Autant adulés que parfois détestés, les films Transformers ont en tout cas eu le mérite d’en mettre plein la vue aux passionnés de belles carrosseries. Entre les Ford Mustang, Mercedes, Ferrari et plus récemment Porsche, les amoureux de l’automobile sont servis.
Les Origines de Bumblebee
Lancée en 1984, la première série sur les Transformers met en scène le conflit qui oppose les paisibles Autobots aux terribles Decepticons. Dans les rangs des Autobots se trouve Bumblebee, un personnage attachant qui se transforme en Coccinelle.
Bumblebee, qui se transformait en Volkswagen Coccinelle dans la série d'animation des années 1980, est devenu une Chevrolet Camaro dans ce film. Dans le film, Bumblebee est à peu près similaire à la description de la série, avec toutefois quelques modifications et ajouts.
Les GoBots : Un Précurseur ?
Tonka a sorti son premier lot de jouets GoBot en 1983, un an avant les Transformers de Hasbro. Même si les Transformers sont devenus plus populaires par la suite, les GoBots ont fait sensation au début. Certains fans disent même que les GoBots ont préparé le terrain pour le succès des Transformers ! Avec leurs jouets plus simples, ils ont conquis le marché, qui s’est ensuite emballé pour les Transformers. C’est possible !
Bumblebee dans les Films Transformers
Alors que la saga Transformers est en perdition depuis un quatrième opus désastreux et un cinquième volet en dessous de tout, Paramount Pictures décide de lancer un premier spin-off de la franchise créée par Michael Bay, Bumblebee, centré sur la plus mignonne des voitures jaunes, avec un objectif très clair : relancer la machine à billets verts, mais également rétablir l’intérêt du public pour Transformers, après une perte sèche de près de 500 millions de dollars entre Age of Extinction (1.1 milliards) et The Last Knight (600 millions).
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À la réalisation de ce spin-off, Travis Knight, connu pour avoir réalisé Kubo et l’armure magique, un film d’animation salué par la critique, ayant reçu trois prix du Meilleur Film d’Animation (au Boston Online Films Critics Association, au National Board of Review Awards et au British Academy Film Awards) et nommé dans deux catégories aux Oscars, dont celles de Meilleurs Effets Visuels. Le mec assure ! Toutefois, on parle ici d’un blockbuster, ainsi que de l’avenir d’une franchise qui, avec Bumblebee, pourrait redorer son blason alors, le choix de ce metteur en scène était, selon moi, une grosse prise de risque.
Oui, mais c’était sans compter l’arrivée de Steven Spielberg à la production et ça change tout ! Si je cite E.T, ce n’est pas provocation. Je ne sais pas si mes collègues journalistes l’ont souligné (je n’ai lu aucun article sur Bumblebee) mais la construction scénaristique de Bumblebee se rapproche énormément de celle d’E.T, l’extra-terrestre.
Outre l’époque où se situe l’action, les années 80 (et toutes ses références), c’est notamment la scène d’introduction (un O.V.N.I tombe de l’espace, et la « menace » est pourchassée par les forces de l’ordre/des hommes de l’armée, au sein d’une forêt), le refuge (une banlieue résidentielle), la conjoncture de famille chez qui l’extra-terrestre va atterrir et être accueilli (une famille en crise composée de 4 personnes. Ici, une mère de famille, inquiète pour son enfant - comme chez E.T -, un beau-père et deux enfants, dont l’héroïne, Charlie Watson), les caractéristiques du héros (solitaire, en conflit, exclu de tout groupe scolaire…), la cohabitation (parfois désastreuse, parfois amusante), la communication (E.T et Bumblebee essayent de communiquer avec des moyens terriens, télévision et/ou radio) et puis quelques petites séquences (la fausse mort des deux héros, course-poursuite avec les militaires, le méchant dévoilant un visage humain face à une créature qu’il détestait sans connaître, etc…), qui contribuent à cette sensation de conte spielbergien.
On notera également la séquence d’ouverture du film, à la Man of Steel, révélant pour la première fois la chute de Cybertron, une séquence courte mais ambitieuse, avec des mouvements de caméra très esthétiques (ex. cf. la chute d’Optimus Prime).
Le rythme du film alterne alors à merveille scènes de la vie quotidienne et scènes plus explosives, avec cette sensation de visionner une fable et non un ultime blockbuster, dont le seul but est d’en mettre plein les yeux, au détriment du scénario, élément pourtant essentiel pour rentrer pleinement dans l’histoire que l’on souhaite partager aux spectateurs et s’investir émotionnellement dans les enjeux du film/des personnages.
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Finalement, si Bumblebee ne restera pas comme une œuvre culte comme l’est encore E.T aujourd’hui, le film de Travis Knight, de part sa composition, délivre une œuvre nostalgique, pleine de bon sens et de jolis sentiments, au travers une mise en scène posée, qui met d’abord en valeur cette relation sincère et émouvante entre une jeune fille perdue et un robot l’étant tout autant.
Oui, Bumblebee est la belle surprise de cette fin d’année 2018. Est-ce que cela suffira à relancer la robotique ? Seul l’avenir nous le dira, mais avec un week-end d’ouverture à seulement 21 millions de dollars aux États-Unis et un cumul de 157 millions en 6 jours, cela s’annonce mal.
Les Transformations de Bumblebee à Travers les Films
Le principal changement est qu'il ne se transforme pas en Volkswagen Coccinelle (tout simplement parce que la marque Volkswagen refusait d'être associé à un film de bataille), mais en Chevrolet Camaro.
Il est également presque incapable de parler, sa boite vocale ayant été endommagée par un tir dans le passé (ce fait est précisé uniquement dans le roman adapté du film et dans la biographie fictive de Hardtop, le Decepticon responsable du tir), mais peut faire des phrases en utilisant sa radio (cela donne alors un ensemble de mots tirés de diverses émissions et mis bout à bout, ce qui est assez comique).
Premier Film
Dans le premier film, Bumblebee est le premier Autobot arrivé sur Terre, étant celui chargé de défendre l'humain Sam Witwicky. Dans ce but, il prit la forme d'une Chevrolet Camaro 1976 et s'infiltra dans une vieille boutique de voitures d'occasion au moment ou Sam y passait avec son père pour acheter une voiture.
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Comme prévu, Sam choisit Bumblebee, et comme le vendeur exigeait un prix trop cher, l'Autobot usa de sa radio pour déclencher des ultrasons qui firent éclater les pare-brises de toutes les autres voitures de la boutique.
Par la suite, Sam s'attacha vite à sa voiture, malgré le fait qu'elle soit vieille et semble parfois fonctionner bizarrement (elle allumait sa radio toute seule, tombait en panne puis redémarrait tout de suite après, etc).
Une nuit, Bumblebee quitta la maison et partit émettre un signal pour appeler les autres Autobots par signaux. Croyant à un vol, Sam suivit comme il put sa voiture et assista à sa transformation en robot.
Un peu plus tard, Sam, puis sa petite amie Michaela avec lui, furent attaqués par les Decepticons Barricade et Frenzy, qui voulaient arracher à Sam l'emplacement de Mégatron et du Allspark (ce qu'il ne savait pas de toute façon, il ignorait que cet emplacement était gravé sur les lunettes de son arrière-grand père le capitaine Archibal Witwicky).
Bumblebee intervint et sauva les deux adolescents, gagnant ainsi la confiance de Sam. Lorsque Michaela critiqua maladroitement le fait que Bumblebee ait la forme d'une "épave", celui-ci scanna une Chevrolet Camaro 2007-2008 qui passait par là et en pris la forme pour nouveau mode véhicule.
Un peu plus tard, des militaires capturèrent Bumblebee alors que celui-ci tentait d'aider Sam à échapper aux autorités. Il fut emprisonné un temps, jusqu'à ce que Sam obtienne sa libération, et aida les humains à réduire la taille de la Allspark pour en faciliter le transport.
Puis il accompagna les soldats à la bataille finale, où il retrouva les autres Autobots et les Decepticons. Après cette bataille, Ratchet répara avec succès ces pied.
Transformers 2: La Revanche
Bumblebee réapparaît dans le deuxième film. Bien que sa boite vocale soit réparée, il a toujours du mal à parler par lui-même, et utilise sa radio, des extraits de film (par exemple des extraits de dialogues du film Forest Gump) ou des ambiances musicales pour communiquer.
Bumblebee intervient vers le début du film, sauvant Sam et sa famille des appareils de cuisines changés en Transformers agressifs par un fragment du Allspark, mais détruit une partie de la maison dans le procédé, à la fureur de la mère de Sam.
Cependant, plus tard, Bumblebee est envoyé par Optimus chercher Sam pour lui demander de l'aide. Lorsque Mégatron capture Sam, Bumblebee et les autres Autobots interviennent pour le libérer.
Après la mort de Prime, Sam fuit avec Leo et Mikaela en sa compagnie, ainsi que celle des jumeaux Mudflap et Skids.
Autres Films
Au moment du premier film, la cinquième génération de Camaro n’est encore qu’un concept. Pourtant, la future ZL1 apparaît déjà dans la deuxième partie de cet opus lorsque Bumblebee décide d’abandonner sa Z28 pour la version plus moderne. De ce fait, la ZL1 sera bien sûr de retour dans le 2ème épisode de la saga, qui sort lui aussi en 2009, avec de légères modifications.
Après le succès au box-office des deux premiers films, Paramount et Hasbro concluent la première trilogie des films Transformers avec un nouvel opus sorti en 2011. Bumblebee est de retour avec la ZL1 qui a de nouveau connu quelques changements, plus visibles.
Comme un clin d’oeil au premier film (mais surtout au vu de la situation des Transformers dans ce quatrième film), Bumblebee opte, dans un premier temps, pour un modèle plus ancien au début de Transformers 4. Mais sous sa carrosserie d’époque, tout est moderne puisque le bolide s’offre le moteur de la dernière Corvette et de la cinquième génération de Camaro soit un V8 LS3 de 6,2 litres et de 430 chevaux, connecté à une boîte de vitesses manuelle à six rapports.
Tout comme la ZL1 de 2007, cette Camaro de 2014 n’était encore qu’un concept dans l’attente de la sixième génération qui allait sortir deux ans plus tard. Ses différences avec le modèle de série sont notables. La section avant a été entièrement redessinée et la prise d’air est plus large.
Si Transformers 5 ne peut qu’être considéré que comme un échec sur tous les plans, le nouveau mode véhicule de Bumblebee mérite d’être mentionné. Il s’agit cette fois de la Chevrolet Camaro 2017.
Alors que la saga subit un reboot en 2018 avec un spin-of sur Bumblebee, le sympathique autobot se change cette fois en Coccinelle pour renouer avec les origines du personnage.
L'Histoire du Film Bumblebee (2018)
Bumblebee est le premier spin-off (série dérivée) du film Transformers mettant en scène un Autobot, un héros de la saga. L'histoire se déroule en 1987, en marge des événement du premier film (2007).
Alors qu'il est en fuite, Bumblebee trouve refuge dans une décharge d'une petite ville de Californie. C'est Charlie (Hailee Steinfeld), une ado de 18 ans, qui découvre cette carcasse mal en point. Elle va vite se rendre compte qu'il ne s'agit pas d'une voiture jaune ordinaire. A ses côtés, elle va tenter de sauver la planète face aux méchants Decepticons.
Réception Critique
REVUE DE PRESSE - La critique se montre assez élogieuse sur le spin-off de la saga Transformers. Les critiques seraient-ils gagnés par l'esprit de Noël? En tout cas, une bonne partie d'entre eux ont apprécié Bumblebee, le spin-off de la série de films Transformers. Dans ce long-métrage réalisé par Travis Knight et dont l'action se déroule en 1987, Charlie (Hailee Steinfeld), une jeune fille dévastée par la mort de son père, se lie d'amitié avec Bumblebee, une Coccinelle jaune cabossée d'origine extraterrestre, capable de se transformer en robot.
Enthousiaste, L'Obs salue un «préquel à l'intrigue compréhensible» qui tranche avec «l'éprouvante saga Transformers» par sa mise la mise en scène «élégante, subtile, bourrée de belles idées». Exemple de trouvaille lumineuse: «Le robot auquel a été greffé un autoradio s'exprime par l'intermédiaire des tubes de l'époque, dont ceux, sublimes, des Smiths». «Une surprise aussi bonne qu'inattendue», conclut le magazine.
20 Minutes plébiscite également la bande-son, qui «donne un parfum joyeusement nostalgique à un ensemble fort réjouissant, mêlant Bon Jovi ou Duran Duran». Télérama a aussi pris goût à cette «histoire d'amitié amusante et pleine de bons sentiments entre une jeune fille en deuil et son compagnon d'acier», qui constitue «un divertissement ultra-classique mais agréablement modeste».
Après visionnage, le critique a complètement changé d'avis: «Bumblebee s'impose comme la comédie américaine la plus divertissante et la plus sereine de son époque de Noël», écrit-il. Parce que «Bumblebee est l'authentique réussite qui mettra tous les spectateurs d'accord. « Maladroit et naïf, Bumblebee nous fait peur, nous fait rire, nous émeut.
Même entrain du côté du quotidien belge La Libre Belgique qui salue «une vraie réussite», le film parvenant tout de même à «rendre attachant» un «robot jaune». «Maladroit et naïf, Bumblebee nous fait peur, nous fait rire, nous émeut.
La presse apprécie majoritairement que Travis Knight soit beaucoup moins porté sur les effets spéciaux que Michael Bay, le réalisateur des cinq premiers films Transformers. Les critiques saluent par ailleurs, quasi unanimement, la prestation de la jeune Hailee Steinfeld, jugée «excellente» dans le rôle de Charlie par Cinéma teaser . On a tout de même noté quelques notes dissonantes dans ce festival d'éloges. Le Parisien s'inscrit en opposition avec la tonalité générale des articles sur le film avec un papier particulièrement virulent.
La justesse des scènes entre Hailee Steinfeld et le robot transformable, deux êtres cassés qui s'apprivoisent sous nos yeux en essayant maladroitement de s'entraider. Leur relation est simple, mais bien construite, basée sur une confiance mutuelle. Elle s'adresse tout particulièrement aux nostalgiques des années 1980, à base de tubes de Tears For Fears ou des Smiths, et de références aux films cultes de John Hughes, Breakfast Club en tête (déjà cité récemment dans Ready Player One).
Excepté la scène d'ouverture qui rappelle intelligemment la série animée de l'époque, ses séquences sont brouillonnes et peu incarnées.
Tableau des Transformations de Bumblebee
| Film | Mode Véhicule |
|---|---|
| Transformers (2007) | Chevrolet Camaro 1976 puis Chevrolet Camaro 2007-2008 |
| Transformers: La Revanche (2009) | Chevrolet Camaro ZL1 |
| Transformers 3 (2011) | Chevrolet Camaro ZL1 (modifiée) |
| Transformers 4 (2014) | Chevrolet Camaro vintage avec moteur moderne |
| Transformers 5 (2017) | Chevrolet Camaro 2017 |
| Bumblebee (2018) | Volkswagen Coccinelle |
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