La Classe G, c’est le rêve de nombreux fans de 4×4. C’est le 4×4 de luxe par excellence. Le Mercedes Classe G fait partie de la liste des modèles qui ont un statut d’icône dans la production automobile, avec par exemple la Ford Mustang ou la Porsche 911. Apparu en 1979, il a depuis été régulièrement remis à jour par Mercedes, mais sans véritable rupture. Cette fois, le G débute un chapitre vraiment inédit de son histoire. La carrosserie est bien 100 % inédite, les 12 cm en plus en largeur le confirment. Mais Mercedes a tenu à garder l'aspect à la fois militaire et un brin rustique qui fait le succès de ce véhicule, dont les ventes ont progressé ces dernières années. Le design extérieur est à peine modernisé, avec tout de même des optiques à diodes. Mais les portes gardent des charnières visibles !

Les Origines Militaires du Classe G

Ce qu’il faut savoir, c’est que le Class G était à l’origine un véhicule militaire (1975) commandé par les armées autrichienne et Allemande. Il était fabriqué par Peugeot et sorti pour l’armée Française sous le nom de P4. Jusqu’en 1979, il est resté un vrai utilitaire rustique sans fioritures avec pour seul objectif de se sortir des plus grosses ornières.

Née pour servir les armées iraniennes, la Mercedes Classe G devait rester un utilitaire voué aux casernes et aux missions de terrain… Mais le destin en a décidé autrement. Plus de cinquante ans après avoir vu le jour, elle est indéniablement un symbole de réussite et de luxe, plébiscité par les élites et exporté en masse aux États-Unis. Plus tard, la révolution iranienne bouleverse la commande initiale, mais le Geländewagen (ou G-Wagen) trouve vite d’autres preneurs. La France en fait un Peugeot P4, la Suisse un Puch G.

En 1972, le shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, évoque l’idée de produire un 4×4 pour équiper son armée et ses gardes-frontières. Il évoque un marché de 20 000 exemplaires, suffisamment colossal pour intéresser les dirigeants du groupe allemand. Pas étonnant, puisque le shah possède personnellement 18 % du capital du constructeur : c’est beaucoup plus simple dans ces conditions. Le Range Rover sorti en 1970 est en train de démontrer qu’il existe un marché à mi-chemin entre l’utilitaire et le “luxe” pour gentlemen farmers ou autres entrepreneurs nantis de province.

Dès l'été 1969, des contacts sont pris avec l'entreprise autrichienne Steyr-Daimler-Puch (SDP), descendante de la filiale Austro-Daimler. Basée à Graz, au sud de l'Autriche, celle-ci dispose d'un terrain d'essai idéal avec le mont Schöckl. Initialement, l'accord devait permettre à Daimler-Benz d'assurer ponctuellement des capacités de production supplémentaires sur plusieurs lignes de produits (voitures particulières, bus, camions) dans l'usine de Graz. Mais à l'automne 1971, l'étude d'un véhicule tout-terrain commun est lancée, supplantant tout autre projet. Les concepteurs du projet ont évidemment les débouchés militaires et professionnels en tête.

Lire aussi: Service B Mercedes Classe A W176

Collaboration et Production

Allemands et Autrichiens vont donc collaborer pour créer, développer puis produire le futur 4×4 au sein d’une société commune, la Geländefahrzeug Gesellschaft mbH (GfG), détenue à 50/50. C’est ainsi que les premiers G sortis d’usine, et jusqu’au 1er mai 1981, portent la marque GfG comme producteur sur les documents officiels type carte grise, quel que soit le marché. Évidemment, les moteurs viennent de la banque d’organes de Mercedes, mais la transmission intégrale est réalisée par les Autrichiens, spécialistes en la matière. Bien des choses sont étudiées en commun et le véhicule est présenté en France, à Toulon, au printemps 1979.

Évolution vers le Marché Civil

En 1979, Mercedes décide d’en faire un véhicule civil mais c’est seulement en 1993 qu’il prendra le nom Class G. Bizarrement, ce baroudeur rustique plait aux amateurs de luxe, son style tout en angle plait aux américains, aux Russes. En 1990, il opère un changement de positionnement et commence à attirer une nouvelle clientèle. Son style se modernise légèrement, mais sans se métamorphoser, contrairement à son intérieur. Ainsi, Mercedes revoit les matériaux utilisés afin de répondre aux nouvelles prétentions haut de gamme du Classe G. À partir de 1993, Mercedes lance une version à moteur V8 essence du Classe G.

Dès 1979, Daimler-Benz ose lancer une version civile du Geländewagen produite à Graz en Autriche (en parallèle de ses livraisons militaires). Un paradoxe à l’époque, celui de transformer un utilitaire tout-terrain conçu pour les armées… en objet de loisir. Mais, étonnamment, la greffe prend vite. Le modèle devient en 1980 vitrine mondiale avec la célèbre Papamobile de Jean-Paul II, dérivé de la G-Wagen. Dix ans plus tard, avec la série W463, le Geländewagen civilisé prend officiellement le nom de Mercedes Classe G. Daimler-Benz ajoute ABS, cuir, climatisation et boîte automatique, sans jamais toucher à son design cubique, clé de son succès au fil des années.

Les Versions AMG et le Luxe

La version AMG et le Designer Plein ! Le dernier G63 AMG Coûte déjà 165 000€ en prix de base. Il a plus de 500 chevaux et passe de 0 à 100 km/h en 4,5 secondes. Les versions AMG deviennent vite un incontournable de la gamme, surtout sur certains marchés comme la Russie, le Moyen-Orient ou les Etats-Unis, où le Classe G débarque en 2001. Un compresseur est ajouté en 2004, portant la puissance à 476 ch, puis à 500 ch en 2007. En 2018, la plateforme du Mercedes Classe G est modifiée, grâce aux efforts des ingénieurs, pour améliorer sa tenue de route et se mettre au niveau de ses principaux concurrents.

Du G55 AMG au G650 Landaulet, du 6×6 à la série Maybach, les versions extravagantes n’ont cessé de faire écho dans les milieux les plus brillants de la planète. Chaque version devient une légende urbaine, un objet de désir autant qu’un indicateur de réussite. Et au tournant des années 2000, la Mercedes Classe G s’impose comme SUV de prestige, choyé dans les capitales. Exclusivité urbaine, gages d’opulence. De Dubaï à Los Angeles, le cube allemand devient symbole de réussite et de luxe, plébiscité par les élites, collectionné par les oligarques, mis en scène dans les clips de rappeurs et sur les réseaux d’influenceurs.

Lire aussi: Guide CarPlay Mercedes CLA

Le Mercedes Classe G Militaire Moderne: Le Caracal

À l'occasion du salon militaire EuroSatory en région parisienne, Mercedes a dévoilé son tout nouveau Classe G militaire, pour les forces spéciales. Un engin hallucinant et très polyvalent. Parmi les tous derniers engins militaires visibles, figure la nouvelle arme redoutable des forces spéciales, le Classe G Caracal. Un véhicule tout-terrain aux dimensions hallucinantes, qui sera prochainement utilisé sur les différents théâtres d'opérations.

Caractéristiques du Caracal

Visuellement, le Caracal est un véhicule au design robuste et très agressif. Si ce 4x4 militarisé paraît lourd et peu maniable, c'est en fait tout l'inverse qui s'applique. Le Caracal Classe G a été développé conjointement par Mercedes et les entreprises Rheinmetall et Armored Car Systems. Le véhicule a été développé à partir du tout nouveau châssis installé sur les nouveaux Classe G. La carrosserie de ce véhicule a été à partir de matériaux légers et particulièrement robustes. Sous le capot, Mercedes a installé un moteur diesel Euro III de 6 cylindres d'une puissance de 249 chevaux. Cela permettra au Classe G Caracal d'atteindre une vitesse de 140 km/h.

Polyvalence et Modularité

Le Classe G Caracal a été conçu pour assurer différentes tâches. Il assure tout d'abord le transport de soldats. Sa puissance et sa maniabilité lui permettent d'évoluer sur quasiment toutes les surfaces. Le Caracal aura également la possibilité d'assurer un soutien médical, grâce à l'installation d'une unité médicale modulaire installée à l'arrière du véhicule. Il pourra également servir de véhicule de ravitaillement pour les unités engagées derrière les lignes ennemies. Enfin, le Classe G Caracal aura également une version armée et renforcée, pour les forces spéciales. Ce véhicule pourra être transporté à bord des différents hélicoptères de transports présents comme les Chinook ou les Sikorsky CH-53K. La commercialisation de ce 4x4 hors normes débutera en 2023.

Production et Distribution

C’est effectivement à Graz que sont fabriqués la quasi-totalité des Classe G. Mais surtout, environ 10 % des Classe G construits entre 1979 et 2000 portent la marque Puch et non Mercedes. Steyr-Puch pourra vendre le G sous sa marque en Suisse, Autriche, Yougoslavie mais aussi dans les pays européens au-delà du rideau de fer. Partout ailleurs, le sigle Mercedes s’impose comme une évidence.

Si les châssis viennent d’Autriche, fabriqués par Puch, ainsi qu’une grande partie des composants, le moteur est assemblé en Grèce, et les modifications spécifiques réalisées elles aussi sur place ! Les Humvee remplaceront les G sur les chaînes d’Elvo. Au total, près de 9000 Classe G seront assemblés localement jusqu’au début des années 2000.

Lire aussi: Guide d'achat Mercedes Classe A 190

Prix et Disponibilité

Le Mercedes Classe G est vendu en France à partir de 149 651 €*. Son prix monte à 186 600 €* en version 63 AMG et n’inclut pas les nombreuses options disponibles au catalogue. Bien qu’elle soit apparue en 2018, la deuxième génération de Mercedes Classe G conserve une cote haute. Il faut compter au moins 100 000 € pour s’en offrir un, voire plus de 150 000 € pour un modèle sportif 63 AMG.

Le Classe G de Mercedes Benz se vend à partir de 153 151 €* (prix TTC conseillé par le constructeur). Le prix varie selon les caractéristiques du véhicule. Le G 500 AMG Line est vendu à partir de 157 201 € (moteur essence au SP95, 421 ch) et la Mercedes AMG G63 à partir de 190 101 € (motorisation essence au SP98, 585 ch).

Tableau Récapitulatif des Prix

Modèle Prix de Base (estimé)
Mercedes Classe G 149 651 €
Mercedes-AMG G 63 186 600 €
G 500 AMG Line 157 201 €
Mercedes AMG G63 190 101 €

tags: #mercedes #classe #g #militaire #histoire #et

Articles populaires: