Mercedes est en passe de devenir le champion du SUV, en dégainant sur tous les créneaux et gabarits possibles. La gamme des SUV Mercedes sera bientôt aussi dense que celle des autres modèles du catalogue ! En comptant les GLA, GLC, GLE, GLS (sans compter les versions Coupé de certains), le constructeur opère sur tous les segments de baroudeurs imaginables… Sans oublier l'illustre G, leur père à tous, et seul authentique tout-terrain de la famille finalement.

Positionnement du Mercedes GLB

Le GLB, sous ses airs d'aventurier, se lance dans le segment des SUV compacts 7 places. Mercedes a même trouvé une petite place pour ce GLB, qui arrive sur un créneau jusqu'à présent inédit chez les constructeurs huppés : mis à part le Land Rover Discovery Sport ou le Peugeot 5008 (si on le considère comme quasi-premium), les SUV intermédiaires offrant 7 places n'existent pas. Pour disposer d'une troisième rangée chez Mercedes, il faut s'orienter sur les (très cher) GLE ou (encore plus cher) GLS. Le GLB est donc assez difficile à placer.

Comme son nom l'indique, il s'intercale logiquement entre le GLA (extrapolé de la Classe A) et le GLC (tiré de la Classe C). Sauf que ses dimensions sont très proches de ce dernier : 4,63 m de long, soit juste 3 cm de moins… et 22 cm de plus que le GLA.

Design Extérieur et Intérieur

Extérieur

Il soigne son look. Pare-brise peu incliné, capot horizontal : la silhouette massive rappelle le grand frère GLS, deux pointures au-dessus. Le GLB dérive pourtant bel et bien de la gamme compacte Mercedes dont il partage la base technique, malgré ses dimensions respectables et son look musclé. Visuellement, rien de commun avec un fade Classe B dont il serait, selon la nomenclature Mercedes, le dérivé SUV !

Côté style, les arches de roues très marquées rappellent celles d’un JEEP et participent visuellement à rehausser le véhicule. Le capot présente deux grosses nervures plongeantes sur la calandre, qui ne sont pas sans rappeler la mythique 300 SL (mais ce sera la seule comparaison…), ce qui est plutôt agréable à avoir dans le champ de vision, a contrario de l’étoile de capot qui ne se dresse malheureusement plus sur le capot, mais c’est une affaire de goût et de mode… La caisse est assez carrée et ne révolutionne donc pas son monde mais elle est toutefois bien adaptée au besoin, avec une ligne de coffre plutôt verticale pour ne pas (trop) entamer le volume du coffre et compromettre l’utilisation des deux places arrière additionnelles.

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Intérieur

L'habitacle est en revanche calqué sur les Classe A, Classe B et consorts, avec le double écran digital qui s'étale sous les yeux en guise de planche de bord. L’environnement du GLB est typique des Mercedes actuelles, avec l’imposante dalle numérique regroupant toutes les fonctions. On en retrouve la même qualité de fabrication, soignée, à quelques détails de finition près (absence d'habillage intérieur des montants de vitres, donc tôle apparente).

Dans cette version AMG Line, le noir et le chrome dominent l’intérieur, et l’ajout d’un double toit ouvrant permet de mettre un peu de clarté dans tout ça. Une fine baguette lumineuse imprime une signature sympathique un peu partout dans l’habitacle, avec la possibilité de changer la couleur : fun et sympa. La sellerie cuir fait son effet, mais certains plastiques d’habillage, bien que visuellement irréprochables, ternissent le tableau avec une sensation au toucher peu avenante et peuvent sonner « cheap ». Il en est de même avec des moquettes qui accrochent la saleté et ne veulent pas la rendre (retour d’expérience d’une séance laborieuse avec un aspirateur…) : la différence de qualité avec une « vieille » Classe C (W203) ou d’un CLK (W208) est flagrante et cela pose question sur le positionnement « Qualité » actuel de MERCEDES-BENZ avec certains modèles.

L’ergonomie intérieure a été poussée au maximum pour permettre de trouver son propre mode d’utilisation. La plupart des commandes peuvent donc se sélectionner de cinq façons : via l’écran tactile, les touches de commande directes, les boutons Touch-Control du volant, le pavé tactile (à la place de l’ancien levier de vitesses) et même avec la reconnaissance vocale. On dispose également de différents affichages du tableau de bord, selon ce que l’on veut y voir, et l’on a toujours en face des yeux ce que l’on souhaite, il ne manque rien. Encore mieux, la vision tête haute évite les mouvements des yeux, ce qui augmente l’attention sur la route.

Habitabilité et Modularité

Mais le GLB fait des efforts pour recevoir : l'empattement généreux (seulement 4 cm de moins que le GLC) réserve un espace remarquable, même pour des adultes. Dommage, par contre, l'assise est haut perchée et le dossier manque de maintien.

La modularité est intéressante : en coulissant sur 14 cm, la banquette permet de libérer de l'espace au jambes pour les deux sièges d'appoint composant la troisième rangée. Si l'accès demande quelques contorsions, on y prend place sans problème pour effectuer de brefs trajets. La mission familiale est donc remplie, y compris côté bagages.

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Principal atout du GLB, ses sept places assises livrées de série. Certes, comme souvent avec les deux supplémentaires, elles sont difficiles d’accès, donc à réserver aux souples ou aux enfants, et en tous cas aux moins de 1,68 mètre (!). Elles empiètent largement sur le volume du coffre mais il reste quand même de quoi mettre des packs d’eau sans problème (130 litres). Une glissière sous la deuxième rangée permet d’ajuster la garde aux jambes des places du fond (+140 mm), et par la même réduire celle des passagers qui sont juste devant, voire d’augmenter la longueur du coffre. La modularité est obtenue avec un minimum d’effort et le volume du coffre est déjà important dans la configuration à cinq places (500 litres).

Bien sûr, le volume réduit à sa plus simple expression en configuration 7 places ne permet pas d'y ranger plus de deux sac de courses (130 l). Troisième rangée repliée, c'est autre chose : on dispose alors de 500 l de volume, soit presque 100 l de plus q'un GLC, et le chargement est facilité par les contours bien rectilignes. La capacité grimpe même à 1.680 l lorsque les deux rangées sont rabattues. Moins que les 700 l du 5008, mais mieux que les 480 l du Discovery Sport en configuration identique (banquette centrale reculée, troisième rangée repliée). La modularité, atout principal du GLB : en France, tous disposent de série des 7 places et de la banquette coulissante.

Si il est de prime à bord la plateforme MFA ne rassure pas quant à l'espace que peut offrir le GLB, on se retrouve finalement avec quelque chose qui paraît presque aussi spacieux qu'un gros GLE ... En effet, rappelons que le GLB est le seul engin qui exploite le châssis MFA avec un empattement aussi grand, à savoir 2.83 mètres pour une longueur de 4.63 mètres (l'équivalent d'une berline de taille moyenne de type Classe C, et même un peu moins).

Confort de Conduite et Comportement Routier

Il n'est pas question ici du toucher de route précis et du train avant incisif des Classe A et CLA, bien que le GLB en partage une bonne partie des trains roulants… Priorité est donnée au confort, tout en préservant de bonnes capacités tout-terrain (largement suffisantes pour le commun des mortels en tout cas). Là, le GLB assume un caractère assez placide. Royale sur autoroute ou en conduite coulée, la suspension très souple impose des pompages trop prononcés et des mouvements de caisse dès que le parcours devient sinueux. Davantage dommageable au confort qu'à la sécurité certes, mais contre-productif question agrément !

Sur notre modèle doté de la suspension pilotée (1.200 euros), le mode Sport rectifie le tir : l'auto est bien mieux tenue, sans devenir trop raide pour autant. En revanche, la filtration de l'amortissement à basse vitesse est étonnamment ferme. Exception faite de bruits d’air à haute vitesse, le confort de roulement est de très haut niveau.

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Partant de l'idée que le GLB assume pleinement le parti-pris de la polyvalence et du loisir en famille, l'agrément de conduite général est homogène. Y compris sur mauvais revêtement ou en tout-chemin, où la transmission intégrale se montre plutôt efficace et rassurante (non permanente, avec 50 % du couple maximum au train arrière).

Même mené nerveusement, le GLB maintient le cap (merci aux quatre roues motrices 4MATIC) et sait s’arrêter quand il le faut. Le freinage est vraiment puissant et s’affranchit sans difficulté du poids en mouvement. Toutefois, il faut garder à l’esprit son gabarit et sa masse car un changement d’adhérence subi pourrait compromettre la fin de l’histoire, la technologie ayant ses limites face à la physique. Et quand on sait que la technique de conduite (celle du conducteur) peut vite être entravée par les assistances diverses, même si l’on pense être un fin pilote, il est prudent de relativiser et de garder une marge décente dans la conduite.

Motorisations et Performances

Le caractère sage du GLB se retrouve aussi dans ses mécaniques. La gamme est simple, réduite à trois essence et deux Diesel : en prix d'appel, le GLB 200 dispose du petit 1,3 l de 163 ch que Mercedes partage avec l'alliance Renault-Nissan. Convenable dans une Classe A, mais qui doit ici déplacer 250 kg de plus ! En traction, passe encore.

Notre GLB 250 reçoit quant à lui un 2 litres de 224 ch. Suffisamment énergique (6,9 s de 0 à 100 km/h) mais un rien braillard en relances, phénomène accentué par la boite 7G-DCT, hésitante dès que la conduite devient un minimum dynamique ou sur tracé exigeant. Un rapport gardé trop haut, puis trop bas… Le GLB n'aime pas être bousculé. Les aides à la conduite le confirment, d'ailleurs : le maintien de file, par exemple, intervient très tôt pour vous recadrer manu militari. Surprenant et intrusif.

Finalement, les Diesel 200d et 220d (150 et 190 ch), plus coupleux, correspondent tout aussi bien au positionnement de paisible voyageur familial du GLB et font preuve d'une sobriété remarquable. Conséquence de ses presque 1,7 tonne, notre 250 essence demandait tout de même 8,5 l /100 km de moyenne.

Notons le cas particulier, au sommet de la gamme, du GLB 35 AMG. Le 2 litres de 306 ch métamorphose alors le GLB en engin tout à fait atypique ! Certainement bien moins rigoureux que l'excellente A35 AMG précédemment essayée, mais plutôt amusant dans l'esprit.

Tableau des Motorisations

Modèle Moteur Puissance Couple 0-100 km/h Consommation Moyenne
GLB 200 1.3 L Essence 163 ch - - -
GLB 250 2.0 L Essence 224 ch - 6.9 s 8.5 l/100 km
GLB 200d Diesel 150 ch - - -
GLB 220d Diesel 190 ch - - -
GLB 35 AMG 2.0 L Essence 306 ch 400 Nm 5.3 s 9.0 l/100 km

Tarifs et Équipements

Les SUV 7 places étant essentiellement représentés par les généralistes, le GLB s'affiche sans surprise à des tarifs… Mercedes. A sa décharge, le GLB est riche en équipement dès la version d'appel. Tous disposent d'office de la troisième rangée, de la banquette coulissante et des astuces de modularité, principaux atouts du GLB. Régulateur, alerte de franchissement de ligne, optiques à Leds, GPS sont aussi présents de série.

Notons que le GLB 220d est facturé au même prix que notre 250 AMG Line, soit 54.450 euros. On peut aussi se rassurer en le comparant aux autres SUV de l'Etoile : le GLC, facturé presque 10.000 euros de plus, n'est pas plus vaste et n'existe pas en 7 places.

Concurrence

BMW et Audi ne proposant aucun rival au GLB, celui-ci devrait surtout profiter de sa position d'unique représentant du genre face à ses rivaux traditionnels. Dans le même segment supérieur, seul le Land Rover Discovery Sport peut être considéré comme concurrent direct du GLB. Constructeur allemand plus généraliste, Volkswagen étoffe cette liste avec son Tiguan Allspace, suivi par la Française Peugeot 5008. S’il ne s’agit pas à proprement parler d’un SUV compact, la Série 2 Gran Tourer de BMW convient également d’être citée.

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