La Citroën Méhari est un tel phénomène à part entière qu’on en oublie qu’elle est, à la base, une voiture strictement utilitaire et rattachée à la Dyane mais avec une base de 2CV ! C’est la voiture qu’on conduit autant en tongs dans le sud de la France, qu’en bottes de pluie pour aller chercher son bois à la campagne. On vous raconte.
Genèse et Lancement de la Méhari
Eh bien oui, la Méhari s’appelle en fait la Citroën Dyane 6 Méhari. C’est en 1967 que la première Citroën Dyane sort des chaines de production. A sa sortie, la gamme évolue vite et Citroën la met en avant dans les concessions. La 2CV est quand à elle petit à petit mise de côté par rapport à la Dyane. En mai 1968, la gamme s’agrandit avec la fameuse Méhari. D’ailleurs, à l’époque, le lancement en grande pompe passe inaperçu.
Oui, vous avez bien lu, nous sommes le 16 Mai 1968. À cette date, 50 usines sont occupées (dont celles de Renault) et c’est évidemment ce qui occupe l’espace médiatique. Du coup, la présentation de la Citroën Méhari, au Golf de Deauville est tout sauf prioritaire !
En plein événements de mai 1968, la Méhari est lancée le 11 mai 1968 sur le golf de Deauville. Une vingtaine de mannequins de lagence Catherine Harlé défilent sur la pelouse du terrain de golf, à bord de huit des douze voitures de présérie. Chaque véhicule, peint dans une teinte couleur différente, présente une utilisation originale de la Méhari, les mannequins étant habillés en rapport avec le sujet.
- La jaune pour le golf. Après tout, on est sur le terrain de Deauville.
- La bleue, équipée dun gyrophare, pour les services de sécurité.
- La grise, décorée de fleurs, pour les babas cool et les loisirs.
En proposant cette nouvelle déclinaison de la Dyane 6, Citroën souhaite proposer une auto destinée au loisirs. Elle reprend l’idée de voiture de plage, à l’instar de la Mini Moke ou les « dune buggy », mais elle a aussi pour volonté de pouvoir tout faire. Petite utilitaire, voiture de l’armée, cabriolet de plage ou encore chasse aux champignons, elle s’offre toutes ces étiquettes. Une auto faite pour passer du bon temps.
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L’un des slogan publicitaire de l’époque clamait d’ailleurs « si la conduite décontractée vous intéresse, il n’y a plus à hésiter. Son nom est issu du dromadaire, qui se dit mahari en arabe. C »est un nom qu’elle porte à merveille puisque la Méhari, c’est finalement une Dyane 6 qui aime le sable.
Lappellation commerciale définitive sera "Dyane 6 Mehari" et lors de la commercialisation, au salon de Paris en automne 1968, la puissance du moteur sera portée à 33 chevaux, tant pour la Dyane que pour la Mehari. Le véhicule est rattaché à la gamme Dyane, alors quil est construit sur base de camionnette AK, et non de Dyane.
Caractéristiques Techniques et Évolution
Etonnamment, la Citroën Dyane 6 Méhari n’est finalement pas une Dyane. Certes, c’est à sa gamme qu’elle est rattachée mais sa base est celle de la 2CV AK, son type mine est d’ailleurs AKB. Par contre, on retrouve bien de la Dyane sous le capot. Citroën reprend en effet le 602cm³ apparu sur l’Ami 6 et installé sous le capot de la Dyane 6 au début de l’année 1968. Le moteur bi-cylindre refroidi par air développe alors 24ch. Il a la qualité d’être facile à entretenir. Quand on dit qu’elle peut tout faire, l’exception qui confirme la règle c’est battre des chronos mais ça tombe bien, ce n’est pas le but.
Le train avant et la boîte de vitesse seront eux aussi issu de l’Ami 6. La Méhari n’est pas une 2CV mais elle lui emprunte tout de même son volant. Le reste des éléments, les essuie-glaces, les roues, les phares avant et le frein à main viennent de la Dyane.
La Dyane 6 Méhari a donc pour objectif d’être un petit véhicule économique qui s’adapte à toutes les situations. Elle s’adapte même à toutes les saisons puisque le strict essentiel du confort, c’est à dire le chauffage, est de série. La capote complète est toutefois en option. Autre particularité à l’époque, la Méhari est modulable puisqu’elle offre une série de combinaisons de sièges, de portes et de capotes qui lui permettent de se distinguer facilement. A noter que la seule couleur qui est restée au catalogue durant les 18 ans de production est le vert Montana !
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Comme c’est une Dyane 6, elle bénéficie de la même tenue de route. Elle est tout aussi légère et maniable. C’est là tout l’avantage de la Méhari, mais ce n’est pas tout ! Quand on parle d’ABS, on ne vous parle pas ici d’un système antiblocage de roues, loin de là. L’ABS sur la Méhari n’est rien d’autre que le nom de son habit. En fait, la Citroën Méhari a pour particularité d’être équipée d’une carrosserie en plastique. De ce fait, elle ne craint pas les chocs. Pour être précis, ABS est l’acronyme de acrylonitrile butadiène styrène, qui est une carrosserie emboutie à chaud et teintée dans la masse. Cette matière lui permet de reprendre sa forme initiale après de légers chocs. Pas facile à rayer mais facile à laver, c’est un peu sa devise. Bien-sûr, on ne vous promet rien si vous prenez un platane avec. Le défaut de cette carrosserie, c’est qu’elle était inflammable.
Octobre 1968 : 55ème Salon de lAuto, du 3 au 13 octobre, à la porte de Versailles, mais premier salon pour la Dyane 6 Mehari, qui a entre-temps hérité du moteur de 33 chevaux. Trois couleurs sont proposées : le rouge Hopi, le beige Kalahari et le vert Montana. Une seule version de carrosserie : la 4 places, dont la banquette arrière possède un dossier amovible pouvant se rabattre, de manière à former un plancher de chargement rigoureusement plat dune superficie de 1,6 m2. Par rapport au modèle de présérie, les enjoliveurs de roues et le pare-soleil ont disparu. Les feux arrière sont devenus ronds, et les clignotants avant rectangulaires ont émigré vers les ailes, à hauteur des phares. Les sièges avant sont totalement indépendants et montés sur glissières. Une capote intégrale fixée par boutons-pression est proposée, avec des portes amovibles équipées, comme les panneaux latéraux et la face arrière, de baies transparentes en vinyle. Un pare-brise rabattable est proposé en option.
1970 :Quelques modifications sont apportées à la voiture. Les clignotants avant deviennent ronds et se positionnent sur la face avant légèrement modifiée pour loccasion, de part et dautre des optiques de phares. La plaque dimmatriculation avant remonte et se place dorénavant sur le pare-choc. Des renforts sont placés de part et dautre du pare-brise. Les clignotants arrière deviennent ronds et se déplacent sur la face arrière, à côté des feux. Les petits ailerons des ailes seront cependant conservés. Limmatriculation arrière remonte également et se place sur le hayon. Une version strictement deux places est inscrite au catalogue afin de permettre aux acheteurs de bénéficier du régime fiscal propre aux utilitaires. Cest dorénavant la banquette arrière qui devient optionnelle. Une barre de maintien est fixée à la gauche du siège passager, de petits aérateurs ronds apparaissent sur le tableau de bord et un répartiteur de chauffage est monté sous la planche de bord. Au mois de décembre 1970, les batteurs à inertie du train arrière sont supprimés, la Méhari étant équipée damortisseurs hydrauliques dès le début de sa commercialisation. En janvier 1971 apparaît le témoin de pression dhuile, à droite du compteur, en lieu et place de la grille de passage des vitesses. Celle-ci est dorénavant placée entre le compteur et la jauge de carburant. Le moteur, quant à lui, se voit équipé dune cartouche de filtre à huile, placée à droite. A partir du mois davril, lencadrement de pare-brise sera réalisé en aluminium. Ce dernier peut à présent être rabattu de série, en lieu et place du cadre en tôle, dont les charnières étaient en option. Il sagit dun hard-top complet en ABS, conçu par la S.E.A.B., teinté dans la masse de la même couleur que la carrosserie, et qui remplace le capotage traditionnel, rendant ainsi la voiture totalement hermétique. Les hauts de portes restent en toile.
1972 : Seule option apparue sur ce millésime (septembre 1971), la capote arrière repliable sera très vite retirée du catalogue, suite à des problèmes dhomologation. Cest en 1972 quapparaît le modèle "Armée".
1973 : Les normes anti-pollution font leur apparition, et la Méhari néchappe pas à la règle. Le carburateur Solex dépollué remplace lancien modèle, et un nouveau filtre à air plus important fait son apparition, ce qui entraîne la modification du profil du capot avant, qui adopte dorénavant un bossage central.
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1974 : Année de production record, avec 13 910 unités produites entre janvier et décembre.
1976 : Une nouvelle couleur en chasse une autre dans le nuancier : Le rouge Hopi se retire et laisse la place au vert Tibesti. Le train avant reçoit enfin des amortisseurs hydrauliques en lieu et place des antiques frotteurs, ce qui entraîne la disparition, immédiate cette fois, des batteurs à inertie. Le carburateur Solex apparu en 1973 et modifié en 1975, évolue encore sur les moteurs à embrayage mécanique. Cest en juin que la Mehari sera équipée dun nouvel antivol de direction, ainsi que de nouvelles serrures sur les demi portes avant. En juillet le circuit de freinage est dédoublé. Cest également au cours de cette année que les accords passés entre Michelin et Peugeot en 1974 sont finalisés. Citroën quitte le giron du manufacturier de Clermont-Ferrand pour entrer dans celui de la firme de Sochaux.
Le carburateur Solex 34 PICS, repère 193 et 194, du type « inviolable » est dorénavant monté en série. Laccès aux vis de réglage est interdit par de petits capuchons en plastique. Au mois de juillet, la Méhari, qui jusqualors était considérée comme véhicule utilitaire et avait à ce titre échappé aux ceintures de sécurité, se voit rattrapée par la réglementation et dotée de ceintures ventrales aux places avant. Le système de freinage est également revu. Cest lAmi 8 qui fournira les freins à disques qui seront désormais montés sur toutes les Mehari.
Pour ce millésime apparu au mois de septembre 1977 lesthétique de la face avant est complètement revue. Les clignotants, devenus rectangulaires, prennent place sous les phares, tandis quune grille de calandre démontable est découpée dans la face avant permettant un accès plus aisé au boîtier dallumage. Le capot prend à nouveau de lembonpoint afin de laisser de la place au nouveau filtre à air dorigine LN qui coiffe le carburateur double corps de même provenance, ce qui fait passer la puissance de 28 chevaux à 33 chevaux.
1979 : Avec lavènement de ce millésime, cest au tour de lintérieur de la Mehari de se voir moderniser. Cest encore la LN qui va fournir lélément principal de ce changement : le compteur. Cest au mois de mai 1979, soit exactement onze ans après la présentation des modèles de présérie sur le golf de Deauville, que Citroën propose la Mehari en version 4x4. Elle ne sera toutefois commercialisée quau début de 1980.
1980 : La première modification de ce millésime, dès le mois de juillet 1979, est lapparition du réservoir en plastique en lieu et place de celui en tôle utilisé jusque là. En février, le réservoir de liquide de frein et que le maître-cylindre se voient équiper dun filtre.
1981 : La plaque constructeur évolue à nouveau et sera désormais fixée par 4 rivets au lieu de deux. Le millésime, apparu en 1977 en haut à gauche de celle-ci, disparaît.
1982 : Au mois de juillet 1981 une nouvelle mouture de la plaque constructeur est adoptée. Non seulement laspect change, mais dorénavant elle sera fixée dans lhabitacle, sous le tableau de bord, à lextrême droite côté passager. Au mois de février, lembrayage à linguets est remplacé par un nouveau modèle à diaphragme. Ceci entraîne lallongement des cannelures de larbre primaire.
1983 : Le glas sonne pour la Mehari 4x4 : au mois de juin 1983 elle sera retirée du catalogue, après une production totale de 1 213 exemplaires seulement ! Elle laissera en héritage à sa sur de production les panneaux latéraux dépourvus des petits ailerons arrières qui protégeaient les clignotants sur les modèles produits jusquen 1969 et conservés depuis malgré leur obsolescence. Afin de liquider des stocks, Citroën équipe certains modèles 4x2 de panneaux latéraux de capotes de 4x4, reconnaissables à la découpe permettant laccès au conduit de remplissage du réservoir de carburant spécifique de ces modèles. La série spéciale « Azur », limitée à 700 exemplaires destinés à la France, lItalie et le Portugal, voit le jour au mois davril 1983. Elle se caractérise par sa décoration spécifique : carrosserie blanche, portes bleues, filets bleus de part et dautre du capot, sièges recouverts de tissus éponge rayé bleu et blanc et roues ajourées.
1984 : Pas de changement visible pour ce millésime.
1985 : Rien à signaler pour ce millésime. Citroen préconise de porter dorénavant lintervalle entre les vidanges de 7 500 km à 10 000 km tandis que celui qui sépare les entretiens passe de 15 000 km à 20 000 km.
1986 : La Méhari Azur entre au catalogue.
1987 : Ultime millésime pour la Mehari. Le modèle de base nest plus proposé quen version 2 places, alors que la version Azur reste proposée dans les deux configurations. 381 exemplaires seront assemblés pour cet ultime millésime, toutes versions confondues.
La Méhari dans la Culture Populaire et les Courses Automobiles
La Méhari a également marqué la culture populaire. Elle est apparue dans de nombreux films et séries, ce qui a renforcé son statut d’icône. Mais son rayonnement ne s’arrête pas aux frontières françaises. La Méhari a également fait parler d’elle dans des courses automobiles. Par exemple, en 1971, une Méhari a participé au Paris-Kaboul, une course d’endurance qui reliait la France à l’Afghanistan.
Production et Héritage
La Méhari a été produite pendant près de vingt ans, de 1968 à 1987. La toute première série ne sera produite qu’une année puisqu’en 1970, la Méhari est déjà repensée. Sa carrosserie sera légèrement modifiée et les clignotants arrière type 2CV sont remplacés par des feux Type H. A partir de 1972, la Méhari s’engage dans l’armée ! En effet, l’armée française commandera au total 7.064 exemplaires pour faire la transition entre les Jeep et la Peugeot P4. Les Méhari de l’armée disposeront d’un circuit électrique spécifique de 24 V afin de pouvoir alimenter la radio sans problèmes. Elles disposaient donc d’une bobine, d’un alternateur et d’un démarreur spécifiques.
La Méhari a d’ailleurs aussi été une voiture de gendarmerie, et pas seulement celle de Saint-Tropez ! En 1978, la Dyane Méhari est dotée de freins avant à disque. Un an après, on notera l’arrivée d’un combiné à deux cadrans, issu de la Citroën LN, prendre place sur la planche de bord. Le moteur aussi est amélioré : Citroën y greffe un carburateur double-corps et la puissance passe de 26ch à 29ch. Un foudre de guerre ! Comme l’esprit de la Méhari est d’être une auto qui passe partout et avec laquelle on peut tout faire, il ne lui manquait qu’une version 4 roues motrices pour être complète. C’est chose faite en 1979, lorsque Citroën lance la Méhari 4×4, que l’on a d’ailleurs essayé sur News d’Anciennes.
On y ajoute des pare-chocs tubulaires supplémentaires à l’avant et à l’arrière mais la roue de secours sur le capot est une option (contrairement à la 2CV Sahara). En 1982, la Méhari 4×4 évolue encore puisqu’on élargis ses passages de roues et elle possède également, en option, de gros pneus tout-terrain. Bien-sûr, son intérêt se trouve surtout dans sa nouvelle capacité de franchir. La version 4X4 disposait donc d’une boîte de vitesses avec réducteur (quatre vitesses normales et trois avec réducteur). Cette nouvelle boite lui permettait de franchir des pentes jusqu’à 60% sans encombres ! En plus de la Méhari 4×4 en 1979, la gamme accueille la Méhari Azur en 1986.
C’est en Belgique que la Méhari sera le plus produite. 91.788 exemplaires sortiront des chaines de production de Forest. Elle sera aussi produite en Europe en Espagne et au Portugal. En 1970, quelques modèles seront vendues aux Etats-Unis, 214 pour être précis. Mais la Méhari a eu du succès ailleurs. En Afrique, en Amérique du Sud et en Asie, plusieurs versions, dont certaines à carrosserie métallique ont existé. La carrosserie ABS était donc remplacée par de la tôle. En Argentine, la carrosserie était toutefois en polyester !
La production de la Méhari s’arrête pour de bon en 1986, finalement bien après la Dyane ! Au total, ce sont 144.953 exemplaires qui seront construits et sortis des chaines de production.
La Citroën Méhari, c’est typiquement ce genre d’autos dont l’atout sympathie a de nos jours effacé le but initial. Vendue pour être économique, la Méhari a désormais une côte éloignée de l’idée « d’économie ». La Méhari c’est la voiture qui ne se prend pas au sérieux, et qui a grand succès auprès des enfants. C’est le petit collectionnable parfait pour les nostalgiques et cela explique les prix actuels. Pour vous en offrir une, il faudra compter à peu près 20.000 €, cela peut aller jusqu’à 25.000 € pour les modèles en très bon état. Pour une version 4×4, ça se corse puisque seulement 1213 exemplaires ont été construits. Les prix sont donc plus près des 30.000€, voire plus selon le kilométrage ! Pour l’entretien, la Méhari reste une auto facile. C’est une Dyane, dont les pièces sont empruntées à la deuche, pas trop de problème pour les trouver et les entretenir. Ce n’est toutefois pas le cas de la version 4×4 qui dispose d’une transmission et d’un châssis bien spécifiques et généralement introuvables. Il faudra aussi bien vérifier le bicylindre avant l’achat, ainsi que les éventuels points de rouilles. La carrosserie est en plastique, mais pas le reste !
Tableau Récapitulatif des Données de Production
| Pays de Production | Nombre d'Exemplaires |
|---|---|
| Belgique (Forest) | 91 788 |
| Espagne (Vigo) | 12 480 |
| Portugal (Mangualde) | 17 500 |
| Assemblés exportés en pièces détachées CKD | 9 355 |
| Total | 144 953 |
L'Esprit Méhari Aujourd'hui
Comme deuxième voiture ou comme véhicule utilitaire de loisirs, la Méhari ne répondait pas aux mêmes critères que la 2CV ou la Dyane 6. Sa fiche technique et ses performances n’étaient pas forcément retenues comme base d’achat. « Marrante », la Méhari l'est toujours au regard des collectionneurs. Elle ne croise que des visages ravis, à croire qu'un vent d’optimisme souffle autour d’elle. Mais attention, elle prête jamais à rire.
L’intérieur est assez simple, cadran compteur de la 2 CV (tachymètre, jauge à carburant, voyant de charge), ainsi que le volant et les pédales. Une boîte à gants fermant à clés complète la planche de bord entièrement en plastique. Deux vide-poches sont aménagés dans les portières. Un petit rétroviseur trouve place au-dessus du pare-brise. Les sièges avant sont assez accueillants, réglables en longueur et, dans l’option 4/5 places, une mini banquette arrière occupe la baignoire arrière. L’accès aux places arrière s'effectue au moyen d’une marche encastrée dans la carrosserie. Si les auvents sont montés, il faut démontrer certaines facultés de contorsionniste pour prendre place derrière les sièges AV. Ces places arrière sont plutôt de secours que de longue distance. L’arrière se ferme au moyen d’une porte rabattable.
Le confort est assez sommaire. Dotée du moteur de la Dyane 6, elle est mécaniquement très proche de cette dernière. Le groupe moto propulseur est un 602 cm", 33 ch à 7 000 tours/minute, 4,3 Mkg à 3500 tours/minute et un taux de compression de 8,5. Des différences interviennent pour la boîte de vitesses et la transmission : le couple classique 8 × 33 pour la Dyane 6 et de 8 × 31 pour la Méhari. Les rapports de boite ne sont pas les mêmes : la vitesse 1000 tr/min est pour la Dyane de de 5,14 km/h en 1ère, 10,08 km/h en 2nd, 15 km/h en 3ème, 20,36 km/h en 4ème; pour la Méhari, elle est 4,75 km/h , 9,30 km/h,14,82 km/h et 20,26 km/h.
Elle est équipée d’une boite à 7 vitesses avant (3 normales et 3 réductées) plus M.AR avec réducteur et crabotage de l’arbre de transmission vers les roues arrière, blocage du différentiel, 602 cm3, 29 ch DIN à 5750 tr/mn, 100 Km/h, 3CV fiscaux. Elle est capable de monter ou de descendre des pentes de 50% en toute sécurité grâce à son pont arrière à différentiel à dispositif de blocage.
1999 - Le démonstrateur de la C3 Pluriel est présenté au Salon de Francfort. 2016 - 2020 - La E Mehari électrique promet un retour gagnant. Elle était alimentée par la batterie LMP lithium-métal-polymère de 30 kWh Bolloré. Malheureusement, l'auto-décharge de cette batterie provoqua l'échec de cette technologie, de la Blue Car, d'Autolib et de la E-Méhari ! Tout comme les amis qui achetèrent les dernières 2CV Charleston et les conservèrent bien au chaud, les collectionneurs avertis ne manqueront pas ce rendez-vous le 20 juin 2023 pour commander l'une des 1000 AMI Buggy #CitroënAmiBuggy au prix de 10 490 €.
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