La Toyota Corolla, depuis plus de 50 ans, représente le patronyme de voiture le plus vendu au monde avec plus de 51 millions d’unités produites. Il s'agit plus d'une famille qu'un modèle, contrairement à la Volkswagen Coccinelle, qui détient le titre de voiture la plus produite au monde avec plus de 21,5 millions d’unités fabriquées entre 1938 et 2003.

L'ascension de Toyota et la Corolla

Au sein des pays de l’Extrême-Orient, le Japon a longtemps fait figure, sur le plan économique et industriel, de sorte « d’oasis au milieu du désert » face à des voisins encore largement sous-développés. Profitant très tôt de ce statut d’exception, l’empire du Soleil Levant va rapidement tenter de développer une industrie automobile.

Parmi les fondateurs de cette industrie automobile japonaise, encore à l’état embryonnaire, figure l’entreprise Toyoda Shoden, fondée en 1985 par Sakichi Toyoda et spécialisée, à l’origine, dans la production de métiers à tisser. S’il décide toutefois, pour les automobiles ainsi que les autres véhicules qui seront produits au sein de son entreprise, de modifier sensiblement son patronyme en Toyota, avec un T à la fin, sans doute parce qu’il le jugeait plus euphonique.

Dans un premier temps, Toyota, ainsi que les autres constructeurs nippons, concentrent alors leurs moyens de production sur les poids lourds, ainsi que à partir du début des années 50, sur celle des véhicules tout-terrains. S’inspirant des Jeep utilisées par les forces armées américaines plusieurs constructeurs, notamment Toyota et Nissan vont bientôt créer leurs propres 4×4, destinés à équiper, d’abord, la Police ainsi que la nouvelle armée japonaise, ainsi que les pays en voie de développement dans le sud-est asiatique.

Lorsque les constructeurs japonais font leurs premières apparitions, en Europe comme aux Etats-Unis, soit ils passeront quasiment inaperçus, tant auprès de la presse automobile que du public, ou, lorsqu’ils parviendront à attirer, un tant soit peu, l’attention sur eux, ils ne récolteront, au mieux, que des regards intrigués et des sourires amusés, voire, au pire, que des quolibets. Durant toute cette décennie, décisive dans l’histoire du développement de l’automobile japonaise, celle-ci va, d’abord lentement, puis de plus en plus rapidement, grignoter des parts de marché, pour finalement arriver, à la fin de cette décennie à devenir parmi les plus importants constructeurs automobiles mondiaux.

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D’une part en s’attaquant au marché, encore marginal, mais dont, les Japonais ont déjà pressenti l’énorme potentiel, des pays émergents. D’autre part, en lançant sur le marché toute une série de voitures de sport à la fiche technique fort ambitieuse qui ne vont pas manquer d’attirer l’attention des connaisseurs et vont permettre aux constructeurs japonais d’acquérir, aux yeux d’une partie du public, leurs lettres de noblesse.

En ce qui concerne leurs modèles populaire, ces derniers préfèrent, au contraire, miser sur des solutions techniques simples et éprouvées, gages d’une grande fiabilité ainsi que d’une grande fiabilité d’entretien et de réparation. C’est pourquoi les firmes nippones préfèrent laisser à leurs rivaux occidentaux le risque d’essuyer les plâtres en mettant sur le marché des voitures dotées de solutions techniques avant-gardiste plus difficiles à maîtriser.

La Corolla KE10 et son évolution

Sur le marché européen, la première génération de la Corolla passera d’ailleurs presque inaperçue lors de son lancement, au début de l’automne 1966. Le manque d’image des constructeurs japonais auprès du grand public n’étant, évidement, pas faite pour arranger les choses et constituant même un handicap supplémentaire pour ces derniers. En plus de cela, il faut bien avouer que, tant en ce qui concerne leur esthétique que leur fiche technique, il n’y a, aux yeux des acheteurs européens, quasiment aucune raison de préférer la Toyota Corolla à ses concurrentes allemandes ou britanniques.

Si elle est le premier modèle de tourisme de la firme d’Osaka à être réellement importé dans l’hexagone et, en tant que tel, à être réceptionné en homologation par type auprès du Service des mines, en octobre 1967. Devant ces résultats commerciaux qui ne sont guère enthousiasmant, Louis Blanc baisse alors le rideau au profit d’un nouvel importateur qui, lui, affiche des ambitions beaucoup plus grandes et dispose aussi de moyens plus importants pour les mener à bien : la Sidat. Avec cette reconversion, de Vries effectue véritablement ce que l’on pourrait appeler « le grand écart », tant entre les voitures anglaises et japonaises, il y a, sur bien des points, un monde de différences.

La première génération « KE10 » laisse alors la place à une nouvelle mouture, la KE20, présentée aux représentants de la presse automobile en mai 1971 et officiellement commercialisée en septembre de la même année. Si le moteur gagne en cylindrée et en puissance et le modernise sensiblement, avec le montage de freins à disques à l’avant, son architecture mécanique n’en affiche pas pour autant le modernisme d’une Citroën DS. La petite japonaise en est même assez loin.

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Comme sur la précédente génération, en ce qui concerne les carrosseries, la gamme se compose de berlines, à deux et quatre portes, d’un coupé (doté d’un pare-brise et d’un pavillon plus incliné lui conférant une allure plus « racée » ainsi qu’un break à trois portes (qui restera toutefois quasiment inconnue en France).

L’une des caractéristiques essentielles de l’automobile japonaise est le renouvellement régulier aussi bien esthétique que mécanique qu’ils appliquent à leurs productions. La Corolla « KE20 » bénéficie ainsi d’un léger lifting à compter du mois de septembre 1972. Les modèles vendus après cette date se distinguent par leur calandre sans prise d’air sur leur partie basse et ornée d’un nouvel écusson ainsi que de nouveaux enjoliveurs.

Même si le marché hexagonal n’est pas négligé par le constructeur japonais, il est vrai que celui-ci ne constitue pas encore sa priorité, préférant d’abord s’attaquer aux pays dépourvus de constructeurs nationaux ou celle-ci reste, en tout cas, assez marginale sur le plan des chiffres de production.

La Toyota Corolla SR Coupé 1976 : Un Modèle Rénové

Cet automobile rarissime, une Toyota Corolla de 1976, est en parfait état à la suite d’une rénovation scrupuleuse. Le moteur à quatre cylindres de 1,6 litre a été reconstruit et la boîte de vitesses manuelle à quatre rapports est nouvellement rénovée.

La voiture a bénéficié d’un changement d’intérieur, d’une nouvelle peinture, d’une nouvelle pompe à essence, d’une batterie nouvelle, de nouvelles bouchons d’amortisseurs, de freins et de pneus, entre autres. Les roues ont été améliorées à 14″ mais trois des roues originales de 13″ sont encore présentes. La voiture possède un excellent comportement de conduite et de maniabilité.

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Cette voiture a été détenue et entretenue par le propriétaire original pendant plus de 47 ans jusqu’en 2022. Elle est disponible pour des essais et inspections. Cette voiture est en possession d’un permis d’immatriculation propre et aucune taxe d’immatriculation n’est due. Elle réussira avec succès à un contrôle d’émission en Californie.

Les acheteurs non résidents de l’État et étrangers sont les bienvenus car la voiture peut être transportée par les frais du client. Bien qu’elle ait été restaurée, cette voiture n’est pas une voiture de collection ni une voiture de course. Elle présente des imperfections cosmétiques et mécaniques, telles que des éraflures ou des rayures, l’odomètre qui ne fonctionne pas, des pièces intérieures cassées (le pare-brise, le panneau de portières latérales, le garniture de manette de porte), des manques de protection des poteaux A, de panneau de lumière de toit, d’un radio de troisième partie qui ne fonctionne pas (pas de haut-parleurs peut-être), d’un gantoir qui nécessite une réglage, d’un clignotant non fonctionnel, etc.

Ce descriptif est basé sur les éléments communiqués par le propriétaire avec un traitement assisté. Provenance : California. Disponibilité : 7 semaines, clés en main.

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Les différentes versions de la Toyota Corolla

Après une déclinaison classique en deux ou quatre portes depuis la Corolla E10, la situation évolue en 1983. La version tricorps à deux portes est abandonnée. Ensuite, l’arrivée de la traction avant coïncide avec celles des carrosseries fonctionnelles à hayon arrière. Toyota en propose même deux types : Liftback avec arrière incliné à vocation plus familiale et Hatchback avec un arrière vertical se voulant plus économique et plus ludique.

La variante liftback n’est plus proposée en Amérique du Nord et au Japon à partir de la Corolla E100. Cette-dernière n’est même vendue qu’en Europe. Elle disparaît avec la présentation de la Corolla E120. Le marché nord-américain ne connaît pas la Corolla hatchback.

À partir de la huitième génération, des différences de face avant et arrière existent suivant les marchés. La Corolla E110 se déclinent ainsi en trois variantes. La Corolla E140 connaît aussi deux versions : une étroite, baptisée Axio et réservée au marché japonais et à quelques autres endroits particuliers tels que Hong Kong, et une large pour l’ensemble des autres pays.

Deux ans après le lancement de la berline Corolla, un coupé fastback est proposé. À partir de là, les coupés jouent un rôle de porte-drapeau au sein de la famille Corolla. La Corolla Liftback E55, coupé break de chasse, est une réussite digne des Lancia Beta HPE et Volvo 1800ES du segment supérieur.

En 1983, le coupé conserve son architecture de propulsion. Mais la version break de chasse disparaît. Les versions AE86 ont une courte carrière de quatre ans. Cela suffit cependant à établir un mythe qui perdure jusqu’à aujourd’hui d’autant plus que le nouveau coupé E90 est passé à la traction avant.

En 2000, Toyota supprime la Corolla coupé de son catalogue. Pourtant, Honda continue à proposer un coupé Civic sur le marché nord-américain dans son catalogue 2016.

Le break Corolla E10 apparaît quelques mois après la berline en 1967. En 1983, le break ne passe pas à la traction avant. Il n’y a donc pas de break de cinquième génération.

Au Japon, la Corolla E20 se dédouble en Sprinter vendue dans un réseau différent. Jusqu’en 2000, une Toyota Sprinter épaule la Toyota Corolla sur le marché japonais. L’appellation est parfois utilisée à l’étranger comme en Afrique du Sud.

Jumelle de la Corolla à partir de la 11e génération, la Toyota Levin est produite par Guangzhou-Toyota en Chine depuis mai 2014. Cette version existe au côté de la Corolla fabriquée chez FAW-Toyota.

Les solutions techniques

La Toyota Corolla a privilégié au fil de ses générations des solutions techniques fiables et éprouvées. Elle passe à la traction avant seulement en 1983, cinq ans après que la Toyota Tercel l’ait inauguré dans la gamme du constructeur japonais. Mais la propulsion reste au catalogue jusqu’en 1987.

Au niveau des mécaniques, la Corolla ne recourt quasiment qu’à des quatre cylindres essence d’une cylindrée comprise entre 1,1 L et 1,8 L. Le diesel complète l’offre à partir de la quatrième génération. La dixième génération bouscule quelque peu les habitudes.

La Corolla E140-E150 voit aussi arriver une motorisation hybride dans sa gamme à partir de 2010 soit treize ans après le lancement de la première Prius.

Sur le plan des dimensions, la Corolla a grandi au fil des générations comme toutes les voitures de tous les constructeurs. L’empattement de la douzième génération est plus long de 41,5 centimètres que celui de la première.

La Toyota Corolla est une des voitures les plus vendues au monde. Ce succès international démontre que les Corolla ont réussi à séduire un large public par l’ensemble de leurs prestations qui comprennent leurs lignes, leurs mécaniques, leurs qualités routières, leur confort et leur fiabilité.

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