L'Audi TT fête ses 10 ans et, pour rester dans le cercle très fermé des coupés à hautes performances, il s'est offert en version S l'un des quatre cylindres les plus puissants du marché. Audi s'attache à proposer une version S dans chacune de ses gammes et le TT rejoint ainsi l'élite sportive de la marque. Installé au sommet de la gamme, l'Audi TTS entend se démarquer au même titre que la S3, la S4 ou la S8.

Motorisation et Performances

En associant l'injection directe (TFSI) et la suralimentation, son 2 litres délivre en effet 272 chevaux et un couple de 350 Nm. De quoi pointer à 250 km/h et passer de 0 à 100 km/h en 5,2 secondes. Du coup, il vient taquiner des références en 6 cylindres comme le Cayman de Porsche en affichant même un meilleur rendement énergétique.

L’Audi TTS, qui est disponible en coupé et roadster, s’offre une version suralimentée du 2,0 L TFSI déjà utilisé par Audi. Le bloc délivre 200 ch dans les versions normales, augmenté à 265 ch sur l’Audi S3 et atteint les 272 ch sur la TTS. Le bloc moteur, les culasses et les injecteurs ont été ainsi modifiés. Un système d’admission et d’échappement travaillé, couplé à un turbocompresseur optimise les performances du 2,0 L TFSI. Le couple fourni par cette motorisation est également important pour ce petit coupé : 350 Nm, disponibles dès 2 500 tr/min.

Consommation

Comme tous les autres constructeurs allemands, Audi travaille à l'abaissement drastique de la consommation et de la pollution et les 9 à 11 litres aux cent constatés au cours de notre essai constituent à ce niveau de puissance un résultat exceptionnel. Audi annonce une consommation moyenne de 7,9 l/100 km. Le tout solde par une consommation moyenne normalisée de 7,1 l/100 km, soit 164 g/km de CO2.

Design extérieur

Lorsqu'il est apparu à l'automne 98, le TT fut perçu comme un gros scarabée à la silhouette un peu ingrate. Puis il s'est fondu dans le paysage automobile au point de devenir une référence stylistique décalée sans beaucoup évoluer en style.

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A l'extérieur, on remarque ses optiques avec sa rangée de leds blancs qui signe l'appartenance à la marque de jour comme de nuit, une calandre single-frame couleur platine barrée de fines baguettes chromées et un pare-chocs percé d'entrées d'air plus grandes. En faisant le tour de la voiture, on remarque aussi les jantes spécifiques en alliage de 18 pouces (nous avions des 19 pouces en option), des étriers de freins frappés TTS à l'avant, des bas de caisse plus marqués, un pare-choc arrière plus volumineux et quatre sorties d'échappement dignes d'un V6 ou d'un V8 ! Un aileron se soulève automatiquement à partir de 120 km/h et se rebaisse à 80 km/h.

Sur le plan esthétique, peu de changement : la calandre trapézoïdale Single Frame chromée sur l’horizontale et la verticale, est toujours de mise. Un nouveau pare-chocs avant, de nouveaux bas de caisses et un nouveau diffuseur arrière recevant un échappement 4 sorties chromées. L’adoption du liseré de LED comme éclairage de jour fait son apparition comme sur l’ensemble de la gamme Audi.

Intérieur et équipements

La vie à bord se veut résolument dynamique avec des sièges « sport ». Nous disposions du cuir Nappa satiné orange en harmonie avec la couleur de la carrosserie baptisée Magma. Tout est traité « sport » depuis le volant siglé TTS aplati à sa base jusqu'aux cadrans à fond gris et aiguilles blanches en passant par le pédalier en aluminium.

Audi oblige, la finition est d’une qualité impressionnante, tant du point de vue des matériaux que des ajustements. La position de conduite n’appelle pas non plus de critiques négatives, et ici, la longueur de l’assise se règle : parfait pour le soutien des grandes guibolles. Un effort a été porté sur l’ergonomie : toutes les commandes sont à leur place, le nombre de boutons apparaît judicieusement limité et le combiné d’instruments TFT dispose de plusieurs modes d’affichage.

Notre TTS d'essai disposait d'un lot d'équipement optionnel d'un montant d'environ 10.000 €.

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Comportement routier

Alerte, agile, très réactif en raison aussi de son poids contenu (1350 kg) l'Audi TTS séduit par ses qualités routières, sa facilité de prise en main et sa sécurité active. La première impression ressentie à bord de l'Audi TTS a trait à son extrême vivacité. Une légère pression sur l'accélérateur suffit pour propulser instantanément la voiture vers l'avant. Et ce sans brutalité (la progressivité du turbo ayant été savamment travaillée). Même efficacité au niveau du freinage et d'une direction qui nous réconcilie avec l'assistance électrique.

On ne louera jamais assez les véhicules légers, surtout ceux qui comme l'Audi TTS bénéficient d'une répartition des masses quasi idéale. Nanti d'une énorme puissance pour un 4 cylindres, il se devait de faire passer la cavalerie par la case transmission intégrale. Il s'ensuit sur la route un comportement neutre et une trajectoire suivie avec rigueur. On peut même se permettre de sous-virer par un excès d'optimisme en entrée de virage et de faire revenir le nez de la voiture dans l'axe en levant le pied. L'Audi TTS est d'une efficacité folle au point que les vitesses légales sont vite franchies.

Ce potentiel est lié au système Quattro à coupleur Haldex d'origine VW, mais aussi au châssis sport (hauteur de caisse abaissée de 10 mm) et à la suspension adaptative Magnetic Ride. Le fluide spécial des amortisseurs contient de minuscules particules magnétiques. Sous l'effet d'une tension électrique, la viscosité du fluide varie et induit un durcissement de la suspension. A partir d'un bouton situé autour de la commande de boîte, le conducteur peut jouer avec le mode « sport ». Dans ce cas, le confort se dégrade sans apporter un maintien supérieur de la caisse. Ce mode paraît plus adapté à une utilisation sur circuit.

Côté technologies, la suspension active Audi Magnetic Ride, inaugurée sur l’Audi R8 sera livrée de série.

Comparaison et alternatives

Reste qu'il faudra convaincre la clientèle d'accepter un 4 cylindres, même s'il est paré de toutes les vertus (à part son bruit). Ce modèle démontre le savoir-faire d'Audi en suralimentation et l'influence grandissante de l'injection directe dans l'abaissement des consommations et des rejets polluants. Cependant, pour moins cher, on opterait pour le TT 3.2l Quattro 250 chevaux et sa philosophie GT. A chacun de se faire une opinion.

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Au passif, on regrettera aussi le guidage moyen du levier de vitesses (une boîte S-Tronic double embrayage à 6 rapports est également disponible en option) et une visibilité périphérique moyenne. Pour ces derniers, Audi propose la version 3.2l V6 250 chevaux Quattro à seulement 42.150 € alors que l'Audi TTS est facturé 48.350 €.

Audi a la main lourde pour le porte-monnaie car à 55 300 € (+ 2 200 € de malus), la TT S manuelle coûte plus cher que la BMW M235i Coupé xDrive BVA (326 ch, 51 900 € mais 3 600 € de malus). La Peugeot RCZ R revient à 43 350 € (+ 500 € de malus) mais ne développe que 270 ch, et la Porsche Cayman 2.7, autrement plus plus prodigue en sensations, coûte 52 703 € (6 500 € de malus en sus).

Pour ceux qui souhaitent une TT vraiment radicale, une RS est en préparation, avec, surprise, le sublime 5-cylindres 2,5 l turbo de l’ancienne.

Tableau récapitulatif des caractéristiques

Caractéristique Valeur
Moteur 2.0 TFSI
Puissance 272 ch
Couple 350 Nm
0 à 100 km/h 5.2 secondes
Consommation moyenne 7.9 l/100 km

tags: #consommation #audi #tts #272 #avis

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