Le Ford Tourneo Courier revient sur le marché avec une approche renouvelée. Toujours aussi pratique, il ajoute à sa recette un zeste de fantaisie dans le style et hérite de motorisations modernes.
Un Design Revisitée et un Zeste de Fantaisie
Avec un avant désormais plus massif, des passages de roue marqués et des plaques de protection sous les boucliers (de série sur la version haut de gamme Active), le style affiche un peu plus de fantaisie. Moins austère, le Tourneo prend même des airs de SUV sous certains angles. Certes, avec le Tourneo, Ford ne remportera sans doute pas le premier prix du design automobile, mais cette nouvelle génération, profondément modernisée, colle aux tendances du marché.
Taillé comme une grosse armoire avec ses flancs plats, ce Tourneo Courier est très utilitaire. Ce qui lui donne du coup une originalité esthétique certaine. Massif, géométrique, simple dans son design, pas bling-bling, il tranche par rapport à la kyrielle de SUV actuels, sur-dessinés et prétentieux. Avec la carrosserie bicolore (verte à toit blanc) de notre version d’essai, il se démarque totalement et ne manque pas d’allure. Il est donc paradoxalement réussi. Avec un aspect rappelant les 4x4 purs et durs d’antan, même s’il existe uniquement en version à deux roues motrices, ou évoquant un camping-car miniature sympathique. D’ailleurs, nous avons été beaucoup regardés durant notre test.
Habitabilité et Modularité
L’avantage offert par ce gros encombrement est une habitabilité géante : la place pour cinq occupants apparaît vraiment généreuse, le volume pour les bagages est très important. Volume à la fois grand et très carré à l’arrière. Espace géant pour les bagages. Et jusqu’à 2 000 l si vous rabattez la banquette. Qui, d’ailleurs, ne coulisse pas. Dommage.
Grâce à leur dessin très carré, les ludospaces sont souvent un meilleur choix qu’un SUV côté volume de chargement. Démonstration avec ce très compact Ford Tourneo Courier, qui impose toutefois ses rusticités. Un vélo, des planches de surf, du matériel de randonnée à glisser dans le coffre en plus des bagages d’une petite tribu, quand il n’y a pas aussi un compagnon à quatre pattes un peu costaud… Les départs en famille sont souvent source de complication au moment du chargement. D’autant que, depuis que les SUV ont remplacé les monospaces dans le cœur des acheteurs, les volumes de coffre ont eu tendance à baisser.
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Bien sûr, pour proposer un tel volume de coffre dans ce gabarit raisonnable, la banquette arrière est un peu avancée, mais la disposition préserve assez d’espace aux jambes, à condition de ne pas dépasser 1,80 m.
A l’intérieur, si les rangements ne sont pas légions et la modularité assez limitée, (la banquette arrière ne coulisse pas), le coffre offre en revanche un vaste volume qui peut devenir « géant ». Jusqu’à 2000 litres, en rabattant les sièges arrière. Pas mal pour un véhicule de 4,34 m de long soit 15 cm de moins qu’un Kangoo.
Points forts et points faibles de l'habitabilité
- Points forts : Habitabilité généreuse, grand volume de coffre (jusqu'à 2000 litres).
- Points faibles : Modularité limitée (banquette arrière fixe), rangements peu nombreux.
Motorisation et Performances
Ce nouveau modèle existe uniquement en version 2 roues motrices et pour le moment avec un seul moteur : le 1.0 EcoBoost de 125 ch, associé à une boîte manuelle 6 vitesses ou, moyennant 1800 € de plus, à une transmission automatique Powershift.
Toujours aussi souple et volontaire, le petit 3 cylindres essence fait parfaitement le job pour animer l’engin. Même si de petites vibrations se ressentent à bas régime et que la sonorité un brin rocailleuse, caractéristique de ce type de motorisation, se montre moins séduisante que celle d’un “quatre pattes”, l’agrément est au rendez-vous.
Au milieu de ce tableau mi-figue, mi-raisin, l’unique moteur proposé, le bien connu 1.0 EcoBoost dans sa variante 125 ch, s’en sort plutôt bien malgré une aérodynamique et un poids défavorables. Disposant de 200 Nm de couple disponibles dès 1 750 tr/min, ce 3-cylindres se montre assez tonique en ville comme lors des dépassements si l’on écrase l’accélérateur.
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Sous le capot, on trouve un unique moteur essence Ecoboost d’un litre de cylindrée développant ici 125 ch avec à la clé des valeurs de couple suffisantes pour des reprises correctes en solo. Elles sont en revanche un peu plus laborieuses en traction du fait d’une boîte auto à 7 rapports de type double embrayage qui, nous l’avons constaté, rétrograde trop peu.
Côté vitalité et performances, il est bourré de talent, malgré sa très faible cylindrée (1 l). Mais ici, attelé à une voiture lourde et peu aérodynamique, il fait preuve d’une gloutonnerie carrément coupable.
Consommation et Autonomie
En conduisant avec une immense douceur et sans clim, nous avons mesuré 8,9 l en ville, 7,5 l sur route et 9,9 l sur autoroute. Beaucoup, beaucoup trop ! Le réservoir n’offre que 45 l. Vraiment beaucoup trop petit, étant donné la consommation de l’engin !
Malgré tout, la consommation de ce ludospace essence se montre raisonnable avec 8,2 l/100 km contre 8,5 l pour le sobre Kangoo TCe 130 auto., plus grand et volumineux. Reste l’autoroute, où ce Ford paie sa carrure et sa grande hauteur en avalant 9,2 l/100 km, ce qui impose des pleins fréquents puisque son réservoir est limité à 45 litres.
Consommation de carburant :
| Type de parcours | Consommation (l/100km) |
|---|---|
| Ville | 8.9 |
| Route | 7.5 |
| Autoroute | 9.9 |
Comportement Routier
Les qualités routières de ce gros ludospace ressortent comme tout à fait satisfaisantes. Le tableau serait strictement parfait si la motorisation était adaptée. Dans les virages, le bon maintien de caisse, le train avant rigoureux et le châssis dynamique contribuent au comportement plaisant qui parvient fort bien à faire oublier les origines utilitaires de l’engin. Seule son architecture en forme de cube aussi haut que large (1,80 m de large et 1,81 m de haut), avec un centre de gravité élevé, engendre quelques mouvements parasites.
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Aussi haut que large, avec un centre de gravité élevé, ce véhicule génère forcément en virage des mouvements parasites. Le véhicule tient certes la route. Les trajectoires sont rigoureuses. De quoi oublier qu’il s’agit d’une fourgonnette à la base. Mais un engin pareil ne peut offrir un grand agrément de conduite. A cause en particulier d’un manque de consistance de la direction en virage, qui plus est sensible aux ornières de la chaussée, lesquelles se répercutent dans le volant.
Toutefois, ce ludospace conserve un comportement routier sain et stable, toujours rassurant à défaut d’être hyper efficace - mais ce n’est pas ce qu’on demande à ce genre d’outil.
Intérieur et Ergonomie
À bord, présentation moderne à défaut d’être chic : les plastiques restent ordinaires. Ecran central un peu petit et, surtout, des touches tactiles bien trop étroites pour être manipulées facilement.
En revanche, l’ergonomie s’avère peu évidente à appréhender, avec une majorité de fonctions, chauffage-clim’ compris, exigeant de rentrer dans les multiples menus et sous-menus de l’écran. Et on ne parle pas des aides électroniques de sécurité se réactivant à chaque démarrage, dont certaines se coupent au volant (aide au maintien dans la file) et d’autres après de multiples actions sur la dalle tactile.
Si l’accastillage extérieur - disponible avec un toit blanc ou noir - ainsi que la planche de bord font presque oublier les gènes utilitaires de ce Tourneo Courier, ses origines ressortent tout de même au volant et à l’usage. Assis assez droit et haut, avec des mousses d’assise un peu trop présentes sous l’avant des cuisses, on n’a pas vraiment droit à un agrément de conduite raffiné, malgré un châssis “automobile” puisque dérivé de celui des Puma et Fiesta.
Tarifs et Équipements
Côté tarifs, ce Tourneo Courrier est franchement bien placé. En prix de base, il s’acquiert à 4 400 € de moins qu’un Kangoo. La version à boîte robotisée de cet essai n’exige qu’un supplément raisonnable : 1 800 €. Tout cet avantage tarifaire est hélas absorbé par le lourd malus. Et notre jolie livrée bicolore avec le toit blanc exige un supplément de 1 440 € : largement excessif.
Disponible à partir de 24 600 €, le Tourneo se montre plus compétitif que ses rivaux à moteur thermique malgré un malus de plus de 2500 €, à commencer (de peu) par le Renault Kangoo, vendu 25 900 € minimum et taxé d’un malus de 2 049 €.
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