La Porte de Vincennes, autrefois appelée barrière du Trône, est une ancienne barrière d'octroi de l'enceinte des Fermiers généraux. Construite en 1787 sur les plans de l'architecte Claude Nicolas Ledoux, elle célébrait une entrée royale de Paris avec celle de l'Étoile. Elle est ornée de deux colonnes monumentales. En 1845, la colonne sud fut surmontée d'une statue de Philippe Auguste, sculptée par Auguste Dumont, d'une hauteur de 3,8 mètres.
Aujourd'hui, elle est un point de repère important, notamment lors d'événements tels que la Traversée de Paris, organisée par l'association Vincennes en Anciennes.
L'Histoire Industrielle du 15e Arrondissement et Citroën
Le 15e arrondissement de Paris a connu une histoire riche en inventions et en développement industriel. Au 17e siècle, au débouché de l’actuelle rue de Javel se dressait une maison blanche baptisée « maison du bac de Javelle », car alors aucun pont ne rejoignait la rive gauche à Auteuil, au niveau du Point du Jour. C’est là qu’au 15e siècle les nautoniers de la Seine avaient construit un petit port surnommé Javetz - le nom s’écrira ensuite successivement Javelle puis Javel.
Jusqu’en 1778, la plaine de Grenelle, comme celle de Vaugirard, était inhabitée. C’est l’une des raisons - avec la proximité de Paris et la présence d’une voie navigable, la Seine - pour lesquelles les premières manufactures s’y installèrent. Cette industrie polluante aux relents nauséabonds était tolérée hors les murs.
Si le 15e arrondissement a été créé en 1860 par l’annexion de deux communes très différentes, Grenelle et Vaugirard, c’est surtout la première qui nous intéresse ici, dans la mesure où Vaugirard avait été pendant six siècles un petit village de laboureurs.
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L’actuel 15e a connu une histoire riche d’inventions, en particulier sur le nouveau village de Grenelle, établi entre 1820 et 1830 par l’entrepreneur Jean-Léonard Violet. Au début du 19e siècle, à l’image des pionniers américains faisant émerger des villes du désert, un élu local crée de toutes pièces un faubourg bourgeois au milieu de marécages.
En 1824, avec son associé Alphonse Letellier, également conseiller municipal de l’ancien village de Vaugirard, Jean-Léonard Violet acquiert sur le territoire de la commune près de 105 hectares de terrains à lotir. Jean-Léonard Violet fait construire une digue de 880 mètres - devenue aujourd’hui l’île aux cygnes - et dispose ses usines là où les autres industriels n’avaient pas osé s’installer, craignant de manquer de main d’œuvre au-delà des limites de Paris.
Autour de l’axe central de la rue du Commerce et d’une nouvelle place, Violet fait tracer des rues perpendiculaires en damier. L’édification de l’église Saint-Jean-Baptiste en 1825, du pont de Grenelle en 1826, l’aménagement d’un port sur la Seine pour le trafic par voie d’eau et d’une gare fluviale destinée à entreposer les marchandises achèvent cet ensemble organisé en réseau global. L’hôtel particulier que Violet habitait dès 1824 au 6 Place Violet, toujours visible au 78 rue des Entrepreneurs, est devenu une caserne de pompiers. L’église Saint Jean-Baptiste est inaugurée par la duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI.
L'Eau de Javel et les Usines Chimiques
La manufacture de produits chimiques du comte d’Artois s’installe en 1777 à Javel, à un endroit qui correspondrait aujourd’hui au nord du parc Citroën. Vers 1785, Berthollet découvre l’action blanchissante de l’hypochlorite de potassium sur le linge. Le remplacement de l’hypochlorite de potassium par celui de sodium donne au produit un pouvoir désinfectant : ainsi naît l’eau de Javel.
L’usine fonctionne jusqu’en 1895, avant que ne s’implantent sur les lieux les Aciéries de France et la Société parisienne du Caoutchouc industriel, dite « Le Pneu Lutétia ». Une carte postale montre les cours intérieures de la Société parisienne du caoutchouc industriel, au 151 Quai de Javel.
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Diversification Industrielle
En 1790, un magistrat, Jean-Baptiste Payen, crée le long de la Seine à la hauteur de l’actuelle rue de Javel, une fabrique d’ammoniaque. Son fils, Anselme, un scientifique reconnu, reprend le flambeau jusqu’en 1840. Une importante usine à gaz est inaugurée à Vaugirard en 1835, elle y restera jusqu’en 1909, avant que ne soit tracé le square Saint-Lambert et édifié le lycée Camille Sée.
Michel Debonne, dans le Bulletin n°17 de la Société historique de l’arrondissement, écrit : « A Vaugirard, c’est la fronde. Les cris, les menaces, les pétitions se succèdent contre la construction d’une usine à gaz. On dit que le feu des fours risque de provoquer des explosions, que les émanations de gaz flétriront les cultures des marais voisins. (…) Moins d’un an plus tard, en 1836, l’usine à gaz de Vaugirard est construite, les 38 premiers ouvriers embauchés ; la production peut commencer.
Deux usines de produits chimiques sont construites passage de l’Industrie, aujourd’hui rue Duranton : en 1836, celle de Jean-Baptiste Thibouméry, dernier maire de Vaugirard (1848-1859). Et, en 1841, au 190 rue de la Croix-Nivert, l’usine Delacretaz.
Entre 1839 et 1867 fonctionne la fabrique de couleurs et vernis Lefranc, entre la rue Linois et la rue des Entrepreneurs (Robert-Keller). Alexandre Lefranc fabrique, en collaboration avec des artistes connus, jusqu’à 120 nuances de couleurs et vernis, ainsi que des encres d’imprimerie.
Vers 1840, une fabrique d’objets en caoutchouc est présente au 7 rue du Théâtre. Elle sera rachetée en 1862 par Emile Menier qui y produit des pneus pour vélocipède et des câbles télégraphiques sous-marins recouverts de caoutchouc. Elle est rachetée en 1889 par la Société générale des téléphones, ancêtre de la CGE (Compagnie générale d’électricité).
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Entre 1910 et 1978 dans le périmètre de Citroën-Javel, au 49 rue Leblanc, était active la Société urbaine d’air comprimé (SUDAC), dont le bâtiment le plus remarquable, classé monument historique, était situé quai Panhard-et-Levassor, dans le 13ᵉ arrondissement. Il faut savoir qu’à la fin du 19e siècle, deux modes de transport de l’énergie se font concurrence : l’électricité et l’air comprimé.
En 1844 arrive quai de Grenelle, entre le boulevard de Grenelle et l’actuelle rue du Docteur Finlay, l’entreprise de chaudières Derosne et Cail qui construit à partir de 1844 des locomotives, dont les célèbres locomotives de vitesse Crampton roulant à 120 km/h. Jean François Cail, resté seul, y fabrique ensuite des ponts métalliques et des machines-outils. Durant la guerre de 1870, il fournit au gouvernement de Défense nationale un train blindé, des canons, des canonnières.
Au 65 quai de Grenelle, en 1856, l’entreprise Chevalier, du nom d’un conseiller municipal de Grenelle, construit du matériel ferroviaire : wagons, wagons-lits, wagons spéciaux pour chefs d’État et souverains de l’époque.
En 1866, Henri-Pierre Flaud installe 43 rue de la Fédération une manufacture de pompes à feu, l’ancêtre de la pompe à incendie, actionnée par la vapeur (pompe à vapeur) ou par un bras (pompe à bras). Il y fabrique aussi des moteurs à vapeur. Elle disparaîtra vers 1933.
Les premiers ballons et dirigeables sont construits par Henri Lachambre passage des Favorites, dans l’actuelle rue des Favorites, à l’angle de la rue La Quintinie, à partir de 1879. En 1888, son ballon captif, le Jules Verne, effectue des ascensions publiques au 80 bis avenue de Suffren. Pour l’Exposition universelle de 1889, un aérostat de 2600 m3 emporte depuis le 127 boulevard de Grenelle dix passagers qui jouissent d’une vue panoramique de Paris.
L'Aviation et l'Automobile dans le 15e
Trois usines d’ascenseurs s’établissent dans le 15e. D’abord, les ascenseurs Léon Edoux, en 1864, au 76 rue Lecourbe. Présente à l’Exposition universelle de 1867, l’entreprise réalise l’ascenseur du troisième étage de la tour Eiffel.
En 1906, Gabriel Voisin rachète l’usine Louis Blériot d’Issy-les-Moulineaux et établit, avec son frère Charles, la société Appareils d’aviation Les Frères Voisin, première usine d’avions commerciaux d’Europe. De même, vers 1910, Armand Deperdussin, 19 rue des Entrepreneurs, construit des avions SPAD (Société de Production des aéroplanes Armand Deperdussin) qui équiperont une bonne partie de l’aviation française pendant la guerre 14-18.
En 1910, Pierre Levasseur, 17-21 place Félix Faure, construit des avions, des hydravions et des hélices. C’est là que sera fabriqué le célèbre « Oiseau blanc » de Nungesser et Coli, un biplan qui disparut le 8 mai 1927 avec ses deux pilotes lors de la première tentative de traversée aérienne de l’Atlantique Nord sans escale.
La Précision moderne, 47 rue des Bergers se spécialise dès les années 30 dans les instruments de navigation aérienne, jusqu’en 1952.
Les frères Mors créent en 1885, au 48 rue du Théâtre, un tricycle qui fonctionne à la vapeur grâce à une chaudière chauffée au pétrole. Dix ans plus tard, ils sortent leur première voiture. Durant la guerre, de 1915 à 1918, il établit une usine de fabrication d’obus quai de Javel, qui fonctionne essentiellement grâce à un personnel féminin auquel il accorde des avantages sociaux liés à la guerre (coopérative, pouponnière, services médicaux…). André Citroën voulait installer en France une industrie automobile à l’américaine. Il développe la publicité d’une façon novatrice.
Lors du salon de l’automobile de 1922, au Grand Palais, Citroën fait voler un avion qui écrit à jets de fumée les lettres de la marque dans le ciel. Tandis que les usines Renault, plus anciennes, occupent l’île Seguin, à Boulogne, en aval de la Seine, les usines Citroën se déploient sur une surface bien plus grande que le parc actuel. Après la faillite de 1935 et le décès d’André Citroën, l’entreprise est reprise par son principal créancier, Michelin.
Autres Industries
L’usine d’horlogerie Henry-Lepaute, s’installe en 1875 au 139 rue de Vaugirard. Elle fabrique notamment l’horloge de l’Hôtel de Ville et celle de la mairie du 15e. On la retrouve en 1913 au 17-23 rue Desnouettes.
Au 24-28 rue Labrouste, une association ouvrière issue du compagnonnage s’installe en 1893 sous le nom « les Charpentiers de Paris ». En 1904, on trouve au 248 rue Lecourbe l’entreprise Emile Decauville qui fabrique des grues et presses hydrauliques. Au début des années 1920, l’entreprise Jaquemet-Mesnet, établie au 92-98 rue de la Convention, fabrique des persiennes et des fermetures métalliques.
En 1867, Sautter arrive au 26 avenue de Suffren et au 35 rue de la Fédération (avant de devenir Sautter et Lemonnier). L’usine réalise en 1889 le phare de la tour Eiffel, puis, devenue Sautter et Harlé, diversifiera ses productions en mécanique, optique, électricité, turbines.
L’Eclairage électrique, fondée en 1877, s’est installée au 250 rue Lecourbe en 1890. A l’étroit, elle a déménagé au 364 en 1899, là où s’élève aujourd’hui le Grand Pavois.
En 1892 s’installe au 2 rue des Entrepreneurs (actuelle rue Robert Keller) et rue Emeriau, la Société générale du téléphone, reprise par la Compagnie générale d’électricité (CGE). L’entreprise d’appareillage électrique Postel-Vinay s’est installée en 1892 au 219 rue de Vaugirard. Elle est spécialisée en télégraphie, signaux pour les chemins de fer, puis en matériel téléphonique. Elle sera absorbée par Thomson en 1904 (voir plus loin).
En 1893, un accord entre une société française et une société américaine aboutit à la création de la Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston (CFTH). Quelques années plus tard, rebaptisée Thomson-Houston, elle absorbera successivement Postel-Vinay (1904), puis L’Éclairage électrique (1918). Les différentes usines sont réparties sur plusieurs sites du 15e arrondissement : rues Lecourbe / Leblanc / Vasco de Gama, rue de Vouillé, rue des Favorites, rue du Hameau, rue et boulevard de Vaugirard.
En 1928 est créée Alsthom, fusion de Thomson et de la Société alsacienne de constructions mécaniques.
La fameuse société d’imprimerie Brodard et Taupin, produit de la réunion des imprimeries Brodard et des Ateliers Joseph Taupin en 1923, était installée au 4-6 rue Saint-Amand et 6 place d’Alleray. En 1908, Joseph Taupin avait repris une petite société de brochage et de cartonnage de livre sise à cet endroit. Il développe et modernise son entreprise, en s’assurant de gros contrats comme le cartonnage de La Revue des Deux Mondes, des catalogues de grands magasins, pour en faire l’entreprise de brochure industrielle la plus importante de France, qui imprimera les Livres de poche entre 1953 et 2007. En 1974, Brodard & Taupin quitte Paris et s’installe à La Flèche, dans la Sarthe.
L’Imprimerie Nationale, qui fait notamment office de conservatoire de caractères typographiques, est inaugurée en 1922 au 27 rue de la Convention.
La conserverie Olida était située 84 rue Olivier de Serres. La brasserie de Vaugirard (Moritz) était installée dans une vaste usine, au 189 rue de Vaugirard, entre 1848 et 1960.
Néanmoins, le Port de Javel-bas, entre le pont Mirabeau et le Parc André-Citroën, est un port industriel occupé par deux entreprises de matériaux de construction : Point P et Lafargue, Raboni ayant quitté le site. Près de 200 ans après que Violet eut conçu le Port de Grenelle, il est donc question de réaménager les ports de Suffren, Grenelle, Javel-haut & bas et Victor en les reliant par une promenade de plus de 3 kilomètres, tout en conservant l’activité industrielle de Javel.
Une navette fluviale gratuite relie la Tour Eiffel et le centre Beaugrenelle. Enfin, un ponton sera créé sur le quai de Grenelle pour permettre une nouvelle escale au bateau bus.
La Traversée de Paris et Vincennes en Anciennes
La Porte de Vincennes est un lieu de passage emblématique lors de la Traversée de Paris, un événement organisé par l'association Vincennes en Anciennes (VeA). Cette association œuvre pour la sauvegarde et la promotion des véhicules d'époque.
La Traversée de Paris rassemble chaque année des centaines de véhicules anciens qui parcourent les rues de la capitale, offrant un spectacle unique aux Parisiens et aux passionnés d'automobiles.
Dimanche 12 janvier, malgré le froid hivernal, 751 véhicules de plus de 30 ans ont envahi les rues de Paris à l’occasion de la 25e Traversée de Paris, organisée par l’association Vincennes en Anciennes. Le départ a été donné au Château de Vincennes, où les participants ont entamé une boucle de 30 kilomètres à travers les lieux les plus iconiques de Paris. Porte Dorée, Place de la Nation, Arc de Triomphe, Pont de l’Alma, Invalides et Montmartre ont ainsi accueilli ce défilé exceptionnel.
À l’arrivée sur la Place du Tertre, les véhicules ont été salués par les roulements de tambour des P’Tits Poulbots et bénis par le prêtre de l’église Saint-Pierre-de-Montmartre.
La Traversée de Paris a rassemblé une incroyable variété de véhicules anciens : 580 voitures, 120 motos et cyclomoteurs, 26 vélos, 21 tracteurs et même 4 bus historiques, dont un Renault des années 30 et un Somua OP5 des années 50. Parmi les doyennes, on comptait une Amilcar de 1921, une Citroën C3 de 1925, une Bentley Tourer et une Bugatti Type 40 de 1929. Côté deux-roues, la Vélocette Mac de 1953 était la moto la plus ancienne, tandis que les cyclomoteurs Motobécane, Solex et Peugeot rappelaient l’âge d’or des mobylettes. Le vélo le plus ancien datait quant à lui de 1912.
Des Jeep M201 des années 60 sont arrivées avec des équipages vêtus de kilts écossais, jouant de la cornemuse pour le plus grand plaisir du public.
Pour Patrick Gomez, Président de Vincennes en Anciennes, cet événement est bien plus qu’une simple parade : « La Traversée de Paris est un saut dans l’histoire de l’automobile. Les marques disparues côtoient les Youngtimers et les modèles actuels dans leurs versions vintage. Ces véhicules anciens, témoins d’un patrimoine exceptionnel, continuent de fasciner et de rassembler toutes les générations.
Après cette édition hivernale réussie, les passionnés peuvent d’ores et déjà noter la date de la 18e Traversée de Paris estivale, prévue le 20 juillet 2025. En attendant, l’équipe de Vincennes en Anciennes sera présente à Rétromobile du 5 au 9 février, où elle exposera une Rolls-Royce de 1935 unique en son genre et un cabriolet 403.
Depuis quelques années, nous avons le plaisir de recevoir l’équipe et les véhicules de L’Aventure Citroën DS, lors des Traversées de Paris. Une grande joie de partager notre passion de la sauvegarde et de la promotion des véhicules d’époque. ** AXA (Run Services) a noué un partenariat, il y a 10 ans déjà, avec Vincennes en Anciennes (VeA), les Administrateurs de VeA remercient la Direction AXA Passion et toute son équipe pour cette fidélité. Suite au PARTENARIAT entre la société Indigo et notre association, dans le cadre la Traversée de Paris hivernale des véhicules d’époque, reportée au dimanche 27 mars 2022.
Partenaires de Vincennes en Anciennes
Vincennes en Anciennes bénéficie du soutien de nombreux partenaires, qui contribuent à la réussite de ses événements et à la promotion du patrimoine automobile.
- AXA (Run Services)
- Indigo
- Rétromobile
- Belgom - Métal 5
- AMCO
- Dépann 2000
Ces partenaires partagent la passion de la sauvegarde et de la promotion des véhicules d'époque, et leur soutien est essentiel pour l'organisation d'événements tels que la Traversée de Paris.
Les Défis du Transport Routier dans les Années 1930
Dans les années 1930, l'industrie du transport routier était encore en développement et confrontée à de nombreux défis. Les routiers avaient la mine sévère, car la belle période était close, et la coordination du rail et de la route était un sale tour pour eux.
Jusqu'à ce jour, un margoulin prenait sa plume et écrivait : « Monsieur le Préfet, je... » Huit jours après, il installait un service quotidien entre Fouilly-les-Oies et Fourchette-en-Brie. Le plus souvent, il faisait faillite, mais il recommençait jusqu'à trouver le bon coin. Finie la plaisanterie : depuis les décrets, on ne peut plus ouvrir de nouvelles lignes, et les anciennes sont menacées.
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