La BMW Série 3 fête son 40ème anniversaire en cette année 2015. Ce modèle a été et est toujours d’une importance cruciale pour la marque à l’hélice. De modèle d’accès au monde BMW, la Série 3 a évolué vers le cœur de la gamme du groupe bavarois. La Série 3 est le second modèle à utiliser comme appellation le mot « série » et un chiffre.

Depuis 1975, la BMW Série 3 incarne l’ADN de la sportivité, de l’innovation et de l’élégance à l’allemande. Retour sur une saga démarrée en 1975, alors qu’une nouvelle génération vient de débarquer sur nos routes. Dimensions encore compactes, roues arrière motrices, lignes suggestives… pour beaucoup, la Série 3 demeure l’archétype de la familiale sportive.

Les débuts de la Série 3 : La E21 (1975-1983)

En 1975, BMW présente donc sa nouvelle série 3 au salon de Munich, et dévoile de nouvelles avancées techniques tout en reprenant certains éléments à succès du modèle précédent. En 1975, la première BMW Série 3 (E21) pose les bases d’un nouveau segment : celui de la berline compacte premium. C'est Paul Bracq qui est chargé de définir l'orientation globale de la conception de la série 3 E21. La BMW E21 doit son allure sportive au designer Paul Bracq. Les doubles naseaux caractéristiques et les phares ronds lui confèrent du charme et de l’esprit.

La série 3 de BMW reprend la succession de la série 2002 antérieure, apparue en janvier 1968 et considérée comme la « voiture culte » de l'époque. La Série 3 marquait une forte évolution technique par rapport à la série 02 qu’elle remplaçait en 1975. Ses trains roulants étaient plus sophistiqués.Ainsi, l'intégralité de la série 3 est équipée de la technologie « Stop et Start », censée récupérer l'énergie au freinage, employer des matériaux léger comme l'aluminium et proposer une direction assistée électrique.

L'E21, première de la série 3, est produite à partie de juin 1975 jusqu'en décembre 1983. Les amateurs considèrent cette gamme de la série 3 comme la représentante originelle du style BMW. L'E21 retient quatre gammes distinctes, chacun équipée en quatre cylindres : la 316, 318, 320 et 320i. L'E21 est commercialisée dès 1976 et jusqu'en 1983, en remplacement de la série E10 et E20 dont elle partage certaines caractéristiques motrices.

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Dès 1977, BMW introduit le « six cylindres » M60 sur les modèles 320i et 323i. Réservé autrefois aux modèles haut de gamme, cette technologie est désormais partie intégrante de la « petite classe » automobile. Quant au fameux six-cylindres en ligne, qui fera beaucoup pour l’image de la bavaroise, il débarque dès 1977, avec 122 ch pour la 320-6 et 143 ch pour la 323i.

Avec 1,36 million de véhicules livrés, la BMW E21 devient l'une des berlines sport les plus appréciées des années 70. Le modèle est connu pour avoir été écoulé à plus d'un million d'exemplaires, dont près de 50% exportés en dehors d'Allemagne.

L'élargissement de la gamme : La E30 (1982-1994)

La série 3 E30 succède à l'E21 et est commercialisée dès le mois de septembre 1982 et sera produite jusqu'en 1994. On estime que près de 2 339 251 exemplaires de la série 3 E30 furent vendus jusqu'en décembre 1993. Avec la deuxième génération, la E30, lancée en 1982, la gamme commence déjà à s’élargir. Au bout de quelques mois à peine, en effet, une carrosserie quatre-portes vient rejoindre la deux-portes.

Pour ce modèle, l'équipe de travail de Claus Luthe se penche alors sur un aspect plus sportif et dynamique sans créer de fracture artistique avec les modèles précédents. Apparition de la version E30 qui sera cette fois ci disponible en 2 et 4 portes pour gagner en polyvalence et donc aussi en parts de marché. On peut aussi opter pour la version break dénommée Touring.

Les doubles phares marquants sont désormais montés de série sur la BMW E30. La mythique BMW Série 3 est également disponible en version Cabriolet et quatre portes. Les 2,34 millions d'exemplaires vendus viennent confirmer l'immense succès rencontré par la nouvelle BMW Série 3. Rien d’étonnant puisque la gamme de modèles s’est considérablement agrandie avec la BMW E30 : outre les deux et quatre portes, BMW produit pour la première fois une version break de la voiture, la première Touring de BMW. Un cabriolet avec capote rétractable rejoint également la gamme BMW Série 3.

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Avec un look assez proche, un poids légèrement supérieur et un accès évidemment facilité aux places arrière. Contrairement à sa devancière, cette Série 3 sera également déclinée en cabriolet, mais seulement à partir de fin 1985, alors que le Touring, premier break produit en série par BMW, se fera attendre jusqu’à l’automne 1987 !

Un diesel s’invite ainsi pour la première fois sous le capot : un six-cylindres 2.5, qui développe 86 ch sur la 324d atmosphérique et 115 ch sur la 324td. Pour contrer Audi et son fameux Quattro, une transmission intégrale sera également proposée à partir de 1986, sur la base de la 325i au six-cylindres très apprécié.

Mais la nouvelle version de pointe reste fidèle à un quatre-cylindres, totalement remanié : c’est le première M3, qui débute une véritable saga dans la saga. Surtout, c’est l’avènement de la première BMW M3, qui deviendra une légende du sport automobile. Seulement disponible en deux-portes ou en cabriolet et facilement reconnaissable avec ses ailes élargies et son large aileron, cette sportive se targue de 200 ch à ses débuts (sans catalyseur) et grimpera jusqu’à 238 ch sur sa version Sport Evolution. Ses succès en course, aussi bien en rallye que sur circuit, contribueront aussi à forger son image.

Mais elle ne représentera qu’une goutte d’eau dans les 2,3 millions de Série 3 E30 écoulés par BMW en 12 ans !

Modernisation et diversification : La E36 (1990-2000)

Lancée en 1990, la Série 3 E36 fera toutefois encore mieux, avec 2,7 millions d'unités. Plus lourde d’une centaine de kilos, plus grande et d’abord disponible seulement en quatre-portes, elle marque clairement un changement d’époque. D’ailleurs, si les quatre optiques évoquent sa devancière, elles sont désormais disposées sous une glace pour gagner en aérodynamique et en modernité. Avec une carrosserie totalement spécifique, malgré un air de famille flagrant.

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La troisième génération de la série 3 E36 est commercialisée entre septembre 1990 et février 2000. Conçue sous le signe d'une ligne plus dynamique, sportive et agressive, ainsi que des dimensions plus imposantes. L'objectif étant de séduire une nouvelle clientèle de conducteurs avec des modèles de carrosseries proches des conceptions classiques et généralistes de l'époque.

Dans les années 1990, les montants A et C inclinés de la BMW E36 sont devenus le symbole de tempérament et d’agilité. La partie avant allongée et en pente de la BMW Série 3 de troisième génération améliore le confort dans l’habitacle tout en procurant une protection nettement améliorée en cas de collision. La nouvelle version compacte du véhicule, conçue comme trois portes avec plus de 20 centimètres de moins à l'arrière, contribue au succès révolutionnaire de la BMW E36.

La BMW série 3 E36 est progressivement déclinée en version coupé en 1992 puis cabriolet en 1993. La version break est commercialisée quant à elle en 1995. A noter que la version E36 nord-américaine propose quelques divergences mécaniques d'avec le modèle européen, comme l'admission du moteur à simple papillon.

Lancée en 1993, la M3 se convertit, elle, aux six-cylindres et s’assagit quelque peu. Malgré une puissance accrue à 286 ch, voire 321 ch lorsqu’elle troque son 3.0 contre un 3.2, elle préfère en effet désormais le grand tourisme au sport pur et dur, sans chercher autant à briller en compétition qu’auparavant. Cette sportive sera même proposée en quatre-portes pour la première fois.

Apparu en 1993, le cabriolet E36 aura aussi droit au label M3, contrairement au break Touring. Ce dernier prendra par ailleurs son temps pour arriver : il fera seulement son entrée dans les concessions en 1995 ! Mais la E36 se déclinera aussi en "Compact" dès 1994, une version plus courte et dotée d'un hayon, censée compenser l'absence de compacte chez BMW. Moins chère, avec son train arrière repris de la E30 et sa finition plus basique, cette variante poursuivra sa carrière jusqu'en 2000 avec un certain succès en Europe, malgré des critiques souvent tièdes.

L’E36 apporte le remplacement de la berline 2 portes par le coupé. La disponibilité des carrosseries reste identique pendant 20 ans de 1992 à 2012 sur trois générations.

Avec l’E36, le rendement des moteurs 6 cylindres est amélioré avec une culasse à quatre soupapes par cylindre et le système de distribution variable VANOS.

L'équilibre parfait : La E46 (1998-2005)

La génération suivante, la E46, sera la dernière à être proposée en Compact à partir de 2002, avant l'arrivée d'une véritable berline compacte, la Série 1. Mais cette Série 3 débute d'abord en berline quatre-portes classiques dès 1998. Avec ses lignes plus arrondies, cette quatrième mouture reste aujourd’hui l’une des plus appréciées de la lignée. D’autant qu’elle possède un châssis particulièrement homogène, capable de bien concilier confort et comportement.

La prochaine et avant-dernière série 3 E46 est présentée en 1997, puis commercialisée d'avril 1998 jusqu'en mars 2005. Ce modèle existera en berline, coupé, cabriolet, mais son extrême polyvalence entre sportivité et modèle d'élégance en feront un modèle considéré par beaucoup comme le plus aboutit de la série 3.

La ligne de toit incurvée de la BMW E46 offre davantage d'espace à la tête. Sur les versions Coupé, Cabriolet et Compact, le conducteur peut en outre apporter ses propres éléments stylistiques pour créer un langage plastique personnel. Outre son agilité sportive, la BMW E46 offre également plus de sécurité. L'équipement de série de la BMW Série 3 de quatrième génération se compose de l'ABS, du Cornering Brake Control développé par BMW pour le contrôle de freinage en virage et de six airbags.

Tandis que BMW mettra cette fois beaucoup moins de temps à proposer sa familiale en break : de plus en plus importante en Europe pour le modèle, cette carrosserie est disponible dès l’automne 1999. Elle précède ainsi le cabriolet, mais a été devancée par le coupé.

La M3 E46 renoue avec un look plus spectaculaire et moins discret... Sachant que la M3 E46 apparue en septembre 2000, qui renoue avec un look plus musclé et adopte un six-cylindres porté à 343 ch, voire 360 ch sur la CSL allégée, sera cette fois incompatible avec les quatre-portes.

Le modèle E46 est celui du diesel à injection directe. Pour la première fois, les coupés et cabriolets sont disponibles avec un moteur diesel. Le contrôle dynamique de comportement DSC est proposé.

Innovations et controverses : La E90 (2005-2012)

Au printemps 2005, la BMW E90 a été présentée au Salon de l’auto de Genève. Peu de temps après, la cinquième génération de la Série 3 à succès arbore déjà le statut de « World Car of the Year ». La BMW E90 Berline et la BMW E91 Touring se différencient désormais nettement plus des modèles Coupé (BMW E92) et Cabriolet (BMW E93) précédents et sont visuellement plus autonomes. Avec cinq centimètres de longueur en plus par rapport à la BMW E46, la BMW E90 est plus adulte à l'extérieur, sans perdre ses attributs sportifs.

La cinquième et dernière génération de la série 3 BMW est produite de 2005 à 2012. Dans un article paru le 28 novembre 2011 sur le site web du Figaro, le journaliste Jacques Chevalier évoque une « révolution bourgeoise » dans la plus pure tradition des berlines sportives et familiales. L'écart esthétique entre la E46 et l'E90 est aussi important qu'entre la E30 et la E36. Un bon en avant est effectué avec une ligne qui avait même en 2005 de l'avance sur ces concurrentes. BMW semblait avoir deviné à l'avance les futures codes esthétiques en proposant des lignes taillées à la serpe. Certains rares matériaux baissent en qualité mais l'ambiance est nettement plus originale et luxueuse qu'auparavant.

Cette sportive sera aussi la seule à "boycotter" le restylage de 2001. Un lifting un peu controversé… mais beaucoup moins que l’esthétique de la génération E90, qui est commercialisée au printemps 2005. Déjà auteur de la E46, le sulfureux designer Chris Bangle opte en effet pour des lignes plus acérées et torturées, avec des feux arrière souvent comparés à ceux d’une Nissan Primera. Une version sportive qui devient d’ailleurs à nouveau disponible en berline.

Seul le break Touring est donc encore "oublié", ce qui ne l’empêche pas de rester un composant important de la famille Série 3. Quant au cabriolet, pour tenter de gagner en polyvalence, il se convertit au toit rigide rétractable, alors à la mode.

La M3 passe à un V8 de 420 ch ... Le prochain coupé se distinguera encore plus de la Série 3 puisqu'il s'appellera Série 4. BMW semble faire comme Audi avec ses A4 et A5. Cependant comment s'appellera la future M3 ? Voici la plus spectaculaire des M3. Plus aucune autre ne sera aussi extrême puisqu'elle embarque un très sérieux 8 cylindres tandis que les futures versions reviendront au 6 en ligne. Le downsizing touche toutes les gammes désormais.

L'ère numérique : La F30 (2012-2019)

Après avoir reçu un important lifting en 2008, la E90 cède la place à la F30 en 2012. Chris Bangle n’est plus à l’origine de ses lignes, qui suscitent nettement moins la polémique, avec un regard perçant et des feux arrière très classiques. En revanche, question châssis, BMW n’a toujours pas retrouvé la main : nos journalistes restent très critiques sur la qualité de l’amortissement, même avec la suspension pilotée désormais disponible en option, et sur le ressenti de la direction à assistance électrique.

Sportive, élégante et orientée vers l'avenir : la présentation de la BMW F30 le 14 octobre 2011 à l’usine BMW de Munich révèle le chemin de l’innovation emprunté par Bayerische Motoren Werke pour la BMW Série 3 de sixième génération. L'extérieur marquant de la BMW F30 est caractérisé par la ligne de design actuelle. La BMW Série 3 est ainsi plus sportive et dynamique que jamais. Pour la première fois, des moteurs à propulsion hybride sont disponibles. Grâce au concept BMW EfficientDynamics, les moteurs à combustion éprouvés séduisent également grâce à leur très faible consommation. Pour ce qui est des moteurs diesel, un filtre à particules fait son entrée de série. Les phares marquants de la BMW F30, qui se rapprochent des naseaux caractéristiques, sont un des nombreux éléments qui attirent le regard. S'y ajoute la BMW Série 3 Gran Turismo, une Berline avec arrière fuyant (F34).

La F30 n’est plus disponible qu’en berline et break étant donné que les coupés et cabriolets sont commercialisés comme Série 4.

Ils utilisent certes la même base que les berlines et breaks, mais prennent maintenant l’appellation Série 4. La M3 perd ainsi ses variantes les plus populaires, logiquement rebaptisées M4, pour devenir seulement disponible en quatre-portes, avec un inédit six-cylindres en ligne 3.0 biturbo de 431 ch à la place du V8. Les moteurs atmosphériques tirent d’ailleurs définitivement leur révérence dans toute la gamme, alors que l’hybride rechargeable arrive, mais aussi des trois-cylindres en guise de ticket d’accès après le restylage de 2015.

Une nouvelle boîte automatique ZF à 8 rapports est disponible avec toujours pour objectif de réduire les consommations. Enfin, sur la F30, les moteurs à essence sont équipés de double turbo. Cela permet d’augmenter leur rendement.

Côté design, trois finitions très marquées permettent de choisir entre un style moderne, sport ou encore luxueux. D'une manière générale, on observe certains rafraîchissements esthétiques, avec l'allongement du capot et des portes à-faux-courts. Les caractéristiques latérales gonflées du véhicule, sont taillées pour accueillir de grandes roues, tandis que le tableau de bord présente une finition aboutit et orientée conducteur.

La traque au C02 incite depuis plusieurs années les constructeurs à une expertise carbone toujours plus poussée. Cette Série 3 F30 ressemble beaucoup à la Série 3 E90, de nombreux éléments sont repris. L'Hybrid3 était déjà obsolète dès sa sortie ...

Comme l'a fait BMW avec sa Série 5 il y a une Série 3 GT qui bénéficie d'un hayon mais qui se positionnera aussi sur une un niveau de gamme légèrement supérieur à la Série 3 classique. Si la M3 existera toujours (la 4 portes que l'on appelait Sedan), la version coupé exploitera en toute logique la Série 4. Malgré tout la ligne de l'auto est très réussie et la version M3, comme la tradition le veut, reprend l'avant de la Série 4. L'arrière est accusé d'être pompé sur celui des Lexus ... Au final les optiques perdent un peu de leur charme, il ne suffit pas d'être tendance.

Retour au plaisir de conduire : La G20 (2019-présent)

Au Mondial Paris Motor Show, à l’automne 2018, BMW a présenté la BMW G20 et ainsi la vision qu’a la marque d’une voiture moderne et pleine de tempérament. Des dimensions élargies, un aérodynamisme amélioré et des composants légers en aluminium de haute qualité font de la BMW G20 un digne successeur dans la lignée ancestrale de la BMW Série 3. De nouveaux systèmes d’assistance sont disponibles pour laisser la voiture rouler en mode semi-autonome. Sur le plan des commandes également, la BMW G20 établit des références, notamment grâce à une commande gestuelle et vocale autodidacte. Techniquement, la BMW G20 est ainsi une fois de plus en avance sur son temps. La BMW Série 3 de septième génération réalise la symbiose parfaite entre sécurité maximale, conduite innovante et plaisir de conduire sportif. À partir de l'été 2019, la BMW Série 3 Touring, appelée en interne G21, poursuit la tradition des breaks sportifs du segment moyen.

Une G20 plus plaisante à conduire. La famille Série 3 gagne par ailleurs un nouveau membre… très éphémère : la Série 3 GT. Plus longue, plus spacieuse et plus pratique avec son hayon, cette variante inédite va mener une carrière très discrète.

La faute, notamment, à un look pour le moins controversé, mais aussi à la rude concurrence du nouveau "coupé cinq-portes" Série 4 Gran Coupé, bien plus dynamique de ligne. Sur la génération "G20", présentée au Mondial 2018 et commercialisée au printemps 2019, BMW ne renouvellera pas l’expérience. Les temps ont donc bien changé. Mais sans être parfaite, cette Série 3 réussit tout de même en partie à renouer avec le plaisir de conduite.

Une qualité indispensable alors que ses ventes sont devenues moins spectaculaires qu’à ses débuts : depuis 2003, elle doit en effet affronter son dérivé SUV, le X3. Jouer dans le registre de la “familiale sportive” semble donc plus que jamais nécessaire pour exister face à un tel “rival”, à la fois plus pratique et plus tendance.

Évolution des prix de la Série 3

Nous allons donc comparé les prix au lancement de chaque nouvelle génération de la version de la moins chère et les prix en fin de carrière de la version haut de gamme. Nous utilisons les prix du marché suisse exprimés en francs suisse. Nous faisons ce choix pour deux raisons. D’une part, la monnaie helvétique est un des monnaies les plus stables et les plus fortes au monde depuis des décennies. D’autre part, le marché automobile suisse est neutre, car sans constructeurs nationaux, et donc plus concurrentiel et atomisé que les autres marchés.

Pour pouvoir obtenir avoir des références avec les prix actuels, nous avons converti les prix en francs suisse en prix en euros constants de 2014. En 40 ans et six générations, le prix de la 316 de base a augmenté de 22%. Cela donne une augmentation moyenne annuelle du prix de 0,6%. Si nous regardons par génération, une 316i E36 était moins chère qu’une 316 E21.

Lorsque nous faisons le même exercice sur la version haut de gamme en fin de carrière (hors M3), nous constatons une augmentation de prix de 123%. Mais il ne faut pas paniquer parce que cela correspond à une hausse moyenne de prix de 2,5% par an. C’est le prix du progrès. Mais là encore, les prestations ont été à l’avenant avec une Active Hybrid 3 138% plus puissante que la 323i E21, accélérant 44% plus vite et consommant 39% de moins.

Si le poids de la Série 3 a augmenté de 37% en 40 ans, la puissance de son moteur s’est accru de 55% sur la version de base et 138% sur la version haut de gamme. Les évolutions de puissance et de mesure d’accélération sont des données facilement comparables entre les modèles. En revanche, il ne peut en être dit autant des consommations.

D’une part les normes ont changées en 40 ans. Aussi, pour compléter cette information, nous indiquons des consommations relevées lors d’essais réalisés par la Revue Automobile Suisse. Ainsi, la consommation moyenne de la 323i était de 14,5l/100km en 1978. Celle de la 328i était de 9,5l/100km en 1995. Enfin, nous disposons seulement des relevés de consommation de la BMW Active Hybrid 5 avec un chiffre de 8,5l/100km en 2013. L’Active Hybrid 5 pèse près de 200kg supplémentaire comparé à l’Active Hybrid 3. Nous pouvons donc estimer une consommation inférieure au 8l/100km pour la Série 3. Mais, il convient là aussi d’être prudent avec ces comparaisons. Le style de conduite influence fortement la consommation.

Après avoir passé en revue l’évolution des différentes prestations de la Série 3 au cours de 40 dernières années, nous constatons que le progrès est bien visible dans tous les domaines.

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