La Mercedes SLS AMG, conçue par AMG, réunit à merveille le passé et le présent. Cette Mercedes SLS, conçue par AMG comme toutes les sportives de la marque, réunit donc à merveille le passé et le présent : son style a été fortement inspiré par la 300SL originale notamment ses portes papillon, mais adopte des courbes réinterprétées pour le 21ème siècle. Sans doute le prédécesseur immédiat de la Mercedes SLS AMG est la Mercedes-McLaren SLR, mais la marque à l’étoile à 3 branches préfèrerait plutôt que nous voyions une inspiration dans le 300SL de 1954, ce qui est compréhensible.

Les Racines de la Légende : La Mercedes 300 SL

L’histoire commence lorsque a adapté les fondements de la Mercedes 300 SL pour créer le W194 destiné uniquement à la course. Cette course longue distance est depuis longtemps une classique, sa première édition remontant à 87 ans. Tous les deux ans est organisé la manifestation « Le Mans Classic », qui fait revivre l'histoire de la course légendaire des 24 Heures du Mans. Elle continue d'occuper une place unique dans le sport automobile hexagonal.

Succès et Défis au Mans

Mercedes-Benz a remporté de grands succès au Mans, mais aussi vécu les heures les plus sombres de son histoire en matière de sport automobile. En 1931, la SSK de Boris Iwanowski/Henri Stoffel s'adjugeait la seconde place au général et en 1952, Mercedes-Benz réalisait un doublé. Hermann Lang et Fritz Riess, sur leur 300 SL (W 194) devançaient Theo Helfrich et Helmut Niedermayr, également sur 300 SL. L'édition 1989 fut l'occasion d'un nouveau doublé pour la marque à l'étoile.

Jochen Mass / Manuel Reuter / Stanley Dickens franchissaient les premiers la ligne d'arrivée, devant Mauro Baldi / Kenny Acheson / Gianfranco Brancatelli, tous sur leur Sauber-Mercedes C 9. Aujourd'hui, 58 ans après le doublé de Juin 1952, la 300 SL de course (W 194) revisite le théâtre d'un de ses plus grands exploits. Cette 300 SL millésime 1952 est une des six supersportives Mercedes-Benz que la marque présente à Le Mans Classic 2010.

Les Supersportives Mercedes-Benz : Une Tradition d'Excellence

Les supersportives sont dignes de tous les superlatifs : en matière de puissance et d'innovation, elles constituent le nec plus ultra technologique de leur époque respective. Certes destinées à courir, ces fabuleuses autos furent aussi vendues en tant que véhicules exclusifs, immatriculés pour la route. Mercedes-Benz a toujours établi de nouvelles références avec de telles voitures hautes performances destinées à client. Elles éveillent la passion automobile de manière très particulière.

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A cette très noble famille appartiennent par exemple les Mercedes-Benz SSK (1928-1932, W 06) et 300 SL (1954-1957, W 198). Plus proches de nous, on évoquera entre autres la Mercedes-Benz CLK DTM AMG, présentée en 2004. La même année sortait la Mercedes-Benz SLR McLaren (C 199) sur le segment des supercars. Toutes ces voitures se distinguent par des niveaux de puissance très impressionnants pour leur époque, et leur proximité avec les voitures de compétition.

Car les hommes chargés du développement des supersportives puisent leur inspiration et leur énergie dans ces mêmes voitures qui courent en piste, en intégrant les tous derniers enseignements issus des départements de recherche. Ainsi naissent de petites séries d'automobiles exclusives et fascinantes, disposant d'un potentiel sportif très élevé. Ces voitures hors du commun se distinguent d'autant plus qu'elles sont en grande partie assemblées à la main.

La capacité à courir sur piste et à rouler sportivement sur route est une des qualités naturelles de cette catégorie de voitures. Les supersportives de Mercedes-Benz ont en outre remporté de nombreux trophées. En particulier la Mercedes 35 PS et ses descendantes directes, comme la Mercedes-Benz SSK, seront à la fois des voitures de pointe destinées aux conducteurs sportifs, et des « compétiteuses » acharnées sur la piste.

Mais l'histoire Mercedes-Benz compte aussi moult véhicules expérimentaux et autres études proches de la série. On pense par exemple aux légendaires C 111 à moteur rotatif Wankel en 1969-1970, ou aux C 112 de 1991. Les véhicules des records et les prototypes de voitures de sport ont de la même manière enrichit la légende des supersportives de Mercedes-Benz.

On pense entre autres au prototype de coupé de course de 1953, la W 194, et au fameux « Coupé Uhlenhaut », la 300 SLR (W 196 S). En 2010, Mercedes-Benz prolonge cette tradition unique en son genre avec la SLS AMG. La presse internationale l'a déjà pressentie au titre de « Sportive du XXIè siècle ».

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Mercedes-Benz au Mans Classic 2010

A Le Mans Classic 2010, les véhicules suivants seront à (re)découvrir :

  • Mercedes-Benz 24 PS, 100 PS, 140 PS de la série « Modell K », 1926
  • Mercedes-Benz 300 SL compétition, 1952
  • Mercedes-Benz 300 SL prototype, 1953
  • Mercedes-Benz 300 SL, 1954
  • Mercedes-Benz C 111-II D, 1976
  • Mercedes-Benz SLS AMG, 2010

Elles seront confiées aux pilotes Jochen Mass, Dieter Glemser et Roland Asch. Ces as du volant, associés aux supersportives de Mercedes-Benz proposent de vivre un moment jouissif de sport automobile.

Mercedes-Benz 24/100/140 PS Modèle K, Année-Modèle 1926

Les voitures de tourisme les plus rapides du monde - pour les amateurs de sensations sportives. Rivaux de longue date, les firmes Daimler-Motoren-Gesellschaft (DMG) et Benz & Cie se rapprochent en 1924, et finissent par fusionner en 1926 pour donner naissance au groupe Daimler-Benz AG. Cela a eu une incidence sur la nomenclature produit. Développée peu avant cette date, la Mercedes 24/100/140 PS se voit attribuer la nouvelle désignation de la marque et devient le nouveau modèle de pointe du programme Voitures particulières de Daimler-Benz AG.

Le modèle six cylindres à compresseur Mercedes 24/100/140 PS fait ses débuts dès décembre 1924 au Salon de Berlin. Les clients amateurs de performances se voient proposer une variante sportive dès le début de l'année 1926, encore avant la fusion. Cette version évoluée dotée d'un châssis plus court et d'un empattement réduit de 350 mm est baptisée « Modèle K ». La lettre « K » fait référence à empattement court (« kurzer Radstand »). La réduction du châssis s'est accompagnée d'une modification du moteur : la compression est portée à 5,0 et l'allumage par magnéto haute tension est complété par un allumage par batterie qui alimente un deuxième jeu de bougies.

Au printemps 1926, une série de 20 exemplaires du modèle « K » entre en production. Les premiers véhicules sont livrés dès le mois de mai même si le nouveau modèle de pointe n'apparaît ni dans le programme officiel, ni dans le tarif. Certains acheteurs, parmi lesquels le pilote privé Ernst Günther de Wentzel-Mosau, engagent immédiatement la nouvelle voiture de sport dans des compétitions automobiles. Les victoires ne se font pas attendre.

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Des expériences tout aussi positives sont effectuées par l'écurie DMG qui dispute avec succès la course de côte d'Hohnstein, le tournoi automobile de Baden-Baden et le Süddeutsche Tourenfahrt en mai/juin 1926 avec le modèle « K ». Otto Merz, Rudolf Caracciola et Christian Werner remportent une victoire au retentissement international en réussissant un triplé lors des 12 h du Grand-Prix de Guipuzcoa réservées aux voitures de tourisme dans la ville espagnole de San Sebastian. De nombreux autres succès suivront en Allemagne et à l'étranger.

Le communiqué de presse rédigé non sans fierté à l'occasion du Salon automobile de Berlin en octobre 1926 a le mérite d'être clair : « Pour les besoins spécifiques du gentleman driver qui souhaite participer à des compétitions sportives, Daimler-Benz AG a développé le modèle « K », une version encore plus puissante du modèle standard. » La brochure générale du programme de voitures particulières Mercedes-Benz de février 1927, qui mentionne pour la première fois le modèle « K », résume ses qualités essentielles de façon succincte et précise : « La voiture de tourisme la plus rapide du monde ! Une vitesse maxi inégalée conjuguée à une fiabilité maximale. Victorieuse lors de nombreuses compétitions ! ».

Parmi les particularités du nouveau modèle exclusif figurent les sorties d'échappement extérieures habillées de tubes métalliques qui confèrent une allure exceptionnelle à ces modèles particulièrement sportifs et puissants depuis l'époque de la Mercedes 37/90 PS de 1911. Sur le modèle « K », contrairement aux modèles commercialisés jusque-là, ces sorties d'échappement sont montées à droite du capot moteur où elles resteront sur tous les modèles suivants.

La Mercedes-Benz 300 SL de Compétition (1952)

Le directoire de Daimler-Benz décide de développer une voiture de sport qui serait engagée dans des épreuves prestigieuses. Sous la direction de Rudolf Uhlenhaut, qui dirigeait déjà avant guerre le département compétition, la voiture va être construite à partir des composants de la 300 SL, la première Mercedes-Benz de course construite d'après guerre. Le nouveau bolide va être développé en un temps record, et entame au bout de cinq mois seulement le programme d'essais sur route.

Après moult mesures d'optimisation, la voiture enfin terminée est présentée à la presse en mai 1952 et rencontre immédiatement le succès en course:

  • Lors de sa première course en mai 1952, la légendaire "Mille Miglia" en Italie, Kling et Caracciola se classent respectivement deuxième et quatrième
  • La 300 SL réalise un triplé à la course de voitures de sport à Berne, et aux légendaires "24 Heures du Mans", un doublé triomphal en juin
  • Au Grand Prix du Jubilée, organisé pour les 25 ans du circuit du Nürburgring en août 1952, les 300 SL sont engagées en version roadster à une place. Et finissent aux quatre premières places.
  • Le succès le plus spectaculaire après Le Mans, la 300 SL l'obtient en novembre 1952 à Mexico : Karl Kling et son copilote Hans Klenk remportent devant une concurrence internationale relevée la troisième "Carrera Panamericana”, une course longue d'endurance qui se sera déroulée sur 3 111 km. L'équipage Hermann Lang / Erwin Grupp sont seconds.

Ces résultats triomphaux vont créer une très forte demande pour une version routière de ce véhicule, en particulier aux Etats-Unis. La 300 SL de série sort dès le Salon de New-York en février 1954.

La Mercedes-Benz 300 SL Prototype (1953)

La 300 SL de 1953 est une version perfectionnée du talentueux modèle de course de 1952. Caractéristiques clé : une puissance à la hausse grâce à l'injection directe, et une carrosserie plus aérodynamique grâce à des voies réduites, un train arrière et une répartition des masses optimisées. Il en résulte une 300 SL améliorée dans les grandes largeurs.

Le premier prototype de cette W 194 correspond au châssis N°11. Ce véhicule, à cause de sa partie avant anguleuse, est appelé en interne « le rabot », reste un spécimen unique, après que Daimler-Benz ait pris la décision de s'engager en Formule 1 pour la saison 1954. En effet, pour des raisons de capacités de production, une participation au championnat de voitures de sport 1953 est impossible.

Ce prototype est équipé d'une injection directe d'essence et développe la puissance de 215 chevaux soit 40 de plus que la version à carburateur. Cette voiture est également remarquable pour son pont arrière oscillant à articulation unique, utilisé pour la première fois, un centre de gravité abaissé et une construction Transaxle. Conjuguées à un empattement court de 2 300 mm, ces mesures garantissent une répartition des masses sur chaque essieu optimale, et un comportement routier exceptionnel.

Mais ce coupé ne prit finalement jamais part à une course ; d'une part parce que le sixième édition de la Carrera Panamericana, une course pour laquelle le coupé était prédestinée, avait été annulée par les autorités mexicaines. ; d'autre part parce l'annonce par Daimler-Benz de son désengagement en compétition automobile en octobre 1955 ruinait tout espoir de participation aux courses de voitures de sport en 1956.

Le Coupé Uhlenhaut : Un Joyau de la Collection Mercedes-Benz Classic

Ce 300 SLR Coupé ne fut pas pour autant mis de coté, grâce au chef du département expérimental Rudolf Uhlenhaut, qui était le craéteur de cette voiture hautes performances. Uhlenhaut, qui était un excellent pilote, réalisa au volant d'un des deux exemplaires de nombreux voyages à travers toute l'Europe. Il démontra ainsi de manière éclatante la superbe fiabilité de et la facilité d'utilisation au quotidien de cette voiture de course haut de gamme qui délivrait pas moins de 300 chevaux (220 kW).

Technique: Un 8 Cylindres en Ligne Issu de la Formule 1

Dans leur conception globale et leur design, les 300 SL "papillon" et les deux seuls 300 SLR Coupé construits - dénommés "Coupés Uhlenhaut" - sont très proches. Toutes deux se basent sur des voitures de course, qui ont connu des succès spectaculaires en compétition. Alors que la 300 SL « papillon » de série était propulsée par un moteur six cylindres, la 300 SLR héberge sous son capot un huit cylindres en ligne avec commande des soupapes forcée, une technique issue des moteurs de Formule 1 de la saison 1954.

L'essieu pendulaire à pivot unique et les gros freins font de ce « coupé Uhlenhaut » un véhicule qui reste facilement sous contrôle, même à très haute vitesse. Lors des mesures de vitesse de pointe, la 300 SLR fait preuve de sa force: la voiture roule à 290 km/h en affichant une tenue de cap imperturbable.

Sportive de Rêve des Années 50

Le "coupé Uhlenhaut" , comme on l'appelle aujourd'hui, fut confiée en 1956 aux journalistes du magazine suisse "Automobil Revue" pour un essai longue durée sur plus de 3 500 km. Dans son article paru dans le numéro du 12 décembre 1956, l'essayeur fut particulièrement enthousiaste : même sur nos routes étroites et encombrées, on peut, avec une voiture aussi puissante et sécurisante que la 300 SLR, et tout en respectant les règles de la bienséance, atteindre des moyennes qui auraient auparavant semblées utopiques.

Même avec une telle publicité, le "coupé Uhlenhaut" devait rester à l'état de rêve, plus encore que la légendaire 300 SL qui était la voiture de sport de rève des années 50. Bien qu'on ait spéculé dans le grand public sur une fabrication en série, on en resta aux deux seuls exemplaires du département essais, qui comptent parmi les véhicules les plus fascinants de la collection Mercedes-Benz Classic.

Données Techniques du Coupé Uhlenhaut

Nombre de cylindres 8
Cylindrée 2982 cm³
Puissance maximale 302 ch (222 kW) à 7500 /min
Vitesse maximale 290 km/h

Mercedes-Benz C 111-II D : Voitures des Records

Présenté en première mondiale du Salon de Francfort 1969, le prototype expérimental C 111 joua le rôle d'attraction principale dès l'ouverture de l'IAA. Avec ses portes papillon ouvrant largement vers le haut et ses lignes cunéiformes et sa carrosserie en matériau synthétique peinte en orange métallisé « weißherbst », ou « Automne blanc »), ce véhicule était inhabituel sous bien des aspects. Les performances étaient tout aussi impressionnantes : 206 kW (280 ch.), 260 km/h, 0 à 100 km/h en 5 seconde. Ainsi, la C 111 était une authentique supersportive.

Bien que de nombreux chèques en blanc de réservation furent reçus chez Daimler-Benz à Stuttgart, cette voiture intimidante ne fut jamais validée en série. Ceci mis à part, la C 111, que la presse dénommait pertinemment « le laboratoire roulant », allait devenir l'inspiratrice de toute une nouvelle génération de véhicules de recherche.

Le Moteur Wankel Changé Pour un Diesel de Course

Cette voiture va jouer un rôle crucial en tant que voiture de records à partir de 1976, et accompagner le programme de recherche-développement en matière de moteurs diesel. Le moteur trois litres cinq cylindres de 80 chevaux, introduit dans la Classe intermédiaire « Strich-Acht » et dans la nouvelle génération, la W 123...

Le Mans Classic 2022 : Un Hommage aux 70 Ans du SL

Du 30 juin au 3 juillet, Mercedes-Benz était de retour sur le circuit de la Sarthe pour célébrer les 70 ans du SL et ses succès en course. Depuis quatre années en raison de la pandémie, les amoureux des voitures historiques de compétition trépignaient. L’attente aura été longue, mais le résultat de cette édition 2022 a dépassé toutes les prévisions, même les plus optimistes. L’organisation a comptabilisé 200 850 visiteurs ! Un record d’affluence et une mobilisation médiatique hors norme en plein coeur de l’été dans la campagne sarthoise, avec la présence de plus de 500 journalistes sur place et la diffusion de 16 heures d’antenne en live.

La Marque a reçu ses invités dans un dispositif d’accueil et scénique digne d’un salon automobile international avec une touche de « Sport-chic ». Les invités avaient accès à une double loge privée, aux paddocks, aux tribunes, à l’enceinte générale, à l’exposition historique commentée et à la possibilité de participer à un tirage au sort pour gagner des tours de piste à bord du Nouveau SL.

Le stand proposait également des activités ludiques, notamment un simulateur de conduite et un « pit-stop challenge » pour changer dans le meilleur chrono les roues d’une Classe C 63 AMG du championnat DTM. Les Clubs Mercedes-Benz, qui font vivre la passion de l’Étoile et transmettent l’histoire des modèles toute l’année, disposaient d’un espace dédié.

Le constructeur allemand avait souhaité mettre à l’honneur l’engagement sportif de l’Étoile en France depuis 1894 et les 70 ans du SL. Il y a 70 ans exactement, Mercedes-Benz remportait une double victoire avec la 300 SL (W194). En provenance du Musée de Stuttgart, de nombreux véhicules étaient exposés, retraçant l’épopée fantastique des SL, l’iconique « Portes Papillon » jusqu’à l’actuelle génération (R232) représentée par une SL 63 4MATIC+.

Les spectateurs ont pu admirer une 300 SL Coupé « 417 » (W 198) de 1955, une 300 SLS (W 198) de 1957, une 300 SL Roadster (W 198) de 1958, une 230 SL « Rallye » (W 113) de 1964, une 500 SL (R 107) de 1985 ou encore une SL 600 (R 129) de 1995.

Des pilotes au glorieux palmarès comme Ellen Lohr, Kurt Thiim, Karl Wendlinger, Jochen Mass et Klaus Ludwig ont fait le déplacement en France pour cette occasion spéciale.

SLS AMG GT3 : Un Retour aux Sources Sportives

Mercedes a profité du début de la commercialisation de son modèle SLS AMG pour révéler une version GT3 de cette auto. Une belle surprise que de voir ce modèle très évocateur du passé décliné en version sport, car cela laisse présager de belles choses... Développée pour répondre au règlement de la catégorie GT3 définie par la FIA, la SLS AMG GT3 est une voiture dont la vocation est d'être engagée par des clients, dans des courses de type sprint, comme dans le cadre du championnat FIA GT3, ou des courses d'endurance, comme les 24 Heures de Dubaï ou les 24 Heures du Nurburgring.

AMG se lance ici dans une belle aventure avec ce projet. La branche "performance" de Mercedes va en effet gérer le développement, la production et le marketing de cette SLS AMG. On ne pourra pas la voir cette saison, mais son arrivée est déjà confirmée pour 2011. "Les ventes devraient commencer à l'automne 2010, et l'homologation complète sera validée à temps pour la saison 2011" explique Mercedes dans un communiqué.

Toujours selon Mercedes, cette version GT3 répond à une demande forte de clients, qui souhaitaient que la marque s'implique en GT3. La SLS AMG GT3 évoque bien entendu une page historique de la marque, et nous replonge dans les années 50. Comment ne pas faire le parallèle avec la Mercedes 300 SL de 1952, première du nom à faire entrer les portes papillon dans l'histoire.

L'Héritage de la 300 SL dans le Marché de la Collection

Sachez enfin que la 300 SL des années 50, qui est à l'origine de la légende, est aujourd'hui très recherchée ! Récemment, une Mercedes-Benz 300SL Coupe de 1955 s'est vendue aux prix de 625.000€ au Sports & Classics de Monterey en 2008. Un prix élevé, à comparer à celui d'une Mercedes-Benz 300SL Alloy Coupe de 1955, vendue elle 702 00€ au Vintage Motors Cars d'Amelia Island en 2003. Voiture du siècle (elle a été élue ainsi par un jury international en 1999), la 300 SL fut produite à 1400 exemplaires.

La Mercedes 300 SL, que ce soit sa version roadster ou le coupé papillon sont donc des autos chères, elle approchent en effet le million… quelle que soit la devise ! La cote moyenne atteinte par les 300 SL Roadster comme coupé est très légèrement au dessus du million d’euros. Si les ventes américaines tournent plutôt entre 900.000 € et la barre du million, les modèles vendus en Europe ont plutôt tendance à se vendre au dessus.

La 300 SL, si particulière avec l’adoption des « portes papillon », due à la hauteur du châssis tubulaire, était facilement identifiable, même par le grand public. Elle est devenue une légende et une quasi-exception dans l’histoire de l’automobile. Vous pouvez en parler à n’importe qui, femmes, enfants, néophytes de l’automobile, tout le monde connaît celle qui a les portes qui s’ouvrent comme des ailes de papillon !

Également, Mercedes-Benz est une marque au succès international de grande qualité qui s’est toujours illustrée en remportant les plus grandes courses que ce soit avant-guerre ou encore aujourd’hui en Formule 1. Il est indéniable qu’elle est synonyme de performances, de grande fiabilité, de qualité de finitions et de sécurité.

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