Le SUV Arkana de Renault n’est pas une production française et fait partie des voitures de la marque au losange qui ne sont pas assemblées dans l’Hexagone.

En effet, le Renault Arkana est exclusivement fabriqué en Corée du Sud, précisément à Busan. Les Arkana commercialisés en Europe sont importés et destinés à un autre marché à la base.

Sur le marché, le Renault Samsung et Arkana représentent un même modèle. Le premier est juste destiné au marché asiatique, tandis que le Renault Arkana est baptisé ainsi pour le marché européen. À noter que cette version est différente de celle de la Russie.

L’Arkana coréen a été commercialisé en Europe en 2021 alors que celui de la Russie a été développé à partir de 2019. Le constructeur automobile français dispose de nombreuses usines de production éparpillées dans le monde : France, Corée du Sud, Brésil, Russie, Espagne, etc.

Tout comme le Renault Arkana, la Twingo est produite exclusivement en dehors de la France. En effet, cette voiture est développée et assemblée en Slovénie, à l’usine de Revoz à Novo Mesto. Pour information, Revoz est une filiale 100% de Renault. Il s’agit du seul constructeur automobile en Slovénie.

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La filiale de Renault ne fabrique pas uniquement des Twingo. Son usine assemble aussi des modèles très connus comme la Clio V et la Smart Forfour EV en collaboration avec Daimler.

Ces derniers temps, il a été constaté que les SUV coupés de Renault baptisés « Arkana » ont rencontré quelques problèmes. Que veut dire ce nom pour que dans certains pays de l’Europe de l’Ouest le Renault Arkana soit désormais appelé Mégane Conquest ? Cela a un lien avec l’histoire de ces pays.

En effet, cette appellation rappelle l’existence d’un chef de guerre serbe que la population des pays ex-Yougoslavie souhaite oublier. Renault ne souhaitant pas créer encore plus de polémique, il a donc logiquement remplacé le nom de son SUV coupé par Mégane Conquest.

La Renault a proposé de nouveaux Arkana en 2021. Au lancement, le constructeur automobile a uniquement décidé de proposer deux motorisations essence. Il s’agit d’un quatre-cylindres 1.3 TCe de 140 ch et de l’hybride-E-Tech de 145 ch. En juin 2021, un troisième type de moteur a été proposé pour attirer plus d’acheteurs.

Peu importe l’appellation de cette gamme, les voitures présentent les mêmes caractéristiques. Les modèles Arkana sont produits avec comme base la plate-forme technique modulaire CMF-B. Cette plate-forme était intéressante, mais elle ne lui permet pas d’avoir une transmission intégrale.

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Pour l’intérieur, cette voiture était dotée de la même planche de bord que celle du Renault Captur II qui se trouve également dans les XM3. Cette planche se distingue par l’existence d’un écran de 24 cm ressemblant à une tablette verticale. Les autres dotations de la voiture dépendent de la finition choisie. R.S.

À partir d’octobre 2021, le prix des Renault Arkana a augmenté de 400 €*. Avec ce changement, il est fini l’époque où il était possible d’acheter un Arkana à moins de 30 000 €*. En effet, la version essence avec la finition Zen est proposée à partir de 30 100 €*. Quant aux modèles hybrides, les prix commencent à 31 600 €. Ces tarifs augmentent en fonction de la finition choisie en sachant que les modèles RS Line sont les plus chers.

Luca de Meo avoue qu'il a failli fermer son usine coréenne de Busan. En Corée, "la réglementation est très protectrice du salarié. Une fermeture suivie de milliers de licenciements aurait exposé Renault à des milliards d’euros de pénalités financières", explique à Challenges Luca de Meo, D.G. du constructeur français.

D'où l'option chinoise avec le milliardaire Li Shufu, PDG du Chinois Geely.Renault a bel et bien envisagé de fermer son usine coréenne de Busan. En clôturant plus de vingt ans d’histoire de sa filiale Renault Samsung Motors (RSM).

Le directeur général du constructeur français ajoute: "le choix était donc simple: soit je fermais cette usine au risque d’une crise sociale majeure, soit je trouvais une solution. J’ai cherché un peu partout. Et je me suis entendu avec Li Shufu (PDG du constructeur chinois Geely)".

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Ce dernier fournira donc "les plateformes pour vendre des voitures sur le marché coréen. Et, en échange de ces plateformes, j’ai donné à Geely une partie de notre filiale (34%)", argue le dirigeant de Renault.

Triste épilogue pour l’usine de Busan (2.000 personnes), créée en 1995, reprise par Renault en 2000.

Comment le constructeur au losange en est-il arrivé là, avec un site en sous-charge chronique? Luca de Meo souligne: "il y a quelques années, notre partenaire Nissan a décidé de rapatrier de Corée vers le Japon l’assemblage de son SUV Nissan Rogue. Une relocalisation légitime, qui a eu l’inconvénient de laisser l’usine à la moitié de sa capacité de production.

Nous avons décidé de concevoir une version européenne du SUV-coupé Renault Arkana et cela a bien marché. Mais, malgré son succès, sa production (ajoutée à celle des Renault Talisman et Renault Koleos) ne suffit pas à occuper l’usine, qui tourne à 30% de sa capacité".

Rebaptisé désormais Renault Korea Motors, Renault Samsung Motors (RSM) demeure toujours majoritairement dans les mains du français avec 53% du capital. L’ancien associé, le groupe coréen Samsung, en conservera 13%.

Renault ouvre donc la Corée au groupe chinois, qui apportera une nouvelle gamme de véhicules hybrides et de modèles thermiques. Les nouveaux produits utiliseront l'architecture de Geely Holding Group, développée en Suède… par Volvo Cars, dont Geely détient 82% du capital depuis la mise en Bourse d'octobre dernier. Il s’agit de la plateforme du SUV compact Volvo XC40. Ces véhicules seront destinés au marché coréen comme à l’export.

Vu les accords tarifaires entre la Corée et les Etats-Unis, une exportation vers l’Amérique est à l’étude. Un bel aveu d'impuissance en tout cas pour Renault et une triste issue pour une aventure coréenne amorcée il y a 22 ans.

RSM est en effet issu du rachat par Louis Schweitzer, alors PDG de Renault, des activités automobiles de Samsung en déshérence. Renault avait notamment repris l'usine toute neuve de Busan, construite avec l'aide des ingénieurs de Nissan, mais que Samsung n’a jamais utilisée, renonçant devant la crise de la fin des années 1990 à se lancer dans l’automobile!

RSM devait devenir le fer de lance des activités de Renault en Corée évidemment, mais aussi dans l’Asie-Pacifique.

Las. RSM n’a jamais pu percer sur le marché local devant le quasi-monopole du géant Hyundai-Kia!

Ses produits n'ont pas rencontré un grand succès en Corée - sous le label RSM - ni à l'export sous le logo Renault (Latitude, Koleos I et II…). Le site de Busan a produit 128.050 voitures en 2021, dont 76.000 Renault Arkana et son équivalent local XM3.

Il y a dix ans, elle produisait 180.000 véhicules (2012). RSM détient sur place "6% à 8% du marché", selon Luca de Meo.

Renault n’a en revanche pas encore concrétisé un accord préliminaire annoncé en août 2021 par Geely. Le constructeur automobile chinois Geely annonçait alors en effet un rapprochement avec le groupe français. Il s’agissait de développer des véhicules hybrides essentiellement pour la Chine.

La firme tricolore devait utiliser une technologie Geely pour des modèles diffusés sous le logo Renault. La future entreprise commune devait utiliser les usines Geely pour produire ces véhicules. Renault et Geely envisageaient aussi de développer des véhicules entièrement électriques.

"En Chine, rien n’est acté. Il y a eu des idées, mais pour l’instant on se concentre sur l’accord avec la Corée du Sud", assure Luca de Meo.

Lors d’un entretien avec Challenges, le directeur général affirmait "il faut aller sur ce que j’appelle les vrais marchés, les grands. Comme la Chine, les États-Unis…".

Avec Geely, Renault devrait d'ailleurs frapper un grand coup, bien au-delà de l'Asie. Le Chinois pourrait en effet rentrer à égalité avec le Français et le groupe pétrolier saoudien Aramco dans le nouveau pôle mécanique thermique de Renault (nom de code "Horse"), à créer.

Le constructeur de Boulogne-Billancourt doit préciser le 8 novembre prochain, lors d’une journée consacrée aux investisseurs, les contours d’une scission de ses activités en deux pôles.

Ce pôle rassemblera les sites de moteurs et transmissions pour véhicules à essence et hybrides en Espagne, au Portugal, en Roumanie, Turquie et Amérique latine. Le pôle électrique baptisé Ampère, basé en France, resterait contrôlé par Renault avec 10.000 salariés environ.

Le SUV coupé Renault Arkana cessera sa production l'an prochain, afin de laisser de la place dans son usine coréenne de Busan. Pour rappel, l'Arkana est dérivé d'un modèle sud-coréen, le Renault Samsung Motors XM3, comme l'étaient aussi les Renault Koleos et Latitude.

Toutefois, contrairement à ces derniers, l'Arkana a réussi à trouver sa place sur le continent européen, notamment grâce à un timing judicieux. Il a été lancé pour renforcer l'offre de Renault sur le segment des SUV compacts, alors occupée uniquement par le Kadjar, qui manquait d'arguments face à l'indéboulonnable Peugeot 3008.

C'est justement ce site de production qui vaudra à la carrière de l'Arkana d'être écourtée courant 2025. En effet, la division coréenne de Renault, désormais sobrement nommée Renault Korea, est depuis peu détenue à un peu plus de 34 % par le chinois Geely.

Cette nouvelle structure prévoit la production de modèles basés sur les plateformes de Geely, dont le premier représentant, le Grand Koleos, a été présenté cette année. Des SUV de partout, mais aucun pour remplacer l'ArkanaEn Europe, la disparition assez subite de l'Arkana ne pourra pas être comblée sur le champ.

Certes, le Kadjar a depuis laissé sa place à un Austral plus séduisant, mais les clients du SUV coupé Arkana ne s'y retrouveront pas forcément. Il en va de même pour le nouveau Symbioz, qui comme l'Arkana reprend la base du Captur, mais qui privilégie les aspects pratiques au style.

Il avait pourtant bien failli être un SUV coupé, mais Luca de Meo a abandonné cette idée à son arrivée à la tête du groupe Renault, relate L'Argus. Finalement, Renault se retrouve avec un Symbioz qui peine à justifier son positionnement entre le Captur et l'Ausral, et aucun modèle pour succéder à l'Arkana.

Enfin, si la marque a depuis lancé un autre SUV coupé, le Rafale, ce dernier est plus grand et plus onéreux que l'Arkana, coiffant la gamme Renault.En Amérique du Sud, Renault lancera certes un SUV coupé en 2025, afin d'y concurrencer le Fiat Fastback et le Citroën Basalt, fraîchement présenté.

Envie de faire encore plus d'économies ? Fort d’un style dynamique, l’Arkana a immédiatement connu le succès en France et en Europe, surclassant vite le Kadjar, autre SUV de la gamme du constructeur français à l’époque. Arrivé au printemps 2021, l’Arkana a pourtant tardé à être proposé en Europe.

Car l’Arkana était en réalité un véhicule international plutôt destiné à l’Asie et à la Russie où il était commercialisé dans une version simplifiée dès 2019.Seulement voilà, avec l’envahissement de l’Ukraine par Poutine en 2022, Renault s’est retiré du marché russe.

Quant à son arrivée en Chine, elle a été annulée suite au retrait partiel de Renault du pays.Les clients européens ont dû attendre le printemps 2021. Car à l’origine, l’Arkana n’avait pas vocation à être commercialisée en Europe, raison pour laquelle, il est importé en France depuis la Corée puisqu’il est produit dans l’usine Renault rachetée à Samsung Motors dans les années 2000.

Entre temps, le SUV a malgré tout été commercialisé en Corée sous l’appellation XM3.Si en Corée le succès est limité, en revanche, en Europe, l’Arkana que nous avions pu essayer en pleine épidémie de Covid19, a trouvé son public grâce à son style dynamique et à un positionnement tarifaire agressif, sous les 30 000 € initialement.

L'habitacle de l'Arkana est très proche du CapturAprès des premières années très réussies, l’Arkana marque un peu le pas ces derniers temps en France avec 13 191 unités sur les sept premiers mois de l'année.

Normal, puisqu’il doit faire face à une forte concurrence en interne avec notamment les Austral et le nouveau Symbioz, tandis que son style a un peu vieilli. Et comme Renault n’a pas souhaité investir pour lui offrir le même restylage que le Captur, il ne peut cacher le poids des années. Renault s'est en effet contenté de remplacer le logo et quelques détails ici ou là.

En revanche, pas de toit panoramique Solarbay, pas plus que le nouveau OpenR Link basé sur Google permettant de disposer des applications Android telles que Waze par exemple. De son côté, l'Austral aura bien droit à un vrai restylage en 2025. La vie est injuste !

Cela ne l’empêche pas de réaliser de solides ventes, particulièrement en France : 20 000 immatriculations dès sa première année incomplète de commercialisation, près de 32 000 en 2022 le faisant entrer dans le top 10 français et plus de 29 000 en 2023 juste derrière l’Austral.

Dès lors, pourquoi le retirer du marché dès 2025 si commercialement parlant, l’Arkana séduit toujours ? C’est finalement assez simple : outre l’arrivée du Symbioz son concurrent direct chez Renault, il fait aussi les frais de la revente partielle de Renault Korea Motors à Geely.

Pour accueillir les nouveaux modèles, l’usine doit se convertir. Exit donc les modèles Renault.Avec une gamme actuelle de 7 SUV (Captur, Symbioz, Arkana, Austral, Scénic, Espace ainsi que le nouveau SUV Coupé Rafale), et même 8 si on compte la Mégane E-TECH qui est malgré tout plutôt un crossover, la gamme Renault est bien fournie.

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