L'histoire de Ford est riche en rebondissements et en innovations, marquant profondément l'industrie automobile. Des modèles emblématiques aux défis économiques, Ford a su évoluer et s'adapter aux différentes époques.
Desert Valley Auto Parts : Un Trésor pour les Amateurs de Ford
Desert Valley Auto Parts (DVAP) est une casse automobile située en Arizona, connue pour son impressionnante collection de voitures américaines classiques. C'est par le biais de l'émission de télé-réalité "Desert Car Kings" que ce lieu magique a été découvert.
Ron McClure et son fils Jason sont les propriétaires de la casse DVAP. En novembre 2020, l'une des deux casses a été déplacée à une autre adresse, et un troisième lieu de stockage a vu le jour. Certaines épaves sont stockées à Casa Grande, au sud-est de Phoenix, et les autres dans la banlieue nord de Phoenix.
La plupart de ces autos datent des années 1940 aux années 1970, et toutes sont américaines, mis à part quelques exceptions. Certaines sont complètes, mais beaucoup ont été partiellement démontées et sont arrêtées depuis très longtemps. Celles qui sont irrécupérables en carrosserie ont encore leurs organes vitaux : moteur, boîte, pont. Même les plus abîmées ont encore du potentiel.
Le climat très sec de l'Arizona les préserve de la rouille. D'autant plus que la plupart ont été récupérées en Arizona ou dans les États voisins : Nevada, Nouveau-Mexique, Texas. Des États qui ont eux aussi un climat sec et peu de précipitations. Cependant, beaucoup ont la sellerie brûlée par le soleil.
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Il est possible d'acheter des pièces sur internet. En pratique, il y a deux sites. On est allés aux deux et nous avons commencé par celui de Casa Grande. À l’accueil, j’ai demandé si on pouvait aller faire un tour dans le parc “just to glance”. Oui juste jeter un œil, car on ne comptait pas rester longtemps. Juste le temps de faire quelques photos. Et puis finalement, on est restés trois heures ! 22 213 N. Le plus simple est de dormir soit à Casa Grande, au sud de Phoenix, ou bien directement à Phoenix.
De manière générale, je trouve que les hôtels sont à des tarifs assez élevés à Phoenix selon la saison et moins onéreux à Casa Grande. Après, les tarifs varient selon les événements, l’offre et la demande.
L'Amérique des Années 1950 et l'Émergence de la Ford Falcon
L'Amérique des années cinquante est celle de tous les excès, en particulier dans le domaine du style automobile. Les constructeurs, conscients du retour de la prospérité, s'empressent de satisfaire la forte demande en voitures neuves. Ils renouvellent régulièrement les lignes de leurs modèles, entretenant ainsi l'effet de nouveauté.
Chevrolet et Ford se disputent le titre de premier constructeur des États-Unis. Si la firme à l'ovale bleu a toujours été spécialisée dans les modèles populaires, ses voitures n'ont guère de points communs avec les modèles produits en Angleterre ou en Allemagne, excepté le nom de leur constructeur.
Durant près de dix ans, les Américains profitent largement de cette nouvelle ère de prospérité, qui prend toutefois fin en 1958, avec une récession économique. Les modèles full-size voient leurs ventes chuter de 30 %. Une partie de la clientèle américaine semble lassée de ces immenses « paquebots sur quatre roues », notamment les jeunes et la clientèle féminine.
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La récession marque la fin de la domination sans partage des grands constructeurs de Detroit, qui cèdent une partie du gâteau aux firmes « indépendantes » et aux constructeurs européens. Les premiers, conscients que leur survie passe par l'exploration de nouvelles catégories délaissées par Chrysler, General Motors et Ford. Les seconds, se remettant des ravages de la Seconde Guerre mondiale, voient dans les USA une véritable « poule aux oeufs d'or ».
Conscients qu'il leur faut réagir vite face aux constructeurs européens, les dirigeants et les bureaux d'études des grands groupes de Detroit se mettent au travail pour trouver la riposte la plus efficace à adopter.
Robert McNamara, qui dirige alors la division américaine de Ford, saisit l'opportunité de mettre en avant un projet sur lequel il travaillait : celui de pouvoir créer et produire sa vision de ce que serait « la Ford T des années 60 ». Pour lui, il faut abandonner les délires du style « baroque » pour en revenir à des lignes plus simples et sobres.
McNamara voit grand et n'entend pas se contenter du seul marché nord-américain. Il veut faire de la nouvelle petite Ford une « voiture mondiale », dont les dimensions et la consommation plus raisonnables ainsi que la carrosserie au style consensuel permettent de l'exporter et de la produire à l'étranger. Conçue pour être la moins chère possible à l'achat comme à l'entretien, robuste, simple d'utilisation, ce nouveau modèle trouvera ainsi parfaitement sa place sur le marché des pays en voie de développement.
Présentée au début du mois d'octobre 1959, la nouvelle Ford Falcon interpelle un certain nombre d'observateurs de la presse automobile, habitués aux extravagances stylistiques des constructeurs. Malgré les commentaires parfois peu flatteurs, Mc Namara peut se frotter les mains en déclarant que le public lui a donné raison, puisqu'en un an à peine, pas moins de 456 700 exemplaires de la Falcon sont sortis des chaînes de production des usines Ford.
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L'une des premières raisons de ce succès est le prix de vente fort attractif de la voiture, affichée sous la barre symbolique des 2 000 dollars. Si les lignes de la nouvelle Falcon peuvent apparaître simples et sobres, il s'agit d'une volonté délibérée de Robert Mc Namara, dans sa volonté de pouvoir faire de la nouvelle Falcon une voiture « mondiale ».
Pour cela, le dernier ainsi que le bureau d'études de Ford avaient rapidement compris que la Falcon ne devrait pas ressembler, sur le plan esthétique non plus, à l'image que l'on faisait généralement d'une voiture américaine et que la nouvelle petite Ford devrait donc laisser de côté le luxe un peu trop tapageur des lignes de ses grandes soeurs.
Si elle n'est pas directement destinée aux marchés européens, il semble toutefois que le directeur du bureau de style de Ford, Eugène Bordinat, ait chercher son inspiration dans les modèles produits ou étudier pour les divisions européennes du groupe à l'époque, tant le style général de la Falcon américaine rappelle fortement celles des Cortina anglaises et Taunus allemandes qui seront commercialisées quelques années plus tard.
Dans le même objectif de pouvoir être vendue en grand nombre dans les pays en « voie de développement », où les garages, surtout en zone rurale, sont rares et où de nombreux automobilistes, par nécessité pratique et financière, doivent souvent assurer eux-mêmes l'entretien de leur voiture, ses concepteurs ont préféré bannir tout avant-gardisme technique et en rester, au contraire, à des solutions simples et éprouvées, aussi bien pour la motorisation et la transmission que pour le système de freinage et les suspensions.
Les Caractéristiques Techniques de la Ford Falcon
Sous le capot de la Falcon, on retrouve un six cylindres en ligne de 2 362 cc développant 90 chevaux qui, s'il conserve une architecture générale tout à fait classique, en plus d'avoir été spécialement conçue pour la Falcon, présente aussi, néanmoins, quelques singularités comme une tubulure d'admission à six entrées offrant ainsi un apport en air optimal à la mécanique.
Même équipé de tous ses origines périphériques, le moteur de la Falcon ne pèse que 150 kg, soit 68 kg de moins que les autres mécaniques d'architecture similaire qui équipent les autres modèles de la gamme Ford. En plus d'être simple de conception, robuste et fiable à l'usage, il présente aussi l'avantage de se montrer peu gourmand en carburant, ne dépassant ainsi pas les 8 litres aux 100 km, même en conduite citadine.
Etant donné la vocation de la voiture, les transmissions qui se trouvent accolées à la mécanique se montre des plus simples et même rudimentaires, avec, au choix, une boîte de vitesses mécaniques à trois rapports ou automatique qui, malgré son application un peu « ronflante » de « Fordomatic », n'est guère plus perfectionnée que la première puisqu'elle ne comporte, en tout et pour tout, que… deux rapports.
Ce qui, dans les deux cas, cela reflète bien le caractère très placide peut-être de la Falcon et que celle-ci n'est pas destinée à de nombreux usages mais certainement pas à la performance et aux records de vitesse. Concernant les suspensions, sur ce point également, Ford a décidé de rester dans l'orthodoxie technique la plus « pure », faisant ainsi appel à des triangles superposés complétés par des ressorts hélicoïdaux à l'avant, la suspension arrière restant, quant à elle, toujours confiée à un classique pont rigide.
Tableau Récapitulatif des Données Techniques de la Ford Falcon 1961
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Moteur | Six cylindres en ligne |
| Cylindrée | 2 362 cc |
| Puissance | 90 chevaux |
| Poids du moteur | 150 kg |
| Consommation | 8 litres aux 100 km |
| Transmissions | Boîte manuelle à 3 rapports ou automatique à 2 rapports |
| Suspension avant | Triangles superposés et ressorts hélicoïdaux |
| Suspension arrière | Pont rigide |
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