Si le métier de pilote automobile est le plus emblématique du secteur, d’autres personnes, moins visibles, œuvrent en coulisse à la réussite d’une course sportive.

Dans « sport automobile » il y a « sport » (qui demande de l’entraînement) et « automobile ».

La Formule 1 est la discipline-phare, mais il existe beaucoup d’autres sports mécaniques : le karting, la formule 2, la formule 3, la formule 4, les courses en montagne, le drift, les courses de véhicules historiques, les courses d’endurance automobiles, les courses de motos, les courses sprint (motos, camions, voitures…), les compétitions GT… De quoi susciter des vocations !

Les métiers autour du sport automobile sont divers et variés, tout comme les employeurs : organisateurs, écuries, médias, circuit....

Vous vous rêvez dans la peau de Pierre Gasly, d’Esteban Ocon, de Charles Leclerc ou Lewis Hamilton ?

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Si le pilote de formule 1 est très médiatisé, il arrive en « fin de course » pour piloter les monoplaces les plus puissantes de la planète imaginées en amont par des ingénieurs.

Le métier de pilote ne se limite pas uniquement à la course. Bien qu'il soit seul dans sa monoplace et qu'il ait un rôle crucial, il ne faut pas oublier que le sport automobile est un sport d'équipe !

Le rôle du pilote est multiple, on peut citer entre autre :

  • Piloter sa monoplace durant les weekends de Grand Prix et maximiser sa performance
  • Partager ses ressentis auprès de son équipe (ingénieurs/mécaniciens) sur les réglages de la voiture, sur la piste...
  • Etablir avec son équipe la stratégie (choix des pneus, moment de passage au stand...) et la mettre en place durant la course
  • En dehors des weekends de course, le pilote est amené à se rendre à l'usine de son équipe, au simulateur pour préparer ses courses.
  • Contribuer à l'évolution de la voiture weekends après weekends.

Les journées d’un pilote de circuit sont rythmées par les entraînements et préparation sportive. Tout au long de l'année, il veille à son alimentation, à la qualité de son sommeil et il est très souvent dans les avions pour disputer une course sur un circuit à l’autre bout du monde. Il répond par ailleurs à de nombreuses obligations médiatiques ou auprès de ses sponsors.

Contrairement aux pilotes sur routes qui s’exercent sur des routes classiques fermées le temps de l’entraînement, les pilotes sur circuits évoluent sur des circuits dédiés, plus ou moins longs. Il en existe plus d’une centaine en France.

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Il n’existe pas de formation pour devenir pilote. Il est possible de débuter en s’inscrivant à des stages de pilotage sur circuit ou en pratiquant le karting. L’étape d’après est l’entrée en formule 4 (il faut avoir minimum 15 ans), qui permet de participer à des championnats nationaux. Les vainqueurs perçoivent alors des sommes d’argent qui les aident à financer la suite de leurs carrières en formule 3, 2, puis 1.

Jean Todt, Toto Wolf, Frank Williams ces grands noms montrent que le directeur d'écurie peut aussi marquer le monde du sport automobile. Comme tout chef d’entreprise, le directeur d’écurie est responsable de la gestion d’une équipe de course dans son ensemble, des ingénieurs aux mécaniciens en passant par les pilotes ou les responsables de commissaires de pistes, etc. Surtout dans son écurie. Néanmoins, son ordinateur sous le bras, il transporte son bureau partout avec lui, notamment dans les avions lors de ses nombreux déplacements sur les circuits.

Chaque parcours est différent. Il faut de la chance, des opportunités, de la passion et il n’existe pas une seule manière de devenir directeur d’écurie. Certains ont débuté comme mécaniciens, d’autres sont d’anciens pilotes ou ingénieurs.

En sport automobile, la réussite d'une équipe dépend de la qualité du pilote, mais aussi de la performance de la voiture. Dessiner les voitures, les moteurs, les pièces mécaniques et électriques qui les composent, choisir les matériaux les plus légers possibles pour réduire le poids de la voiture, tout ceci s’élabore grâce aux équipes d’ingénieurs d’études.

Après un bac général avec des spécialités scientifiques (mathématiques ; physique-chimie ; SI - sciences de l’ingénieur -), un bac technologique STI2D (sciences et technologies de l'industrie et du développement durable) ou un bac professionnel maintenance des véhicules, il est possible d’intégrer une école d’ingénieurs en 5 ans ou en 3 ans après un bac+2/3 (de type classe préparatoire scientifique, BTS ou BUT).

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Les cursus les plus adaptés sont, par exemple, le BTS maintenance de véhicules, ou encore le BUT GMP (génie mécanique et productique).

Les écoles d’ingénieurs spécialisées en mécanique et dans le transport automobile sont nombreuses. Au quotidien, l’ingénieur d’essais teste les moteurs en simulant la future course afin d’observer la manière dont ils réagissent en situation concrète (résistances diverses, montées en puissances et changements de régimes…). L’ingénieur d’essais peut tester une pièce du moteur ou le moteur entier.

Les données récoltées pendant ces tests permettent de proposer des interventions mécaniques préventives et correctives. Devenir ingénieur d’essais nécessite d’obtenir un diplôme dans une école d’ingénieurs en 5 ans post-bac ou en 3 ans après un bac+2/3 (classe préparatoire scientifique, BTS maintenance de véhicules, ou encore le BUT GMP (génie mécanique et productique), par exemple).

L'ingénieur simulation performance est amené à optimiser l’acoustique, l’aérodynamisme, et la combustion du moteur de Formule 1. Le nombre de personnes sur les pistes étant limité, une équipe d’ingénieurs de piste installée dans une « OpsRoom » (salle des opérations) surveille à distance, grâce à des capteurs installés dans les monoplaces, ce qui se déroule sur le circuit. Casque sur les oreilles, yeux rivés sur les écrans, cet ingénieur, loin de l’agitation des pistes, analyse les données qui lui parviennent en temps réel, au siège de l’écurie pour laquelle il travaille.

Une école d’ingénieurs généraliste peut permettre d’acquérir une vision globale, mais une spécialisation est ensuite la bienvenue en fin de cursus en conception mécanique, en mécatronique, etc.

Un moteur peut être constitué de plus de 3 000 pièces : son spécialiste ? En lien direct avec les concepteurs et les ingénieurs d’essais, le motoriste assure le montage et le démontage des moteurs selon leurs consignes et les délais établis par le responsable d’équipe.

Il participe à la création des procédures de montage avec les experts du bureau d’études, notamment lors des assemblages des premiers prototypes. A partir des éléments d’un cahier des charges, le concepteur mécanique réalise à l’aide de logiciels 3D des pièces ou des systèmes mécaniques. Il assure les calculs de prédimensionnement ou la mise en plan et répond au besoin exprimé (étudier les vibrations d’une structure ou sa déformation sous chargement…).

L'objectif du concepteur mécanique n’est pas de développer des produits, mais de maximiser ceux qui existent déjà. Le concepteur mécanique travaille au service de la direction technique d’une écurie. La voie royale est un bac+5 obtenu en école d’ingénieurs spécialisée en mécanique après un premier diplôme de type BUT GMP (génie mécanique et productique, par exemple.

Comme tout mécanicien, il est chargé de l’entretien et de la réparation des voitures, avant, pendant, et après la course. Mais le mécanicien de course automobile intervient sur des moteurs et de systèmes de compétition, dont il doit en permanence garantir la fiabilité, la sécurité. En atelier ou sur la piste lors des courses, il est partout.

Le CAP maintenance des véhicules option voitures particulières suivi du bac professionnel du même nom et avec la même option permet de débuter dans le métier. Ceux qui souhaitent se spécialiser davantage prouvent continuer vers un BTS maintenance des véhicules. Sachez également que la FFSA Academy a développé un centre de formation unique en partenariat avec le lycée polyvalent du Mans-Sud et reconnu par le ministère de l’Education nationale.

Un concours d’excellence mécanique organisé par Alpine permet d’accueillir de jeunes apprentis en leur apprenant à monter et démonter des prototypes de moteurs. De portée nationale, il s’adresse à tous les étudiants en mécanique automobile de niveau bac ou bac+1.

Comme dans toute entreprise, il existe des services nécessaires à son bon fonctionnement : marketing, RH (Ressources humaines), communication, événementiel, finance, contrôle de gestion, comptabilité, logistique, achats, informatique, etc.

Les professionnels de la communication d’une écurie de F1 regroupent les mêmes métiers que ceux l’on trouve dans n’importe quel secteur et utilisent les mêmes canaux de communication (presse en ligne, partenariats, réseaux sociaux, influenceurs…).

Leur mission ? Promouvoir son équipe, une course, valoriser les pilotes, organiser une conférence de presse entre pilote et journalistes, valoriser un partenaire... et même nous aider à écrire cet article (merci Alpine !).

Avant une course, les missions peuvent être d’inviter des journalistes à découvrir la dernière voiture du constructeur, de préparer les « assets » (support visuels et documents divers), de convier un photographe ou un vidéaste pour couvrir l’événement en images et d’assurer leur diffusion.

Pendant la course, l’équipe com’ est garante de la réputation de la marque et de celle des pilotes. Elle accompagne donc les déclarations publiques de chacun grâce à des briefes, éléments de langage et aux liens noués avec les journalistes.

Après la course, vient alors le temps de l’analyse et de tirer le bilan des actions mises en places : quelles ont été les retombées médiatiques ? Les articles sont-ils élogieux et conformes aux directives ? Ont-ils été beaucoup lus ?

Sous la responsabilité d’un chef de piste, le commissaire de piste est, avec ses collègues, les « yeux de la piste ». Il est garant du respect de la réglementation sportive. Son rôle est double :

  • il avertit les pilotes des dangers en agitant des drapeaux de couleur en bord de piste. Drapeau jaune, rouge, noir, bleu... chacun a une signification que connaissent bien les pilotes.
  • il a un rôle de « juge de faits » pour les pilotes. Si un concurrent ne respecte pas certaines règles (de dépassement, de vitesse, de limite de piste...), il avertit la direction de la course.

Sur le bord de la piste d’un circuit automobile. Selon la règlementation, il est possible de devenir commissaire de piste dès l’âge de 16 ans, en étant formé et licencié d’une association automobile ou de moto. La formation, qui dure une journée, est d’abord théorique, puis pratique. Un commissaire de piste améliore ses compétences au côté de commissaires chevronnés lors des « roulages » et des compétitions.

D'autres acteurs essentiels s’affairent pour assurer la sécurité permanente des pilotes, voire du public. « Montez le volume et rendez-vous au premier virage » est devenue la phrase célèbre prononcée à chaque début de course de Formule 1 par un célèbre commentateur.

Chargé de commenter en direct les grandes courses sportives, ce professionnel décrypte les courses, analyse les stratégies des pilotes, explique tout ce qui se déroule sur une piste, y compris ce que ne voit pas le spectateur.

D’autres personnes méritent d’être mises en avant car sans elles, pas de courses possible.

  • les personnes qui appartiennent au service logistique sont chargées d’acheminer tout le matériel sur place, s’occupent de l’électricité, de la plomberie, de la peinture (pour l’entretien des pistes),
  • un service de restauration assure les repas de tout le personnel qui travaille sur place durant la course.

Ces métiers restent très physiques car beaucoup s’exercent debout toute la journée (et parfois la nuit).

Le sport automobile œuvre depuis quelques années pour promouvoir cette discipline auprès des jeunes femmes et les inviter à s’engager dans ce secteur à tous les niveaux (technique, course…). Alpine a, par exemple, mis en place en 2022, deux programmes pour l’inclusion féminine : Rac(h)er et CEMA.

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