Chez Audi, l'A7 Sportback représente une véritable tentation, combinant le luxe et la technologie de l'A8 avec le dynamisme de l'A6, le tout enveloppé dans une ligne spectaculaire. Depuis l'apparition du TT il y a 20 ans, Audi est devenue une marque axée sur le design, et cela se reflète dans l'A7. Outre la famille A5 et le porte-étendard R8, l'A7 s'impose comme une Audi sculpturale destinée aux amateurs de belles choses. Ceux qui hésitent entre une berline A6 classique et la limousine A8 pourraient être séduits par l'A7 Sportback, un véritable chaînon manquant proposé depuis 2010.
Un Coupé-Berline Premium
Contrairement aux A6 et A8 traditionnelles, l'A7 apporte une dimension de style inédite, se positionnant sur le créneau des coupés-berlines. Cette niche très « premium » comprend la Mercedes CLS, pionnière du genre, et la Porsche Panamera, qui a entamé une nouvelle carrière avec une seconde génération à la ligne plus sexy.
Bien que techniquement dérivée de la nouvelle A8, partageant sa plateforme et ses moteurs, l'A7 s'en distingue totalement. La dernière A8, bien que récemment renouvelée, peut sembler vieillotte avec sa malle arrière imposante et ses chromes. L'A7, en revanche, affiche un look plus jeune et dynamique, avec son toit arrière en pente douce de type « fast-back ». Elle se montre même athlétique avec des bossages au-dessus des passages de roues, un clin d'œil à la mythique Ur quattro des années 80.
Fonctionnalité et Habitabilité
Malgré sa ligne fuselée de coupé, l'A7 reste fonctionnelle avec ses 4 grandes portes sans encadrement et son hayon électrique s'ouvrant sur un vaste coffre de 535 litres. Grâce à un empattement de 2m93, l'habitabilité est correcte à l'avant comme à l'arrière, à condition d'éviter la place centrale, raide et étroite.
De profil, la ligne élancée de l'A7 reste intacte (Cx de 0,27), avec un aileron amovible électriquement qui se déploie automatiquement à partir de 120 km/h. Bien que la silhouette générale de la première version ait été respectée, la nouvelle A7 arbore un bandeau lumineux singulier entre les feux arrière, offrant un allumage séquentiel à l'ouverture des portes. Un gadget spectaculaire qui souligne le contenu technologique de cette Audi.
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Technologie Embarquée de Pointe
L'A7 doit beaucoup au vaisseau amiral A8 en termes de technologie. Longue, basse et profilée, l'A7 culmine à seulement 1m42. Avec l'option « garage pilot », la voiture peut se garer seule via un smartphone. À l'intérieur, l'A7 est passée à l'ère du « 2.0 » avec seulement 4 boutons physiques. La console centrale, orientée vers le conducteur, intègre deux écrans tactiles couleur : un pour l'info-divertissement et le GPS, l'autre pour les fonctions de confort. L'ensemble est intuitif à manipuler, à l'image d'un smartphone, avec un retour haptique et sonore pour valider chaque manipulation.
Agilité et Châssis
Pour gagner en agilité, l'A7 bénéficie de la transmission intégrale quattro de série, d'un train arrière à 5 bras et d'une rigidité du châssis accrue de 30%. Audi propose 4 châssis différents : standard, sport (plus raide), suspension pilotée et suspension pneumatique, cette dernière offrant un confort optimal et une assiette constante en virage.
Motorisations et Performances
L'A7 a débuté sa carrière avec des 6 cylindres nobles, tous secondés par un réseau de bord de 48V qui autorise une fonction « roue libre » et génère de légères économies de carburant. Outre le bloc essence 3.0 de 340 ch (55 TFSI), il existe un 3.0 diesel de 286 ch (50 TDI), couplé à une boîte Tiptronic à 8 rapports. Des versions 4 cylindres diesels, une hybride rechargeable e-tron et une RS7 avec un V8 de près de 600 ch sont attendues en 2019.
Avec 620 Nm disponibles dès 2250 tr/mn, l'A7 50 TDI ne plaisante pas. Le système quattro distribue efficacement la puissance, permettant d'atteindre 100 km/h en 5,7 secondes, avec une vitesse bridée à 250 km/h. Des performances proches d'une RS2, pour une auto approchant les 2 tonnes, à la fois pullman et GT.
Concurrence
L’originale Mercedes CLS vient d’être tout juste renouvelée, pour contrer la nouvelle A7. Cette troisième mouture revient dans un style plus agressif, mais conserve sa silhouette générale, très élégante avec son toit en forme d’arche. Un regret : la perte de la variante shooting brake, aussi belle mais plus pratique à vivre. L’intérieur, lui aussi bardé des dernières technologies, est en revanche hideux, à cause d’une planche de bord dessinée avec une équerre et du fil à plomb.
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La première Panamera était techniquement une réussite… mais moche, avec des lignes d’une évidente lourdeur. Avec cette seconde mouture lancée l’année dernière, on peut dire que la vilaine chenille est devenue un beau papillon ! Et pour enfoncer le clou, la Panamera double son offre, en étant pour la première fois déclinée en une sublime variante break « Sport Turismo ». L’intérieur, lui aussi bardé d’écrans numérique, reste pourtant fidèle à la philosophie Porsche : on adore ! La finition est top et, à conduire, la Panamera surclasse en dynamisme la nouvelle A7. En moteurs et en prix aussi, puisqu’elle débute à 422 ch (et 127 007 € !) en diesel, pour culminer à 550 ch en version Turbo (et 161 927 €).
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