Le camouflage des panzers, ces redoutables chars d’assaut allemands de la Seconde Guerre mondiale, est un aspect fascinant de l’histoire militaire. Au-delà de leur puissance de feu et de leur mobilité, ces véhicules étaient souvent peints de manière à se fondre dans leur environnement, augmentant ainsi leur efficacité sur le champ de bataille. Ce dossier présente des exemples de camouflage utilisées pendant la deuxième guerre mondiale, les couleurs choisies et les motifs appliqués pour peindre nos maquettes avec classe !

L’armée allemande a utilisé plusieurs règlements pour le camouflage de leurs véhicules pendant la Seconde Guerre mondiale. Les chars allemands ont beaucoup évolué sur 9 ans de conflits (allant de la guerre d’Espagne en 1936 à la fin du deuxième conflit mondial en 1945). Passant d’un gris sombre presque noir à des jaunes sables voir même à teintes rouges toutes justes peintes dans l’usine en guise de protection anti-rouille.

Le Camouflage des Panzer par Modèles

Plongeons dans la diversité de chars que les allemands ont développé.

Camouflage Panzer I

Le panzer I, aussi appelé Panzerkampfwagen I Ausf.B Sd.Kfz. 101 voir même PzKpfw I, est un char de combat du début de guerre 1939-1945. Le camouflage des panzer reflète le début du conflit mondial chez les forces de l’Axe : une robe grise, assez sombre. Le Panzer I, premier char de combat allemand produit en série, est un symbole de l’évolution des techniques militaires allemandes.

Au début des années 1930, l’idée de camouflage militaire pour les véhicules blindés était encore en développement. La plupart des chars, y compris le Panzer I, étaient initialement peints en une couleur uniforme, souvent un gris foncé (connue sous le nom de “Feldgrau” en Allemagne). Cette couleur avait pour but principal de réduire la visibilité du char dans des environnements industriels ou urbains, où les combats étaient anticipés.

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Le concept de camouflage à cette époque était influencé par la Première Guerre mondiale, où les techniques de camouflage étaient principalement utilisées pour les positions statiques, telles que les bunkers et les tranchées. Le Panzer I, en tant que l’un des premiers chars à être largement utilisé par l’Allemagne, a d’abord été conçu sans une réflexion approfondie sur des motifs de camouflage complexes. L’accent était mis sur la simplicité et la production rapide, avec une priorité sur l’entraînement des équipages plutôt que sur la survie en combat.

Les premières évolutions ont vu l’ajout de motifs bicolores, tels que le Dunkelgrau (RAL 7021) combiné avec le Dunkelbraun (RAL 7017). Dans les environnements forestiers et ruraux de l’Europe, le schéma bicolore composé de Dunkelgrau (RAL 7021) et de Dunkelbraun (RAL 7017) a été utilisé pour imiter les ombres et les textures naturelles, permettant au Panzer I de se fondre plus efficacement dans ces terrains.

Les techniques de camouflage se sont encore diversifiées avec l’apparition de schémas tricolores dans certains cas, notamment pour les théâtres de guerre spécifiques comme l’Afrique du Nord, où des couleurs comme le jaune sable (RAL 8000) et le gris-vert (RAL 7008) ont été introduites. La diversité des environnements rencontrés par les forces allemandes a poussé à une approche plus flexible et adaptative du camouflage.

Les équipages de Panzer I étaient souvent chargés de peindre leurs propres véhicules en fonction des conditions locales, utilisant parfois de la boue ou d’autres matériaux naturels pour améliorer encore la dissimulation. L’évolution des techniques de camouflage du Panzer I reflète la nécessité pour l’armée allemande de s’adapter rapidement aux conditions changeantes du champ de bataille.

Le camouflage du Panzer I a eu un impact significatif sur son efficacité au combat, bien que ce char soit conçu initialement comme un véhicule d’entraînement et de reconnaissance plutôt que pour des engagements frontaux. Le camouflage adapté aux différents environnements a permis au Panzer I de maximiser son principal atout : la mobilité et la surprise.

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Cependant, malgré ces améliorations de camouflage, le Panzer I souffrait d’un blindage et d’une puissance de feu limités, ce qui le rendait vulnérable face à des forces ennemies mieux équipées. Le camouflage permettait de compenser en partie ces faiblesses en réduisant la probabilité de détection et en permettant aux équipages de prendre l’avantage lors de l’attaque surprise. De plus, dans les environnements complexes comme les zones boisées ou les environnements urbains, un bon camouflage donnait un avantage tactique en permettant aux chars de se repositionner sans être repérés. Ceci était particulièrement important dans les stratégies de blitzkrieg, où la surprise et la rapidité étaient essentielles pour désorganiser l’ennemi.

Ce set contient les couleurs nécessaires pour peindre les premiers chars allemands, y compris le Panzer I. Pour tout savoir sur le camouflage du Panzer I, plusieurs livres et publications spécialisés sont recommandés.

Livres recommandés :

  • Panzer Tracts No. 1-1: Panzerkampfwagen I - Kleintraktor to Ausf.B (Thomas L. Description : Ce livre est entièrement dédié au Panzer I, avec des détails sur son développement, sa production et son utilisation au combat.

Ces livres sont des références incontournables pour quiconque souhaite approfondir ses connaissances sur le camouflage des Panzer, et plus spécifiquement du Panzer I.

Camouflage Panzer II

Le Panzer 2 a une vie plus opérationnelle que son petit frère, son canon de 20mm y est pour beaucoup.

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Camouflage Panzer III

Le panzer III a connu des camouflages intéressants, même si il reste un char de transition coincé dans les évolutions de son grand frère le Mark IV.

Camouflage Panzer IV

Le Panzer IV est l’une des stars du camouflage.

Camouflage des Chasseurs de Chars Panzer

Les chasseurs de char n’ont pas échappé à cette volonté de dissimulation dans le milieu naturelle.

Camouflage de Jagdpanzer IV

Le Jagdpanzer IV s’appuie sur un chassis de Panzer IV. De part sa forme plate, le repérer était déjà un challenge à distance.

Camouflage de Jagdtiger

La puissance du Jagdtiger pouvait dispenser ce mastodonte d’un camouflage.

Comment Faire le Camouflage des Chars Allemands en Maquette

Peindre un camouflage sur une maquette n’est pas difficile.

Les Outils Nécessaires pour Peindre le Camouflage d’un Panzer en Maquette

Vous aurez besoin au minimum d’un pinceau, même si je recommande toujours l’aérographe pour des effets sympa et une peinture très fine. C’est possible d’obtenir de très bons résultats au pinceau mais cela prendra beaucoup de temps pour appliquer des fines couches diluées les unes après les autres.

Du ruban de masquage sera indispensable pour travailler proprement à l’aérographe, et même au pinceau. Il en existe différente sorte et en différentes tailles. Vous ne pourrez pas passer à côté de la pate de masquage repositionnable, elle est super pratique et vous permettra d’obtenir une grande palette d’effets (camouflage à bords net, à bord flou, zébrures très fines…).

Les Sets de Peintures Dédiés à un Camouflage Allemand

Les marques de peintures proposent des lots de teintes toutes adaptées à la réalisation des camouflages pour Panzer. Pratique, il n’est pas nécessaire de savoir quel jaune, quel rouge/marron et quel vert utiliser pour une belle harmonie de couleur. Et surtout, les passionnés qui travaillent pour ou avec ces marques de peinture se sont documenté pour obtenir la teinte la plus réaliste et adapté à une peinture à l’échelle.

Pour peindre des camouflages de chars allemands de la deuxième guerre mondiale, choisissez un set qui comprend au moins du jaune sable (dunkelgelb), du marron (rotbraun) et du vert (olivgrün).

Des Livres et Revues Spécialisés sur le Camouflage des Panzer

Je ne recommanderai jamais assez de se documenter avec des livres. Certes toutes la documentation est maintenant sur le web, mais un bon livre entre les mains imprimé sur du papier de qualité reste un plaisir. Nous passons déjà beaucoup de temps devant un écran, n’oublions pas que le non-numérique existe encore !

Vous trouverez chez les divers éditeurs des livres qui se consacrent aux couleurs des blindés. Il faut avouer que les panzer de part les nombreux camouflages qui les ont recouvert nourrissent une belle quantité d’ouvrage ! Les marques spécialisés dans le modélisme proposent de nos jours de formidables dessins, appuyés par des informations et détaillées sur les schéma de peinture.

Vous trouverez même des profils couleurs de chars allemands qui inclus les effets du terrain tels que la poussière, les éclats de peintures et la rouilles.

ATOM Set de Couleurs Acryliques pour Pinceau et Aérographe

20 ml - x6 pots. Couleurs précises pour les véhicules allemands de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Contient 6 couleurs de peintures acryliques de haute qualité. Fin 1944, l'armée allemande a introduit de nouvelles réglementations et de nouvelles variantes de couleurs utilisées pour peindre ses véhicules. Avec ce coffret, les maquettistes pourront facilement peindre des chars allemands de la fin de la guerre, des véhicules aussi emblématiques que le King Tiger, le Panther Ausf. G, le Panzer IV Ausf. J et les versions finales du StuG III & IV.

Cette formule acrylique se comporte comme une laque et a été optimisée pour des performances maximales au pinceau et à l'aérographe. Nous recommandons d'ajouter 30 % de Nettoyant (ATOM-20500) ou diluant avec retardateur (ATOM-20501). Ces peintures se distinguent par leur autonivellement, leur séchage rapide et leur pouvoir couvrant, ce qui les rend uniques sur le marché. De plus, les peintures ATOM sont extrêmement durables, ce qui permet d'appliquer des acryliques, des enamel et des produits encore plus sensibles tels que des produits pour décalques une fois secs.

Ces couleurs sont présentées dans un récipient transparent innovant de 20 ml doté d'un nouveau capuchon qui peut être ouvert et fermé d'une seule main.

Évolution des Couleurs et des Motifs de Camouflage

En 1943, il a été décidé d'utiliser uniquement le Dunkelgelb sur tous les véhicules allemands. Le mélange de ces trois couleurs a donné un schéma de camouflage très efficace. Il est basé sur un schéma de camouflage qui avait été utilisé à la fin de la Première Guerre mondiale. Tous les véhicules n'ont pas été immédiatement repeints conformément à cette directive.

L'Olivegrün est plus foncé que le précédent et le Rotbraun tire plus vers le rouge. Mais toutes les usines ne se sont pas conformées à ces directives. Entre la fin août et décembre 1944, on a essayé, mais pas sur tous les véhicules, un nouveau schéma appelé Licht-und-Schatten Tarnung basé sur l'application de petites taches de couleur sur le schéma classique. Ce type de camouflage a été appelé après la guerre avec le terme britannique Ambush.

Pendant les batailles de l'hiver 1941-1942, l'équipage des panzers s'est rendu compte du défaut majeur du gris panzer sur les champs enneigés. De la chaux mélangée à de l'eau. Ce type de peinture n'était appliqué que sur le devant des chars ainsi que sur la partie supérieure. Cette peinture pouvait être pulvérisée avec des aérographes, mais elle était surtout pulvérisée uniquement sur les parties les plus visibles des véhicules.

De plus, il ne faut pas perdre de vue que l'effet d'optique varie selon la distance et l’angle de vue et la taille de l’engin.

Couleurs Intérieures des Véhicules Allemands

Suite à de nombreuses études, il s'avère qu'il existe différents schémas de peinture pour l'intérieur des véhicules allemands. Les raisons sont diverses. Le principe est le suivant : l'intérieur des véhicules sans toit était peint de la même couleur que le châssis en usine. Pour les véhicules fermés, la couleur interne était Elfenbein (ivoire) RAL sur 1001. Couleur claire semi brillante tirant sur le jaune. Les surfaces les plus importantes restaient peintes en rouge antirouille. La carrosserie servant de coffres est de la même couleur que la carrosserie extérieure. Les moteurs étaient presque peints en noir semi brillant ainsi que les plus petits (compresseur, parties mécaniques, manivelles et leviers).

Les exceptions aux réglementations étaient nombreuses et il est fortement recommandé de se renseigner et de consulter des magazines spécialisés et/ou de se référer à la bibliographie à la fin de cet article.

Matériaux Additionnels pour le Camouflage

Pour augmenter l'efficacité du camouflage, on a utilisé aussi des végétaux des filets et des bâches. Les véhicules de la Luftwaffe étaient à général peints de la même couleur que les véhicules de la Wehrmacht avec toutefois l’utilisation de la couleur Blaugrau (gris bleuâtre appelée Anthrazitgrau ou Fliegerblaugrau) RAL 7016.

Analyse des Couleurs et des Photos d'Époque

Il est nécessaire de savoir que de nombreux textes ont été écrits sur le camouflage utilisé par les Allemands depuis la 2°Guerre Mondiale. Tout cela donne divers schémas de couleurs et de teintes et l'analyse des photos d'époque n'est pas souvent d'un grand secours car la lumière, la qualité des négatifs peuvent fausser toutes les analyses.

Tableau Récapitulatif des Couleurs de Camouflage Allemandes

Couleur RAL Description
Feldgrau N/A Gris foncé uniforme utilisé au début de la guerre
Dunkelgrau 7021 Gris foncé utilisé dans les schémas bicolores
Dunkelbraun 7017 Marron foncé utilisé dans les schémas bicolores
Gelbbraun 8000 Jaune sable utilisé en Afrique du Nord
Graugrün 7008 Gris-vert utilisé en Afrique du Nord
Dunkelgelb N/A Jaune sable utilisé comme couleur de base à partir de 1943
Rotbraun N/A Marron rougeâtre utilisé dans les schémas tricolores
Olivgrün N/A Vert olive utilisé dans les schémas tricolores
Blaugrau 7016 Gris bleuâtre utilisé par la Luftwaffe
Elfenbein 1001 Ivoire, couleur intérieure des véhicules fermés

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