Au sein du groupe Stellantis, la marque Opel poursuit sa remontée sur le marché français, avec une deuxième année consécutive de hausse de ses ventes. Opel remonte la pente sur le marché français. La marque allemande, propriété du groupe Stellantis, a traversé des années d’errance avant de retrouver une stratégie claire et un réseau recomposé.

En 2023, la marque au Blitz a immatriculé 51 876 véhicules particuliers et utilitaires légers neufs, soit une hausse de 19,7 % par rapport à 2022. Un résultat qui surpasse le marché, en augmentation de 14,8 % sur le même périmètre. Ce bilan permet à Opel d’améliorer sa part de marché, qui passe ainsi de 2,31 % à 2,41 % (VP+VUL).

Opel, la marque allemande du groupe Stellantis, a connu en France une deuxième année consécutive de croissance en 2023. Ses ventes de véhicules particuliers et utilitaires légers (VP/VUL) ont augmenté de 19,7% pour atteindre environ 51 876 immatriculations, surpassant ainsi la croissance du marché de 14,8%.

Cette croissance s’inscrit dans la stratégie d’Opel de monter en gamme et d’accélérer son électrification. Parmi les modèles phares, l’Opel Corsa a réalisé d’excellentes performances avec 19 602 unités vendues (+32%), en particulier grâce à sa version électrique qui a vu ses ventes augmenter de 65%. L’Opel Mokka, produit à Poissy en France, a également bien performé avec 9 395 unités vendues (+9%).

Pour les Corsa et Mokka, qui restent les stars de la marque, la part des ventes de versions électriques dépasse les 20 % selon Opel. Une représentativité acquise sur un total de 19 602 exemplaires écoulés pour la Corsa et de 9 395 unités pour le Mokka. Ces résultats ont progressé respectivement de 32 % et 9 % par rapport à 2022. Derrière ce duo, suivent le Crossland, avec 5 473 exemplaires, et le Grandland, avec 4 889 unités.

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Sur l’ensemble des modèles immatriculés en 2023, les voitures et utilitaires 100 % électriques ont représenté 7 355 unités, soit une progression de 35 % par rapport à l’année précédente.

Les ventes de véhicules utilitaires ont également connu une forte croissance de 18,6%, permettant à Opel d’atteindre une part de marché de 2,28% en 2023, contre 2,09% en 2022. Sur le seul marché des véhicules utilitaires, Opel progresse de 18,6 %, par rapport à une hausse globale de 8,9 %. Sa part de marché atteint donc 2,28 %, contre 2,09 % en 2022.

Opel continue sa montée en gamme en France, soutenue par ses nouveaux modèles et ses versions 100% électriques. Dans les mois à venir, la marque prévoit d’élargir son offre avec les nouvelles Corsa et Grandland hybrides MHEV, le Mokka Electric à autonomie étendue, l’Astra Sports Tourer 100% électrique, et une gamme de véhicules utilitaires entièrement renouvelée.

Cette tendance est un signe positif, avant le renouvellement de la gamme prévue dans le cadre du plan global Pro One de Stellantis. Opel a longtemps su séduire le public français grâce à ses modèles de petite taille qui proposaient un bon rapport qualité / prix (avec l'image de la fameuse qualité allemande).

Évolution Historique des Ventes d'Opel en France

Cependant, l'évolution de ses ventes en France témoigne d'une trajectoire en forme d'escalier descendant, reflétant à la fois ses succès passés et les difficultés récentes.

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Le graphique montre une période de succès dans les années 1990 et 2000, avec un pic autour de 2000, où les ventes atteignaient près de 130 000 unités. Cependant, à partir de 2012, une baisse progressive s'installe, culminant avec une chute brutale après 2019, où les chiffres se stabilisent autour de 30 000 unités par an en 2023 et 2024.

Pour rebondir, Opel devra renforcer son image de marque et se positionner plus clairement sur le marché. La transition vers l’électrification, déjà amorcée, pourrait offrir de nouvelles opportunités, à condition que les modèles soient attractifs en termes de prix et de performances. Armée de trois nouveaux produits, les SUV Grandland, Mokka et Frontera, la filiale tricolore de la marque allemande nourrit des ambitions fortes pour l'année à venir.

Défis Récents et Stratégies de Relance

Les résultats n'ont pas été reluisants pour Opel France. Sur un marché en perte de vitesse, qui s'est soldé par un repli de 3,2 % des immatriculations (à 1,718 million d'unités), la marque au blitz a fondu de 7,5 % en 2024. La troisième marque du groupe Stellantis en volume en France a souffert de la fin de carrière de certains modèles.

Opel France s'appuie sur un réseau de 220 concessions. "Nous devons repartir en conquête en 2025", s'est-il exprimé. Une ligne de conduite qui doit permettre de tourner la page de la période écoulée.

Immatriculations en baisse, rentabilité en berne, le réseau Opel, qui avait retrouvé un semblant de couleurs en 2023, ne cesse de voir ses résultats plonger depuis plus de 18 mois et n’aperçoit pas le bout du tunnel. La marque, qui vient de nommer un nouveau directeur, avance des solutions pour redresser la barre.

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Alors qu’elle était dans le top 10 des marques distribuées en France il y a une dizaine d’années, Opel se positionne désormais à la 15e place. Et ce n’est pas mieux depuis le début de l’année. Les ventes d’Opel ont reculé de plus de 36 % au premier trimestre 2025 et la rentabilité du réseau a été de 1 % en 2024. Rien ne va plus chez Opel. Après avoir connu un rebond en 2023, les immatriculations de la marque à l’éclair ne cessent de se contracter.

"Avec le repositionnement d’Opel voulu par Carlos Tavares, nous avons perdu une très grande partie de notre clientèle, observent tous les concessionnaires interrogés. Le positionnement généraliste premium, le même que celui de Peugeot, avec le fameux slogan «Deutsche Qualität», a été une catastrophe.

En France, Opel a toujours été une marque de moyenne gamme offrant un bon rapport qualité/ prix. Si, avec l’inflation, rares sont les modèles aujourd’hui en dessous des 15 000 euros, force est de constater qu’avec en plus l’électrification de la gamme, les prix chez Opel se sont envolés.

"L’arrêt du Crossland et l’arrivée retardée du Frontera sont une des raisons pour laquelle la marque présente des résultats en baisse, explique Charles Peugeot. Le dirigeant met également en avant la transformation de la marque avec, notamment, la mise en avant du véhicule électrique. Bascule qui semble beaucoup plus compliquée que prévu.

"Nous allons d’abord nous appuyer sur notre gamme avec l’arrivée, donc, du Frontera, mais également du restylage du Mokka et de la nouvelle génération du Grandland qui est une alternative sérieuse au Peugeot 3008, notamment grâce à son habitabilité, présente Charles Peugeot. Et nous notons que cette offensive produits porte déjà ses fruits car nous avons enregistré deux fois plus de commandes lors des journées portes ouvertes de mars que par rapport au mois précédent.

Ensuite, la marque promet de repenser sa politique tarifaire et d’être "moins chère que Peugeot". Sans désavouer les décisions de Carlos Tavares, on sent clairement une évolution de la stratégie commerciale qui, indéniablement, n’avait pas été une réussite. Sur les véhicules utilitaires, Opel veut également être réactif. Enfin, le constructeur va également revoir la rémunération des activités après‑vente, pour donner de l’air à son réseau.

La plus grosse chute est attribuée au groupe Stellantis, chez qui Opel affiche une part de marché en baisse de 12,57 %.

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