Peugeot est une marque automobile emblématique qui a marqué l'histoire de l'industrie automobile. À Tours Nord, la présence de Peugeot remonte à plusieurs années. En poussant les portes de SARL GAYOUT PERE ET FILS à Tours Nord, plongez dans l'univers unique de la marque Peugeot.

Les Origines de Peugeot

Derrière la marque Peugeot, il y a d’abord une famille dont les racines sont profondément ancrées dans le pays de Montbéliard, une terre laborieuse marquée par l’éthique protestante. Peugeot, c’est une entreprise, mais c’est avant tout une famille. Une famille qui s’est taillé une réputation au fil des inventions de ses membres. Parmi eux, Armand Peugeot est celui à qui l’on doit la première voiture du fabricant.

Là aussi, c’est Armand Peugeot qui est aux avant-postes. C’est alors qu’il se trouve en Angleterre pour ses études qu’il découvre l’importance de la bicyclette outre-Manche. Il revient au bercail et bataille avec son oncle et son père pour imposer la production de ce nouveau mode de transport. À l’époque, ils sont tous deux dirigeants des Établissements Peugeot Frères et fabriquent tout un tas d’objets, de l’outillage aux ressorts pour l’horlogerie, en passant par les crinolines en acier que s’arrache le Tout-Paris. Armand réussit à les convaincre d’ajouter les cycles à cette production déjà pour le moins éclectique. La ferveur innovative d’Armand ne s’arrête pas là. Ce qui intéresse cet ingénieur visionnaire, formé à l’École centrale de Paris, c’est la motorisation de ses cycles. Il veut produire des véhicules "auto" mobiles.

Trois possibilités s’offrent alors à lui : la motorisation à vapeur, électrique ou à essence. Le moteur à essence commence tout juste à se développer. Armand Peugeot se tourne donc vers le moteur à vapeur. Il s’associe à Léon Serpollet pour adjoindre à un tricycle une chaudière à vaporisation instantanée. La type 1 Peugeot Serpolet est présentée à l’Exposition universelle de Paris en 1889. Ce n’est que deux ans plus tard que Peugeot met au point, conjointement avec Émile Levassor, fabriquant français des moteurs Daimler, la Peugeot Type 2. Moins lourd, ce véhicule n’est cependant produit qu’en quatre exemplaires. S'ensuit rapidement la Peugeot Type 3. C’est un véritable succès pour l’époque ! Grâce à Armand Peugeot, la marque du Pays de Montbéliard s’inscrit dans l’histoire comme la première à avoir vendu une automobile. À titre de comparaison, Ford ne livrera sa première voiture qu’en 1903. L’usine de Sochaux est inaugurée en 1912.

Expansion et restructuration

Au début de l'année 1896, la société Les Fils de Peugeot Frères, établie à Hérimoncourt et à Valentigney, décide de renoncer à fabriquer des automobiles. Armand Peugeot, qui venait de proposer les plans d'une nouvelle usine d'assemblage, s'associe avec la famille Fallot, Adolphe Kreiss et Léon Sahler et crée en mars 1896 la Société Anonyme des automobiles Peugeot (SAAP). Il s'installe provisoirement dans l'usine de Beaulieu à Valentigney et fait construire un nouvel établissement dans la commune voisine d'Audincourt. L'usine dite des Autos, d'une surface bâtie de 4000 m², est mise en service en avril 1897. Elle est rapidement augmentée de 1600 m² (ateliers de peinture, de menuiserie et de montage).

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Armand a signé une clause de non-concurrence : la SAAP ne peut construire que des tri ou quadricycles, motorisés ou non, ayant une banquette, alors que Les Fils de Peugeot Frères ne peuvent fabriquer que des engins munis de selles (bicyclettes ou motocyclettes). La production passe de 54 automobiles en 1897 à 798 en 1899 - avec une seconde usine mise en service à Lille en janvier 1899 - et 1000 automobiles en 1905. Entre 1902 et 1914, l'établissement sort 83 modèles différents, équipés de pneus Michelin (Phaéton type 28, Bébé Type BP1 conçue par Ettore Bugatti, Torpédo type 127 et 144, etc.).

En 1910, la Société Anonyme des automobiles Peugeot fusionne avec les Fils de Peugeot Frères et donne naissance à la Société Anonyme des Automobiles et Cycles Peugeot (SAACP). L'usine d'Audincourt est agrandie à plusieurs reprises et couvre une surface de 21 000 m² en 1912, date à laquelle est mise en service la nouvelle usine de Sochaux. En 1920, l'usine s'étend sur 20 ha et sort mensuellement 150 véhicules de petites cylindrées (10 à 14 ch). La fabrication de la Quadrilette type 161, lancée en 1919, est transférée à l'usine de Sochaux en 1922.

En 1926, la Société Anonyme des Automobiles et Cycles Peugeot cède sa branche Cycles (usine de Beaulieu) à la SACP (SA des Cycles Peugeot) pour se recentrer sur la branche automobile. L'usine d'Audincourt est vendue pour 2,7 M de francs à la société Les Fils de Peugeot frères. Elle s'oriente à partir de 1930 vers la fabrication d'outillage à main en aciers inoxydables et aciers spéciaux : étaux, meules, vilebrequins, chignoles, rabots, clés à molette, pinces, etc. Elle continuera cependant à assembler des automobiles jusqu'en 1931 (10 ch type 181, châssis de camionnettes, etc.). De nouveaux bâtiments abritant les services techniques et administratifs sont construits en 1941.

Dans l'après-guerre, l'usine diversifie ses productions et fabrique, outre l'outillage, des pièces pour automobiles (charnières de portes, enjoliveurs, sièges, etc.). Après l'intégration à la société Peugeot et Cie en 1952, l'usine développe deux secteurs distincts. Le département automobile qui produit des gros profilés et des pièces en acier inoxydable pour l'automobile (profilage, emboutissage, soudage et polissage de pare-chocs, calandres, enjoliveurs, etc.). Le département électrique produit des appareils électroménagers (robots ménagers en 1953, moulins à café en 1955, batteurs-malaxeurs, etc.) en effectuant l'usinage, la fabrication des moteurs électriques (bobinage), la peinture, le traitement thermique et le montage.

Devenue Aciers et Outillage Peugeot (AOP) en 1966, l'usine s'agrandit dans les années 1960-1970 sur la commune de Seloncourt. Après la fusion en 1987 d'AOP et des Cycles Peugeot, l'usine est intégrée à la filiale ECIA (Equipements et Composants pour l'Industrie Automobiles), contrôlée par PSA Peugeot Citroën. Depuis la fusion en 1997 avec l'équipementier automobile Bertrand Faure sous l'appellation Faurecia, l'usine fabrique des équipements intérieurs (tableaux de bord, panneaux de porte) et des pare-chocs, et travaille pour divers constructeurs automobiles.

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SARL GAYOUT PERE ET FILS à Tours Nord

SARL GAYOUT PERE ET FILS est un concessionnaire officiel de la marque Peugeot à Tours Nord. SARL GAYOUT PERE ET FILS dispose d'une large gamme de véhicules Peugeot à Tours Nord. Des citadines aux SUV en passant par les berlines et les utilitaires, vous trouverez le modèle qui correspond à vos besoins et à votre style de vie.

En plus de la vente de véhicules, SARL GAYOUT PERE ET FILS propose des services après-vente de qualité. Des techniciens spécialisés assurent l'entretien, la réparation et la maintenance de votre véhicule Peugeot pour garantir sa longévité et ses performances. SARL GAYOUT PERE ET FILS met un point d'honneur à offrir un service client irréprochable. L'équipe commerciale est à l'écoute de vos besoins et vous conseille dans le choix de votre véhicule Peugeot. La localisation de SARL GAYOUT PERE ET FILS à Tours Nord est stratégique pour desservir efficacement les habitants de la région. Facilement accessible, la concession est un lieu de rencontre privilégié pour les passionnés de la marque Peugeot.

Histoire Locale : Rolland-Pilain

On sait que la marque Peugeot est née à Sochaux, et que pour Renault, c’est du côté de Boulogne-Billancourt que tout a débuté… mais je suis sûr que nombre de nos auditeurs ignorent que Tours et la Touraine ont, elles-aussi, été associées au lancement d’une marque de voiture : Rolland-Pilain. Aujourd’hui, on tourne la manivelle, on enfile les gants en cuir, et on monte à bord d’une « Rolland-Pilain ». d’une marque automobile désormais oubliée mais qui avait vu le jour dans un atelier tourangeau, au début du 20ème siècle.

La fin du 19ème l’effervescence dans l’univers tout neuf de l’automobile. Suite à l’invention du moteur à explosion, de très nombreux industriels français vont se lancer dans la construction automobile. La France est le leader mondial (près de 50 % de la production) et de très nombreux constructeurs seront référencés sur le territoire national. En 1906, date du début de notre histoire du jour, on compte ainsi 57 constructeurs français.

Rolland-Pilain : Une rencontre

Cette effervescence autour du développement de l’automobile va aussi s’opérer chez nous en Touraine. Et tout va débuter par la rencontre entre un riche entrepreneur, François Rolland, et un mécano- géo trouve-tout, Émile Pilain. Au départ associés autour d’une entreprise de fabrications de vélos, les deux hommes se lancent dans l’aventure de l’automobile en 1907. Leur atelier est alors situé Rue Victor Hugo. Il sera rapidement transféré près de la place Rabelais, en 1911 (où se trouve aujourd’hui le supermarché Simply).

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« La voiture des as et l’as des voitures ! » C’est le slogan qui avait retenu par nos constructeurs tourangeaux. L’emblème de la marque a évoluée, elle, avec le temps. Sur certains modèles, on retrouvait les trois Tours qui symbolisent la ville de Tours. A plus fort de l’activité, les ateliers Rolland-Pilain employaient près de 300 personnes et produisaient 150 véhicules par an. Il s’agit à la fois de modèle populaires et de véhicules de catégories plus luxueuses.

Faits de gloire et déclin

L’une des meilleures manières de faire connaître sa marque à l’époque, c’est de participer à des compétitions automobiles. On va donc régulièrement retrouver des Rolland-Pilain sur les circuits, à l’occasion des « Journées Léon Bollée » au Mans, du Grand Prix automobile de Corse, à Monte-Carlo ou aux 24H du Mans, où la voiture finit 6ème du classement général... En 1924, deux Rolland-Pilain traversent pour la première l’Afrique !

Autre belle réussite de la marque : la traversée - jusqu’alors jamais réalisée - de l’Afrique d’ouest en est par deux voitures Rolland-Pilain en 1924-1925. L’aventure dure 5 mois et a permis de couvrir plus de 14 700 km. Pour l’occasion, les deux voitures ont été décorées avec des éléphants sur leurs portes. Mais leurs roues et leurs pneumatiques sont d’origines, ceux des modèles de série.

En dépit de tous ces faits de gloire, la situation de l’entreprise se dégrade. Les investissements très lourds consentis ne débouchent que sur une production relativement anecdotique, insuffisante en tous cas pour assurer la pérennité de l’activité. Dans le même temps, l’émergence des trois géants que sont devenus Renault, Peugeot et Citroën, ferme le marché. Rolland et Pilain sont contraints de vendre leur entreprise en 1925. Elle quitte Tours pour Paris, où elle vivotera jusqu’à la faillite en 1932.

Sur la petite dizaine de milliers de véhicules produits par la marque, on estime aujourd’hui à une centaine celles qui resteraient en état de marche, protégées et entretenues par des passionnés. Il existe d’ailleurs une association des amis de Rolland-Pilain.

Évolution du Groupe Legrand

Le groupe Legrand fait son entrée dans le réseau Peugeot avec la reprise de la filiale Stellantis &You du Havre. Après plus de 40 ans de collaborations et d'investissements avec BMW Group, le groupe Legrand est remercié par le constructeur. Le groupe renforce sa présence chez le constructeur allemand avec l'acquisition d'un troisième point de vente pour la marque BMW sur le secteur du Mans en Sarthe. En 1998, l'entreprise familiale poursuit son expansion en faisant l'acquisition de la concession BMW à Laval en Mayenne (département 53). Implantation des marques BMW et Opel par Georges et Frédéric Legrand à Cerisé en périphérie d'Alençon dans l'Orne en Normandie.

Le groupe Legrand fait son entrée dans le réseau Ford avec la reprise de 6 concessions Ford et Suzuki à Didier Berrezai dans la Manche, l'Eure et le Calvados. Nouvelle et troisième diversification dans le secteur du Nautisme avec la reprise des concessions Jeanneau et Quicksilver à Ouistreham. Reprise des points de ventes BRP et Piaggio, à Nantes et au Mans, sous l'enseigne N3L (New 3 Lacs). Le groupe s'implante en Loire-Atlantique avec la reprise de la concession Mazda à Saint-Herblain à proximité de Nantes. Après quelques mois d'activité avec Suzuki, le groupe a l'opportunité de représenter la marque en Ille-et-Vilaine. Georges et Frédéric Legrand font l'acquisition du secteur du Mans pour la commercialisation des marques Chevrolet et Opel. Avec l'implantation de MG Motor, le groupe saisit l'opportunité de représenter la marque au Mans et à Alençon.

Le groupe Legrand enrichit son offre automobile à Alençon avec l’arrivée de Nissan, nouvelle marque du groupe, et l’ouverture d’un point de vente Leapmotor, déjà présent dans le groupe mais désormais disponible dans la concession. La marque MG, jusque-là présente dans la concession Opel MG Suzuki Le Mans, déménage pour rejoindre Mazda et Honda Le Mans, créant ainsi un pôle asiatique regroupant toutes les marques asiatiques du groupe. Depuis le début de l’année 2025, la marque Leapmotor, nouvelle venue du groupe Stellantis, a fait son entrée dans la concession de Cherbourg. Depuis avril 2025, la marque Kawasaki est désormais commercialisée chez Motors Avenue Tours. La concession Mazda à Saint-Herblain (Nantes) partage son bâtiment avec la marque Lotus depuis le mois de septembre 2024. Concessionnaire à Arnage depuis 1982, Jean-Paul Soupizet cède ses affaires au groupe le 1er Octobre 2023.

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