Jay Leno, une célébrité américaine connue en tant qu'humoriste et présentateur, est aussi un féru de voitures.
La Collection Impressionnante de Jay Leno
C'est le nombre impressionnant de véhicules qui composent la collection de Jay Leno, un présentateur de télévision américain connu pour avoir présenté le "talk show" de The Tonight Show jusqu'en 2014 : 180 voitures et 160 motos. En parallèle à ses activités journalistiques et humoristiques, Jay Leno est aussi célèbre pour sa collection de véhicules, dont la taille augmente toujours un peu plus chaque année. Cumulant une valeur oscillant entre 50 et 100 millions d'euros, selon les estimations, elle est surtout composée de véhicules uniques, rarissimes et très originaux. Jay Leno dispose de plusieurs supercars modernes, certaines plus rares que d'autres.
Tout a commencé lorsqu'il a repris une Buick 1955 pour la restaurer et la pousser à bloc. Il lui a ajouté d'énormes suspensions et un moteur V8, la poussant à une puissance de 600 chevaux. Depuis, il a agrémenté sa collection de véhicules dont personne ne se douterait même de leur existence. Le plus bel exemple est certainement sa Tank Car, ou Blastolene Special.
Un Hommage à l'Innovation Française : La Citroën DS
Il fut un temps où l’une des marques les plus avant-gardistes était française. Citroen bien sûr ! Chacune de ses caisses symbolisait l’innovation technologique. Puis y’a eu l’ère des Visa, AX, BX, ZX… Elles aussi étaient différentes ! La DS, car c’est elle qui nous intéresse aujourd’hui, à sa sortie en 1955, c’est une révolution sur la route ! Déjà par sa ligne, résolument futuriste. N’oubliez pas, nous sommes en 55, en face on retrouve l’Aronde, la Dauphine, la Peugeot 403, l’Opel Kapitan, ou la Cox. Leur style semble plus sortir du passé que tourné vers le futur !
Quoiqu’il en soit, lorsqu’elle débarque sur la moquette du salon de paris en 55 c’est un remake automobilesque de la révolution française… Sa ligne file un coup de vieux à tout ce qui existait avant elle et même à certaines qui existeront encore après ! Sa tenue de route et son confort la classe tout en haut du segment grâce à son châssis « hydropneumatisé ». Mais Citroen ne s’arrête pas en si bon chemin… direction assistée, boite à commande hydraulique et freins à disque à l’avant (Avec son fameux champignon On-Off).
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Surtout que la marque continuera de faire évoluer sa berline. A partir de 68, la DS reçoit les phares directionnels et la moderne injection électronique. Les moteurs sont suffisants pour lui permettre des performances de haut vol pour l’époque. La concurrence est larguée. Elle née avec un 1.9 l qui passera à 2.0 l puis 2.1 l et 2.3 l.
Au delà de toutes ces considérations marketing, la DS devient vite la voiture préférée des cadres et dirigeants d’entreprises. Les stars aussi l’adoptent, ainsi que les notables et toute la classe politique française, jusqu’au Général de Gaulle à qui elle sauvera la vie lors de l’attentat du Petit-Clamart. La DS connaitra une belle et longue carrière jusqu’en 1975 avant de laisser sa place à une autre révolution, la CX ! Berline, break, cabriolet, ou engin préparé et transformé, comme la 1000 pattes Michelin. Citroen en écoulera 38000 au Etats Unis où elle joui aujourd’hui, d’un petit statut d’icône. Même Hollywood ne lui résistera pas, « Retour Vers le Futur II », « Brazil », « Bienvenue à Gattaca », « Scarface », « Lord Of War », entre autres,on en aperçoit une même dans « X-Men : Le commencement ».
Et on continue avec le sport, car oui, la DS s’est aussi illustrée en rallye ! Bon voilà, on a fait grosso modo le tour. S’il vous en faut plus, vous trouverez tout et n’importe quoi sur la DS, que ce soit sur le net ou sur papier glacé. En attendant, histoire de s’aérer un peu, un road trip s’impose.
La DS au Salon de Paris 1955 : Une Révolution Automobile
La 49e édition du salon Rétromobile, qui se tiendra du mercredi 5 au dimanche 9 février, donne rendez-vous à l’histoire de l’automobile française. C’est le jeudi 4 octobre 1955, premier jour du salon de l’Automobile de Paris que la nouvelle berline du Quai de Javel a fait basculer la bagnole dans la modernité. Sous la nef du Grand Palais, les visiteurs n’ont d’yeux que pour la nouvelle berline de la firme du Quai de Javel qui ressemble plus à une soucoupe qu’à une automobile.
Sur le stand de la marque, vers lequel converge une foule compacte, trône une magnifique DS 19 jaune champagne au toit aubergine ; elle tourne doucement sur son podium devant un public ébahi. Dans un autre enclos mais fixe, une DS 19 vert pomme à toit champagne surprend par sa couleur vive. L’enthousiasme est tel que les commerciaux racontent avoir enregistré douze mille commandes le premier jour du Salon! Il en sera de même durant toute la semaine et pareille frénésie se reproduira chez les principaux concessionnaires de France.
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Sortant du deuxième conflit mondial, à l’orée des Trente Glorieuses, la DS tranche résolument sur les monolithes sévères d’avant-guerre. Elle est le symbole d’une France qui ose. Résultat du programme VGD (véhicule de grande diffusion) lancé en 1935 pour s’inscrire dans la suite logique de la Traction, la silhouette de la DS s’inspire de la mode du streamline importée des États-Unis. Les volumes souples et enveloppants sont désormais de rigueur.
La DS est d’un modernisme confondant avec ses formes de galet. Elle multiplie les effets: vitrages courbes, ailes voluptueuses, portes sans encadrement, feux en orifices de réacteurs encadrant un toit serti en plastique, roues arrière carénées, volant à une seule branche trônant sur un tableau de bord futuriste. Si l’on ajoute l’embrayage automatique, quasi inconnu en Europe, et les freins à disque à l’avant que Jaguar venait à peine d’étrenner en course aux 24 heures du Mans commandés par un champignon qui remplace la traditionnelle pédale de frein, la DS s’avère un engin aussi irréel que stupéfiant, nous faisant passer directement dans une nouvelle ère.
Rétromobile Célèbre l'Anniversaire de la DS
C’est cette histoire fascinante et couronnée de succès que le salon Rétromobile s’apprête à célébrer. Pour l’occasion, les organisateurs de la manifestation de la porte de Versailles ont renouvelé leur partenariat avec Mathieu Lustrerie. L’anniversaire de la DS est également l’occasion pour le Garac - l’école nationale des professions de l’automobile et de la mobilité - de montrer leur savoir-faire. Des élèves de l’école redonnent vie à la DS Ballons. La voiture qui avait servi au reportage photo de Claude Puech en 1959 avait disparu. Ce projet est un excellent moyen de valoriser la transmission, l’un des chevaux de bataille du salon et de son directeur, Romain Grabowski.
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