Les voitures électriques les plus récentes séduisent pour leur grande batterie qui éloigne toujours plus la peur de la panne. Elles sont de plus en plus nombreuses à afficher une autonomie d’un demi-millier de kilomètres. Hyundai Kona, Tesla Model 3, Audi e-tron, Nissan Leaf e+ et Kia e-Niro, ces nouveaux modèles dépassent tous les 60 kWh de capacité.

Partir avec toutes les places occupées et le coffre plein de bagages pour un long trajet sur autoroute en voiture électrique, est-ce possible ? Pour le savoir, nous avons réalisé un trajet Paris - Lille en Kia e-Niro 64 kWh à pleine charge.

Test Paris-Lille en Kia e-Niro : Autonomie et Consommation Réelles

Pour notre essai, nous avons choisi le Kia e-Niro 64 kWh. Nous avons donc embarqué 4 passagers et leurs gros bagages via une plateforme de covoiturage afin de réaliser un Paris - Lille par l’autoroute. Un trajet de 221,3 km réalisé intégralement sur autoroute à la vitesse maximale de 130 km/h.

La météo est froide, glaciale même : 2 degrés à Paris et -1 à Lille, avec quelques chutes de neige localisées. Nous activons le chauffage, faible flux à 19 degrés et constations via l’écran de bord qu’il consomme beaucoup d’énergie : plus de 3 kW par moment.

Nous quittons le 15e arrondissement de Paris avec 99% de batterie, l’ordinateur de bord estime l’autonomie à 477 km, supérieure aux 455 km homologués sous le cycle WLTP. C’est largement suffisant pour atteindre la zone du Grand Palais à Lille, où nous devons déposer nos passagers. Le coffre est rempli à ras-bord de valises, en plus des quelques bagages tenus sur les genoux. La masse totale embarquée est estimée à environ 460 kilos comprenant passagers, conducteur et marchandises.

Lire aussi: Essai longue durée Kia e-Niro

A l’avant comme à l’arrière, les passagers semblent apprécier le silence du véhicule. Certains s’endorment, d’autres se divertissent sur leur smartphone, aucun ne se plaint d’inconfort. Les accélérations sont vives et linéaires grâce au moteur électrique de 204 chevaux. Il n’est pas ménagé sur ce trajet et tracte sans sourciller une masse totale d’environ 2,2 tonnes comprenant les 1,75 tonnes du véhicule à vide.

En conséquence, la consommation moyenne à l’arrivée est de 21,1 kWh/100 km. Malgré cela, l’ordinateur de bord indique 29% de batterie restante, assez pour parcourir 91 km. En tenant compte des 221 km avalés entre Paris et Lille, on peut donc estimer à environ 300 km l’autonomie totale du Kia e-Niro sur autoroute à 130 km/h plein de passagers et bagages. Une performance intéressante, d’autant que notre test a été réalisé en plein hiver sans adopter un comportement de conduite particulièrement économe.

Les Défis de la Recharge sur Autoroute

Sans passagers cette fois, le trajet retour s’est avéré bien plus compliqué. Nous décidons de repartir sur l’autoroute en direction de Paris afin de charger sur l’aire de Saint-Léger. Située à 57 km au sud de Lille, cette aire est équipée d’une borne rapide Corri-Door censée délivrer jusqu’à 50 kW en courant continu.

Il nous reste seulement 5% de batterie pour 15 km d’autonomie restante estimée. Nous réessayons, mais la session stoppe cette-fois après 1,7 kWh. Nos appels répétés auprès d’Izivia, le gestionnaire du réseau Corri-Door, n’y changent rien : aucun des opérateurs ne parvient à identifier le problème. Ils m’indiquent pourtant les messages d’erreur remontés par la borne défectueuse, sans savoir les interpréter : « Le capteur de courant phase 2 du transformateur renvoie une valeur de courant trop élevé » ainsi que « La carte de gestion Chademo Combo a détecté une erreur provenant d’une autre carte » et « Le véhicule ne veut pas autoriser la charge via l’optocoupleur ».

Nous devons parcourir 75 km avec 26% de batterie afin de rejoindre l’aire de Ressons-Ouest où se trouve une autre borne du réseau Corri-Door. A 110 km/h sur l’autoroute, nous rejoignons le site avec des sueurs froides : le e-Niro est passé en « mode tortue » sur la voie de d’accès à l’aire. La vitesse décline très rapidement et soudainement. La vitesse maximale est plafonnée à 15 km/h, permettant tout juste de gagner au pas la borne de recharge. Il reste 1% et 1 km d’autonomie.

Lire aussi: Guide : Ampoule Kia Niro

Heureusement, la borne fonctionne parfaitement : nous chargeons 57,68 kWh en 1h23, suffisant pour rentrer à Paris.

Bilan de l'Essai

Hormis les déboires de recharge intimement liés aux défauts des bornes de recharge, cet essai est plutôt concluant. La surconsommation liée au chargement maximal de passagers et bagages est restée limitée, offrant tout de même une autonomie totale de près de 300 km. Il est donc possible d’embarquer famille ou amis et remplir les 451 litres de coffre pour un trajet relativement long à vitesse maximale et sans émission à l’échappement.

Style et Confort

Ce qu’on a dit sur le style du Niro, s’applique à sa déclinaison électrique. La calandre fermée et des petites touches de bleues suffisent à faire la différence. D’ailleurs cela se vérifie dans la vraie vie. Le quidam semblant s’interroger sur la légitimité de notre voiture stationnée sur une place réservée aux véhicules électriques, le temps d’une photo. Au passage, au-delà de la blague sur son patronyme qu’elle partage avec l’acteur américain, Kia s’est offert pour de vrai ses services pour des publicités.

A bord, là aussi on n’a pas grand-chose à ajouter par rapport à sa version hybride. On notera logiquement en premier lieu quelques spécificités, notamment le sélecteur de la transmission automatique, un peu difficile à appréhender d’ailleurs au début. En termes d’équipements, il récupère notamment ce qui devient une norme, la connectivité facile des iPhone et autres téléphones Android. On ne va pas se mentir, question ambiance à bord, on a vu parfois un peu moins austère.

Autonomie et Agrément de Conduite

Deux domaines nous intéressent particulièrement, l’autonomie et l’agrément de conduite. Pour le premier cité, le chiffre avancé par la marque de 455 km impressionne. Elle peut même allègrement dépasser ce chiffre pour ceux qui en auraient un usage exclusivement urbain. Pour notre part, nous étions plutôt à la recherche du chiffre « plancher » si l’on peut dire. Sur la réalité de notre parcours long d’environ 60 km assez valonné passant notamment par le massif de l’Esterel, avec tous les équipements activés et une conduite sans réserve… l’autonomie fut amputée de même pas 100 km. On peut tabler ainsi sur plus de 300 km assurés une fois la batterie pleine, quoi qu’il arrive. La question de l’autonomie au quotidien ne pose donc clairement aucun problème.

Lire aussi: SUV Compact Hybride : Kia Niro

En outre, au volant contre toute attente, on s’amuse ! La puissance généreuse et le mode sport nous offrent des départs canons, et des relances qui n’ont rien à envier à une compacte de 200 ch. Les kilos bien placés dans la voiture (1 737 !) ne nuisent pas vraiment au comportement. Le confort de bon niveau n’inquiète pas outre-mesure. Et pour ces sensations et ces prestations, nul besoin de regarder du côté des inaccessibles Tesla pour dépasser les 200 km. A partir de 36 500 € bonus déduit ! Vous pouvez chercher, la concurrence n’existe pour l’instant pas vraiment.

Temps de Recharge

Du côté des temps de recharge, ils vont de 40 minutes pour atteindre 80%, à plus de 24 heures avec une batterie à plat, ce qui n’arrive a priori jamais. En effet, tout comme pour les véhicules thermiques, on n’attend rarement la panne sèche avant de faire le plein.

Expérience Personnelle et Comportement Routier

Ce Kia e-Niro a été mon premier essai post-confinement, autant vous dire que l’envie d’en profiter un peu pour se promener, hors des sorties restreintes quelques semaines plus tôt, était grande. Mais voilà, beaucoup me diront qu’un véhicule électrique typé SUV / crossover n’est généralement pas l’idéal, du moins sur le papier, pour ces envies de balades au grand air, j’y répondrais « détrompez-vous ». Comme j’avais ce Kia e-Niro en local, j’ai pu le tester sur les routes que je prends avec quasiment toutes les voitures que je ramène à la maison.

Ce programme de roulage se compose de petites routes sinueuses de campagne, d’au moins un trajet de 40 km entre autoroute et voies rapides, d’une belle boucle dans les Vosges, et d’une promenade sur le tronçon Sud de la route des Vins d’Alsace. En thermique, on ne se pose pas la question de l’autonomie, alors qu’en électrique c’est le sujet qui divise. Bon, vous vous doutez bien que la conduite de la Type R sur les routes des Vosges n’était pas tout à fait la même qu’avec le e-Niro, il n’en reste pas moins que j’ai eu plus chaud côté essence au milieu de deux cols des Vosges, alors que je n’avais aucune crainte concernant l’autonomie de ce modèle électrique. Plutôt paradoxal, non ?

Par contre, si vous vous lancez dans une longue traversée de la France à emprunter l’autoroute, autant vous dire que là, vous aurez à planifier comme il se doit votre voyage. En électrique comme en thermique, avoir la plus grosse puissance ou la plus grosse batterie ne veut pas forcément dire que vous aurez le modèle le plus performant sur tous les usages, et surtout pas sur la consommation.

J’ai testé ici la version équipée de la batterie 64 kWh, avec ses 150 kW de puissance (soit l’équivalent de 204 ch) et un couple de 395 Nm (disponible immédiatement), mais le Kia e-Niro existe aussi dans une version à vocation plus urbaine avec une batterie de 39.2 kWh et une puissance de 100 kW. L’autonomie WLTP annoncée est de 455 km pour la version 64 kWh, dans mon cas, je n’aurais pas forcément atteint cette distance, car mon terrain de jeu (la campagne) n’est pas ce qui permet de régénérer un maximum d’énergie, mais on tournera quand même aux alentours de 400 km de manière assez fiable. Mieux, si vous roulez uniquement en ville, vous pourriez dépasser les 600 km d’autonomie.

Si vous connaissez bien le fonctionnement d’un VE, vous aurez compris que le e-Niro profite pleinement des phases régénératives pour doper son autonomie, que l’on joue ou non avec les 3 modes de régénérations accessibles avec les palettes au volant. Et ça, par rapport à la concurrence européenne, c’est un sacré argument à prendre en compte. Sur des trajets tout ce qu’il y a de plus classique, le Kia e-Niro s’en sort bien, le confort à l’intérieur reste un peu ferme, mais dans la lignée des modèles de la marque.

Bien campé sur ses roues, il offre une conduite rassurante, mais dès lors que l’on adopte une conduite plus dynamique, il faudra être un peu vigilant sur les transferts de masse. Forcément dans les épingles d’un col des Vosges ou sur l’attaque un peu fort d’un rond-point, la prise de roulis s’invite un peu plus dans l’habitacle, c’est tout de suite moins agréable pour les autres passagers. En tout cas, dans des allures plus normales, quel plaisir de pouvoir rouler en forêt avec les fenêtres ouvertes et de profiter du chant des oiseaux.

Espace et Équipement

Le e-Niro est un peu plus long que son cousin Kona (4,37 m contre 4,15 m), cela se ressent notamment au niveau du volume du coffre (451 litres). L’empattement de 2700mm permettra aussi à tous les passagers à l’avant comme à l’arrière de disposer d’un espace confortable pour les jambes.

Coté équipement, je trouve l’ensemble planche de bord et console centrale bien agencé, les informations sont lisibles, la navigation dans les systèmes embarqués sont assez intuitifs. J’aime bien le sélecteur de vitesse en forme de molette que l’on adopte assez rapidement. Il est certain qu’on est très loin de l’environnement épuré et technologique d’une Tesla Model 3, qui peut être citée comme référence, mais ce e-Niro sera peut-être moins déroutant pour une clientèle pas suffisamment « geek » pour aimer l’environnement dépaysant de la marque américaine.

Côté sécurité et aides à la conduite, le Kia e-Niro n’est pas en reste. J’ai d’ailleurs trouvé la combinaison régulateur adaptatif et maintien dans la voie plutôt bien équilibré.

Conclusion Personnelle

Dans l’ensemble, j’ai été agréablement surprise par ce Kia e-Niro. Vous l’aurez peut-être noté dans l’article, je n’ai pas vraiment donné d’avis sur l’aspect esthétique du crossover coréen, car il ne provoque pas chez moi d’émoi particulier. Son style reste cependant plutôt sobre et passe-partout (plus que e-Soul par exemple), je ne suis pas fan absolue, mais je ne déteste pas non plus.

J’ai apprécié ses consommations suffisamment basses (et atteignables sans effort) pour ce gabarit (surtout quand on compare à certaines citadines électriques), et le fait que l’ordinateur de bord affiche des estimations vraiment bonnes et à priori fiables selon mes roulages. C’est assez rassurant quand on n’est pas encore familiarisé avec l’électrique. Cela reste quand même un véhicule qui sera plus pertinent sur des trajets urbains et périurbains, soyons transparent, ce e-Niro sera moins performant et confortable en « grande routière ». En tout cas les coréens Kia et Hyundai ne se sont pas plantés sur ces premiers modèles électriques, ce qui n’est pas tout à fait le cas des grandes marques allemandes.

Côté tarif, la version testée ici avec sa batterie 64 kWh dans sa finition la plus haut de gamme débute à 47 000 € (hors bonus). Le premier prix du e-Niro s’affiche lui à 37 000 € pour la batterie 39.2 kWh en finition Motion. Sachant que suite au confinement, et avec le cumul d’aides de l’état, Kia a pu proposer une offre attractive avec un loyer de 47 €/mois, si peu de personnes pourront réellement en profiter, il y a d’autres offres commerciales attractives.

Design et Technologie

Et de trois. Après les versions hybrides et hybrides rechargeables de son SUV, Kia propose aussi le e-Niro, 100% électrique. Lancé plus tôt cette année, nous avons pu mettre la main sur celui qui a, peut-être, les arguments pour considérer les véhicules électriques autrement. Kia fait partie de ces constructeurs qui ont décidé de ne pas donner un look totalement exubérant à leurs véhicules électriques. On note toutefois quelques touches de couleur bleue, à l'avant comme à l'arrière, qui symbolisent son appartenance au monde de l'électrique. Le plus marquant est sans nul doute sa calandre pleine, où figure d'ailleurs sa prise de charge Combo CSS. Une face avant toutefois plus sage que celle de son cousin germain, le Hyundai Kona Electric.

En l'occurrence, nous disposons à l'essai du modèle le plus performant et le plus cher aussi. En effet, il existe deux versions du e-Niro. Notre version à l'essai, vendue 42 500 € (hors bonus de 6 000 euros), s'annonce plus dynamique et plus endurante. En l'occurrence, on trouve sous le capot un le moteur 150 kW (204 chevaux) et dans le plancher un pack de batteries de 64 kWh. De quoi atteindre, toujours selon le même cycle, 455 km... Voilà qui est prometteur.

Confort et Dynamisme sur la Route

Dynamique sur la route, mais confortable à bord. Si vous pensiez que Kia propose plutôt des habitacles « cheap », détrompez-vous : ce e-Niro est tout à fait convenable. Les matériaux, s'ils ne sont pas tous très haut de gamme, mais ne choquent pas ni ne sont même désagréables au toucher. En revanche, à hauteur des accoudoirs présents dans les portes, Kia a adopté un revêtement similicuir et un rembourrage moussé. Lors de notre essai qui s'est déroulé sur plusieurs jours, mixant autoroutes et trajets en ville, nous avons même été satisfaits par le confort des sièges. Ce qui nous a le plus marqués, c'est le confort procuré par les suspensions. Les défauts de la route sont bien atténués et, compte tenu du silence du moteur électrique et des bruits parasites maîtrisés (roulement, vent, etc.), la vie à bord se révèle très agréable, y compris aux places arrière.

A l'avant, le conducteur comme le passager profitent par ailleurs de sièges chauffants qui permettront de limiter quelque peu la puissance du chauffage au profit d'une chaleur émise par les sièges - c'est en tout cas la promesse des constructeurs. En plus de ce confort à la hauteur de nos attentes, la réactivité du moteur électrique finit de nous séduire. Quoi qu'il en soit, le dynamisme du e-Niro ne nous aura jamais fait défaut dans les situations du quotidien auxquelles nous l'avons confronté. Pas même dans les manœuvres de dépassement volontairement énergiques. Selon Kia, le e-Niro réalise le 0 à 100 km/h en 7,8 s. Comptez respectivement 5 s pour le 80 à 120 km/h, 3,8 s pour le 60 à 100 km/h et 2,8 s pour le 30 à 70 km/h. Dans l'ensemble donc, la masse de ce SUV se déplace très bien, même s'il faut évidemment prendre des précautions. Les routes sinueuses ne sont pas spécialement son fort et mieux vaut tenir compte de son poids pour anticiper les freinages d'urgence, surtout par temps de pluie.

Technologie Embarquée

Nous sommes très agréablement surpris par l'équipement technologique de ce e-Niro. On ne s'attardera pas sur la présence d'écran numérique - même s'ils sont tous deux d'assez bonne qualité - ni même sur la compatibilité avec Android Auto et CarPlay une fois le smartphone connecté en USB... Néanmoins, cela constitue un vrai avantage pour les passagers qui peuvent utiliser Spotify et le conducteur qui s'en remettra sans doute à Google Maps ou Waze pour la navigation. A noter d'ailleurs que l'équipement hi-fi constitue lui aussi une bonne surprise. Kia s'est associé à JBL pour sonoriser son SUV électrique et le résultat est convaincant. Le caisson de basses présent dans le coffre (451 litres) apporte même une contribution qui est loin de passer inaperçue.

Enfin, ce e-Niro embarque aussi l'une de nos technologies que nous aimons tant utilisé sur autoroute : le régulateur de vitesse actif. Efficace, relativement souple (pas autant que sur un modèle premium allemand toutefois) et facile à utiliser, ce régulateur rend les longs trajets agréables et nous permettent de supposer que l'autonomie sera meilleure grâce à cette vitesse ainsi stabilisée par le radar de la voiture.

Capacité de Batterie et Consommation

64 kWh : une capacité idéale pour les batteries ? Le Kia e-Niro et Huyndai Kona Electric ne sont résolument pas cousins pour rien. Alors que ces véhicules ont été testés par deux journalistes différents de la rédaction de Clubic, les bilans en matière de consommations - et donc d'autonomie - sont très proches. Dans une circulation citadine, à un rythme de croisière très coulé et utilisant très peu le frein au profit de la régénération d'énergie, notre moyenne s'établit à 12,6 kW4/100 km. Mais comme l'indique notre compteur ci-dessous, nous avons temporairement été pris dans une circulation très dense en raison d'un accident : 1h47 pour parcourir 36.4 km. Nous considérons toutefois ce résultat comme une donnée importante, car il n'est pas rare d'être bloqué des heures durant sur la A15, puis la A86, suivi du périphérique et des grands boulevards parisiens. Sur autoroute, à vitesse stabilisée à 130 km/h, la consommation s'établit plutôt entre 22 et 25 kWh/100 km. Ce qui à quelques variables près (nombre de passagers, poids des bagages, etc.) devrait vous limiter à une distance d'environ 260 km entre deux charges. Aurions-nous une conduite particulièrement adaptée à l'électrique ? Pas sûr, on se sera tout de même fait plaisir avec ce SUV de 204 chevaux. Une chose est sûre en revanche, les températures idéales de notre période de test (aux environs des 20 à 25 degrés) nous ont aussi bien aidés. Et puis, il ne faut pas oublier que cette auto électrique dispose, comme bien d'autres, de différents modes de conduite et différentes intensités de récupération d'énergie qu'on active via les palettes au volant.

Tableau récapitulatif des consommations et autonomie :

Type de trajet Consommation Autonomie estimée
Circulation citadine (fluide) 12,6 kWh/100 km Environ 500 km
Circulation citadine (dense) Variable Variable
Autoroute (130 km/h) 22-25 kWh/100 km Environ 260 km

Recharge et Infrastructure

Quand vient l'heure de refaire le plein, la liste des bornes accessibles à proximité est disponible à l'écran du e-Niro. Sur le papier, c'est super ! La promesse est intéressante, même s'il faut, pour bénéficier de ces informations, activer le partage de connexion de votre smartphone. En effet, le e-Niro ne dispose pas de connexion Internet. Côté puissance de charge, Kia n'annonce pas de record, mais promet néanmoins une puissance maximale admise en courant continu de 77 kW sur une prise Combo CSS. Quoi qu'il en soit, Kia tient visiblement à nous faciliter la vie en offrant le Kia EV Pass à l'achat du véhicule. Celui-ci permet aux détenteurs du badge d'accéder aux 10 000 points de charge (Auchan, Ikea, Izivia, etc.) dont les bornes Ionity. Ces dernières, prévues pour délivrer des puissances de charge de plusieurs centaines de kilowatts, permettraient d'exploiter au mieux la charge rapide 77 kWh du e-Niro et ainsi récupérer 80% d'autonomie en 40 minutes.

Fonctionnalités Supplémentaires

Kia n'oublie pas les quelques éléments qui contribuent aujourd'hui grandement aux plaisirs de conduite et au confort de vie à bord. A commencer par le régulateur de vitesse adaptatif, si pratique dans une circulation en accordéon. Grâce à son radar intégré dans la calandre, le e-Niro conserve une distance de sécurité avec le véhicule qui le précède, dont on peut d'ailleurs gérer la longueur. Son utilisation est très simple et les quelques boutons présents sur le volant évitent d'avoir à chercher les commandes. La caméra présente au sommet du pare-brise se charge aussi bien de la lecture des panneaux de signalisation que de la lecture du marquage au sol. Alertes de franchissement de lignes et maintient de cap sont ainsi disponibles et même si leur efficacité n'est pas sans faille, elles ne sont pas trop intrusives pour autant. Conséquence, on les laisse activées et on les oublie. La ceinture de capteur à ultrasons assure aussi une vigilance lors des manœuvres de dépassement avec des alertes de danger dans les angles morts, mais aussi au sortir d'une place de parking en bataille ou en épi.

Au niveau de la console centrale, c'est un festival d'interface de charge. En plus d'une prise USB et de la prise 12V, on trouve aussi un compartiment permettant de charger un smartphone compatible avec la recharge par induction. Bonne nouvelle, notre grand modèle, un Samsung Galaxy Note 9, pouvait y être rangé sans problème - ce qui n'est pas toujours les cas des emplacements de recharge sans fil. Le port USB permet aussi de profiter d'Android Auto et Apple CarPlay pour quelques-unes de ses applications multimédias et de navigation directement depuis l'écran du e-Niro. En outre, le e-Niro profite d'une assistance qui est limitée à 3 ans ou 150 000 km.

tags: #Kia #e-Niro #autonomie #batterie #masse

Articles populaires: