Modèle emblématique de Fiat, la petite 500 se décline en une gamme complète. Trois carrosseries, motorisation essence ou électrique, plusieurs niveaux d’équipement… Cet article explore les diverses variantes de la gamme pour définir le meilleur choix, en mettant un accent particulier sur la consommation de la version Abarth 140 ch.

L'Évolution de la Fiat 500

Chez Fiat, le monde tourne autour de la 500. Depuis que l’icône de la Dolce Vita a été ressuscitée en 2007, son succès fait littéralement subsister le constructeur italien, qui en a véritablement décliné une gamme. En 2020, Fiat a lancé une nouvelle génération de sa citadine vedette. Malgré un air de famille évident, ce modèle n’a rien à voir avec la précédente mouture, qui reste au catalogue.

On retrouve l’air mutin lié aux phares ronds, mais ceux-ci sont désormais seulement esquissés dans leur partie supérieure, grâce à une signature lumineuse à diodes intégrée au capot. Les volumes sont plus joufflus, les détails simplifiés. Il en est ainsi des poignées de portes, fondues dans la masse, alors qu’elles étaient auparavant chromées et saillantes, faisant écho au modèle des années 1960.

Toutefois, la principale nouveauté ne concerne pas le style, mais la motorisation : la nouvelle génération s’appelle Fiat 500e, pour souligner qu’elle n’existe qu’en version électrique.

Comparaison des Générations : Hybrid vs. Électrique

Avant d’entrer dans les considérations concernant l’usage, il convient de souligner à quel point les prestations font un bond en avant avec cette nouvelle génération. La Fiat 500 Hybrid ne peut masquer son âge à bord. Si la présentation est toujours très attrayante et colorée (malgré des plastiques uniformément durs), la position de conduite ne convient pas à tous les gabarits. Le siège placé très haut et le volant non réglable en profondeur imposent de se rapprocher exagérément du tableau de bord. Si le comportement routier apparaît sain, le train arrière sautillant pénalise le confort. Et les variations de consistance de la direction, très légère (surtout si on choisit le mode City, qui exagère l’assistance en ville pour faciliter les manœuvres), se révèlent désagréables.

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Passer au volant de la Fiat 500e, c’est goûter au bonheur d’une voiture de conception moderne. Si la position de conduite est toujours un peu en hauteur, ce qui plaît à la clientèle, elle est cette fois bien plus ergonomique. La finition est en progrès, mais les coloris et le graphisme des instruments (remplacés par des écrans), un peu plus ternes. Le comportement routier, bien aidé par la batterie logée dans le plancher qui abaisse le centre de gravité, apparaît aussi efficace que ludique. Même si les pneus montés de série (Continental Eco Contact 6) ne disposent pas d’une adhérence extraordinaire et que leurs flancs manquent de rigidité. On s’amuse au volant de cette 500 électrique, qui affiche de plus un confort en très net progrès.

Fiat 500e : Autonomie et Consommation Électrique

Fiat propose deux versions différentes de sa 500e électrique, ce qui est plutôt rare dans la catégorie. En définition de base, il faut se contenter d’une batterie de 24 kWh (dont 21,3 kWh utiles selon le constructeur), ce qui apparaît directement comparable à la Renault Twingo électrique. Sur le cycle normalisé, celle-ci promet une autonomie de 190 km. Dans les faits, c’est évidemment un peu moins mais la 500e ne se défend pas si mal : lors de notre essai, principalement en milieu urbain et périurbain, la consommation a été contenue à 15 kWh/100 km, soit une des meilleures valeurs de la catégorie. Voilà qui correspond à une autonomie réelle de 140 km, sans aucune marge.

Evidemment, cette version ne se destine pas aux longs trajets, mais nous avons tout de même mesuré une consommation de 21 kWh/100 km sur autoroute, ce qui correspond à une autonomie de 100 km. Il est évident, d’après ces chiffres, que cette 500e d’entrée de gamme se limite à un usage de proximité. Mais elle se défend mieux que la Smart Fortwo électrique, aussi bien que la Renault Twingo, la Honda e ou la Mini Cooper SE, alors que la Volkswagen e-up!

Le rayon d’action de la Fiat 500e 42 kWh n’en fait pas une voiture polyvalente, mais elle peut ponctuellement s’éloigner des centres-villes, grâce à une charge raisonnablement rapide : nous avons observé un pic de 85 kW, et on atteint le seuil de 80 % en 30 minutes. Attention, au-delà de 85 %, la puissance de charge plafonne à 12 kW, ce qui rend les derniers pourcents de batterie quasiment inutilisables sur de longs trajets. Notons que les problèmes de charge rencontrés lors de nos premiers essais, avec une puissance plafonnée à 15 kW, ont disparu suite à des mises à jour.

Comme sur le modèle d’entrée de gamme, le chargeur de 11 kW en courant alternatif permet de bonnes performances sur les bornes en voirie.

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Fiat 500 Hybrid : Consommation et Performances

En même temps que la nouvelle génération, Fiat a complètement revu l’ancienne, en lui offrant un tout nouveau moteur. Une hybridation légère, fonctionnant sous une tension de 12 Volts, apporte 5 ch et 20 Nm de couple ponctuellement. Ce petit moteur électrique est greffé sur un trois-cylindres essence de 1,0 litre et 70 ch. Inutile d’attendre des relances de routières, mais la boîte manuelle à six rapports à l’étagement resserré et la bonne volonté de ce petit bloc assurent un agrément décent.

Surtout, la consommation est en forte baisse, que ce soit par rapport à l’ancien quatre-cylindres Fire ou le désagréable bicylindre TwinAir, qui ont tous deux quitté le catalogue. Il faut compter sur une consommation aux environs de 6,0 l/100 km, en toutes circonstances… Même sur autoroute !

Abarth : Performances et Consommation

Au sommet de la gamme, on trouve toujours les versions Abarth, déclinées régulièrement en des séries limitées évoquant l’histoire de la marque au scorpion. Aujourd’hui, cette puce vitaminée est la dernière voiture du catalogue à encore utiliser un avatar du moteur Fire lancé dans les années 1980. Gavé par un turbo, il développe 165 ch sur l’Abarth 595 et 180 ch sur l’Abarth 695. Voilà de quoi donner des ailes à la petite italienne !

Les performances sont réjouissantes et les sensations au rendez-vous, mais attention aux excès d’optimismes. Avec leur empattement court, les Abarth sont sensibles aux transferts de masses, ce qui nécessite un peu d’attention pour les maintenir sur la route au freinage, à l’inscription en courbe. Ces autos charmantes et bourrées de caractère séduiront par leur look et leurs performances, ainsi que la sonorité rauque de leur échappement au ralenti (le moteur n’est pas spécialement mélodieux à haut régime). Mais ce ne sont pas les plus rigoureuses des sportives.

Concernant la consommation de l'Abarth 500, voici quelques témoignages:

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  • Conso moyenne : 7,4 litres aux 100 (sur autoroute en respectant les limitations).
  • Entre 9 et 10 lt/100km en conduite "normale" sur parcours mixte (avec 220cv sous le capot après modifications).

Ces chiffres peuvent varier en fonction du style de conduite et des conditions de route.

Carrosseries : Berline, Cabriolet et 3+1

La première version de la 500, dès 2007, a été celle d’une berline trois portes à hayon. Celle-ci a bien évidemment été reconduite sur la nouvelle génération électrique, avec une augmentation modérée de la longueur, qui passe de 3,57 m sur la 500 Hybrid à 3,63 m sur la 500e. La compacité est véritablement un atout pour cette auto destinée avant tout à évoluer en milieu urbain. Malgré leur gabarit menu, les 500 Hybrid et 500e offrent une habitabilité décente, même s’il ne s’agit que de strictes quatre-places. Le dessin du pavillon, assez haut, permet à des adultes de se tenir correctement à l’arrière.

Dans un deuxième temps, Fiat a décliné sa 500 en cabriolet. En fait de cabriolet, il s’agit plutôt d’une berline découvrable, comme l’était le modèle de 1957 à son lancement. La structure supérieure conserve le même profil, avec un toit en toile qui se replie jusqu’à la base de la lunette arrière. Une fois les vitres ouvertes, on peut véritablement rouler cheveux aux vents, même si l’impression de grand air n’est pas aussi importante que dans un vrai cabriolet. Notons que sur la première génération, les remous d’air sont importants au-delà de 70 km/h, une fois les vitres baissées. La nouvelle génération est bien mieux étudiée sur ce point.

Enfin, il existe une troisième carrosserie, spécifique à la nouvelle génération et appelée 3+1. Celle-ci s’apparente à la berline, à laquelle est ajoutée une porte antagoniste côté passager, rappelant les Mazda RX-8 et Mini Countryman. Celle-ci facilite grandement l’accès aux places arrière, ou l’installation d’un siège bébé.

Équipements et Tarifs

Du fait de son âge avancé, la 500 Hybrid se contente d’une liste d’équipements limitée. Et pourtant, elle s’est soignée au fil des ans, en gagnant un régulateur de vitesse, un système d’info-divertissement avec connectivité smartphone ou encore des essuie-glaces automatiques. Tous ces raffinements qui sont évidemment proposés sur la nouvelle 500e, de série ou en option selon les versions. La nouvelle venue peut également profiter d’un chargeur de smartphone à induction, d’un détecteur d’angle mort et d’un système de pilotage semi-automatique. Des ingrédients dignes d’une routière !

Les niveaux d’équipements et tarifs des Fiat 500 Hybrid et Fiat 500e n’ont eu de cesse de changer depuis le lancement de ces modèles. Ce qu’il convient de retenir, c’est qu’aujourd’hui, toutes les versions disposent en série de la climatisation manuelle, d’une connexion Bluetooth avec un écran tactile et du verrouillage centralisé. Cela correspond, au mois de janvier 2023, à un tarif de 17.500 € pour la 500 Hybrid Cult et de 30.400 € pour la Fiat 500e 24 kWh. Ce gouffre financier, certes en partie épongé par le bonus écologique, révèle que la version électrique n’est pas à la portée de toutes les bourses. Quant à la batterie de 42 kWh, elle réclame un surcoût de 3.500 €.

Malgré son tarif élevé, la version électrique représente déjà plus de la moitié des ventes de Fiat 500 en France sur l'année 2022 (15.163 électriques sur un total de 27.527 exemplaires entre janvier et avril 2022).

Fiabilité et Occasion

Véritable succès commercial à la carrière longue, la Fiat 500 est abondante sur le marché de l’occasion. Proposé dès le lancement, le quatre-cylindres 1,2 litre de 69 ch est une motorisation éprouvée, même si on a pu noter quelques ruptures de pompes à essence. Le 1.4 de 100 ch s’avère lui aussi globalement fiable. Mieux vaut par contre éviter le bicylindre TwinAir qui se révèle à la fois désagréable, bruyant, glouton et peu fiable avec des cas de ruptures de turbo.

A ses débuts, la 500 proposait une motorisation diesel de 75 ch plutôt agréable. Mais attention à l’historique de l’auto : comme tout moteur diesel, ce 1.3 MJT souffre d’une utilisation trop urbaine… Ce qui est principalement la destinée d’une citadine comme la 500. En dehors de la mécanique, la Fiat 500 souffre d’une fiabilité moyenne, notamment en ce qui concerne la direction assistée : des cas de pertes d’assistance par temps froids ont été relevés. Egalement, la centrale Bluetooth est parfois défaillante, nécessitant des mises à jour ou remplacement.

Malgré les évolutions tout au long de sa carrière, la petite italienne n’est pas exempte de soucis.

Consommation : Avis des Propriétaires

Voici un aperçu des consommations relevées par les propriétaires de différents modèles de Fiat 500 :

Modèle Motorisation Consommation Moyenne
Fiat 500 0.9 TwinAir 85 ch 8 - 9 L/100km
Fiat 500 1.4 100 ch 7.5 - 10 L/100km
Fiat 500 1.3 Mjt (d) / Multijet 95 ch 5 - 6 L/100km
Fiat 500 Electrique 24 kWh 95 ch 14.5 - 15.5 kWh/100km
Fiat 500X 2.0 JTD / Multijet 140 ch 7 - 8.5 L/100km

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