La Série 3 Touring, break familial de BMW, séduit par son design et ses performances, même avec des motorisations plus modestes. La version 318d de 150 ch offre un bon compromis entre économie et plaisir de conduite.
Les Points Forts de la BMW 318d Touring
- Moteur suffisant: Ses 320 Nm de couple disponibles dès 1 500 tr/mn autorisent de belles reprises.
- Boîte auto. douce et réactive: La boîte auto.8 se montre toujours aussi réactive et douce.
- Position de conduite: Le conducteur jouit d’une position de conduite idéale.
- Consommations: Et cette 318d de consommer entre 6 et 7 l/100 km en moyenne selon le type de conduite et le parcours.
Les Points Faibles
- Pas de transmission intégrale: Il faut en revanche faire une croix sur la transmission intégrale, uniquement disponible à partir de la 320d.
- Places arrière peu accueillantes: Les occupants de la banquette arrière ne sont toujours pas les mieux lotis, gênés par le tunnel de transmission et un espace aux jambes qui ne convient vraiment que pour les petits gabarits.
- Dynamisme: Le duo châssis sport/grandes jantes convient mal à la berline allemande, la rendant beaucoup moins confortable sans être plus agile.
Voilà plus de 30 ans que le bavarois décline des Touring sur la base de ses Série 3 et Série 5, lesquelles n’ont d’ailleurs jamais changé de nom depuis 1988 et la première E30 Touring. La dernière mouture de la familiale à l’Hélice, présentée fin 2018, n’a donc pas échappé à cette tradition. Et si nous avons récemment craqué pour la variante 340d au 6-cylindres diesel surpuissant, c’est évidemment de l’autre côté de l’échiquier que l’on retrouve la majorité des bons de commandes.
Le tableau mécanique est d’autant plus plaisant que ce 2.0 reste silencieux et peu vibrant, à allure stabilisée comme en accélération, ce qui n’a pas toujours été le cas des “mazout” BMW.
Pour le reste, on retrouve une Série 3 telle qu’on la connait, c’est-à-dire agréable à conduire tant qu’elle reste dans son plus simple apparat. En finition Luxury, dotée de suspensions passives et de roues de 18 pouces, la Série 3 propose un compromis confort/comportement très convenable.
Design et Finition
Par rapport à sa devancière cette série 3 F30 a plus évolué qu’il n’y parait au premier coup d’œil. Un peu plus large, un peu plus grande, elle parait plus posée et plus statutaire tout en affirmant sa sportivité par son profil dynamique et son capot long et ultra plongeant à la manière d’un Z4. Les phares plus fins qui rejoignent les traditionnels haricots de la calandre ont un regard très acéré et les xénons de cette version, qui dotent la voiture de feux de jours à DEL, renforcent encore cette agressivité. Dans cette livrée noire le côté luxueux de la voiture n’est pas non plus oublié par exemple avec le cerclage chromé de profil et les petites touches du même métal à l’avant et à l’arrière du véhicule. On y rajoute les jantes de 18 pouces (en option) de ce véhicule d’essai on obtient une berline séduisante à la fois racée, élégante et moderne.
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A l’intérieur aussi la transformation par rapport à la précédente génération est sensible. Les sièges ont été complètement redessinés, ils peuvent apparaitre plus plats au premier abord mais ils maintiennent tout aussi bien et sont très confortables. La planche de bord conserve quelques touches propres à BMW comme la légère orientation de la console vers le conducteur et un habitué de la marque y trouvera ses repères quasi instantanément. L’ensemble présente bien, fait clairement haut de gamme et semble même avoir légèrement progressé par rapport aux premiers véhicules produits.
Performances et Agrément de Conduite
Ce moteur est le 4 cylindres de 1995 cm3 que l’on retrouve sur les 320d, mais légèrement dégonflé, il offre ici une puissance de 143 ch. et un couple de 320 Nm. Ce n’est pas une M3 mais cela autorise des performances tout à fait honorables (la marque annonce un 0 à 100 en 9 secondes) et il possède en tout cas toutes les armes nécessaires à la destruction de votre permis de conduire. Accouplé ici à la boite automatique maison à 8 rapports (option à 2200 euros…) le moteur s’avère réactif et souple, il reprend aisément même dans des régimes très bas et ne rechigne pas forcément à monter dans les tours. La boite quant à elle se montre toujours très douce et capable de choisir le bon rapport en toute circonstance, il n’y a hélas pas de palettes au volant mais il est possible de la paramétrer selon trois modes de conduite qui la rendent plus ou moins réactive mais qui influent également sur d’autres paramètres de la voiture.
Cette série 3 est donc une berline qui reste fidèle à son blason, elle est typée premium, offre des prestations routières enthousiasmantes et se permet même le luxe d’afficher une consommation très mesurée (4,5 l selon le constructeur, disons qu’il est vraiment aisé de rester largement en dessous de 6 litres au quotidien).
Sur la 318d fraichement apparue au catalogue, on retrouve le même 4 cylindres 2 litres que la 320d, ramené à 150 ch (soit 40 ch de moins) et moins coupleux. Ce moteur n'a pas la même vivacité que sous le capot de la 320d, mais douceur de marche et souplesse sont là, servis par l'excellente boite auto ZF 8 rapports. Le fonctionnement feutré, la discrétion, feraient presque penser à une Série 5 en réduction ! Il n'y a guère qu'en forte accélération qu'un grondement étouffé rappelle qu'il sirote du mazout.
Passer de 0 à 100 km/h demande 8,4 s, soit environ 1,5 s de plus que la 320d. Les relances sont suffisamment énergiques, même avec famille et bagages. L'agrément et le toucher de route restent typiques de la marque, en bonne propulsion... même si la puissance limitée n'invite pas vraiment au sport. Pour autant, le poids modéré (1.455 kg) et l'équilibre très sain réservent un comportement tout à fait plaisant. Le train avant est précis, et on profite d'un confort de roulement d'excellent niveau, fort bien filtré malgré les grandes jantes de 18 pouces de notre version d'essai. Dynamisme et douceur de marche restent intacts, malgré la cavalerie modeste.
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Consommation et Coût
Loin d'être sous-motorisée donc, cette 318d se distingue surtout par sa sobriété exemplaire. L'appétit mesuré au cours de notre essai de plus de 1.000 km mêlant voie rapide, réseau secondaire et parcours urbain avec parcimonie oscillait autour des 5 l / 100 km. Aux allures usuelles, mais sans retenue particulière, vider le réservoir de 59 l (une option à 180 euros, la Série 3 étant dotée par défaut d'un réservoir de 40 l) nous a demandé un peu plus de 1.100 km.
Ainsi, face à une 318i essence aux performances comparables (4 cylindres 2 litres, 156 ch), l'écart de prix s'élève à environ 3.300 euros. D'où l'importance de bien calculer son seuil de rentabilité : celui de la 318d s'élève à environ 130.000 km.
Une 318d débute ainsi à 41.050 euros, soit près de 3.800 euros de moins que la 320d (44.900 euros). Les 40 ch supplémentaires et les chronos plus vigoureux de cette dernière méritent-ils un tel surcoût ? A vous de voir.
Alternatives
Le compromis offert par la 318d fait d'elle l'un des choix les plus rationnels parmi les berlines premium. Mercedes Classe C et Audi A4 approchent de leur fin de carrière, une Jaguar XE n'est pas aussi aboutie et la Volvo S60, proposée uniquement en hybride plug-in en France, se place à un niveau de prix bien supérieur. Seule une Alfa Romeo Giulia, avec le 2,2 l 160 ch équivalent, pourrait rivaliser en termes de ratio économie / plaisir (à partir de 43.500 euros).
Fiche Technique : BMW Série 3 318d 150 Luxury (2021)
| Appellation commerciale | BMW Série 3 318d 150 Luxury (2021) |
|---|---|
| Moteur | Quatre cylindres en ligne, 16 S, 1995 cm3 |
| Puissance | 150 ch |
| Couple | 320 Nm |
| Transmission | Propulsion |
| Type de boîte | Automatique |
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