Glenn Ford, de son vrai nom Gwyllyn Samuel Newton Ford, acteur américain d'origine québécoise, est décédé le 30 août 2006 à Beverly Hills, en Californie.
Il était l'une des figures de l'âge d'or du cinéma américain du milieu du XXe siècle, emportant avec lui un peu de la magie du cinéma des années 1940 et 1950, celui des grands studios d'Hollywood.
Né le 1er mai 1916 à Sainte-Christine-d'Auvergne, petite municipalité située non loin de la ville de Québec (province de Québec), dans l'Est du Canada, Gwyllyn Samuel Newton Ford émigre avec sa famille en Californie en 1924.
Après avoir fait du théâtre en amateur, Glenn Ford se rapproche des studios en travaillant auprès des chefs décorateurs et des accessoiristes. Il est finalement engagé par la Columbia.
C'est la Fox Film qui le fait débuter au cinéma en 1939, puis la Columbia Pictures. Dans l'emploi de jeune premier séduisant, il participe à des films de série B, des westerns et des films d'action.
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Sa carrière est interrompue par la Seconde Guerre mondiale. Engagé volontaire dans le corps des Marines en 1942, il sert dans le Pacifique mais aussi en France.
Peu après son retour, il trouve en 1946 dans le rôle de Johnny Farell (Gilda), aux côtés de Rita Hayworth, l'occasion de se hisser au sommet du box-office.
Un Acteur Polyvalent
Glenn Ford a laissé une empreinte indélébile dans l'histoire du cinéma. Il a tourné avec les plus grandes stars et les plus grands réalisateurs (Budd Boetticher, Anthony Mann, Vincente Minelli, Jacques Tourneur, Rudolph Maté, Delmer Daves, ...). C'est une légende du cinéma américain qui resta une star pendant plus de 30 ans!
Il continue à tourner des westerns dont notamment La Peine du Talion (The Man From Colorado) où il a un rôle assez inhabituel, en 1948. La même année, il tourne à nouveau avec Rita Hayworth dans Les Amours de Carmen (The Loves of Carmen).
En 1953, il tourne quatre films importants. Le premier est produit par la Batjac (maison de production de John Wayne): Les Pillards de Mexico (Plunder of the Sun), un film d'aventure mémorable. Il est aussi présent dans Les Révoltés de la Claire-Louise (Appointment in Honduras) dirigé par Jacques Tourneur. Le grand Budd Boetticher lui donne le rôle principal dans Le Déserteur de Fort Alamo (The Man From the Alamo). Enfin, il cotoie Lee Marvin dans un film noir très connu: Règlement de comptes (The Big Heat).
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L'année 1955 lui réserve aussi un film très célèbre sur la violence dans les écoles, réalisé par Richard Brooks, Graine de Violence (Blackboard Jungle). Il est aussi dans un très bon western de Rudolph Maté: Le Souffle de la violence (The Violent Man) avec le duo d'Assurance sur la mort: Barbara Stanwyck et Edward G. Robinson.
En 1956, sous la direction de Delmer Daves, il est dans un western hautement apprécié, L'Homme de nulle part (Jubal) avec l'actrice préférée de Daves, Felicia Farr. Russell Rouse l'emploie, la même année, dans La Première Balle tue (The Fastest Gun Alive) avec Jeanne Crain.
L'année suivante, il est à nouveau dans un western de Delmer Daves considéré comme l'un des meilleurs du genre: 3H10 pour Yuma (3:10 to Yuma). Les 2 hommes se retrouveront une dernière fois en 1958 pour Cowboy, mais le résultat sera moins bon.
Par la suite, il tourna avec George Marshall et Shirley MacLane dans La Vallée de la poudre (The Sheepman). En 1960, il tourna avec l'un des réalisateurs les plus appréciés : Anthony Mann dans La Ruée vers l'Or (Cimarron).
Il sera moins prolifique dans les années 60. Dans Allô Brigade Spéciale (Experiment in terror) 1962, il est aux côtés de Ross Martin, dans un bon thriller très oublié aujourd'hui. En 1962, il fait un film de guerre avec Vincente Minelli: Les Quatre de l'Apocalypse (Four Horsmen of the Apocalypse) puis en 1963, ils font ensemble une comédie nommée Il faut marrier papa (The Courtship of Eddie's Father).
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Les Dernières Années et l'Héritage
À partir des années soixante-dix, Glenn Ford tourne surtout des feuilletons télévisés. Il est cependant le contre-amiral Spruance dans «La bataille de Midway» (1975) auprès de Charlton Heston et le fermier, père «terrestre» de Christopher Reeve, le «Superman» (1977) de Richard Donner. Il apparaît dans un dernier film, en 1991, où sévit un tueur en série: «Raw nerve».
Glenn Ford, qui avait reçu un Golden Globe du meilleur acteur en 1962 et avait été nommé deux autres fois à ces récompenses, ne tournait plus depuis 1991, année de son dernier film, de série B, Raw nerve.
Très affaibli par une série d'attaques cérébrales, il n'avait pas pu assister à l'hommage qui lui avait été rendu le 1er mai dernier à l'occasion de son 90e anniversaire dans la célèbre salle de cinéma Grauman, à Hollywood, le quartier historique du cinéma américain dans le nord-ouest de Los Angeles.
Glenn Ford est décédé à l'âge de 90 ans, laissant derrière lui un héritage cinématographique riche et diversifié. Il restera dans les mémoires comme un acteur talentueux et polyvalent, capable de jouer aussi bien les héros que les personnages plus sombres.
Malade depuis des années, il a fréquemment été hospitalisé à cause de problèmes circulatoires et cardiaques.
C'est un policier de Beverly Hills qui a confirmé la mort de Glenn Ford, dans la nuit de mercredi à jeudi.
Filmographie Sélective
- 1948 : Les amours de Carmen (The loves of Carmen) de Charles Vidor avec Rita Hayworth & Victor Jory
- 1951 : Lénigme du Lac Noir (the secret of Convict Lake) de Michael Gordon avec Gene Tierney & Zachary Scott
- 1956 : Lhomme de nulle part (Jubal) de Delmer Daves avec Ernest Borgnine, Felicia Farr, Rod Steiger & Jack Elam
- 1963 : Le bataillon des lâches (advance to the rear) de George Marshall avec Stella Stevens, Jim Backus & Joan Blondell
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