La division sportive de Fiat s’attaque toujours à son modèle emblématique, la Fiat 500, pour en faire une sportive au style inimitable. La fameuse Fiat 500 survitaminée a enfin reçu son restylage en 2016 et nous avons à cette occasion réalisé un essai complet de la gamme Abarth 595. Au catalogue depuis 2011, elle passe par la case restylage comme sa sœur la Fiat 500.
Au programme, une première mise à jour esthétique pour tous les niveaux de la gamme 595. Il faut reconnaître que l’ensemble est plutôt agréable et cette remise à jour est du plus bel effet. L’aérodynamisme du bouclier a d’ailleurs été repensé pour optimiser le refroidissement. De nouvelles jantes en alliage 16 et 17 pouces pointent également au rang des nouveautés extérieures. À l’intérieur, on s’inspire également largement de la Fiat 500 restylée avec un nouveau compteur, un écran 5 pouces tactile (7 pouces en option) et un nouveau volant.
Abarth 595 : Performances et Puissance
Le premier niveau de gamme, l’Abarth 595, gagne 5 chevaux pour atteindre une puissance de 145 chevaux et un poids/puissance de 7,1 kg/ch (1035 kg). Les deux autres niveaux de gamme, la Turismo et la Competizione, grimpent eux aussi en performances avec des nouveautés techniques et stylistiques. Dans la gamme Abarth 595, le modèle Turismo fait partie de ceux qui profitent d’un gain de puissance avec 5 chevaux supplémentaires sur ce 4 cylindres de 1,4 litre pour atteindre 165 chevaux et un couple inchangé de 230 Nm. Il en résulte une vitesse de pointe améliorée de 8 km/h (218 km/h) et le 0 à 100 km/h ne nécessite plus que 7,3 secondes (gain de 0,1 seconde).
Expérience de Conduite
Une fois installé, légèrement en hauteur ce qui est presque déstabilisant pour une sportive, la prise en mains des différentes commandes est plutôt compliquée. L’ergonomie est vraiment peu convaincante et on a du mal à s’y retrouver. Je n’ai d’ailleurs jamais réussi à trouver comment paramétrer l’écran central du compteur qui affiche plusieurs options possibles de télémétrie… Certainement un bouton mal placé, mais l’idée est en tout cas intéressante puisque l’on peut avoir un œil sur de nombreuses options… si on arrive à passer d’option en option. Le compteur change d’ailleurs d’apparence dès lors que l’on enclenche le bouton « sport ». Le fond passe en rouge et le compteur n’affiche que l’essentiel de façon encore plus claire : la vitesse et le régime moteur en tours par minute.
Le reste de l’info-divertissement n’est pas plus agréable à utiliser, y compris le GPS TomTom qui donne parfois envie de s’arracher les cheveux. Vraiment, et là c’est le point décevant de la voiture, l’ergonomie et l’info-divertissement sont sincèrement irritants. En parlant d’ergonomie, relevons tout de même un point fort pertinent sur la version cabriolet. Lorsque vous souhaitez accéder au coffre alors que la voiture est décapotée, il suffit d’actionner la poignée du coffre pour que la capote se relève automatiquement et dégage l’accès à la malle arrière.
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Une fois sur la route avec la version équipée d’une boîte de vitesses automatique, les mêmes défauts que ceux de l’ancien modèle reviennent… En effet, cette boite séquentielle est lente, plus lente que la boite manuelle et sa gestion est chaotique en mode automatique. Difficile même de supporter de nombreux kilomètres en conduite sportive, je suis obligé de passer rapidement en mode manuel avec les palettes au volant. Il y a du mieux, les palettes sont agréables mais c’est encore loin d’être à la hauteur de la boite mécanique. Sur des petites routes sinueuses, l’auto se montre en tout cas très joueuse et dynamique. Une vraie pile électrique qui en redemande à chaque virage ! On regrettera les freins qui manquent réellement de mordant, tout comme ceux de la version précédente.
Et c’est bien là le fort de cette Abarth : procurer un maximum de sensations avec un châssis extraordinaire et une facilité de conduite déconcertante ! Le pédalier sportif est d’ailleurs très agréable pour ce type de conduite.
Abarth 595 Competizione : L'expérience Ultime
La version Competizione est le modèle le plus sportif de la gamme 595. Notre modèle d’essai l’est d’ailleurs d’autant plus puisqu’il est équipé du pack performance disponible en option. Ce supplément de 2450€ apporte des sièges baquet Abarth Corsa par Sabelt en cuir/alcantara avec une coque en fibre de carbone offrant un maintien très convenable ; mais aussi des jantes 17 pouces Supersport noir mat plus légères ainsi qu’un bouchon en aluminium gravé 595 qui remplace l’antenne radio. Très peu abordable comme option pour simplement quelques bonus me direz vous. Notre modèle d’essai est également équipé d’étriers et de cabochons de roues jaunes en option.
L’association est à ravir avec la couleur jaune Modena, nouvelle au catalogue, qui renforce très largement le style de la voiture et la rend fort voyante. Les stickers latéraux Abarth ainsi que les finitions gris mat apportent une touche de sportivité. Mais c’est sans compter la cerise sur le gâteau : je veux bien-sûr parler du système d’échappement Record Monza à quatre sorties, disponible de série, et dont la douce mélodie réveille plus d’une paire de tympans. À l’intérieur, plusieurs éléments diffèrent de la Turismo ; l’esprit sportif y est largement accentué. Pas de doute, dès que l’on ouvre la portière le ton est donné. L’alcantara prend largement place dans l’habitacle et les sièges baquets en disent long… Une planche de bord garnie de fibre de carbone est accompagnée d’un pédalier sportif, de seuils de porte avec l’inscription « Abarth 595 Competizione » et d’un pommeau de vitesse en aluminium.
La carrosserie, à nouveau, est même apparente dans l’habitacle et la sensation d’allégement et de sportivité est excellente. Le nouveau volant est aussi de la partie avec la présence du point milieu et des finitions en fibre de carbone sur les branches. Le volant n’est malheureusement pas réglable en profondeur mais sa prise en main est vraiment agréable. On se sent à l’aise dès les premiers tours de roue. La première surprise vient d’ailleurs de la suspension avec désormais des amortisseurs KONI à l’avant comme à l’arrière qui améliorent significativement le confort. Plus question de perdre ses vertèbres à chaque impureté de la route comme l’ancien modèle. Les sièges baquets enveloppent d’ailleurs très bien le corps et appellent à une conduite sportive.
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Les premières accélérations amènent de très belles notes de musique en abattant le 0 à 100 km/h en 6,7 secondes avec 250 Nm de couple et les premiers virages me font découvrir un châssis affuté. À l’arrivée de la première courbe, debout sur les freins, le comportement reste sain. Rétrogradage : troisième, deuxième, la direction très précise m’amène très facilement à la sortie du virage et on repart. Avec 180 chevaux pour un peu plus de 1000 kg, les routes défilent très vite et le bonheur est immense. Tout cela est d’ailleurs dû à un bouton « sport » qui rend la voiture beaucoup plus bestiale : direction plus dure, pédale d’accélérateur nettement plus sensible et temps de réponse raccourcis.
Mais il y a une grande nouveauté qui démultiplie le sourire et l’adrénaline : le différentiel à glissement limité mécanique disponible uniquement en option avec la transmission manuelle. Au delà de la différence de puissance, la Competizione apparaît comme le jour et la nuit par rapport à la Turismo qui ne peut en être équipée. Même si la Competizione est plus puissante et nous emmène beaucoup plus vite, elle devient pourtant moins piégeuse et beaucoup plus sécuritaire. L’efficacité est redoutable et le comportement se voit métamorphosé. La voiture devient beaucoup plus facilement contrôlable, avec une vivacité.
Après avoir dévoré la route des crêtes, le col de l’Espigoulier sera mon maître juge sur les réelles capacités de la voiture. La bombinette est lancée au départ du col. Les premières courbes sont avalées sans trop de complexité. Puis rapidement d’autres virages approchent, plus serrés et plus techniques. Avec la pente mieux vaut soigner sa trajectoire et la précision de la direction s’en sort ici à merveille. Grâce à la parfaite prise en main sur ce nouveau volant, l’appel de la vitesse et des virages n’en est qu’accentué.
Plus loin, des traces de pneus au sol très marquées laissent présager des freinages difficiles et des passages délicats. Parée de ce châssis extraordinaire et pouvue d’une simplicité de conduite déconcertante, on pourrait presque se prendre pour un pilote. Enfin, presque. C’est ici que le différentiel fait un travail d’exception et facilite grandement la tâche du conducteur mais en réalité les talents d’un pilote professionnel ne se remplacent pas par un simple différentiel. Les virages s’enchainent à une vitesse inouïe et l’adrénaline monte de courbe en courbe. Pas une seule fois on ne se fait peur. Tout s’enchaîne très vite, avec une délicieuse agilité, un échappement incroyablement satisfaisant pour les oreilles et une facilité surprenante.
Dans les deux cas, oublions la boîte de vitesses automatique qui n’apporte aucun intérêt si ce n’est beaucoup d’à-coups, et une gestion assez hasardeuse en conduite sportive (ce qui reste assez problématique pour une boîte automatique…). Oublions également les avantages d’une ergonomie bien pensée et d’un système entertainment convaincant. Pour le reste, les deux autos s’en sortent très bien et remplissent toujours aussi bien leur objectif : apporter du plaisir rapidement et efficacement. Et c’est bien le cas !
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Pour les plus sportifs à la recherche de sensations (très) fortes, la Competizione apporte un vrai plus grâce à une puissance supérieure évidemment, mais aussi et surtout grâce à un système de différentiel à glissement limité mécanique IN-CROY-ABLE ! Pour les autres, la Turismo fait également très bien son travail avec en prime un peu plus de confort à la clef et toujours autant de sensations, de plaisir et de facilité de conduite. Ces versions préparées et gavées de chevaux rendraient presque l'Abarth 695 biposto bien terne à côté.
L'héritage Abarth
La petite 500 Abarth, qui repose sur la Fiat 500 sortie en 2007, est apparue sur le marché en 2008 pour la première fois. Abarth a aussi su faire évoluer son produit grâce à différentes versions, des séries spéciales, et même des modèles assez exclusifs, dont la fameuse Abarth 695 biposto de 180 chevaux et équipée d'une boîte à crabots. Outre la marque Abarth à proprement parler, certains préparateurs se sont aussi penchés sur le cas de cette petite 500, avec comme seule limite leur imagination visiblement. Preuve en est, sur les cinq Abarth que nous vous présentons aujourd'hui, la moins puissante fait 240 chevaux. C'est-à-dire déjà 60 chevaux de plus que la plus puissante des Abarth de série.
Après 8 ans de carrière, le pot de yaourt bodybuildé vient de connaître son son premier lifting. Mais comme il convient de perpétuer une success-story, on n’a pas changé une recette qui marche. Toutefois, avec l’emblème du scorpion sur sa calandre, la variante sportive signée Abarth, aussi petite soit-elle, se devait de continuer à présenter un caractère bien trempé. Commençons par son look. Il est toujours aussi craquant malgré le temps qui passe.
Le cœur de cette petite bombinette qui joue à fond la carte jeune, est un 1.4 Turbo de 150 ch couplé à une boîte manuelle aux rapports raccourcis ce qui permet de sentir la vivacité du moteur . Avec ses 220 Nm de couple, le quatre cylindres répond présent dans toutes les situations. Les performances sont tout à fait à la hauteur des attentes. La voiture est agile, joueuse mais pas piégeuse. Le Châssis a été bien retravaillé. Son train avant ne se dérobe pas et l’arrière est loin de faire n’importe quoi.
Ce dernier bloc est tellement coupleux - ce qui entraîne la voiture à droite ou à gauche selon l’état de la route - et les rapports bien étagés que cela offre des reprises assez bluffantes. Quant à sa sonorité rauque, un tantinet envoûtante, elle ne vous permet pas de passer inaperçus. Tout comme son côté explosif à condition de bien la tenir, car son empattement court malgré un châssis sacrément affûté, la fait passer très vite du sous-virage au sur-virage lorsque les virages s’enchaînent. Du pur plaisir.
Courte, légère et donc agile, elle reste une voiture sportive qui accélère fort. De série : Projecteurs au Xénon. Sièges baquets. Inserts boucliers avant et arrière.Système Uconnect avec écran tactile. ESP avec MSR + AFU + ASR et Hill Holder.
Pour les véritables sensations, c’est bien la 208 GTI by Peugeot Sport qu’il convient de privilégier avec ses suspensions affermies, son comportement irréprochable et surtout son différentiel autobloquant. Le confort n’est pas mauvais, à condition que le macadam soit bien nivelé. Son tempérament demande un minimum d’apprentissage parce qu’il faut de l’engagement pour profiter de son comportement très vif. Du coup, elle n’est pas facile à vivre au quotidien, surtout en zone urbaine.
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