Acheter une voiture d’occasion est souvent un projet motivé par la recherche du bon compromis entre prix, fiabilité et qualité. Depuis quelques années, de plus en plus d’automobilistes français se tournent vers l’étranger, et notamment l’Italie, pour profiter d’un marché réputé attractif.
Les annonces y sont nombreuses, les prix affichés parfois 10 à 20 % inférieurs à ceux du marché français, et certaines voitures haut de gamme semblent accessibles à des conditions particulièrement avantageuses. Mais cette opportunité apparente cache aussi des risques : démarches administratives complexes, pratiques parfois opaques, barrière de la langue…
Un marché automobile attractif mais spécifique
Le marché italien présente plusieurs avantages pour l’acheteur français. Les prix sont globalement plus bas, avec des écarts pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros, notamment sur les berlines premium et les modèles sportifs.
Cette différence s’explique par des habitudes de consommation différentes : les Italiens changent de voiture plus fréquemment et privilégient davantage les véhicules essence, ce qui crée une offre plus large et des prix compétitifs. Certaines catégories de véhicules, comme les grosses cylindrées, sont difficiles à écouler localement en raison du coût élevé du carburant, des taxes et des assurances. Cela entraîne une décote importante qui peut être intéressante pour un acheteur étranger.
Enfin, dans certaines régions où le pouvoir d’achat est plus faible, notamment dans le sud du pays, les prix ont tendance à être plus attractifs. Importer une voiture italienne en France, c’est profiter d’un marché automobile riche, aux prix compétitifs, où les modèles récents ou sportifs peuvent coûter plusieurs milliers d’euros de moins qu’en France.
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L’Italie offre un large choix de véhicules, des modèles populaires aux plus rares. L’Italie étant un pays voisin, l’importation de voitures est simplifiée, sans frais de douane ni taxe d’importation. L’Italie peut vous faire économiser de l’argent grâce à des prix souvent inférieurs à ceux pratiqués en France.
Vous avez repéré des annonces de voitures, sur des sites italiens, qui vous font rêver ? Mais pas à faire n’importe quoi ?
Comment bien choisir le site d’annonces ?
Repérer une voiture bien sous tous rapports sur internet qui plus est dans un pays étranger n’est pas toujours aisé. Les risques d’arnaques ne sont pas rares. Mais heureusement les exceptions sont nombreuses. Internet permet en effet de trouver en quelques clics des véhicules très intéressants en Italie, que ce soit au niveau de leur prix que de leur état en général.
Voici quelques conseils pour faire votre sélection d’annonces sur des sites internet sérieux et fiables :
- « Autoscout24.it » (le plus sûr)
- « Subito.it » (équivalent du Boncoin.fr).
De nombreux sites sont très connus et dignes de confiance. Le tout est de faire quelques recherches avant d’acheter une voiture en Italie. Comme lire les avis des autres clients, consulter les conditions générales de vente. Evitez ces nouveaux sites italiens remplis de fausses au prix affichés trop alléchants pour être vrais !
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Les précautions à prendre pour éviter les mauvaises surprises
Si l’Italie est le pays de la « Dolce Vita », l’achat d’une voiture d’occasion peut vite tourner à la déconvenue sans vigilance. Les plateformes spécialisées comme Autoscout24, LeParking ou encore Subito.it permettent d’accéder à des milliers d’annonces. Pourtant, toutes ne se valent pas.
Les particuliers sont à éviter si vous ne maîtrisez pas parfaitement la langue ou si vous n’êtes pas accompagné d’une personne de confiance. Les vendeurs professionnels, quant à eux, doivent être soigneusement sélectionnés, car la notion de professionnalisme peut varier fortement d’un garage à l’autre.
Avant tout achat, il est essentiel de vérifier l’historique complet du véhicule : carnet d’entretien, factures, état de la carrosserie, moteur, soubassements et kilométrage réel. Les annonces peuvent parfois manquer de transparence, et il n’est pas rare que des véhicules affichés en ligne soient déjà vendus ou restent visibles depuis plusieurs mois sans mise à jour. La prudence est donc de mise pour éviter les vices cachés et les déconvenues financières.
De plus, il est toujours de bon usage de se faire aider par un professionnel quand on décide de conclure une transaction, encore plus quand l’affaire se passe à l’étranger. L’aide d’un mandataire réputé ou d’une entreprise professionnelle n’est donc pas un luxe si vous envisagez d’acheter une voiture en Italie. Au contraire, c’est une précaution qui vous permettra d’éviter les arnaques et les embarras causés par les procédures administratives.
En effet, la société ou le mandataire a l’obligation de :
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- Contacter le vendeur et de vous donner ses impressions sur ce dernier
- Vous informer si la voiture dispose d’un carnet d’entretien ou pas
- Vérifier que la voiture n’est pas gagée. Sachez qu’un conducteur italien qui ne paye pas sa contravention se voit sa voiture gagée par l’État
- Vérifier l’état du véhicule et vous faire un rapport complet
- Vous accompagner dans l’organisation de votre voyage. Il demandera entre autres au vendeur de venir vous récupérer à la gare ou à l’aéroport
- Vous assister pendant la transaction (si vous ne parlez pas l’italien) et en cas de litige
- Négocier pour vous
- Faire établir la plaque d’immatriculation provisoire si l’achat du véhicule immatriculé à l’étranger se fait
Voici d'autres recommandations importantes :
- Privilégiez les annonces de professionnels ; en effet, ils ont pignon sur rue. De ce fait, nous pouvons vérifier leur existence en interrogeant le fichier national des entreprises (équivalent infogreffe). De plus ils sont familiers des procédures d’export.
- Préférez les annonces dont les vendeurs se trouvent dans le nord de l’Italie (Rome et au-dessus). En effet, les vendeurs du sud de l’Italie ont moins bonne réputation. D’autre part, le rapatriement vous en coutera moins cher par rapport à une voiture se trouvant dans le sud. Toutefois, il faut tenir compte du fait que les véhicules de collection, ou les « youngtimers », s’y trouvent en plus grand nombre et en meilleur état de conservation puisque moins sujets à la rouille !
- Ne soyez pas trop gourmand ! Exemple : Une BMW Z4 valant 15 000 € en France se trouve entre 10 000 € et 12 000 € en Italie ou en Allemagne.
- Ne soyez pas trop exigent sur couleurs et options.
Lorsqu’un « Informations & Négociation » est positif, avant d’aller plus avant dans la transaction, optez pour un « Non Gage », indispensable pour tout savoir sur la voiture : nombre de propriétaires, origine Italie ou importation, mais surtout pour s’assurer qu’elle n’est ni gagée, ni volée et qu’elle est bien au nom du vendeur actuel. Soyez réactifs, nous faisons tout pour ne pas vous faire perdre la bonne affaire, alors lorsque vous aurez toutes les cartes en main, décidez-vous rapidement. En effet, les bonnes affaires en Italie partent bien souvent en 2/3 jours, voire dans la journée !
Gardez la tête froide lorsque vous trouvez une voiture qui vous plait ! Certes, les bonnes affaires partent vite, et il faut être réactif si vous trouvez l’auto de vos rêves. Prévoyez plutôt deux jours, avant de vous déplacer, ainsi vous pourrez aller voir d’autres occasions si le premier véhicule ne vous convient pas.
Les démarches administratives à respecter
Importer une voiture italienne en France reste possible et encadré, mais nécessite une préparation rigoureuse. Lors de l’achat, il faut impérativement récupérer le certificat d’immatriculation (libretto), le certificat de propriété numérique, ainsi qu’une facture de vente mentionnant le numéro de série et le kilométrage.
Une fois le véhicule rapatrié, la radiation du fichier automobile italien est obligatoire, tout comme l’obtention d’un certificat de conformité européen. En France, les formalités suivent ensuite les étapes classiques : demande de quitus fiscal pour l’exonération de TVA, immatriculation avec les documents justificatifs, et contrôle technique si nécessaire.
Bien que ces démarches soient standardisées au sein de l’Union européenne, elles peuvent être chronophages et nécessiter de la rigueur pour éviter des retards d’immatriculation. Vous devez savoir que l’Italie exige que les voitures vendues dans son territoire soient radiées lorsqu’elles sortent de ses frontières. Elle demande également à ce que les plaques d’immatriculation italiennes lui soient restituées. Si vous comptiez rentrer en France sans l’avoir radiée, oubliez. Vous ne passerez même pas la frontière. Pire, la police risque de saisir votre nouveau véhicule.
Notre conseil ? Faites radier votre véhicule auprès des autorités italiennes. Ensuite, rapatriez-la par camion ou via des plaques de transit.
Depuis 2014, une nouvelle réglementation de l'exportation des voitures italiennes a été mise en place. Les plaques d’immatriculation de transit n’existent plus en Italie et il est alors obligatoire de faire appel à un transporteur agréé pour importer votre voiture de l’Italie jusqu’à la France puisqu'il est interdit de circuler sans plaques. Ce transporteur notifie les autorités italiennes de la bonne livraison à votre domicile grâce à un bon de transport signé par vous-même à la réception de votre voiture.
Par ailleurs, n’achetez pas une voiture à la va-vite, vous risquerez de le regretter. Donnez-vous le temps de réfléchir. Si la voiture vous intéresse réellement, versez un acompte de 10 % pour la réserver. Inspectez le véhicule dans ses moindres détails, principalement si vous achetez une voiture romaine.
Pneus et autres pièces en liaison avec le sol doivent être passés au peigne fin. La raison ? Les routes romaines sont essentiellement pavées, ce qui favorise l’usure prématurée de ces pièces. C’est seulement après cette vérification minutieuse que vous payerez le reste.
Enfin, assurez-vous que le vendeur dispose d’un certificat de conformité européen (COC). Si tel est le cas, vous ferez des économies et vos transactions se feront plus vite.
Documents nécessaires pour obtenir la carte grise d’une voiture achetée en Italie
À part les documents habituels, c’est-à-dire :
- Une demande de certificat d’immatriculation ou Cerfa n° 13750. S’il s’agit d’un véhicule neuf, c’est le Cerfa n° 13749 que vous devez remplir. Ce document combine la demande d’immatriculation, la déclaration de cession et le certificat de conformité
- Une déclaration de cession ou Cerfa n° 15776
- Justificatif d’identité et de domicile
- Permis de conduire
Vous devez également fournir d’autres documents, à savoir :
- La carte grise italienne de la voiture
- Le certificat de propriété
- Le quitus fiscal
Dois-je payer la TVA si j’achète une voiture en Italie ?
Cela dépend des cas.
- Premier cas : vous achetez une voiture d’occasion - Si le vendeur est un particulier, vous ne payez pas de TVA
- Deuxième cas : vous achetez une voiture d’occasion chez un professionnel - Dans ce cas vous payez la TVA en Italie avec le taux applicable dans le pays
- Troisième cas : vous achetez une voiture neuve - Vous payez une TVA dans votre pays de résidence. En France, le taux est de 20 %. Si le montant que vous avez payé est TTC, vous pouvez demander un remboursement auprès des autorités fiscales italiennes.
FAQ Acheter une voiture en Italie
Quelles sont les voitures que je peux acheter en Italie ?
Vous avez l’embarras du choix, que ce soit pour les modèles ou les marques. Cependant, optez pour les voitures de luxe. C’est plus rentable finalement, car les Italiens raffolent des voitures haut de gamme. Ce qui fait que les offres dans cette catégorie sont plus nombreuses.
Qu’est-ce qu’un certificat de conformité ?
C’est un document délivré par le constructeur automobile et qui atteste que le véhicule répond aux normes de sécurité routière européennes.
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