passionnés locaux a entrepris de transformer une Volkswagen de 1971 pour lui donner l'allure flamboyante des Hot Wheels "Redline" mythiques des années 70. Leur objectif ambitieux est de représenter la France aux 24 Heures du Mans, puis à l'international. Un vrai jouet… qui roule !
Le Hot Wheels Legends Tour : Un Tremplin International
Pour les non-initiés : le Hot Wheels Legends Tour, c'est le rendez-vous mondial des voitures customisées les plus folles, prêtes à devenir des miniatures vendues dans le monde entier. Après deux éditions réussies, l'événement revient en France pour une 3e édition, avec une grande finale qui aura lieu… roulement de tambour… aux 24 Heures du Mans du 10 au 16 juin 2025.
Un Projet Normand Audacieux
Ce n'est pas juste un coup de peinture flashy. La Volkswagen normande a été entièrement revisitée, de la carrosserie au moteur, dans le pur esprit Hot Wheels. L'objectif ? Hot Wheels recherche “un véhicule spectaculaire qui laisse parler sa créativité”, et ce projet normand pourrait bien marquer les esprits. C'est là que vous entrez en jeu. Jusqu'au 11 mai, vous pouvez voter pour vos véhicules préférés en ligne sur le site hotwheelslegendsfrance.com. Plus y aura de votes, plus la Normandie aura de chances d'atteindre le podium et de filer vers la finale internationale. Les trois finalistes français seront annoncés le 27 mai. Ensuite, direction les stands du Hot Wheels Tour aux 24 Heures du Mans, où près de 350 000 visiteurs pourront admirer les voitures en vrai. Le jury, composé entre autres de l'A.C.O. Et si notre Volkswagen de 1971 l'emporte, cap sur l'Europe, puis l'international. Et pourquoi pas une place à vie dans le Hot Wheels Garage of Legends ?
L'Industrie Automobile en Normandie : Un Secteur en Mutation
Le secteur de la sous-traitance automobile est en pleine crise en Normandie. Valeo, Bosch, Inteva, Marelli... Les restructurations et annonces de fermetures d'usines se multiplient dans la région, laissant des centaines de salariés sur le carreau.
Depuis dix mois, Guillaume n'a plus d'emploi. Cet ancien technicien de maintenance travaillait chez Marelli, à Argentan, dans l'Orne. Mais le sous-traitant automobile qui fabriquait des boîtiers papillon pour les moteurs diesel et essence depuis plus de 50 ans a baissé définitivement rideau le 31 janvier 2024, laissant sur le carreau 167 salariés : "Ça faisait six ans que je travaillais dans cette usine. Ça a été très brutal à l'annonce. Guillaume a fait le choix de suivre une formation et pense à quitter la région. Dix mois après sa fermeture, une partie de l'usine a été reprise par le groupe Lemoine, spécialisé dans les produits de soins et d'hygiène.
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En Normandie, deux autres usines ont mis la clé sous la porte cette année. C'est le cas de l'équipementier Akwel, spécialisé dans la fabrication de pédaliers et de mécanismes d'arrêt de portes de voiture. L'entreprise située à Gournay-en-Bray, en Seine-Maritime, a définitivement fermé juste après les fêtes du Nouvel An. L'entreprise Marelli, basée à Argentan dans l'Orne, a fermé définitivement ses portes le 31 janvier 2024. Même sort pour Holophane aux Andelys, dans l'Eure. L'industriel verrier est une référence mondiale des phares antibrouillard. Deux ans plus tôt, il a perdu son principal client Valeo, et s'est retrouvé dans la tourmente. La hausse des coûts de l'énergie l'a achevé.
Depuis quelques années, l'industrie automobile est en déclin, mettant le secteur de la sous-traitance en souffrance. À Mondeville, près de Caen, Bosch et Valeo, sont au cœur de l'activité économique de la zone industrielle. Ils ont été frappés de plein fouet par cette tempête du déclin de l'industrie automobile. Pour Bosch, la sentence est tombée le 9 juillet dernier. L'entreprise avait pourtant été primée en 2018 pour avoir misé sur sa transformation digitale. Elle a même été labellisée "usine du futur" mais n'y coupera pas et baissera bien le rideau. Selon un élu syndical : "L'usine faisait face à une baisse d'activité depuis quelques années à cause de la transformation de l'industrie automobile. L'activité sera recentrée en Allemagne. Aucun repreneur ne s'est manifesté. De son côté, Valeo a annoncé près de 900 suppressions de postes en France. Le site de Mondeville est épargné, car il est mis en vente depuis le 2 octobre 2024, mais il est toujours à la recherche d'un nouvel acquéreur, le site normand laisse 230 salariés dans l'incertitude totale : "En Normandie, les politiques, le patronat nous ont raconté une belle histoire de l'électrification.
Il ajoute : " Emmanuel Macron disait lors du salon de l'automobile qu'à l'horizon 2030, on fera de l'électrique en France. Certes, les salariés sont rassurés par une revente, "c'est mieux qu'une fermeture". Mais à quel prix ? : "Nous avons beaucoup de questions. Les salariés seront-ils tous repris ? Pourra-t-on garder nos acquis sociaux ? On ne veut pas être racheté par un fonds de pension et surtout, on aimerait rester Valeo", explique Denis Bréant. "Le site de Valeo nous met en vente pour se faire du cash. Des salariés en activité chez Forvia. Ces chutes et reventes inquiètent la filière en Normandie.
À Caligny, dans l'Orne, l'usine Forvia/Faurecia redoute d'être impactée à l'horizon 2028 par les 10 000 suppressions d'emplois prévus par sa maison mère en Europe. En Normandie, le site compte 1 200 salariés. Sur place, l'établissement regroupe une usine de production de mécanismes de sièges, un centre technique de rang mondial et un centre de formation. À Gournay-en-Bray, c'est l'usine Autoliv qui suscite l'inquiétude. L'équipementier a déjà supprimé 55 postes sur les 580. En revanche, chez le fabricant de lève-vitres électriques Inteva à Esson, dans le Calvados, les dés sont jetés. L'usine a été reprise en 2020 par son actionnaire américain après son placement en liquidation judiciaire. Un plan social vient tout juste d'être signé. Sur 220 emplois, 110 pourront être sauvés : "Nous travaillons toujours avec Stellantis mais le constructeur Renault nous a lâchés.
"Nous sommes très en colère. Toyota, par exemple, a un modèle où il prône la régionalisation. Et leurs comptes sont à l'équilibre. Nous, nos constructeurs français préfèrent produire à moins cher ailleurs. "Et concernant nos politiques, nous avons tenté à plusieurs reprises de rencontrer Elisabeth Borne. Mais notre députée est plus occupée à promouvoir son livre sur les plateaux de télévisions que de s'occuper des emplois dans sa circonscription". Mais ce dernier veut tout de même relativiser : "On a tout de même des emplois de sauvés, ce n'est pas rien... De son côté, Allan Bertu, secrétaire général de la CGT Calvados, s'esclaffe : "L’électrification des voitures est trop souvent utilisée comme un argument pour fermer des usines. Mais par exemple, Inteva fait des lève-vitres électriques. Pour le responsable syndical, les promesses de réindustrialisation par l'électrique voulue par le gouvernement semblent bien se heurter à "une désindustrialisation qui est bien là".
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Faits Divers et Accidents Automobiles
Malheureusement, l'histoire automobile de la région est aussi marquée par des faits divers et des accidents. En décembre, une voiture a heurté M. Harivel à Thury-Harcourt, lui causant une blessure à la jambe droite.
Un autre accident tragique s'est produit sur la route de Sainte-Honorine-du-Fay à Thury-Harcourt. Un garçonnet de dix-neuf mois, qui s’amusait dans la cour de la ferme, a été écrasé par une voiture. Le bébé les y poursuivit. Pauvre petit, qui avait mangé depuis peu, avait cessé de vivre. Le médecin, appelé aussitôt, n’a pu que constater le décès.
GV automobiles, agence Renault Dacia, à Falaise
Après six mois de chantier, un sixième garage ouvre ce mercredi, à Falaise. Stéphane Glais, 47 ans, originaire de Pont-d'Ouilly, et Emmanuel Victor, 48 ans, de Thury-Harcourt, se sont rencontrés dans un garage, à Caen. Ils se lancent à Falaise, « un secteur agréable », souligne Stéphane Glais. « L'opportunité s'est présentée, et on a été bien soutenus par les élus. Le nouveau garage est implanté à l'entrée d'Expansia, « une zone dynamique, attractive, et au bord de la quatre-voies ». Le garage s'étend sur 4 000 m² (613 m² de bâtiment). Ouvrir un garage dans un contexte économique tendu est « un gros challenge », reconnaissent les gérants, « mais c'est une marque qui ne va trop mal. Et l'image du constructeur est bonne. GV automobiles, agence Renault Dacia, rue du Buisson-du-Parc, zone Expansia, à Falaise. Ouvert du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 18 h, et le samedi, de 8 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 17 h. Contacts et renseignements : tél.
SLR automobile, garage à Croisille
Joseph et Maryse Vallier étaient propriétaires d’un garage depuis 1985. Ils s’étaient d’abord installés à Thury-Harcourt Le Hom pendant 21 ans, puis pendant 18 ans à Croisilles (Calvados) au 12, route de Caen. Joseph Vallier précise : « Je voulais un garage neuf en bord de route pour la visibilité, mon père et mon beau-père étaient garagistes, c’est une histoire de famille. Après 39 ans, nous avons décidé de partir prendre notre retraite et de vendre le fonds de commerce, nous sommes toujours propriétaire des murs. Florian Le Raz est le nouveau propriétaire du garage de Croisille depuis le 2 janvier 2024. « J’ai 33 ans, je suis originaire de Mortagne-au-Perche (Orne). J’ai un BTS carrossier peintre et un second BTS expert automobile, métier que j’ai exercé pendant huit ans avant de racheter le garage. Je propose des prestations différentes de Joseph et Maryse Vallier. Au garage, il y a un salarié et moi-même. Nous faisons aussi bien de la réparation automobile, de la carrosserie, que de la peinture ou de la vente de voiture neuve ou d’occasion et bientôt du leasing ». SLR automobile, 12, route de Caen. Ouvert du lundi au vendredi de 08 h 30 à 12 et de 14 h à 18 h 15. Tél. 02 31 79 44 67.
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