Toyota, pionnier des voitures hybrides avec la Prius en 1997, se prépare enfin à lancer sa gamme de voitures 100 % électriques. Cette annonce (faite en septembre 2023) était très attendue. Le constructeur japonais vise haut.

Dès 2026, il entamera la commercialisation d’une nouvelle génération de véhicules électriques à batterie, avec un objectif ambitieux : atteindre, voire dépasser, les 1 000 kilomètres d'autonomie. Mais étant donné le pragmatisme de la firme japonaise, il y a peu de chance que les choses s’inversent.

Un Marché en Pleine Ébullition

Malgré la désinformation récurrente sur les avantages environnementaux des voitures électriques, les ventes de véhicules électrifiés rechargeables (électriques et hybrides rechargeables) continuent d'augmenter ! Au premier trimestre 2025, les véhicules électriques représentent 24,4 % des nouvelles immatriculations, dont 17,5 % pour les 100 % électriques. Les marques françaises progressent fortement et représentent désormais près de 64 % du marché national.

La Valeur Ajoutée de Toyota : Ses Nouvelles Batteries

Toyota ne mise pas sur une seule technologie, mais sur plusieurs familles de batteries. Mais c’est sur les batteries à électrolyte solide que reposent les espoirs les plus grands.

  • Haute performance (lithium-ion) : Cette batterie offrira une autonomie de plus de 1 000 km et réduira les coûts de 10 % par rapport à la batterie Performance.
  • Batteries à électrolyte solide : Plus compactes, plus stables, elles promettent une recharge éclair en 10 minutes et une autonomie améliorée de 20 à 50 % selon les versions. Toyota envisage leur commercialisation entre 2027 et 2028.

Un électrolyte est une substance chimique qui, lorsqu'elle est dissoute dans un liquide, permet à ce liquide de conduire l'électricité. Les électrolytes se séparent en ions chargés positivement (cations) et négativement (anions) dans la solution, ce qui permet le passage du courant électrique.

Lire aussi: Courroie de distribution Land Cruiser : fréquence de remplacement

Toyota a également développé des batteries à électrolyte solide, qui utilisent un électrolyte solide au lieu d'un liquide. Cela permet une charge et une décharge rapides, ainsi qu'une plus grande durabilité.

La première batterie à électrolyte solide de Toyota augmentera l'autonomie de 20 % par rapport à la batterie Performance, offrira un temps de charge rapide de 10 minutes maximum et sera disponible à partir de 2027-2028. Toyota travaille également sur une version future de batterie à électrolyte solide qui augmentera l'autonomie de 50 % par rapport à la batterie Performance.

Enfin, Toyota cherche à diminuer la taille et notamment la hauteur des batteries afin de jouer sur la hauteur totale du véhicule pour en améliorer l'aérodynamisme et donc l'autonomie globale. Toyota développe ainsi une technologie de batterie plus plate pour atteindre cet objectif.

Feuille de Route des Technologies de Batterie Évoluées de Toyota

Pour concrétiser ses ambitions, Toyota investit massivement. Toyota prévoit de lancer six nouveaux modèles dans la gamme bZ d'ici 2026 en Europe. Son usine BEV Factory sera au cœur de cette transformation, avec un démarrage de la production prévu en 2026. En Chine, c’est à Shanghai que Toyota produira dès 2027 quelque 100 000 véhicules électriques annuels pour le marché local.

Autre levier essentiel : le partenariat avec la société japonaise Idemitsu pour produire du sulfure de lithium, matériau clé des futures batteries solides.

Lire aussi: Votre Toyota à Meaux

Takero Kato, président de la BEV Factory, a annoncé que ces véhicules électriques de nouvelle génération seraient disponibles sur le marché en 2026 et constitueraient une part importante des 3,5 millions de véhicules électriques que Toyota prévoit de vendre d'ici 2030.

Toyota bZ4X 100 % Électrique : Premier Véhicule Tout Électrique chez Toyota

Toyota commence déjà à dérouler son offensive électrique. Le bZ4X, son premier modèle 100 % électrique lancé en 2022, bénéficie en 2025 d’une mise à jour notable, avec une autonomie qui grimpe jusqu'à 573 km et un système de recharge amélioré. Fin 2025, le Toyota C-HR+ fera son entrée sur le marché européen avec jusqu'à 600 km d’autonomie. En Chine, plusieurs modèles sont également en préparation, comme les bZ5, bZ3X et bZ7.

Toyota Remet à Plat sa Stratégie en Matière d’Électriques

En retard sur l’électrique, Toyota compte remettre les pendules à l’heure. Le constructeur japonais vient de préciser la refonte de sa stratégie en matière de véhicules électriques.

Toyota a teasé une famille cinq modèles, sans toutefois indiquer les marques, car Lexus est aussi concerné : une compacte, une grande berline, deux SUV et un monospace. Pour améliorer leur autonomie, le constructeur apportera un soin tout particulier à leur aérodynamique, en s’aidant pour cela de l’intelligence artificielle.

Pour cette nouvelle génération d’électriques, Toyota va s’inspirer de Tesla. La marque japonaise compte simplifier la conception et la production des véhicules en concevant une nouvelle structure en trois parties (l’avant, le milieu, l’arrière).

Lire aussi: Tout savoir sur le dernier SUV compact de Toyota

La partie la plus importante de la stratégie est bien évidemment la batterie. Toyota travaille sur une nouvelle génération de batteries lithium-ion.

Pour des véhicules plus abordables, la marque prépare également une batterie LFP, avec une nouvelle structure « bipolaire », inspirée de modèles hybrides de la marque. L’autonomie par rapport au bZ4X progressera de 20 % avec un coût réduit de 40 % !

Toyota planche aussi sur la technologie des batteries solides, qu’il espère proposer en grande série vers 2027/2028.

Toyota Retarde Son Projet de Construction d’une Nouvelle Usine

Toyota retarde son projet de construction d’une nouvelle usine de batteries pour véhicules électriques au Japon. Ce site devait accueillir d’ici 2028 la production de packs pouvant atteindre les 1 000 km d’autonomie. Le géant japonais de l’automobile fait marche arrière sur son calendrier de déploiement des batteries nouvelle génération promettant plus de 1000 km d’autonomie. Toyota vient d’annoncer le report de la construction de sa nouvelle usine de batteries pour véhicules électriques au Japon.

Ce site devait initialement voir le jour à Fukuoka, sur un terrain de 280 000 mètres carrés acquis le mois dernier. Cette usine était destinée à produire dès 2028 les batteries “Haute Performance” promettant une autonomie record dépassant les 1000 kilomètres avec un temps de recharge rapide de seulement 20 minutes (de 10% à 80%).

Ce report s’inscrit dans un contexte plus large de révision de la stratégie électrique de Toyota. Ce report pourrait également avoir des conséquences sur le lancement de la berline électrique Lexus de nouvelle génération. Pendant ce temps, aux États-Unis, l’usine de batteries de 14 milliards de dollars de Toyota en Caroline du Nord s’apprête à livrer ses premières unités le mois prochain.

Il est surprenant que Toyota invoque une faible demande en véhicules électriques comme justification de ce report alors que la marque ne propose qu’un modèle 100% électrique limité en volume, le bZ4X.

La construction de ce site de production sera finalement repoussée. Pour mémoire, elle devait initialement démarrer dans le courant de l’année 2025. Mais la trop faible demande en voitures électriques dans le monde a contraint le constructeur à changer d’avis.

C’est son PDG en personne qui se rendra à Fukuoka afin d’informer les responsables du gouvernement préfectoral de sa décision. Cependant, la chute des ventes d’autos zéro-émission (à l’échappement) n’est pas la seule raison expliquant le report de la construction de l’usine.

Une source interne anonyme précise que d’autres éléments ont conduit à cette décision. Parmi eux, la hausse du coût des matériaux ainsi que de la main d’œuvre.

Pour rappel, il était initialement prévu que l’usine de Fukuoka commence à produire la nouvelle batterie solide à partir de 2028. Cette dernière est particulièrement prometteuse, car elle devrait permettre d’offrir une autonomie maximale dépassant la barre des 1 000 kilomètres selon le cycle WLTP.

De plus, elle contribuerait à réduire les coûts de production d’environ 20 %. Ce qui se répercuterait logiquement dans le prix final payé par les clients de la marque.

Nous avions précédemment expliqué que la production devait d’abord démarrer assez lentement. Dans un premier temps, il y aurait seulement assez de batteries pour équiper « plus d’une dizaine de milliers de véhicules ».

Mais cette date sera donc finalement reportée, alors que Toyota n’a pas communiqué sur une échéance précise. Car la firme nippone prévoit de lancer pas moins de 3,5 millions d’autos électriques dans le monde d’ici à 2030.

À moins que cet objectif n’ait aussi été revu à la baisse en raison de la chute de la demande. En parallèle, la filiale haut de gamme de Toyota, Lexus, va reporter le lancement de sa berline électrique initialement prévue pour 2026.

En retardant le déploiement de ses batteries nouvelle génération, Toyota risque de creuser davantage l’écart avec des constructeurs comme BYD, devenu leader mondial des véhicules électriques. La force de BYD réside dans son intégration verticale : le constructeur fabrique lui-même la plupart de ses composants, y compris les batteries.

Ce revirement stratégique pourrait avoir des répercussions significatives sur la position de Toyota dans le paysage automobile mondial. Cette stratégie attentiste pourrait s’avérer risquée alors que les réglementations environnementales se durcissent dans plusieurs marchés clés et que les consommateurs s’orientent progressivement vers les solutions zéro émission.

Le report des batteries longue autonomie représente donc bien plus qu’un simple ajustement de calendrier : c’est potentiellement un indicateur de la vision à long terme de Toyota pour l’avenir de la mobilité électrique.

Si Toyota devait produire des batteries pour ses voitures électriques au sein de sa nouvelle usine d’ici à 2028, ce projet semble être tombé à l’eau. Le marché automobile mondial est en pleine mutation, et cela ne se fait pas sans difficultés.

Les Défis Techniques pour Atteindre 1000 km d'Autonomie

Atteindre 1000 km d’autonomie avec une voiture électrique est un objectif technique ambitieux, en cours d’expérimentation. Cette ambition soulève alors des questions techniques majeures, notamment sur la gestion de la batterie, le poids du véhicule et l’infrastructure de recharge nécessaire. Mais est-ce bien réaliste ?

La gestion thermique est essentielle dans une voiture électrique car elle permet de maintenir la batterie et les composants à une température optimale. Une batterie trop chaude ou trop froide perd en performance, ce qui réduit l’autonomie et la vitesse de recharge.

Le coefficient de traînée (Cx) mesure la résistance de l’air qu’oppose un véhicule lorsqu’il roule. Plus ce coefficient est bas, meilleure est l’aérodynamisme, ce qui permet de réduire la consommation d’énergie, notamment à haute vitesse. Pour les voitures électriques, c’est un élément clé pour maximiser l’autonomie. Les constructeurs prennent soin de réduire au maximum ce fameux coefficient car plus le Cx est bas, plus la pénétration dans l’air de la voiture sera meilleure. Cette caractéristique est donc importante, d’autant plus lorsqu’on parle de voiture électrique. L’autonomie à haute vitesse dépend essentiellement de cela.

L’un des éléments les plus déterminants pour l’autonomie d’un véhicule électrique est la densité énergétique de sa batterie, c’est-à-dire, la quantité d’énergie qu’elle peut stocker par unité de masse (Wh/kg) ou de volume (Wh/L). Aujourd’hui, les batteries lithium-ion à base de chimie NCA ou NMC restent la technologie la plus utilisée, avec une densité énergétique pouvant atteindre 250 à 270 Wh/kg dans les versions les plus avancées.

À ce jour, la majorité des batteries lithium-ion utilisées dans les véhicules électriques sont composées principalement de nickel, manganèse et cobalt. Cette combinaison offre le meilleur compromis entre taille, poids, capacité énergétique et coût. Le cobalt, élément rare et coûteux, est concentré en grande partie en République démocratique du Congo, qui détient plus de la moitié des réserves mondiales.

Les batteries LFP (Lithium Fer Phosphate) sont une alternative sans cobalt aux batteries lithium-ion traditionnelles. La batterie à électrolyte solide représente une technologie prometteuse pour l’avenir des véhicules électriques.

Est-il Nécessaire de Viser Toujours Plus d’Autonomie ?

Markus Duesmann, PDG de la marque Audi, offre un point de vue clair. Selon lui, l’avenir passera par moins d’autonomie car le réseau de recharge deviendra plus dense et l’expérience utilisateur meilleure.

En effet, viser 1000 km d’autonomie implique une batterie de 120 à 130 kWh, soit environ 500 kg supplémentaires, un surcoût estimé entre 10 000 € et 15 000 €. Mais ce besoin extrême d’autonomie pourrait devenir obsolète car les infrastructures de recharge évoluent rapidement.

Aujourd’hui, plus de 120 000 points de recharge publics se trouvent en France, dont un nombre croissant de bornes rapides en courant continu (DC). Ces systèmes permettent de recharger efficacement un véhicule électrique jusqu’à 80 % en 20 à 40 minutes, voire moins de 20 minutes pour certains modèles récents.

Les premières voitures électriques affichant 1000 km d’autonomie pourraient arriver sur le marché dès 2027, selon les annonces du constructeur Toyota. Cependant, ces modèles resteront d’abord haut de gamme, avec un coût élevé et une disponibilité limitée. L’autonomie annoncée sera mesurée dans des conditions idéales (WLTP) et pourra varier en usage réel.

Avantages et Inconvénients des Voitures Électriques

Les voitures électriques offrent plusieurs avantages majeurs. Tout d’abord, elles ont un impact environnemental réduit grâce à l’absence d’émissions polluantes lors de leur utilisation, ce qui en fait une solution écologique pour la mobilité.

Les tarifs des voitures électriques varient généralement entre 19 000€ et 50 000€. Certains véhicules restent encore chers, mais de plus en plus de modèles deviennent accessibles, notamment grâce aux aides à l’achat. Cela peut permettre à un plus grand nombre de conducteurs de passer à l’électrique.

Pour les plus petits budgets, le marché de l’occasion est également une option intéressante, avec de nombreux modèles déjà disponibles. C’est une solution pratique pour rouler en électrique sans devoir attendre la toute dernière génération.

Atteindre 1000 km d’autonomie en voiture électrique implique plusieurs compromis. Il faut des batteries plus grosses donc plus lourdes et plus coûteuses, ce qui impacte le prix du véhicule et son efficacité énergétique. Cela peut aussi poser des défis en matière de recharge et de gestion thermique.

Nouvelles Batteries en Développement

Toyota travaille à la mise au point de plusieurs nouvelles batteries assurant à la fois une meilleure autonomie, un temps de recharge diminué et des coûts en baisse. Au total quatre batteries de nouvelle génération et deux futures évolutions sont prévues.

Les ingénieurs maison se sont d’abord penchés sur les batteries à électrolyte liquide, celles qui équipent actuellement la quasi totalité des voitures 100% électriques du marché. Objectif : accroitre leur densité énergétique et leur vitesse de charge. Ces avancées majeures gommeront les principaux points faibles des modèles électriques.

Pour favoriser le développement des voitures zéro émission abordables financièrement, Toyota met au point par ailleurs un nouveau type de batterie en s’appuyant sur trois décennies d’expérience en matière d’hybridation. Le constructeur met en avant l’échéance 2026-2027 pour la disponibilité de voitures équipées de cette batterie inédite.

tags: #toyota #voiture #electrique #autonomie #1000 #km

Articles populaires: