Ce document présente l'histoire et l'identité visuelle de Mercedes-Benz. Il décrit les produits et les performances remarquables de l'entreprise sur le marché automobile. L'histoire de la voiture, c’est un peu celle d’aventuriers qui aiment les moteurs, l’élégance d’une ligne et les défis.
Les Prémices des Voitures de Sport
Tout d’abord, les prémices des voitures de sport remontent à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. À cette époque, les constructeurs automobiles se concentraient sur la conception de voitures légères et puissantes pour la compétition automobile émergente. Des pionniers tels que Bugatti, Alfa Romeo, et Bentley ont produit des voitures de sport.
L'Âge d'Or des Voitures de Sport
Ensuite, les années 1950 et 1960 ont été considérées comme l’âge d’or des voitures de sport. D’ailleurs, des marques emblématiques comme Ferrari, Porsche et Jaguar ont dominé les circuits de course du monde entier. Elles ont remporté des victoires prestigieuses dans des événements tels que les 24 Heures du Mans, le Grand Prix de Monaco et la Targa Florio.
L'Émergence des Muscle Cars Américaines
Plus tard, dans les années 1960 et 1970, les États-Unis ont vu l’émergence des muscle cars. Il s’agit d’une catégorie de voitures de sport à la puissance brute et au design audacieux. Sur ce sujet, des modèles emblématiques tels que la Ford Mustang, la Chevrolet Camaro et la Dodge Challenger ont captivé le public avec leurs performances impressionnantes sur les routes et sur les pistes de dragster.
La Révolution Japonaise
À partir des années 1980 et 1990, les constructeurs automobiles japonais ont commencé à rivaliser avec les marques européennes et américaines en lançant des voitures de sport rapides et fiables. D’ailleurs, des modèles comme la Toyota Supra, la Nissan Skyline GT-R et la Mazda RX-7 ont gagné en popularité. C’est notamment grâce à leur performance et à leur rapport qualité-prix compétitif.
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La Transition vers les Voitures de Sport Électriques
Au cours des dernières décennies, nous avons assisté à une transition vers des voitures de sport électriques. Des entreprises telles que Tesla ont démontré que les voitures électriques peuvent offrir des performances impressionnantes. Par exemple, avec des modèles comme la Tesla Roadster qui rivalisent avec les voitures de sport traditionnelles en termes d’accélération et de vitesse maximale.
L'Histoire de la Voiture : Invention, Évolution et Dates Clés
Savez-vous que la voiture électrique fonctionnait très bien dès 1881 ? Bienvenue dans cette histoire de 3 siècles qui fait de vous aujourd’hui l’heureux conducteur d’une jolie petite auto.
Début de l’histoire automobile avec les véhicules à vapeur
En 1668, Ferdinand Verbiest, jésuite belge, mathématicien et missionnaire en Chine, s’intéresse à l’utilisation de la vapeur. 100 ans après (1769) en France, Nicolas Joseph Cugnot invente le premier véhicule automobile fonctionnel d’Europe. Mais dans le civil, personne ne veut acheter un véhicule automobile particulier super lourd et plus lent qu’un cheval.
Développement d’un véhicule à moteur à combustion
Vers la fin du 19ᵉ siècle, le développement technique des machines à vapeur des chemins de fer remet l’idée des voitures automobiles routières au goût du jour. En France, Amédée Bollée obtient un grand succès commercial à l’Exposition universelle de 1878 avec des véhicules toujours très lourds, mais dépassant les 40 km/h. Le nombre de commandes passées au fabricant attire l’attention des industriels et les incite à chercher à améliorer la motorisation.
De nombreuses inventions au service de l’automobile
À partir de cette nouvelle motorisation, le développement technique et commercial ne cesse de croître. Les constructeurs automobiles surfent sur la révolution industrielle en cours, elle-même portée par une vague de découvertes et d’inventions sans précédent.
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- 1845 : Bandage pour roues, en cuir et rempli d’air comprimé, breveté par R. W. Premiers pneumatiques pour automobile.
- Invention de la pompe à essence : À partir de 1884, le carbure de pétrole est régulièrement utilisé pour la propulsion des véhicules équipés de moteurs à combustion à 4 temps. Le carburant est stocké dans les ateliers de fabrication et provoque de nombreux accidents par explosion. John Tokheim invente la pompe à essence extérieure en 1898. Elle permet de contrôler simultanément le volume livré.
L’usage de caoutchouc pour habiller les roues représente une invention automobile majeure, permettant un volume de circulation important sur le réseau routier (ce dernier encore amélioré par l’enrobage bitumeux dès 1900).
Industrialisation de l’automobile par Ford aux États-Unis
En 1900, les constructeurs d’automobiles produisent ensemble un total de 9 504 voitures. L’Américain Henry Ford commence, en 1908, à en fabriquer des millions tout seul. Ou plutôt avec les milliers d’ouvriers qui travaillent sur ses chaînes de montage.
Henri Ford reste un industriel important parce qu’il porte un nouveau modèle économique et social (le fordisme) représenté par la Ford T. Il met en pratique les principes énoncés par F.W.
Développement du marché automobile en Europe
Henri Ford marque l’histoire de la voiture par l’efficacité de son système et son impact sur l’économie américaine (les ouvriers peuvent acheter ce qu’ils produisent et disposent de temps de loisir pour consommer). La Volkswagen Type 1, dite Coccinelle, conçue par Ferdinand Porsche en 1936.
Vers les automobiles 100 % vertes et autonomes
La Première Guerre mondiale marque la disparition totale du moteur à vapeur, et pendant des dizaines d’années, la voiture électrique est pratiquement abandonnée. Et puis… le choc pétrolier des années 1970 et la prise de conscience énergétique et écologique du 21ᵉ siècle révolutionnent le regard porté sur la voiture. Bien que très critiquée depuis son apparition (dangereuse, bruyante, puante…), l’automobile, luxueuse ou populaire, s’est jusque-là toujours imposée comme symbole positif de liberté et d’autonomie.
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Il devient désormais urgent de la rendre sobre et respectueuse de l’environnement.
La voiture électrique
La voiture électrique est parfaitement au point depuis 1881. Camille Faure a pu la finaliser et la commercialiser grâce à l’invention de la batterie d’accumulateur au plomb de Gaston Planté (1865). Ainsi, dans l’Amérique et la France des années 1890, beaucoup de taxis urbains fonctionnent à l’électricité. Mais les batteries pèsent plusieurs centaines de kilos et s’avèrent très lentes à recharger.
L’ingénieur Camille Jenatzy, premier pilote automobile star, dépasse le premier les 100 km/h et détient durant 3 ans le record mondial de vitesse terrestre avec 120,8 km/h sur sa voiture électrique, la Jamais contente. Il est battu en 1902 à Nice par une voiture à vapeur Gardner-Serpollet qui atteint les 135 km/h.
L’histoire des voitures électriques reste marquée par le problème toujours d’actualité des batteries. Aujourd’hui plus légères, fonctionnant au plomb ou au lithium, elles conservent l’inconvénient d’une empreinte environnementale et sociale importante (fabrication très polluante). Il y a actuellement 29,5 millions de voitures électriques dans le monde, leurs émissions de gaz à effet de serre proviennent de la recharge de la batterie.
Innovation : voiture autonome et autres concepts
L’évolution de la voiture doit donc continuer vers zéro émission par véhicule. Soutenue par les directives européennes de réduction de CO2, elle cherche des solutions vertueuses. Pourtant, il semble que les modèles du futur déjà présentés proposent surtout des véhicules connectés et intelligents, autonomes, partagés et électriques.
Mais quelle aventure tout au long des 300 dernières années!
Quelques Modèles Emblématiques
La Bentley « Blower » se distingue des autres voitures de la collection Ralph Lauren par sa carrosserie massive. Ettore Bugatti ne l’avait-il pas qualifiée de « camion le plus rapide du monde » ? La voiture se révèle néanmoins redoutablement véloce, puisque dotée d’un moteur de 4,5 litres de cylindrée, gavé par un énorme compresseur disposé tout à l’avant. Seuls 55 exemplaires sont équipés de ce compresseur, qui en augmente sensiblement la puissance. La voiture exposée est pourvue d’une carrosserie en partie réalisée en simili-cuir, vouée à diminuer toute surcharge pondérale. Au volant de ces voitures, les « Bentley Boys » participent à de nombreuses compétitions, sans toutefois remporter toutes les victoires escomptées.
Le châssis SSK « 36038 », actuelle propriété de Ralph Lauren, invendu par l’usine Mercedes-Benz en 1928, est expédié au Japon en 1930, avant de regagner l’Europe. La réalisation de cette voiture est le fruit du talent du jeune britannique Willy White, qui s’est inspiré d’un dessin suggéré par son propriétaire, aristocrate et grand industriel italien, le comte Carlo Felice Trossi, également pilote de course. La SSK, archétype de la Mercedes des années 1920, réalisée sur un châssis court, est dominée par un monstrueux capot d’où émerge latéralement une triade d’échappements, capot enveloppant plus de la moitié de la longueur de la voiture et projetant en avant un radiateur en coupe-vent. Sa poupe flamboyante, magnifiquement profilée, qui apporte une touche de civilité à cet extraordinaire exemplaire, contraste avec la connotation hiératique de la proue.
Proposé en version grand tourisme, le châssis 8C 2300 bénéficie de carrosseries signées par les plus grands maîtres italiens, tels que Zagato, Touring ou encore Castagna. Dans sa configuration course, la 8C 2300 présentée ici prend alors la dénomination « Monza », digne héritière du mythique type « P2 » qui, lors du Grand Prix d’Europe à Lyon en 1924, apporte à Alfa Romeo un premier grand succès en compétition. Pourvue d’un moteur 8 cylindres en ligne de 2300 cm³ doté d’un double arbre à cames en tête et d’un compresseur, la « Monza » signe de grands succès et s’illustre aux mains des pilotes de la Scuderia Ferrari, service compétition officiel de l’usine, justifiant la présence du désormais mythique blason au cheval cabré qui orne le capot de ces voitures.
Evolution des Types 51 et 54 construits dans les ateliers de Molsheim, héritière de la lignée des mythiques Type 35 aux innombrables victoires en compétition, la Bugatti 59 incarne la référence stylistique et esthétique de la voiture de Grand Prix d’avant-guerre, faute de briller véritablement lors des épreuves sportives. Construite en seulement huit exemplaires, elle se reconnaît entre toutes par ses extraordinaires roues à rayons d’une technique révolutionnaire, création originale de la Maison Bugatti. Elle est propulsée par un huit cylindres en ligne de 3,3 litres de cylindrée à double arbre à cames en tête et suralimenté qui développe quelques 250 CV.
Selon Paul Bracq, « l’Atlantic est un monument dans l’histoire de la carrosserie française ! Mieux qu’aucune autre automobile, elle exprime l’esthétique latine. Une fantastique impression de légèreté se dégage de cette sculpture ». Pourvue d’un moteur 8 cylindres en ligne à double arbre à cames en tête avec compresseur, cette reine de beauté est également reine de vitesse, puisque capable d’atteindre les 200 km/h. L’alliage d’aluminium qui compose sa carrosserie se prêtant mal à l’emboutissage et à la soudure, Jean Bugatti est contraint à réaliser ailes et pavillon en deux parties puis à les assembler au moyen de rivets. Tout son talent réside dans l’art de contourner cet inconvénient technique en avantage stylistique. La robe de la belle n’est autre qu’une métaphore de vitesse et de puissance, suggérée encore par des portières se découpant dans le toit et par des vitres ellipsoïdales issues du registre aéronautique.
Ce modèle de compétition doté d’un moteur huit cylindres de 2,9 litres de cylindrée à double arbre à cames en tête, suralimenté par deux compresseurs, est équipé d’une suspension à quatre roues indépendantes et d’une boîte de vitesses reléguée à l’arrière avec le pont. L’ensemble se trouve parfaitement équilibré et confère à la voiture une tenue de route extraordinaire. Les freins à commande hydraulique constituent un atout supplémentaire, lui permettant de surclasser ses rivales à plus de 185 km/h.
La Jaguar XK120, dévoilée lors du Salon de Londres 1948, fait date dans l’histoire de la marque. D’un point de vue esthétique, à travers ses modèles XK, l’anticonformiste William Lyons préfère créer sa mode automobile au lieu de la suivre, même s’il choisit avant tout d’investir sur le plan des performances et de l’aspect mécanique : moteur 6 cylindres en ligne de 3,5 litres , double arbre à cames en tête, 180 CV. Détonnant roadster à la grâce féline, l’XK120, initialement souhaitée à seulement 200 exemplaires, rencontre un formidable engouement notamment auprès des stars du cinéma hollywoodien. Elle entre alors en production en grande série et se décline ensuite jusqu’en 1961 sous la forme d’XK140, puis XK150.
La Ferrari dite 375 « Plus » n’est autre qu’une extrapolation du type 375 MM : un modèle pourvu d’un moteur 12 cylindres en V, doté de trois carburateurs, d’une boîte à quatre vitesses plus la marche arrière, qui voit sa cylindrée « gonfler » à près de 5 litres, gagner en puissance et ainsi être susceptible de développer quelques 340 CV, pour atteindre les 250 km/h. Faute de véritable service voué au design chez Ferrari, la 375 Plus, véritable pièce de joaillerie, est le fruit de la création d’artisans hautement qualifiés et talentueux guidés par Pinin Farina, le carrossier attitré de Ferrari. Le type 375 Plus n’est décliné qu’à seulement cinq exemplaires, parmi lesquels une version spyder remporte les 24 Heures du Mans en 1954.
Afin de trouver une digne héritière à la brillante Jaguar Type XKC doublement victorieuse aux 24 Heures du Mans, l’aérodynamicien aéronautique Malcolm Sayer conçoit une voiture anticonformiste. La « Type D », dotée d’un long capot sans calandre, pivotant d’un bloc et d’un arrière effilé très gracieux, est surtout aisément identifiable grâce à une très originale dérive, qui prolonge l’appuie-tête du pilote et autorise un surcroît de stabilité à haute vitesse. Disposant du classique moteur 6 cylindres 3,4 litres de la marque, la type D, bâtie sur une structure monocoque, est également pourvue de freins à disques. La version « long nose », (dont seuls 10 exemplaires sortent d’usine, parmi lesquels la « 505/601 » de Ralph Lauren) assure le gain d’une quinzaine de kilomètres à l’heure en vitesse de pointe, lui permettant d’atteindre les 260 km/h.
A l’aube des années 1950, Mercedes cherche à renouer avec la compétition au plus haut niveau. Rudolf Uhlenlaut s’active dès 1951 sur le projet « 300 SL », motivé en outre par une modification du règlement des grands prix prévue pour la saison 1954, contexte nécessitant également une remise en question des autres constructeurs concurrents. Un moteur de six cylindres de trois litres, extrapolé de celui de la limousine 300, est incorporé au cœur d’un châssis multitubulaire ultra léger, empêchant l’implantation de portières conventionnelles, du fait d’un seuil surélevé, ou encore de vitres ouvrantes. Ce handicap se transforme bien vite en coup de génie stylistique, par l’adoption de superbes portes papillon ouvrant de bas en haut.
Inspirée par le Type 356, lui-même extrapolé de la célèbre Volkswagen, la « 550 », dévoilée à l’occasion du Salon de l’Automobile à Paris en octobre 1953 et produite jusqu’en 1956, est l’une des premières Porsche de compétition. La dénomination « Spyder », adoptée par Ferry Porsche, désigne bien cette voiture de sport légère, ouverte, à deux places. Dotée d’un moteur quatre cylindres à plat refroidi par air, de 1498 cm³ et développant 110 CV, accolé à une boîte de vitesses à quatre rapports, la 550 s’avère de conduite facile et très rapide, puisque susceptible d’atteindre les 218 km/h. D’ailleurs, lors de la « Carrera Panamericana » 1954 au Mexique, Hans Herrmann signe le 3e temps et la victoire de catégorie, tandis qu’en 1956, une 550 A s’adjuge une magnifique victoire à la Targa Florio, surclassant des Ferrari et Maserati de bien plus forte cylindrée.
Conséquence de ses magnifiques victoires lors des 24 Heures du Mans en 1955 et 1956, Jaguar, afin de satisfaire une clientèle enthousiaste, décline une version route de la XKD (moteur 6 cylindres de 3,4 litres développant 250 CV et propulsant la voiture à près de 250 km/h), qui prend l’appellation « XKSS ». Cette automobile, principalement destinée au marché américain, se distingue du modèle de compétition par la présence d’un pare-brise, d’une capote, de pare-chocs, d’un habitacle plus civilisé et par la disparition de la fameuse dérive. Seuls 16 exemplaires sont construits entre janvier et février 1957, auxquels il convient d’ajouter deux exemplaires de type D transformés par l’usine en 1958.
La 250 « Testa Rossa » (« tête rouge ») doit son nom aux caches arbre à cames peints de couleur rouge sur son moteur 12 cylindres en V de 3 litres de cylindrée. Réalisée par la « Carrozzeria Scaglietti » d’après un dessin de Pinin Farina, qui propose un corps de torpille, la voiture dispose d’un appuie-tête émergeant de la carrosserie et de phares intégrés derrière un bulbe de plexiglas. La ligne très particulière de cette barquette s’avère avant tout fonctionnelle plus qu’esthétique. En effet, l’originalité des ailes avant permet de ne couvrir que partiellement les roues, afin d’obtenir un refroidissement efficace des freins à tambour. Dotée d’une caisse légère autorisant des pointes à 270 km/h, son moteur de 300 cv lui permet de remporter de très nombreuses victoires, comme les 24 heures du Mans en 1958, 1960 et 1961.
Tandis que la dénomination “250 GT” apparaît au catalogue de Maranello en 1955, le Salon de l’Automobile de Paris 1959 présente une version « Berlinetta » châssis court, dont l’empattement est raccourci de 20 cm par rapport à d’autres versions de la marque, ensemble formant un véritable pur-sang équipé pour la route, doté d’une carrosserie en aluminium dessinée par Pinin Farina et réalisée par les ateliers Scaglietti de Modène. Par rapport à la version grand-tourisme, destinée à un usage routier, la version « Competizione », dépourvue de tout luxe intérieur et de pare-chocs, dotée de freins à disques, bénéficie d’un moteur de 280 CV, permettant à ce modèle phare de la marque au cheval cabré de s’imposer impérieusement durant trois saisons consécutives (1960-1961-1962) au légendaire Tour de France automobile ou encore en catégorie GT aux 24 Heures du Mans. Lignes sensuelles, comportement et performances hors pairs (250 km/h), palmarès, tout concourt à faire de la berlinette 250 GT châssis court l’une des Ferrari les plus prisées.
Automobile conçue dans le plus grand secret, la « 250 GTO », considérée aujourd’hui comme la quintessence technique et esthétique des Ferrari « Vintage », incarne pour de nombreux « aficionados » l’une des voitures de sport les plus célèbres et les plus chères de tous les temps. Cette Grand Tourisme, produite à seulement 39 exemplaires, revêt un somptueux palmarès sportif, à l’image du titre de championne du monde des GT en 1962, 1963 et 1964, grâce à son moteur V12 de 300 CV situé en position avant, mais aussi du fait de la légèreté de sa carrosserie en aluminium, lui permettant des pointes à 280 km/h ! Avec une carrosserie signée Scaglietti, dotée d’un long capot, d’un cockpit ramassé et d’un arrière tronqué, elle symbolise la grand tourisme par excellence.
La 250 LM (pour Berlinetta Le Mans) est une déclinaison de la 250 P, destinée à remplacer la GTO. Conçue pour la compétition, elle est dotée d’un moteur situé en position centrale, qui lui confère une ligne alors inhabituelle, présentant un habitacle en position avancée, avec un avant court et un arrière volumineux. Dotée du fameux V12 de la série 250, alimenté par six carburateurs, développant 320 CV et accouplé à une boîte à cinq vitesses, celui-ci propulse la berlinette à 295 km/h. La carrosserie en aluminium de la voiture, signée Scaglietti, repose sur un châssis multi-tubulaire. N’ayant pu obtenir l’homologation en Grand Tourisme, la 250 LM court en catégorie prototype et remporte les 24 heures du Mans en 1965.
Afin de rendre hommage à sa remarquable prestation lors de l’édition 1995 des 24 Heures du Mans, où cinq voitures parviennent à terminer l’épreuve, Mc Laren réalise un prototype plus une série limitée de cinq voitures baptisées pour l’occasion « F1 LM » (pour « Le Mans »). Ces fleurons, d’un poids réduit d’environ 75 kg par rapport à la version route classique, subissent des modifications aérodynamiques et un certain « relooking », notamment une très originale peinture de couleur « Papaya Orange », à la mémoire des célèbres formules 1 de Bruce Mc Laren. Dotée d’un puissant moteur 12 cylindres en V d’origine B.M.W. développant 691 CV, la F1 LM signe des accélérations foudroyantes (0 à 131 Km/h en 5.9 secondes !), lui permettant de battre plusieurs records.