La Fiat Coupé 20V Turbo Plus est une voiture qui nous replonge dans les années 90 et 2000, une époque où l'on produisait de petits « coupés plaisirs », aux lignes agréables, aux prix abordables et aux dessins plutôt sympas.
Genèse d'un design audacieux
Parler du design de la Fiat Coupé 20V Turbo revient à parler de sa naissance. Depuis la 124, Fiat ne propose plus de coupé. Mais ce n’est pas chez Fiat que va naître l’idée ! Pininfarina s’est planté, conjointement avec GM, au sujet de la Cadillac Allanté. Ce gros cabriolet n’a pas marché et laisse la carrozzeria avec une usine vide. On va alors toquer chez Fiat avec un projet de petit coupé, sur la base d’une voiture de la gamme courante de l’époque et qui sera produit chez Pininfarina. Le hic dans l’histoire c’est que le Centro Stile du constructeur va être mis en concurrence avec l’équipe Pininfarina et que c’est alors le dessin interne qui est choisi. Un dessin signé par un jeune designer passé par Opel avant de débarquer chez Fiat : Chris Bangle.
Un style qui ne laisse pas indifférent
Ces bases, on n’en voit que des détails à l’avant. Certes, la Fiat Coupé est moins marquée que les créations de chez BMW du début des années 2000. Mais on reste bien moins consensuel que les autres coupés que les constructeurs généralistes européens proposent à l’époque. Ainsi, les feux adoptent un léger bossage mais surtout la face avant est rendue agressive avec l’insertion des feux additionnels aux extrémités de la calandre noire. Tant qu’on y est, précisons quelque chose qui est propre à la série à laquelle appartient notre auto du jour. C’est précisément une Fiat Coupé 20V Turbo Plus et cette série Turbo Plus se caractérise avec une lame supplémentaire tout en bas.
Finalement le style Bangle, c’est surtout sur le profil qu’il se remarque. On remarque une série de plis de carrosserie qui donnent un vrai caractère à la Fiat Coupé 20V. Ces lignes on les retrouve entre le pare-chocs avant et la portière, tronquant l’arche de roue. Plusieurs détails sont propres, ici, aux Fiat Coupé 20V Turbo Plus : jantes spécifiques laissant apparaître les étriers Brembo rouges et surtout le kit carrosserie bien torturé au niveau des bas de caisse (et toujours avec cette même orientation des plis) mais le monogramme 20V Turbo sur le montant est commun aux autres 20V Turbo. Tiens, on note aussi un monogramme Pininfarina.
À l’arrière, certains trouvent une évocation de Ferrari dans la ligne, et même de 250 GTO. Bon, on va se calmer tout de suite, les feux ronds ne sont pas propres à la mythique voiture de Maranello mais il est vrai que c’est une vraie audace de les proposer dans les années 90, loin des classiques combinés (qu’on aurait pu reprendre à une autre Fiat. Le reste de cet arrière est finalement asses conventionnel. C’est plutôt haut, surtout comparé à l’avant plongeant de la Fiat Coupé. C’est aussi très lisse et rectiligne. En fait c’est un dessin qu’on pourrait presque transposer sur une autre voiture tellement on n’y trouve pas de lien direct avec le reste de la ligne.
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L'intérieur : la revanche de Pininfarina
Oui, c’est Pininfarina qui a lancé le projet. Oui, c’est Pininfarina qui produit l’auto. Et après que Bangle eut signé le style de la Fiat Coupé, le styliste prit sa revanche… avec le style intérieur. Sauf qu’il faut rester dans le ton et proposer quelque chose d’audacieux qui va avec l’extérieur… et en gardant en tête que c’est avec des composants Fiat qu’il faut composer. Le résultat ? C’est pas tellement Fiat. Ce logo est d’autant plus visible qu’il est placé sur le signe distinctif de cet intérieur. On a beau être dans les années 90, on va quand même utiliser une planche de bord peinte couleur carrosserie ! C’est carrément original et ça nous renvoie dans les années 60, au mieux. Le résultat est là puisque ça égaye l’habitacle en amenant de la couleur au milieu des plastiques noirs (ou gris).
Déjà on a un volant bien sportif, en cuir avec des surpiqures rouges. Derrière on retrouve une ligne de voyants, bien discrète mais surtout quatre compteurs. Le premier propose un voltmètre (même dans les années 90 on était pas sûr de son coup) et la pression d’huile. Quelques détails sont au programme comme le levier de vitesse, lui aussi noir et rouge, la montre centrale et, une des spécificités de la Fiat Coupé 20V Turbo Plus, les sièges Recaro en cuir.
Côté assemblage ? Les plastiques fleurent bon le constructeur généraliste mais les ajustements sont plutôt bons. En bref, c’est un beau mélange entre des éléments 100% Fiat et l’audace d’un designer qui voulait montrer ce qu’il savait faire.
Sous le capot : un moteur 5 cylindres turbo
Saviez-vous que, la Fiat Coupé 20V Turbo Plus est basée sur une… « vulgaire » Tipo. Oui, le prestige en prend un sacré coup là. Mais rien que le moteur nous indique qu’il y a Tipo et base de Tipo. Le nom de la Fiat Coupé 20V Turbo Plus est évocateur. Déjà avec ce curieux 20V. Oui, les 16V, on connaît. Mais 20… avec un 4 pattes, ça fait 5 soupapes par cylindres. Mais c’est parce qu’on a 5 cylindres qu’on atteint 20 avec 4 soupapes par cylindres. Et si ce n’est pas assez, on a donc le turbo. Sous le capot de notre Fiat Coupé 20V Turbo Plus, c’est donc le moteur le plus évolué.
En fait, 5 motorisations ont été proposées sur les Fiat Coupé. On reprend d’abord le Lampredi 2 litres qui n’est plus tout jeune mais qui, en version 16V, est le moteur haut de gamme de la Tipo avec 142ch. On ajoute une version Turbo, qu’on retrouve sur les Lancia Delta Integrale et qui sort 195ch. Avec la phase II qui sort en 1997 apparaissent de nouveaux moteurs. On débute avec un 1.8 16V sorti du capot de la Barchetta mais qui se contente de 130ch. Au-dessus, place aux 5 cylindres. Le 2 litres 20V sort 147 puis 154ch. Ce moteur n’est pas spécialement léger, ce qui fait que la Fiat Coupé 20V Turbo ne l’est pas non plus. Par contre, avec sa cavalerie, il fait de l’auto la Fiat la plus rapide de série avec 250km/h tandis que le 0 à 100 est abattu en 7s (6,5 annoncées).
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Sinon, niveau technique, la Fiat Coupé 20V Turbo Plus se différencie de la Turbo. Le moteur est le même mais on ajoute quelques petits agréments. D’abord, une sixième vitesse. En bref, une fiche technique très alléchante.
Au volant : sensations garanties
Allez hop, c’est parti. L’installation dans une voiture des années 90 reste quelque chose d’agréable. Les italiens, contrairement aux anglais qui ont eu du retard, ont enfin compris le mot ergonomie. Toutes les commandes sont au bon endroit et le réglage de la position de conduite est optimale. Par contre, certains galèreront peut-être pour démarrer. On peut tourner la clé autant qu’on veut, c’est avec un bouton situé sur la planche de bord qu’on lance le moteur. Le 5 cylindres s’ébroue. Pas de vacarme au programme mais on sait bien que ce n’est pas un classique 4 pattes qu’on a sous le capot.
Première et c’est parti. Bon, je fais d’emblée attention. L’Essence de l’Automobile, c’est en pleine ville. Et qui dit ville dit ralentisseurs et autres rustines. Sur les premiers, je fais particulièrement attention, j’ai bien remarqué que la garde au sol de la Fiat Coupé 20V Turbo est celle d’un coupé et même un coupé des années 90 quand on commençait à rabaisser les autos. Les premières kilomètres sont de bonne augure. La Fiat Coupé 20V Turbo se comporte parfaitement dans la circulation. Elle ne se traîne pas comme pourraient le faire certaines autos plus anciennes. Du coup je n’ai pas besoin de la cravacher à froid et je laisse tranquillement la température monter. Direction, freinage, tout est bien, à ce rythme, pour rouler en ville. Par contre, j’ai parlé des ralentisseurs mais pas des rustines.
Ville, ville, re-ville, rond-point et, oh, voie rapide. Non, je ne m’en vais pas essayer la Fiat Coupé 20V Turbo sur autoroute mais c’en est bien une qui doit m’emmener vers la route que j’ai sélectionnée pour l’essai. La voie d’insertion (de son vrai nom) est dégagée, je vais pouvoir la transformer en voie d’accélération (surnom de circonstance). La température est montée, je suis en seconde, c’est parti ! Le couple est vraiment présent très tôt. Le 5 cylindres est plein et il envoie. Le turbo souffle et je dois vite passer la troisième. Finalement, je suis à 130km/h bien avant de devoir m’insérer devant un camion. Un peu de re-re-ville et voilà que les habitations s’espacent à mesure qu’on quitte la vallée de la Seine.
La route qui grimpe vers les hauteurs est particulièrement dégueulasse niveau revêtement. Dommage pour nos lombaires… mais finalement la Fiat Coupé 20V Turbo s’en sort bien. Devant nous, une Lotus Elise en goguette est bien prudente (ça doit être encore plus dur pour son conducteur). En tout cas, quand on retrouve un bitume à peu près correct, c’est parti. En fait, je ne lutte pas… mais y’a match quand même ! La Lotus ne me décroche pas. Le 5 cylindres fait bien son travail et accélère encore et encore. Pourtant je ne cravache pas. Tenez, je suis en 5e et même bientôt, au moment de calmer, en 6e. J’avais déjà mis ce rapport sur l’autoroute et c’est vrai que c’est appréciable. Certes, il fait retomber l’ambiance sonore. Mais des fois ça a aussi du bon. La Fiat Coupé 20V Turbo évolue tranquillement et reste impériale sur cette route qui se prête pourtant à quelques excès.
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À gauche toute. Cette route là est plus calme. Le profil ne sera pas celui qui va permettre au 20 soupapes de cracher tout ce qu’elles ont en réserve. Pourtant, dans la montée initiale, elles s’y emploient. Ce moteur est quasiment impossible à prendre en défaut… sauf pour un mélomane, d’accord. La mélodie n’est pas déplaisante, loin de là. Mais on est pile entre la « banalité » d’un 4 cylindres et le son plus rond d’un 6. De là à mettre la radio (oui l’autoradio s’est déployé quand j’ai mis le contact, « 90s touch » oblige) ? En écoutant le moteur faire tourner l’aiguille du compte-tour, j’en oublierait presque la route. La Fiat Coupé 20V Turbo approche d’un virage aveugle qui m’a l’air de serrer un peu. Je saute sur les freins. Merci la version Turbo Plus ? Sans savoir comment se comporte une Fiat Coupé de base, je ne sais pas, mais les freins Brembo ventilés font leur effet. Et ça recommence comme ça sur quelques bornes. Virages serrés ou grandes courbes, les freins ralentissent la bête, la direction place le tout et le moteur peut rechanter un coup jusqu’à la prochaine. La Fiat Coupé 20V Turbo s’en sort particulièrement bien, même dans ces courtes relances.
En même temps, nous sommes à la fin des années 90. Sans que le turbo lag soit totalement absent, il est loin d’être aussi marqué que 15 ans plus tôt, quasi imperceptible. Tant mieux pour le conducteur, l’efficacité et le rythme général. En tout cas, je m’amuse. Allez, on calme et on rentre. Chaque kilomètre est une souffrance. À mesure que je m’enfonce dans la ville, je me dis que je pourrais vraiment m’amuser sur des petites routes au lieu de me traîner derrière une Zoé (fabriquée à quelques kilomètres). Un petit coup de voie rapide permet de remettre une pièce dans le 5 cylindres et un coup de 6e. Je finis par garer la voiture. Une voiture qui n’en a pas l’air mais qui ne demande qu’à foncer.
“C’est la première sportive que je prends en main et ça a l’air plutôt sympathique avec l’aperçu que m’en a fait Benjamin quand j’étais dans le siège de droite. Au moment de prendre le volant, tout d’abord c’est l’assise qui me marque. “Le moteur turbo, dans les années 90 est réputé pour avoir deux facettes. Pourtant, là rien de tout ça. Le moteur est à la fois souple, pour cruiser tranquillement avec le grain sonore du 5 cylindres qui ronronne juste ce qu’il faut pour nous accompagner dans les trajets, mais on sent le turbo charger, même quand on est qu’à 2500trs/min.
“Côté châssis, pour commencer la ville est son pire ennemi. Je confirme, la suspension est raide. Et ne vous fiez pas à son petit rayon de braquage, assez élevé pour vous déconseiller de vous tromper de route. Une fois les routes dégagées de la campagne, c’est là qu’elle se révèle. Elle est agile, communicative et très sûre, elle ne semble pas traître.
“En conclusion, c’est un coupé sensationnel qui n’a pas peur des grands rythmes avec un moteur présent à tous les régimes tant en termes de sonorité que de ressources. C’est une auto envisageable au quotidien à condition d’avoir un bon ostéopathe.
Une voiture étonnante
Étonnante cette Fiat des années 90. Oui, désolé, je reste bloqué là-dessus. C’est bien le plus étonnant et ça touche TOUTE la voiture. Du style Bangle à celui de Pininfarina, on avait déjà un joli lot d’originalité. Mais quand on ajoute la technique originale, et surtout très bien pensée, de cette Fiat Coupé 20V Turbo, on pourrait se croire dans une monture bien plus « noble ». La Fiat Coupé 20V Turbo Plus est l’aboutissement de la carrière de ce petit coupé.
Trop tard ! Si vous en vouliez une à bas prix, il fallait se réveiller avant ! La Fiat Coupé est longtemps restée dans l’ombre. Et en fait, elle le reste encore partiellement puisque les version 4 cylindres d’entrée de gamme ne sont pas forcément très chères. Mais pour une Fiat Coupé 20V Turbo Plus comme la notre, il faut bien chercher avant d’en trouver une et, là, les prix s’envolent. La rareté y est pour beaucoup surtout que la diffusion française reste confidentielle. Et puis, comme ses concurrentes Corrado et Calibra, a subi les affres du Tuning.
Côté guide d’achat, sachez que le 5 cylindres a très bonne réputation et vieillit bien… tant qu’il a été correctement entretenu.
Notre auto du jour est d’ailleurs à vendre. Produite en 1999, 2e main avec 32.000km est un parfait état, c’est une auto qui est logiquement dans la fourchette haute de la cote.
Kit Carrosserie et Améliorations
Cette auto est dérivée d’une Fiat coupé 2.0 turbo 20v. Le modèle d’origine a été sérieusement amélioré pour le faire correspondre à un usage en condition de course. Le moteur développe 350 chevaux, le châssis est renforcé et rigidifié, et le freinage amélioré. Cette auto est en bon état d’usage et d’une efficacité redoutable.
Extérieur
La carrosserie est d’un bel aspect.
Intérieur
L’habitacle a été entièrement vidé. Les sièges d’origine ont été remplacés par des baquets homologués FIA, les combinés d’instrumentation de série par un ordinateur de gestion, et un arceau a été installé.
Mécanique
Le fonctionnement du moteur est bon. Le 5 cylindres 20v d’origine a vu sa puissance augmentée à 350 ch, notamment grâce à l’augmentation de la pression d’admission (1,5 bar). Un intercooler gros volume a été installé ainsi qu’un ECU programmable. La partie transmission fonctionne convenablement.
Châssis et soubassements
Côté châssis, celui-ci a été amélioré grâce à l’ajout de silent-blocs renforcés, de différentes barres anti-rapprochement, d’un système de freinage Brembo, et de pneumatiques adaptés. La structure et le soubassement sont sains.
Cet intercooler aluminium pour Fiat Coupé 20V Turbo a été conçu et réalisé en ayant pour mots d'ordre légèreté et performance. Il s'agit d'une pièce adaptable se montant en lieu et place de l'échangeur d'origine. Afin d'optimiser la durée de vie de votre intercooler sport, il est IMPÉRATIF de le monter avec des silent blocs NEUFS. Ils permettront de limiter efficacement les vibrations et, par conséquent d'éviter les dégradations pouvant y être liées. En effet, le caoutchouc durcissant avec le temps, les silent blocs d'origine seront moins efficaces pour absorber correctement les chocs et le risque de dommages et de fuites n'en sera que plus grand.
KONI Sport Kit Fiat Coupé 2.0 20V Turbo 1995-2000
Le Kit Sport de KONI a été développé par la collaboration de haute technologie entre KONI et H&R. Ce Kit se compose d’amortisseurs KONI sport en combinaison avec les ressorts d'abaissement de haute qualité H&R, et s’harmonise parfaitement. Cette collaboration aboutit à une manipulation extrême, une direction réactive et un niveau d'adhérence maximal.
Le Kit Sport de KONI offre le plaisir de conduire ultime et le look sportif qui va avec. Cette technologie d'amortisseur ultime signifie que vous pouvez avoir une meilleure tenue de route, moins de mouvement du châssis et des performances sans limites. De nombreux amortisseurs sport sont réglables de l'extérieur, de sorte qu'un réglage fin encore plus facile et rapide à votre style de conduite et conditions de conduite préféré soient à portée de main. Dépendant à la voiture, une abaissement jusqu’à 40mm est possible.
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