L'histoire de la machine à coudre au Japon est un sujet captivant, surtout quand on considère le rôle dominant des marques japonaises sur le marché mondial actuel.

Les premières machines à coudre au Japon

Les premières machines à coudre arrivent sur l'archipel dès le début des années 1850, au moment où elles font un veritable carton en Occident. En fait, il faut savoir qu'à l'époque les habits japonais sont décousus pièce par pièce à chaque lavage. Ainsi, malgré leur intérêt pour cette machine, les Japonaises (puisqu'il s'agissait d'une activité essentiellement féminine) continuent de coudre à la main jusqu'à trois heures par jour.

L'empereur japonais avait saisi qu'il fallait que son pays se modernise au plus vite au risque de devenir une colonie des puissances occidentales. Et il savait que cette modernisation devait être sociétale en plus d'être technique. Quelques années plus tard, en 1890, l'impératrice fait de même et elle aussi est imitée par les femmes de l'aristocratie. En 1905, elle remet le couvert lors d'une rencontre diplomatique avec Alice Roosevelt, la fille du président américain de l'époque.

Elle lui dit qu'elle rêve d'avoir une machine à coudre. Son geste témoigne de la volonté de la famille impériale à montrer, au peuple japonais mais aussi au reste du monde, que le Japon est désireux d'entrer dans la modernité. En plus de l'élite tokyoïte, d'autres groupes de la société japonaise sont passés aux vêtements occidentaux à la fin du 19ème siècle. Par contre, la majorité des Japonais continuent de s'habiller à la mode locale. Du coup ils n'ont toujours aucune utilité pour la machine à coudre qui reste un outil de tailleur spécialisé (un métier très rare au Japon, d'ailleurs). A l'aube du 20ème siècle, la société japonaise est donc en train de changer ses habitudes mais la trajectoire n'est pas pour autant claire ni bien définie.

L'impact culturel de la machine à coudre

Ainsi malgré sa faible présence, l'impact culturel de la machine à coudre retenti très fort au Japon. Petite anecdote : quand les machines à coudre sont arrivées au Japon, les locaux les appelaient "shuuingu mashine" recopiant phonétiquement l'anglais "sewing machine". L'état japonais encourage fortement celles-ci à être de "bonnes épouses et sages mères", un concept derrière lequel se cache un devoir d'obéissance, de conformité et de frugalité responsable.

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Jusqu'à présent, la machine à coudre est présente au Japon mais pas sous l'emblême de Singer. Singer rebondit aussi sur la promotion fédérale de l'indépendance financière en lançant la Singer Sewing Academy en 1906. Les années 1900 à 1932 représentent une période d'importante croissance pour Singer au Japon.

De nombreux Japonais commencent alors à percevoir Singer comme une institution étrangère voulant imposer ses règles pour profiter de leur marché. Au début des années 1930, Singer employait près de 10.000 employés au Japon. Les employés se mirent en grève et manifestèrent contre leur entreprise. Leur principal grief était la rémunération. Ils réclamèrent, entre autres, d'instaurer un salaire fixe ainsi qu'une épargne pension et la fin des mesures punitives. Après cette attaque, les dirigeants Singer annoncèrent qu'ils ne feraient jamais de concession mais qu'ils étaient décidés à quitter le Japon et licencier les milliers d'employés si la situation ne se résolvait pas rapidement.

Malgré la victoire de Singer, la réputation du groupe pris un terrible coup et se vit dès lors surnommé de société "Capitaliste Yankee" mêlant à la fois un conflit de classe (capitaliste) au conflit ethnique (yankee). En 1937, l'état japonais estima que la nation avait suffisamment appris des puissances étrangères. Ainsi, en 1937 une nouvelle loi limitant sévèrement les importations et exportations fut adoptée. Singer fut donc interdit d'importer des machines ni même des pièces détachées et ses ventes devinrent quasi-nulles en 1938.

Enfin, ils profitèrent du travail d'éducation de la population dans lequel Singer avait investi massivement pendant trente ans. Les marques japonaises surgissent à un moment où le marché est donc bien plus grand. On estime qu'environ 3 % des ménages possédaient une machine en 1930 (presque exclusivement des Singer) mais que 10 % en possédaient en 1940. La marque Brother devint la première marque de machine à coudre au Japon. Elle bénéficia notamment grandement de l'aide de Yamamoto Tosaku, un cadre de Singer qui rejoint Brother après la grève de 1932.

Rapidement, les marques japonaises purent même profiter directement du réseau de boutiques Singer. De plus, les entreprises japonaises étaient largement encouragées par le gouvernement. Par exemple, en 1930 Janome innova encore en proposant aux clients de prépayer une partie de leur machines avant d'en prendre possession (et donc d'emprunter une moins grande partie du montant et de payer moins d'intérêts). Le ministère des finances déclara la pratique illégale puisque Janome se comportait de facto comme banque d'épargne. Pourtant, il fut déclaré qu'en ce cas les règles bancaires ne devaient pas entrer en ligne de compte puisque le développement d'une industrie locale de machine à coudre était une question essentielle d'intérêt de la nation.

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Quand le Japon entama sa reconstruction après la guerre, les ventes de machines à coudre explosèrent à nouveau. On estime qu'en 1960 trois foyers sur quatre en possédait une. En s'appuyant sur des distributeurs américains, les japonais inondèrent le marché à prix défiant toute concurrence, essuyant par la même occasion nombre d'accusations de dumping.

A partir des années 1980, les marques japonaises devinrent les leaders mondiales. A propos du livre Fabricating Consumers: The Sewing Machine in Modern Japan d'Andrew Gordon : J'espère que vous avez apprécié ce résumé du livre. Pour ceux qui lisent en anglais, je le recommande. Il présente un aperçu socio-économique de l'histoire du Japon a travers le prisme de la machine à coudre.

Histoire de Toyota

L'histoire de Toyota débute à la fin du XIXe siècle, lorsque Sakichi Toyoda invente le premier métier à tisser mécanique du Japon, une invention qui va révolutionner l'industrie textile de l'archipel. En janvier 1918, Sakichi fonde la Toyoda Spinning & Weaving Company et, avec l'aide de son fils Kiichiro, il réalise le rêve de sa vie en construisant en 1924 le premier métier à tisser automatisé du pays.

Tout comme son père, Kiichiro est un innovateur et, lors de ses visites en Europe et aux États-Unis dans les années 1920, il s'intéresse de près à la toute jeune industrie automobile. Avec les 100 000 livres Sterling obtenues par la vente du brevet de son métier à tisser automatisé, Kiichiro fonde en 1937 la Toyota Motor Corporation (TMC). En 2020, l’entreprise emploie 370 000 personnes.

Les machines à coudre Toyota

L’histoire des machines à coudre signées Toyota commence en 1946 avec le lancement du premier modèle. Six ans après, cette marque a produit plus 100.000 unités de ce modèle qui se vendaient partout dans le monde, au Japon, en Chine, en Amérique du Nord etc. Les qualités fiables et robustes des produits Toyota placeront la marque sur le marché restreint des fabricants de machine à coudre pour particuliers.

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En 1961, l’entreprise sort la deuxième machine à coudre. Celle-ci est plus compacte, moins puissante et plus légère. C’est un produit spécialement destiné aux débutants et aux apprentis-couturiers. Un an plus tard, Toyota remporte le trophée M-Mark du meilleur appareil électroménager design pour les simples particuliers. Contente de ce succès mondial que l’on explique à la fois par la qualité des machines à coudre tout comme par l’expérience de la marque dans le domaine automobile, l’entreprise nippone ouvre donc une première représentation aux Etats-Unis, précisément à New-York.

Le succès ne s’est pas fait prier avant de venir, car l’implantation de cette entreprise en Amérique a pris la forme d’un grand bureau commercial et d’un show-room où sont exposées les machines à coudre produites au Japon. Le gouvernement nippon félicite Toyota en 1964 et la reconnait comme un pion, un vecteur majeur de l’exportation au Japon. En 1965, la société produit sa 1 500 000e machine à coudre. Dans l’optique d’écouler ses produits et de capitaliser sur sa force impressionnante de production, Toyota perce le continent européen et ouvre un bureau commercial en Belgique, précisément à Bruxelles.

Le lancement de plusieurs nouveaux modèles s’est effectué dans les années 1980, dont la machine à coudre assistée par ordinateur conçue à Taïwan. Toyota signe un partenariat stratégique avec AISIN, un autre fabricant de machine à coudre qui devient un fournisseur exclusif. Les machines à coudre Toyota sont aujourd’hui conçues au Japon et en Chine.

Toutefois, la marque a globalement une bonne réputation mais dans ce domaine, elle est généralement considérée comme un cran en dessous des Janome, Juki ou autres Brother. Toyota a arrêté la fabrication de machines à coudre en 2019.

Gamme de produits Toyota

Toyota propose toute une gamme de machines à coudre pour répondre aux différents besoins et niveaux d'expérience des couturières et des couturiers. Leur gamme de produits comprend des machines à coudre mécaniques, électroniques et informatisées. Chaque modèle offre des fonctionnalités avancées telles que des points de couture programmables, des boutonnières automatiques et des réglages de vitesse variables.

En ce qui concerne la machine à coudre Toyota, vous verrez plusieurs modèles. Il y a de ces machines qui proposent quinze programmes de couture avec trois points droits, deux points zigzag et même une boutonnière en quatre étapes. Cet instrument est destiné à des travaux de couture très basiques, comme l’ajustement des vêtements et la réparation.

Vous trouverez aussi des machines à coudre en noir chromé assorties de touches de gris et de rouge. L’ergonomie ici est le mot puissant de Toyota. Ces instruments sont pensés pour des travaux de base sur des tissus épais comme le jean. Vous verrez d’autres machines avec 17 points de couture avec un design impressionnant. Ici, vous avez droit à un système d’enfilage simplifié, à un éclairage et une notice sur CD.

Les machine à coudre Toyota les plus populaires sont les suivants :

  • Toyota RS2000
  • Toyota RS 2000 SD
  • Toyota Super Jeans 34

Les surjeteuses Toyota

Les surjeteuses sont des outils essentiels dans l’atelier de couture. Elles offrent une solution idéale pour les travaux de couture nécessitant des coutures élastiques, des tissus effilochables, des paillettes et des perles. En une seule étape, ces machines polyvalentes vous permettent de coudre plusieurs couches de tissus ensemble, de couper les bords et de les surjeter. Grâce à une variété de points de couture spécialisés, vous pouvez travailler de manière professionnelle avec différents matériaux.

Les surjeteuses Toyota se démarquent par leur simplicité d’utilisation et leur esthétique attrayante. Avec une surjeteuse Toyota à vos côtés, vous pourrez aborder avec confiance de nouveaux projets de couture passionnants.

A l’instar des machines à surjet pfaff et singer, la surjeteuse Toyota est livrée avec un différentiel. Elle permet un surjet en 3-4 fils et pèse dans les 8 kg. La longueur de point varie en 1 et 5mm, la larguer de 4 à 6mm. La puissance de son moteur est de 90 watts et sa vitesse est évaluée à 1500 tours/min. Les boutons de réglage de la tension sont verticaux.

L’instrument est simple à enfiler grâce à un schéma simplifié d’enfilage. La machine est livrée avec sept accessoires : une pince pour enfiler facilement, 4 cônes de fil blanc pré enfilés pour une immédiate utilisation après déballage, 3 aiguilles de taille 14, 2 aiguilles de taille 11, 4 filet pour garder les fils sur les cônes, une burette d’huile de 2ml et un tournevis pour remplacer les couteaux.

En ce qui concerne les prix, ils varient en fonctions des modèles. Toutefois, vous trouverez des surjeteuses Toyota à 225 €, 400 € et à 650 €.

Tableau récapitulatif des modèles Toyota

Modèle Type Caractéristiques Prix (environ)
RS2000 Mécanique Points de couture programmables, boutonnières automatiques N/A
RS 2000 SD Mécanique Points de couture programmables, boutonnières automatiques N/A
Super Jeans 34 Mécanique Conçue pour les tissus épais comme le jean N/A
Surjeteuse Toyota Surjeteuse Surjet en 3-4 fils, différentiel 225 € - 650 €

Chaque machine à coudre Toyota est livrée avec son guide d'utilisation détaillé. Ce manuel d'utilisation fournit des instructions claires et précises pour aider les utilisateurs à maîtriser rapidement leur machine à coudre Toyota.

Si vous êtes impatient de commencer à utiliser votre nouvelle machine à coudre Toyota, vous pouvez consulter le guide de démarrage rapide fourni avec votre machine. Ce guide de démarrage rapide vous fournira les informations essentielles nécessaires pour installer et configurer votre machine à coudre Toyota en un rien de temps.

Toyota s'engage constamment à offrir des produits de haute qualité pour répondre aux besoins des couturières et des couturiers du monde entier. Leur vision est de fournir des machines à coudre fiables, faciles à utiliser et polyvalentes, afin d'encourager la créativité et d'améliorer les compétences de couture des utilisateurs.

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