L'histoire de Playmobil est une saga de créativité et d'innovation, débutant dans un contexte économique difficile et évoluant pour devenir une marque emblématique du jouet.

Les Débuts de Playmobil

Tout a commencé en 1971, lors de la crise pétrolière. Le prix du plastique montait en flèche, menaçant l'entreprise familiale Geobra. Horst Brandstätter, un tourneur-fraiseur de formation, avait convaincu ses oncles d'utiliser le plastique pour diversifier les produits dès 1952. C'est ainsi qu'un de leurs grands succès, le cerceau Hula Hoop, avait envahi les cours de récré.

Face à la crise, il fallait imaginer un jouet utilisant peu de plastique. Hans Beck, chargé de cette mission de miniaturisation, a observé les enfants jouer avec leurs soldats de plomb, rigides et sans expression. Il a alors eu l'idée de créer un personnage tenant dans la main d'un enfant, articulé pour que celui-ci soit le maître du jeu.

Geobra dépose son premier brevet en 1972 et présente deux ans plus tard les trois premiers Playmobil au Salon international du jouet de Nuremberg : un chevalier, un ouvrier et un Indien. Dans l'indifférence générale ! Personne ne croit à ces petits bonshommes à l'expression minimaliste, sauf un grossiste néerlandais qui passe commande.

La suite lui donnera raison : près de 4.000 modèles ont vu le jour depuis et la marque écoule 60 millions de boîtes et 100 millions de personnages dans le monde chaque année.

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L'Évolution des Modèles

Les premières figurines, réalisées artisanalement, sont rudimentaires : sept éléments seulement. Et toutes arborent la célèbre coupe au bol qui a fait le miel des caricaturistes et des humoristes. Au fil des ans, la collection s'enrichit et les personnages deviennent plus complexes : on dénombre jusqu'à 374 coupes de cheveux différentes, 839 visages, 68 barbes... et 25.000 accessoires.

Dès la fin des années 1970, des machines remplacent les ouvriers pour la fabrication. Playmobil met au point des moules à injection en acier, réglés au micron près grâce à la robotique, avec une marge d'erreur plus fine qu'un cheveu.

Les Playmobil se féminisent, puis les pirates entrent en jeu. Création du bateau pirate, qui deviendra l'un des best-sellers de la marque. Vendu à 16 millions d'exemplaires dans le monde à ce jour, il en est à sa septième version. Les figurines d'enfants, plus petites (5,5 et 3,5 cm), viennent agrandir la famille.

La Fabrication et les Thèmes

Farouchement made in Europe, alors que tous les autres fabricants de jouets délocalisent en Asie, Playmobil s'implante à Malte, en 1976, puis en Espagne et en République tchèque.

Le développement d'une nouvelle gamme peut s'étendre sur deux ou trois ans. Avant d'esquisser un personnage ou un décor, les designers se livrent en effet à une véritable enquête. Ainsi, pour concevoir la série sur le thème de l'Egypte, sortie en 2007, ils ont consulté des égyptologues. Les hiéroglyphes décorant les temples Playmobil sont la copie exacte des originaux. Idem pour l'univers des pompiers : afin que le camion et tout son attirail aient l'air plus vrais que nature, rien de mieux que de passer du temps en immersion dans une caserne !

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L'Héritage et la Transmission

Si Playmobil a résisté à l'usure du temps, c'est parce qu'elle transcende les générations. Du haut de leurs 7,5 centimètres, les figurines font la joie des enfants, mais aussi des adultes, notamment des collectionneurs, rassemblés, depuis 2006, dans une association, GénérationS PlaymO. Un passionné a même réalisé un pari fou : un château de Versailles en Playmobil, sur 30 mètres carrés !

"Les parents transmettent leurs figurines à leurs enfants et Playmobil touche aujourd'hui la troisième génération, constate Franck Mathais, directeur marketing de l'enseigne de jouets La Grande Récré. Cet engouement des grandes personnes dépasse un peu l'entreprise, qui a toujours affirmé ne se préoccuper que des attentes des enfants."

C'est pourquoi, avant de définir les thèmes de leurs futures collections, les équipes de design et de R&D continuent d'éplucher des milliers de dessins d'enfants, histoire de croiser leurs propres idées avec l'imaginaire des bambins. D'ailleurs, savez-vous pourquoi les figurines n'ont pas de nez ? Parce qu'un petit enfant n'en dessine jamais sur ses premiers personnages, pardi !

Les Défis et les Revirements

Quarante ans de succès sans nuages ont validé le bien-fondé de la recette Playmobil. En 2013, la marque allemande affichait encore une croissance de 15% et un chiffre d'affaires de 53 millions d'euros. Deux fois plus qu'en 2006 ! Mais, depuis deux ans, le modèle commence à s'essouffler.

Sans doute parce que l'icône des années 1970 est restée trop centrée sur l'Europe de l'Ouest, pendant que Lego est parti depuis longtemps à la conquête de la Chine ou de la Russie. Mais aussi et surtout parce que Playmobil a refusé d'entrer dans la danse du marketing et des produits dérivés, devenus la règle sur le marché des jouets.

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Premiers signes de ce revirement, le conditionnement en sachets au lieu des habituelles boîtes. Princesses et chevaliers se retrouvent dans des pochettes-surprises vendues à très bas prix - à partir de 2 euros ou 2,50 euros - de quoi susciter les achats d'impulsion. Et ça marche : la marque en a écoulé 5 millions depuis 2011. Autre astuce : les calendriers éphémères (pour Pâques ou la période de l'Avent, à Noël, par exemple), histoire d'étaler les ventes.

Depuis un an, Playmobil commence à son tour à en tirer des bénéfices. Les aficionados de Porsche ont désormais leur modèle culte, la Carrera, en miniature. Plus près des enfants, Playmobil a mis en scène ses personnages dans une série télé, Super 4.

L'Inestimable Trésor de Playmobil

Depuis les débuts de l’aventure, il y a plus de quarante ans, pas moins de 14.000 moules à injection ont été réalisés par Playmobil. Chaque création est en effet composée de dizaines, voire de centaines de pièces (592 pour le palais des princesses), issues chacune d'un moule spécifique. Pour 130 nouveautés qui sortent chaque année, il faut 1.000 modèles différents.

Et parfois plus de deux mille heures de travail pour fabriquer la matrice d'un casque de pompier ou d'un lion de l'arche de Noé. Les moules coûtant de 8.000 à 180.000 euros pièce (pour les plus complexes), c'est un véritable trésor, évalué à 250 millions d'euros, que possède la firme.

Un trésor conservé bien à l'abri à Zirndorf, en Bavière, dans un entrepôt ultrasécurisé. C'est d'ailleurs pour éviter que ses moules ne soient copiés que la marque s'est toujours refusée à faire fabriquer ses figurines en Chine, s'efforçant à tout prix de garder la main sur la production. D'autant que certains moules sont déjà largement rentabilisés. Il arrive souvent qu'une même pièce soit utilisée dans des modèles très différents : un chapeau créé dans les années 1980 peut très bien venir coiffer un Playmobil de 2015...

Stuntshow Playmobil

L'incroyable Stuntshow Playmobil est l'évènement où tous les cascadeurs rêvent de performer ! Ce spectacle haut en couleurs impressionnera tous les fans de cascade et de vitesse, les petits comme les grands !

Ce coffret Stuntshow voiture crash Playmobil 70551. En remplaçant simplement son capot et son pare-chocs, cette voiture de crash tests peut se transformer en rampe pour des cascades combinées avec la moto (réf. 70553). Elle dispose aussi d'un toit amovible, idéal pour les shows en été.

Dimensions : 23,5 - 26 x 12 x 7,5 cm (LxPxH) Peut être combinée avec le Stuntshow Atelier de réparation réf.

SÉCURITÉ
Attention ! Ne convient pas aux enfants de moins de 3 ans. Contient des petits éléments qui peuvent être avalés.

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