Originaire de la commune, Maurice Lemonnier a vadrouillé avant de s’y réinstaller. C’est dans une fermette à Marcé - aujourd’hui disparue pour permettre la construction de l’aéroport - que Maurice Lemonnier est né, il y a 82 ans. Doté d’une bonne mémoire, Maurice aime se raconter. Il commence son histoire avec ses débuts professionnels seichois, à l’âge de 14 ans, aux tanneries.

Puis vient l’envie de l’aventure, qui le conduit à Paris, où il travaille chez Citroën durant quatre ans. Viennent ensuite la conscription et la guerre d’Algérie. De retour à la vie civile, il revient aux tanneries, se marie, a trois filles, qu’il évoque avec fierté.

L’envie de changer de vie le rattrape. C’est de nouveau à Paris qu’il se rend. Il y exerce plusieurs métiers, commercial, agent dans la restauration collective. Puis change à nouveau de région et se retrouve à Dax, Bayonne. Sa vie est rythmée par les voyages et les rencontres. Certaines l’ont marqué.

Et l’accident survient. Sur le national 23, à Seiches-sur-le-Loir. Il s’en sort, mais est paralysé. Soins et rééducation s’enchaînent, dont une partie au centre de l’Arche, à Saint-Saturnin (Sarthe). Il s’y rend encore quelques fois. Petit à petit, il retrouve une partie de son autonomie.

Et découvre son échappatoire : le dessin. Autodidacte, il dessine et colore énormément. Ses dessins, sur papier grand format, ont pour thème sa vie, ses rencontres, Seiches-sur-le-Loir, les tanneries, ses voyages… Plus de 400 sont soigneusement rangés dans sa chambre. Il les expose parfois à l’Arche, aux Ambulances seichoises. Quand la mélancolie pointe son nez, ou lorsqu’une chanson, un mot, l’inspire, « je prends un crayon stylo-bille ou un feutre et je mets à dessiner ». Sa solution pour s’évader et se souvenir.

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Rassemblement de voitures anciennes

C’est un beau panel d’auto qui s’est rassemblé avant le départ. On trouvait de tout, des plus anciennes aux plus récentes. Côté avant-guerre on pouvait se réjouir de voir une Ford T, auto qui a fêté ses 100 ans l’an dernier. Évidemment on ne comptait pas les populaires françaises.

Renault 8, 4CV et Floride ou encore une R19 Cabriolet et trois Renault 4 ! Du côté des chevrons on pouvait admirer une Traction et une SM et du côté des Peugeot on se délectait d’une 504 et d’une 204. Côté étrangères on variait les plaisirs.

C’est donc sous le soleil que le convoi a pris la route de la Loire pour une vingtaine de kilomètres. Direction le Jeu de Boule de Fort dans salle « Le Milieu » au Patis de la Noue. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce jeu d’intérieur, il se joue sur une piste de 22m sur 6m avec les bords relevés.

Ensuite direction Marcé, son aéroport, mais surtout son musée de l’air, l’Espace Air Passion. La route reprenait en passant au bout de la piste d’envol. C’est à la Base de Loisirs du Lac de Malagué, à Jarzé Villages que s’est terminé cette boucle. Au moment de repartir la Citroën Traction fit des siennes. Pas moyen de démarrer.

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