Nouveau nom, nouveau style, cette Mercedes aspirait visiblement à un nouveau départ. L’ex-Classe C Coupé Sport doit cette seconde chance à la volonté de certains marchés - dont la France - qui continuent de croire en elle.
Présentation
Le profil et la face avant vous sont familiers ? Normal. Mais ils ne proviennent pas de la même auto ! L’allemande profite donc de copieuses retouches, qui visent dans le mille. Comment de ne pas croire au premier coup d’œil qu’il s’agit d’un nouveau modèle ? La greffe d’une face avant de Classe C lui confère stature et dynamisme, et les nouveaux feux arrière (associés à un large 3ème feu stop à LED) transfigurent la poupe.
Mais mise à part ce lifting, des moteurs à présent plus sobres et une direction inédite, la CLC reconduit la même base vieille de 7 ans. D’autant que les progrès de la nouvelle plateforme de la Classe C en termes d’efficacité sont remarquables. Dans une catégorie où le plaisir de conduite prime, l’idée pourra fatalement sembler saugrenue. Mais la CLC n’en a cure…
Intérieur
Si vue de face, la CLC fait parfaitement illusion, l’habitacle n’affiche plus la même fraicheur. L’ancienne Classe C n’est pas encore à la retraite : sa plateforme et sa planche de bord perdurent dans la CLC. On retrouve la planche de bord de l’ancienne Classe C et ses formes arrondies, celles que la nouvelle berline a définitivement bannies. A quelques détails de finition près, les matériaux et la finition font encore assez bonne impression.
Les sièges au maintien amélioré, le nouveau volant à 3 branches et la position de conduite étonnamment basse (on conduit avec les jambes quasiment droites !) alimentent les prétentions sportives de l’auto. Confortable à l’avant, l’espace est juste suffisant à l’arrière pour des personnes de taille moyenne. Mais la CLC pèche davantage en matière de visibilité. Avec un postérieur si haut perché et une lunette arrière si inclinée, la manœuvrer s’apparente à un jeu de hasard qui rend indispensable le radar de recul (facturé 850 euros). La solution passait sur l’ancienne version par une surface vitrée additionnelle intégrée au hayon, qui a aujourd’hui disparu. Bien dommage !
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Côté équipement, on note l’arrivée du Bluetooth et d’un port USB pour lecteur MP3, tandis que l’ensemble télématique des nouveaux SLK, SL et CLS rejoindra la liste des options au deuxième semestre 2008.
Moteur
En France, le 4 cylindres diesel de la version 220 CDI se taillera la part du lion. Développant 150 ch sur la CLC (168 ch sur la Classe C) pour 340 Nm de couple, il ne manque pas de répondant et grimpe rapidement dans les tours. Ses performances lui valent un dynamisme correct sans plus, le 0 à 100 km/h réclamant 9,7 s (ou 9,4 s en boîte automatique) et la vitesse maxi s’établissant à 224 km/h.
Fer de lance des motorisations, la version 220 CDI est plutôt alerte, sans plus. Les 6 moteurs disponibles - 4 essence de 143 à 272 ch et 2 diesel de 122 et 150 ch - proviennent tous de l’ancien modèle, seule la version 200K ayant vu sa puissance évoluer (+ 20 ch, à 184 ch). Mais toutes progressent côté consommations et rejets de C02, la palme revenant au diesel 200 CDI, dorénavant 10,8 % plus sobre.
Côté consommation, cette mécanique s’est contentée de 7,3 l/100 km sur autoroute durant notre essai, tandis que ses émissions de C02 de 156 g/km lui évitent tout malus écologique. Un brin caoutchouteuse et employant des plastics désuets, la commande boîte de vitesse n’est pas particulièrement plaisante à manier, tandis que l’insonorisation souffre de la comparaison avec celle de la Classe C.
Sur la route
Sur le plan routier, la CLC marque le pas par rapport à la nouvelle Classe C. Loin d’afficher son parfait dosage entre confort et dynamisme, elle offre nettement moins de rigueur. Néanmoins, ce modèle a encore son mot à dire côté agrément de conduite.
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Sans atteindre l’efficacité de la nouvelle Classe C, la CLC est plutôt plaisante à mener. Dans les enchainements de courbes, on savoure sa direction précise, le mordant de son train avant et son agilité bien dosée. La CLC enroule avec facilité grâce à un train arrière assez mobile, bien aidé par les 340 Nm de couple transmis aux roues arrière. Celles-ci les digèrent sans broncher sur sol sec, mais la motricité pourra faire défaut sur revêtement gras ou détrempé.
Les suspensions retravaillées ont leur rôle dans ce dynamisme, mais ne ménagent guère vos lombaires. Quant au freinage, nous l’aurions apprécié plus mordant et endurant.
Bilan
Profondément remaniée, la CLC compose du mieux qu’elle peut avec des dessous plus très d’actualité, mais garde un bon potentiel de séduction. Elle demeure en outre l’un des principaux modèles de conquête de Mercedes, qui manque de modèles compacts dans sa gamme. Ses prix en baisse malgré l’équipement en hausse devraient lui permettre de faire aussi bien, voire mieux, que le modèle précédent.
Prix de départ de cette version 220 CDI : 31 600 euros.
Points Forts
- Style revigoré
- Equipement en hausse sans conséquence sur les prix
- Habitabilité plutôt correcte
- Position de conduite "sportive"
Points Faibles
- Base un peu vieillotte
- Suspensions raides
- Insonorisation moyenne
- Prix toujours au dessus de la concurrence
Pour résumer
C’est parait-il dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes. Mais cela vaut-il toujours lorsqu’il s’agit d’affronter une Audi A3 au top de sa forme et une BMW Série 1 qui multiplie les carrosseries ? Née pour répliquer à la BMW Série 3 Compact, la Mercedes Classe C Coupé Sport lui a survécu. Mieux : elle s'offre une nouvelle jeunesse et change de patronyme, devenant une Classe CLC à part entière.
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Un sursis qui n'allait pas de soi, le Coupé Sport ne s'étant vendu qu'à 320 000 exemplaires depuis 2001. Mais le Royaume-Uni et la France étaient demandeurs d'un renouvellement de ce modèle aux tarifs accessibles, dont les trois quarts des acheteurs ne possédaient pas de Mercedes auparavant. Un vrai outil de conquête, donc.
Reste que le budget de développement du CLC a été réduit au strict minimum. Il reprend donc la plateforme, la planche de bord, les liaisons au sol ou encore les moteurs de l'ancienne génération de Classe C. Mais l'habitacle et l'ambiance intérieure ne trompent personne : on est bien à bord d'une ancienne Classe C. Malgré tout, la présentation n'a pas trop vieilli.
Sous le capot, le CLC embarque la précédente génération du 2.2 CDI diesel, qui développe 150 ch, et non 170 comme le bloc équipant les berlines et breaks C 220 CDI. Pour réduire les émissions de CO2 et échapper au sacro-saint malus, le calculateur moteur a été revu et les démultiplications de boîte allongées. Dommage pour l'agrément de conduite et les reprises : les performances sont paisibles. À l'image du caractère général du CLC, qui est plus confortable qu'amusant à conduire.
Difficile de parler de vraie sportivité : les performances moyennes et les assistances électroniques omniprésentes entravent l'efficacité de la Mercedes CLC 220 CDI sur routes sinueuses. Néanmoins, notre modèle d'essai, équipé du Pack Sport optionnel, marque un vrai progrès par rapport à l'ancien Coupé Sport.
Les suspensions rabaissées (15 mm à l'avant, 5 à l'arrière) et les roues de 18 pouces chaussées de pneus à flanc bas du Pack apportent un surcroît d'agilité au CLC. En outre, ce Pack ajoute une nouvelle direction paramétrique à démultiplication variable, plus directe que la direction classique et dépourvue de l'aspect collant de cette dernière. Avec moins d'effort de braquage au volant et un rappel enfin naturel, l'agrément est réel en virage. Tout juste pourra-t-on reprocher un pompage un peu excessif des suspensions. Mais au global, les 1 600 euros du Pack Sport ne sont pas investis pour rien, d'autant que le confort n'y perd pas grand-chose.
Et un peu de dynamisme est toujours bon à prendre, car du côté moteur, c'est plutôt le calme plat. Le 2.2 diesel d'ancienne génération accuse déjà un retard technologique par rapport au dernier modèle (150 ch au lieu de 170), mais il est en plus accouplé à une boîte aux démultiplications longues destinée à abaisser les émissions de CO2 de 174 à 156 g/km. Tant mieux pour le budget, puisque l'on échappe à tout malus et que les consommations baissent.
Mieux qu'un simple replâtrage du Coupé Sport Classe C, le CLC est bel et bien une évolution du modèle. Et même si la sportivité n'est toujours pas au rendez-vous, la nouvelle appellation n'est plus trompeuse comme l'ancienne et l'ajout du Pack Sport permet de rehausser l'agrément de conduite.
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