Comment avancer à couvert sous le feu ennemi ? Cette question en forme d’oxymore a hanté les stratèges militaires tout au long de l’Histoire. L’idée d’une arme mobile protégeant ses occupants semble, de fait, aussi ancienne que l’idée de guerre.

Durant l’Antiquité, les Grecs construisaient d’immenses tours de siège dénommées Helepolis. Les Chinois avaient inventé le Dongwu Che pour protéger leurs soldats sur le champ de bataille. Les Romains disposaient eux de tours mobiles, protégées par des boucliers, se déplaçant sur roues et munies de catapultes. Indiens et Perses usaient avec succès d’éléphants de guerre. Tchèques et Polonais possédaient au Moyen-Âge de « chariots de guerre » en acier.

La plupart de ces armes étaient employées dans le cadre de sièges où les formations et manœuvres tactiques n’avaient qu’une importance moindre. Cette problématique apparut néanmoins urgente à résoudre, lorsque les progrès technologiques liés à la Révolution industrielle menacèrent de transformer la guerre en un vaste siège, préfigurant la guerre de position et les tranchées.

Au rang des armes mobiles figurent également les trains blindés. Si ceux-ci peuvent transporter de lourdes charges, leurs mouvements demeurent conditionnés par la présence de chemins de fer. Les avions sont pour leur part à même d’attaquer des positions au sol mais ne peuvent, naturellement, s’emparer d’objectifs terrestres.

Les Précurseurs des Véhicules Blindés

Les années précédant le premier conflit mondial sont l’objet d’importants progrès en la matière, avec notamment la généralisation de l’automobile et le perfectionnement du moteur à allumage commandé (moteur à essence). De nouveaux véhicules dits mitrailleuses, ou canons auto propulsés, sont développés (qui consistent essentiellement en des mitrailleuses ou des canons montés sur des véhicules), de même que des véhicules blindés.

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Les compagnies françaises Charron et Girardot & Voigt produisirent quant à elles un véhicule blindé équipé d’une mitrailleuse Hotchkiss et d’un blindage de 7 mm en 1902, notamment décrit par l’historien militaire Ed Ellsworth Bartholomew dans son ouvrage Early Armoured Cars. Ce canon autopropulsé aurait accueilli trois soldats ainsi que des munitions et serait adapté à tout type de terrain. ». Ce projet de « pièce d’artillerie automobile » comme le décrit le ministère est finalement rejeté le 13 août 1908, l’ingénieur britannique David Roberts ayant déjà développé un véhicule similaire, le Hornsby.

Des engins blindés à chenille furent néanmoins commercialisés à partir de 1908, notamment aux Etats-Unis. Les Français expérimentent également entre 1914 et 1915 le véhicule Boirault visant à détruire les fils de barbelés et à exploiter des percées sur le champ de bataille. Ce véhicule est constitué de chenilles parallèles révolutionnant autour d’un centre motorisé triangulaire. Dans son ouvrage L'Aube de la Gloire, Les Autos-Mitrailleuses et les Chars Français pendant la Grande Guerre, l’historien militaire Alain Gougaud souligne également les travaux de l’ingénieur en construction Paul Frot qui propose en décembre 1914 au Ministère français les plans d’un « rouleau cuirassé » néanmoins dépourvu de chenilles.

Son prototype, baptisé Frot-Laffy, est testé le 18 mars 1915 et parvient à détruire des barbelés mais se montre lui aussi trop lent et très peu maniable. Les Français tentent en 1915 de développer des véhicules avec un armement et un blindage lourds montés sur des châssis de tracteurs, au rang desquels figure notamment le Fortin Aubriot-Gabet qui est alimenté par un câble électrique et armé d’un canon de marine de 37 mm mais se révèle inutilisable.

En janvier de la même année, le fabriquant d’armements Schneider & Co. charge son chef de projet Eugène Brillié d’étudier les tracteurs à chenilles du fabricant américain Holt Company. Les essais qui sont initiés en mai 1915 dans l’usine Schneider mettent en exergue la supériorité du Baby Holt chenillé 45-hp. Le 16 juin, de nouveaux essais sont effectués devant le Président de la République Raymond Poincaré, puis le 10 septembre devant la Commandant Ferrus. Le 12 décembre, ce même Estienne présente à l’Etat-major un projet visant à mettre sur pied une force blindée équipée d’engins à chenille.

La Première Guerre Mondiale et l'Émergence des Chars

Pour l’historien militaire Bruce Gudmundsson (On Armor), la Première guerre mondiale participe de l’émergence d’une nouvelle demande en armements auto propulsés fortement blindés, pouvant se mouvoir en tout type de terrain, rendant inéluctable le développement de « tanks » (testés pour la première fois par les Britanniques contre les colons hollandais lors de la seconde guerre des Boers en 1902). L’emploi d’engins blindés durant le premier conflit mondial répondrait ainsi de fait à l’impérieuse nécessité de mettre un terme à la guerre de position - nécessité qui fait elle-même écho à cette problématique ancienne de progression à couvert en dépit du feu ennemi.

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Le principe de ces « tanks » est de mobiliser une puissance de feu équivalente à celle de l’artillerie et des mitrailleuses à travers le no man’s land séparant les réseaux de tranchées tout en protégeant ses occupants du feu ennemi. Le rôle tactique ainsi assigné aux tanks, consiste donc à accompagner l’infanterie pour percer le front, laissant par la suite la cavalerie exploiter la percée.

Bien que confrontés au cauchemar de la guerre de position après quelques semaines d’affrontements, peu de stratèges militaires comprirent durant la Première guerre mondiale que le moteur à combustion interne allait porter une révolution de l’art de la guerre. Celui-ci, équipant avions et tanks, permettrait en effet bientôt d’accroître leur mobilité et de fait leur efficacité au combat, préfigurant le développement de larges forces mécanisées qui assumeraient le rôle jusqu’ici tenu par la cavalerie.

Arnold D. Harvey démontre par ailleurs dans Collision of empires: Britain in three world wars, 1793-1945 que les avancées britanniques et françaises furent quasi concomitantes en la matière. Les Français commencèrent à étudier des plans de véhicules blindés dès janvier 1915 et à en tester le principe à partir du mois de mai, c’est-à-dire deux mois avant l’essai du Little Willie en Angleterre, le prototype du tank Mark I. Tandis que le Little Willie devenait le premier prototype de tank à être produit, les stratèges militaires français testaient à Souain un prototype de véhicule blindé, le Schneider CA1.

Peu après, le 8 avril 1916, 400 autres tanks Saint-Chamond sont commandés. Schneider ayant toutefois des difficultés à remplir les délais de production, les livraisons de tanks s’étalent sur plusieurs mois à partir du 8 septembre 1916.

Le Royaume-Uni est l’autre grande puissance à avoir testé de nombreux prototypes de tanks durant les premières années de la guerre. Dès juin 1914, le Major de l’Armée britannique Duncan John Glasfurd soumet l’idée d’un véhicule doté d’une chaîne de roues (« pedrail wheels ») capable d’attaquer les lignes ennemies. Dès octobre 1914, Sinwton recommande au Comité britannique pour la défense de l’Empire dans une lettre envoyée au Secrétaire Maurice Hankey (et rapportée par Van Lee dans Vin Rouge, Vin Blanc, Beaucoup Vin, the American Expeditionary Force in WWI) que des tracteurs chenillés soient blindés et armés pour être utilisés au combat.

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La Royal Navy et le Landships Committee (« Comité des chars ») créé le 20 février 1915 et dirigé par Winston Churchill acceptent de favoriser les essais de tracteurs blindés au titre de « chars ». En mars de la même année, Churchill ordonne la production de 18 chars expérimentaux, dont 12 utilisant des chenilles Diploack (un principe notamment défendu par l’officier de la Royal Navy Murray Sueter) et 6 utilisant de larges roues (une idée défendue par l’officier du Royal Naval Air Service Thomas Gerald Hetherington). Du fait de l’échec de tant de projets, le principe de chars massifs est abandonné par les Britanniques en juin 1915.

Le Landships Committee allait désormais étudier des prototypes de plus petite taille. L’essai d’un engin chenillé américain, le Bullock Creeping Grip se conclut lui aussi par un échec en juillet 1915. L’engin est modifié, et le nouveau véhicule dit No1 Lincoln Machine est mis en construction le 11 août 1915, avant d’être testé le 10 septembre. Les développements se poursuivent néanmoins, mettant notamment l’accent sur de nouveaux modèles de chenilles. Le Little Willie est ainsi testé le 3 décembre 1915. Un modèle de forme rhomboïde est ensuite mis au point pour compenser ses faibles capacités tout terrain, l’engin étant alors connu sous le nom de Centipede ou Mother, inaugurant les tanks Big Willie. Les essais conduits à partir du 29 janvier 1916 se révèlent cette fois-ci concluants et le War Office passe le 12 février une commande de 100 unités destinées à être utilisées en France. 50 nouvelles unités sont commandées en avril.

Afin de garder secrète la présence de ces chars en France, les Britanniques les dénomment « tanks », plutôt que l’appellation officielle de « landships ». Ils laissent ainsi croire que les plaques de blindage sont destinées à des réservoirs de pétrole. Les stratèges militaires britanniques entendaient en effet accumuler ces engins en France dans le plus grand secret afin de les engager massivement sans que les Allemands n’en aient vent au préalable. En outre, certains de ces « tanks » furent construits dans des usines de locomotives de Glasgow ironiquement appelées « Tank shops ».

Le général britannique Douglas Haig qui commande les forces britanniques en France est cependant si impatient de gagner du terrain pendant la bataille de la Somme, qu’il souhaite disposer des 60 premiers engins disponibles. Après une bataille d’attrition de plusieurs semaines, une nouvelle offensive est lancée le 15 septembre 1916 par le général Haig au sud-ouest de Bapaume. 11 divisions, dont 2 canadiennes, sont engagées avec 49 chars en pointe. 32 seulement rejoignirent la ligne de départ et 21 sont finalement engagés. Soutenue par deux de ces engins, la 2ème division canadienne s’empare pour sa part de Courcelette, et High Wood tombe enfin. Il est néanmoins impossible de faire progresser les chars en terrain boisé.

Malgré ces premiers succès, le système défensif allemand démontre de nouveau sa solidité, bien que les combats se poursuivent pendant plusieurs jours. En outre, le Général Haig commet pour Robin Prior et Trevor Wilson (The First World War) l’erreur de ne pas faire précéder l’assaut d’un barrage d’artillerie afin de protéger ses tanks de tirs alliés. Les zones où furent engagés les tanks s’avérèrent de fait celles où la résistance allemande fut la plus importante.

L’apparition des premiers tanks sur les champs de bataille de la Grande Guerre provoque bien évidemment la surprise générale. Sur la Somme, ils n’apportent toutefois rien de décisif à l’issue des combats. Ils sont trop dispersés par l’Etat-major allié, et le terrain ne se prête pas à un assaut de blindés. Il s’avère en effet si boueux que les hommes eux-mêmes peinent à avancer. En outre, leur performance décevante ne fait qu’accroître le mépris des officiers conservateurs. Ernest Dunlop Swinton est alors démis de ses fonctions de chef des unités de blindés britanniques. Après la Somme, le ministère de la Guerre essaye même d’annuler une commande de 1 000 nouveaux blindés? « Au lieu de mettre en doute son propre jugement, commente l’historien militaire britannique Basil Liddell Hart, l’Etat-major perdit progressivement toute confiance dans les tanks. ».

Mais surtout, les Allemands avaient pu capturer certains de ces chars et étaient déjà en train de mettre au point un modèle de projectile pour les détruire. L’échec d’Haig sur la Somme est de fait également un échec stratégique.

La première expérience des Français n’est, elle non plus, guère concluante : ils engagent leurs chars lors de la grande offensive Nivelle, le 17 avril 1917. Les énormes tanks Saint-Chamond de 27 tonnes se révèlent néanmoins très vulnérables. Les mitrailleuses lourdes et les canons allemands en détruisent 60 sur 120. « Les équipages furent grillés vifs, l'infanterie désormais sans protection fut massacrée » raconte ainsi Marc Ferro. Les Allemands en concluent que le canon l'emporterait toujours sur le tank.

A l’instar des deux premières offensives britanniques durant la bataille de la Somme (la bataille d’Albert le 1er juillet et la bataille de pont Bazentin le 14 juillet), Haig espère pouvoir percer les défenses allemandes et rompre avec la guerre de position. Engageant la IVème Armée britannique du Général Rawlinson et une partie de l’Armée de réserve (qui devait devenir la Vème Armée de Gough), Haig prévoit que le XVème Corps perce les lignes allemandes au nord-est de Flers, permettant à la cavalerie de s’infiltrer dans les arrières ennemies.

Diversité des Véhicules Blindés Modernes

L'expression « engin blindé » regroupe une grande diversité de matériels : chars de combat, véhicules blindés légers, automoteurs d'artillerie (pièces d’artillerie montées sur châssis de char ou de véhicule lourd) et, plus généralement, la plupart des véhicules de combat. C'est dans ces dernières catégories qu'est née l'idée de véhicule blindé, essentiellement avec l'invention de l'automobile.

Mais la notion de protection est bien plus ancienne, et l'on peut évoquer, bien avant la chevalerie médiévale, la cavalerie lourde des cataphractaires parthes et sarmates ou les éléphants des guerres puniques. Léonard de Vinci est traditionnellement considéré comme le premier concepteur d'un véhicule blindé équipé de canons.

Les Véhicules de Combat Principaux

Les véhicules de combat incluent les chars d’assaut, les véhicules de combat d’infanterie (VCI) et les véhicules de combat légers. Les chars d’assaut sont utilisés pour leurs capacités de destruction massive et leur capacité à résister à des tirs lourds. Les véhicules de combat légers, comme les jeeps blindées et les véhicules à roues armés, sont utilisés pour des missions où la rapidité et la manœuvrabilité sont essentielles. Ils sont souvent équipés d’armes légères et de systèmes de communication avancés, permettant des opérations de reconnaissance rapide et des frappes ciblées.

Les Véhicules de Transport de Troupes

Les véhicules de transport de troupes, quant à eux, sont destinés à transporter des soldats en toute sécurité vers les zones de conflit. Les véhicules de reconnaissance sont plus légers et plus rapides, conçus pour recueillir des informations sur les mouvements ennemis sans engager directement le combat. Ils jouent un rôle essentiel dans la planification stratégique, fournissant des données précieuses sur le terrain et les positions adverses.

Autres Véhicules Militaires

De la Jeep au camion lourd, toutes sortes de véhicules furent utilisés durant la guerre. Ils sont aussi disparates que passionnants. Liste des automobiles, camions, transports de troupes, véhicules de soutien, automitrailleuses, chenillettes, motos et transports amphibies. L’aviation, nouvel élément décisif de la guerre, fut énormément utilisée durant tout le conflit. Explorez ce dernier au travers des appareils qui le composaient. Au menu : cuirassés, croiseurs, porte-avions et porte-hydravions, destroyers, torpilleurs, submersibles, corvettes, escorteurs, frégates, dragueurs de mines, avisos, patrouilleurs et navires de débarquement. Royal Navy, Kriegsmarine, Royale, ce sont des noms célèbres mais dont les particularités sont souvent méconnues.

Les véhicules d'artillerie sont des véhicules militaire conçu pour fournir un soutien indirect de feu sur le champ de bataille. Les véhicules logistiques sont conçus pour transporter des fournitures, de l'équipement et des munitions pour les forces armées.

Évolution et Technologies Modernes

L’évolution des technologies militaires a considérablement transformé les véhicules blindés de combat. Les avancées dans les matériaux et les systèmes de protection ont permis de développer des blindages plus résistants et des systèmes de défense actifs. Les blindages modernes utilisent des composites avancés et des alliages pour offrir une protection optimale tout en réduisant le poids. Cela permet aux véhicules d’être plus rapides et plus économes en carburant, sans sacrifier la sécurité.

Les systèmes électroniques embarqués jouent également un rôle crucial. Les capteurs avancés, les systèmes de communication et les logiciels de gestion de combat permettent aux équipages de véhicules blindés de disposer d’informations en temps réel et de coordonner efficacement leurs actions.

Innovations Récentes

Parmi les innovations en cours, on trouve le développement de systèmes de protection active capables de détecter et de neutraliser les menaces avant qu’elles n’atteignent le véhicule. Les véhicules autonomes représentent une autre voie d’innovation prometteuse. Les véhicules blindés autonomes peuvent effectuer des missions dangereuses sans mettre en danger des vies humaines, comme la reconnaissance ou le déminage.

Rôle Stratégique des Véhicules Blindés

Dans le combat moderne, les véhicules blindés jouent un rôle polyvalent et décisif. Ils offrent non seulement une protection aux troupes, mais aussi des capacités offensives puissantes. Les véhicules blindés permettent aux armées de se déplacer rapidement et de frapper fort, même dans des environnements hostiles. Ils sont capables de mener des attaques frontales, de soutenir l’infanterie et de fournir une base mobile pour les opérations de commandement.

En outre, les véhicules blindés sont souvent utilisés dans des missions de maintien de la paix et de stabilisation. Leur capacité à fournir une protection et un soutien logistique est essentielle dans les zones de conflit où la sécurité des civils et des forces de maintien de la paix est primordiale.

Les véhicules blindés ont un impact stratégique majeur sur la conduite des opérations militaires. Ils offrent une mobilité et une protection qui permettent de mener des offensives décisives et de tenir des positions stratégiques. En termes de projection de force, les véhicules blindés permettent de déployer rapidement des unités de combat dans des zones de conflit, augmentant ainsi la réactivité des forces armées.

Enfin, les véhicules blindés jouent un rôle clé dans la dissuasion. Leur simple présence peut dissuader des actions ennemies et maintenir la stabilité dans des régions instables.

Exemples de Véhicules Blindés Modernes

Voici quelques exemples de véhicules blindés modernes utilisés par l'armée française :

  • Le char Leclerc XLR rénové: Le premier char de combat de quatrième génération qui représente l’essentiel d’un système d’arme novateur.
  • Le Jaguar: Un engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) destiné à remplacer progressivement les AMX 10RC et les Sagaie.
  • Le Griffon: Un véhicule blindé multi-rôles (VBMR) qui remplace les véhicules de l’avant blindés (VAB).
  • Le Serval: Un véhicule léger tactique polyvalent protégé, prévu dans le cadre du programme Scorpion.

Tableau Récapitulatif des Véhicules Blindés Français

Véhicule Type Rôle Principal
Leclerc XLR Char de combat Assaut et percée des lignes ennemies
Jaguar (EBRC) Engin Blindé de Reconnaissance et de Combat Reconnaissance, combat et remplacement des AMX 10RC
Griffon (VBMR) Véhicule Blindé Multi-Rôles Transport de troupes, soutien logistique et remplacement des VAB
Serval Véhicule Léger Tactique Polyvalent Protégé Missions tactiques légères, reconnaissance et protection

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